The Flash – Décevante course vers…

Salut les cinéphiles,

Cela fait un moment que je n’avais plus pris du tout le temps d’écrire un article sur un film vu au cinéma. Avec les vacances qui pointent enfin le bout de leur nez, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter de m’y remettre. Je ne rattraperai pas tout – je vais quand même essayer de le faire pour certains coups de cœur et surtout pour les Marvel – mais rien ne m’empêche de reprendre comme si de rien n’était.

Ainsi, aujourd’hui, je vais vous parler du tout dernier film de DC, The Flash. Bon, je dois admettre que je ne suis pas le plus grand fan des films DC en général, mais je suis toujours prêt à être surpris. Le film était vendu comme l’un des meilleurs de l’année (nope) et il se concentrait surtout sur un personnage que j’aime beaucoup – c’est possiblement mon personnage DC préféré, en fait. Je me suis donc naturellement dit « allons-y ».

Voir aussi : Je n’aime toujours pas les films DC

Basique et survendu

Finalement, ce n’est pas exactement ce qu’on me vendait, comme toujours… The Flash, c’est un film de super-héros plutôt basique dans l’ensemble et survendu par la critique et la promo. On sent clairement qu’il essaie de rivaliser avec les succès de Marvel, mais il ne parvient pas vraiment à atteindre le même niveau. Pour être honnête, la promotion du film en a presque révélé la totalité, ce qui est assez décevant… surtout que vous savez que j’ai tendance à ne pas regarder les promos. Rien qu’avec les affiches, on savait déjà beaucoup trop de choses. Et on devinait ce qui s’avère être le cas : ce n’est pas un film sur Flash, c’est un film sur les superhéros Marvel dont Flash s’avère finalement être le personnage principal, certes. Ce n’est toutefois pas celui qui a les meilleures scènes d’action.

J’en dis déjà trop, je trouve, alors attention, il y a bien sûr des petits spoilers dans la suite de l’article. Lisez à vos risques et périls.

Oui, parce que visuellement, c’est pas toujours top ce DC. Franchement, certains jeux vidéo font mieux qu’eux, et il y a vraiment eu des scènes du film où j’ai fini par me demander qui avait bien pu valider ça. Et puis, l’ensemble du film est sacrément prévisible, ce qui ne fait pas spécialement honneur à mon héros préféré de DC. Après avec Ezra Miller en tête d’affiche, malgré ses déboires judiciaires, voilà quoi, fallait pas non plus s’attendre à des merveilles d’écriture. Pour rester sur les effets visuels, le retour de Nicolas Cage, franchement, c’était raté. On aurait dit de l’image de synthèse. Et puis, le concept de la faille, c’était intéressant, mais mal exploité. On a juste des super-héros qui restent là, passifs, sans rien faire. C’est pas crédible du tout, donnez au moins une réplique ou une action ? Les mondes s’écroulent les uns sur les autres et ils admirent ça, sans popcorn… Le côté fan service fonctionnait pour être aussitôt hyper déceptif !

Ah, j’allais oublier. Supergirl était beaucoup trop attendue. Je veux dire, elle est sur l’affiche, alors pourquoi en faire tout un suspense dans le film ? Et puis, je suis pas fan de l’interprétation par l’actrice, franchement.

Tout de même du positif

Cela dit, on ne peut pas tout critiquer. Le retour de l’acteur qui joue Batman, ça valait quand même le coup. Et la dernière scène du film fonctionne plutôt bien, même si on la voit venir. Ça a été une bonne surprise.

Dans le même genre, la performance d’Ezra Miller est plutôt réussie, surtout qu’il joue deux rôles sans qu’on ne se demande qui est qui. Ce n’était pas une surprise, j’ai toujours beaucoup aimé son jeu (il fait un excellent Credence dans Les Animaux fantastiques) et ça continue de me poser problème vis-à-vis de sa personnalité. Dissocier l’œuvre de l’artiste, tout ça tout ça.

Après même si j’aime sa prestation et l’humour qu’il a su insuffler dans la version jeune de son perso, sérieusement, qui court comme ça ? Je veux dire, outre la posture ridicule qu’il adopte à chaque fois pour coller à peu près aux comics, j’ai vu des X-Men faire mieux avec leurs ralentis pour montrer la super-vitesse d’un héros. Là, la scène la plus intéressante de ce point de vue-là intervient au début du film… et elle n’est pas dingue, même si elle est drôle.

Ce qui m’a surpris d’ailleurs, c’est que le ton est beaucoup plus léger que prévu. DC est souvent critiqué pour ses films sombres, et je suis le premier à m’être royalement fait chier devant Batman (que ce soit celui de Pattinson ou n’importe lequel hein à part le deux de la trilogie), mais cette fois-ci, ils ont essayé de faire dans l’humour. Pour ma part, je suis bon public et je trouve que ça colle au personnage de Flash, mais j’aurais préféré un équilibre plus subtil, parce que là, ça frise le ridicule par moment sans jamais l’assumer à fond.

N’est pas Marvel qui veut

Bref, à la sortie de la salle, certains diront que c’est un No-Way Home du pauvre… et franchement, il est difficile d’argument le contraire. Ils ont même fait une référence évidente avec la scène des spaghettis pour expliquer le multivers. Bon, c’était marrant cette métaphore ; et puis ça donne faim, ça crache aussi un peu sur la concurrence, on s’en souvient, c’est nickel. Mais bon, difficile de ne pas voir la volonté de réunir les différents univers DC, les différents superhéros pour juste quelques clins d’œil et pour nous affirmer que c’est un univers étendu. C’est dommage que ce soit si raté… et non, les fesses d’Ezra Miller ne suffiront pas à me faire dire que c’était génial, hein.

En plus, on nous laisse sur la scène post-générique qui était… nulle à chier. Je vais rarement autant dans l’excès, mais là, on nous sert vraiment une scène finale courte qui n’est qu’une promo pour Aquaman mais qui donne pas envie de voir leur prochain film. Bon, passons, j’irai probablement le voir aussi de toute manière, j’aime les films de super-héros, c’est toujours fun ce genre d’action.

Finalement, The Flash est un film DC correct, sûrement mieux que leur moyenne qui m’a laissé parfois des traumas, mais qui ne se démarque pas vraiment des autres films de super-héros. Il essaie de suivre la voie de Marvel, mais sans tout à fait y parvenir ; peut-être justement parce que ça paraît être un mauvais copier-coller réchauffé. Bref, si vous êtes un fan inconditionnel de DC, vous pourriez y trouver votre compte. Sinon, il vaut peut-être mieux attendre la sortie en streaming et ne pas donner son argent à la va-vite. Je me dis que ce sera noyé au milieu de tous les films que je vois avec mon abonnement. En attendant, il reste pour DC une décevante course vers le multivers.

Et si on se faisait le #WESéries 23 ?

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date de janvier dernier, alors il est plus que temps d’en organiser un nouveau, non ?

Manifest revient tout prochainement pour les derniers épisodes de la saison 4… L’occasion pour moi de tenter de me motiver à les bingewatcher en atteignant facilement un des niveaux du #WESéries ! J’avoue, j’ai aussi envie de me mettre à jour dans d’autres séries et, qui sait, d’atteindre à nouveau le 20/20 au Bingo. Bref, les astres s’alignent !

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. 

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Vendredi 2 juin à 19h jusqu’au dimanche 4 juin, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre début d’année !


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : On part sur une idée simple, mais efficace pour les défis cette fois-ci ! Assurez-vous donc de voir des séries venant de deux chaînes (et/ou plateformes) différentes : ABC et Netflix ; CBS et CW ; Prime et Disney +…


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors de la précédente édition avec Missions et la première partie de la saison 4 de Manifest. De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, mais vous aurez tous compris que j’ai une série bien particulière en tête… Je vais enfin m’en débarrasser !

Défi optionnel : Visionnez des séries de trois chaînes différentes ! Ouais, ça devient plus compliqué si c’est en rattrapant une saison, mais on vous connaît, ce n’est pas la difficulté qui vous arrête normalement ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison de 22 épisodes d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois (et dieu sait que je l’ai fait plusieurs fois avec la saison 6 d’ailleurs). Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire ! Un jour, je le ferai avec mes épisodes en retard de The Rookie

Défi optionnel : C’est parti pour des séries de quatre chaînes ou plateformes différentes ! N’oubliez pas le # sur les réseaux sociaux 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition (oui, oui, ça date), j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (un bel exploit qui n’est possible qu’avec des séries à laisser en fond sonore, quand même), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. En plus, il devrait faire beau début juin, non ?

Défi optionnel : Vous l’aurez deviné… cinq chaînes ou plateformes vous attendent si vous souhaiter valider ce défi !


Mon objectif

Mon objectif ultime pour ce week-end sera de terminer définitivement la série Manifest. Pour m’en débarrasser une fois pour toute, je suis prêt à me lancer dans une véritable course contre la montre ! En plus, ça permettra de l’aborder dans le podcast suivant (mais en attendant, le prochain épisode du podcast, c’est demain soir sur Youtube, hein).

Un second objectif serait de rattraper toute une saison pour une des actions de mon Bingo Séries… Je vais toutefois viser la simplicité : ce sera la dernière saison de Strike ou, s’il devait faire chaud comme j’aime quand je regarde une série d’horreur, Are you afraid of the dark (bon, ça veut dire voir la saison 3 avant de terminer la 2… mais comme c’est une anthologie, pourquoi pas).

S’il me reste du temps après tout ça, le but sera d’être à jour dans les rares hebdos qu’il me restera encore à ce stade de l’année… Cela dit, soyons honnêtes, ça ne sera pas une tâche facile ! J’ai une réunion au travail prévue le vendredi soir, ce qui va forcément réduire mon temps devant l’écran. Et comme si cela ne suffisait pas, la fête des mères tombe également ce dimanche-là. Pas évident de jongler entre les obligations familiales et ma passion pour les séries, n’est-ce pas ? j

Allez, on se retrouve devant nos écrans et on se motive mutuellement sur Twitter et le blog pour atteindre nos objectifs série ! Enfin, je dis ça, mais les publications des critiques n’arriveront pas immédiatement sur le blog…


Participer à ce challenge, c’est d’abord et avant tout pour le PLAISIR de regarder des séries. En tant que véritable sériephile, ma liste de nouveautés à découvrir ou de saisons à rattraper ne cesse de s’allonger. Ce défi est une excellente occasion de m’y attaquer enfin ! L’année 2022 a été plutôt décevante de mon côté, avec beaucoup moins d’épisodes visionnés que d’habitude. Comme en janvier, je compte donc sur ce challenge pour ne pas être déçu en décembre prochain…

Une autre raison de participer est de se connecter avec la communauté des sériephiles. Sur Facebook et Twitter, c’est chouette de commenter le challenge et de croiser les mêmes passionnés à chaque édition. L’ambiance est toujours conviviale, et c’est génial d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes que l’on regarde et de réaliser que nous partageons des intérêts communs. En fait, c’est un peu comme une dose concentrée de bonne humeur, tout comme le Bingo Séries. Et il n’y a rien de plus gratifiant que de convertir des amis ou des connaissances à se lancer dans une série qu’on adore ou pourquoi pas l’aventure de week-end en séries, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !

Enfin, une troisième raison de participer est de se démarquer dans la grille du Bingo Séries, mais je n’arrête pas de vous le dire dans cet article, donc je ne vais pas le développer plus que ça !

Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec. C’est toujours plaisant de constater que nous ne sommes pas les seuls passionnés de séries complètement accros. Rejoignez-nous, même pour une partie du challenge, et partageons ensemble notre amour pour les séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV VENDREDI 2 JUIN À 19h !

Tout ce qu’il faut savoir sur la grève des scénaristes américains

Salut les sériephiles !

J’ai joué les oiseaux de mauvais augure la dernière fois, mais cette fois, ça y est, nous avons bien affaire à une grève des scénaristes. Il va falloir avec, et comme plein d’autres, je me suis dit qu’il me fallait écrire un article sur tout ce qu’on en savait. D’ailleurs, suivez régulièrement le fil de news de la page d’accueil, je pense qu’il risque d’être mis à jour encore plus souvent que prévu !

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

Les raisons de la grève

C’est officiel depuis quelques minutes à l’heure où j’écris ces lignes : un accord n’a pas été trouvé dans les temps entre les studios et les scénaristes. Cela peut sembler être une simple interruption de travail pour certains, mais on sait déjà que cette grève peut avoir de graves conséquences pour l’industrie des séries télévisées et du cinéma.

Pour rappel, cette grève fait suite aux demandes des syndicats des scénaristes pour des contrats plus justes et plus équitables – notamment à l’ère où les plateformes de streaming réduisent grandement le nombre d’épisodes par saison ou ne paie plus vraiment en fonction d’une audience et des rediffusions de la série. Les négociations avec les studios de production n’ayant pas abouti, les scénaristes ont décidé de manifester leur mécontentement par une grève.

Très sincèrement, je les comprends : ça fait deux mois que l’algorithme de Twitter me met en avant tout un tas de raisons de les soutenir. Les paiements ne sont plus suffisants, ils bossent (parfois sans être payés, ou juste des cacahuètes) dans des réunions avant même la production des séries et le cachet qu’ils touchaient lors des rediffusions est désormais le même quoiqu’il arrive sur les plateformes de streaming. Aujourd’hui, la moitié des scénaristes de la WGA sont payés au tarif minimum, contre un tiers il y a dix ans… On sent bien qu’il y a anguille sous roche quand on a des succès planétaire multi-rediffusés qui rapportent le même budget qu’une série annulée en saison 1 faute d’audience mais présente sur une plateforme.

Pour autant, l’argument des plateformes est que le profit n’est pas toujours si évident. Ainsi, seule Netflix parviendrait à être vraiment rentable – c’est aussi la plateforme la mieux protégée face à la grève, avec une production mondiale qui pourra compenser celle des USA au besoin. Je veux bien, hein, mais justement, face à une diffusion mondiale, a priori, il est possible de payer correctement les gens qui font ton succès à la base.

Les raisons de la grève (et de mon soutien !), j’en parlais plus longuement encore dans mon précédent article :

Un argument qui revient beaucoup ces derniers jours est aussi celui de l’intelligence artificielle. Les scénaristes demandent ainsi la mise en place de sécurité pour éviter qu’on ne demande à des IA de faire leur boulot à partir de scripts qu’ils ont écrit auparavant (légitime, mais compliqué à surveiller, on sait très bien que les IA vont nous remplacer à bien des niveaux… et je ne doute pas qu’elles sachent déjà écrire des épisodes de Riverdale à la hauteur, par exemple).

Un autre point du débat est de s’assurer que les scénaristes ne se retrouvent pas à devoir simplement corriger des brouillons de scripts écrits par une IA… et là, ça me paraît complètement idéaliste. Je comprends la revendication, mais je pense bien que c’est vers ça que se dirige une bonne partie de leur métier désormais. Une part de moi se dit qu’il vaudrait mieux l’accepter tout de suite et s’y adapter avant que ça ne s’impose à eux, une autre se dit que demander protection est probablement la meilleure chose à faire, parce que ça va trop vite nous échapper tout ça. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que c’était le sujet de notre dernier podcast :

Pour les plus à l’aise en anglais, la WGA a communiqué ici un tableau résumant la réponse des studios aux revendications quelques heures avant le début de la grève. Un accord est loin, très loin d’être envisagé pour le moment, puisque la majorité des demandes sont refusées sans la moindre contrepartie proposée…

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

La première grève en 15 ans

Si l’on avait eu une frayeur en 2017, la dernière grève des scénaristes remonte à 2007-2008, et avait duré… 100 jours. Ce n’était pas la première, mais c’est celle qui me marque le plus, puisque c’est la seule que j’ai pu connaître, et c’est celle qui montre l’ampleur que ça peut rapidement prendre.

Cette année-là, outre l’arrêt des talkshows, les conséquences avaient surtout été visibles par des saisons amputées de plusieurs épisodes. Il y avait aussi eu moins de nouveautés intéressantes – et en plus, la FOX avait voulu tester les épisodes de 50 minutes, un vrai calvaire finalement ! Si la grève de 2007-2008 peut nous donner une idée des conséquences possibles, elle a également été le catalyseur de projets novateurs comme Dr Horrible’s Sing-Along Blog.

Cette mini-série en ligne a été créée pendant la grève par Joss Whedon, scénariste de Buffy contre les vampires, et a été un succès surprise. On peut espérer quelques projets indépendants surprenants en cas de grève, comme on avait eu quelques bonnes surprises avec le confinement. M’enfin, ça a ses limites, tout de même, surtout si on se retrouve sans épisodes hebdomadaires !

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

Les conséquences de la grève

Au fond, c’est la question qui nous préoccupe le plus, parce qu’on a beau les soutenir, on est un peu égoïstes. En tout cas, moi, je le suis, je crois.

Tout d’abord, les talkshows aux États-Unis vont cesser immédiatement leur diffusion (peut-être même dès ce soir pour certains !), car ils dépendent à 100% de l’écriture des scénaristes. Si un accord n’est pas vite trouvé (et ça n’en prend toujours pas le chemin), les saisons de talkshows s’arrêteront donc là, sans les derniers épisodes habituels – qui servent parfois à ce que des animateurs ou chroniqueurs disent au revoir car ils ne reviennent pas l’année suivante. Je n’en regarde pas trop, mais tout de même, il y a un peu de la violence symbolique là-dedans !

Ensuite, la production de séries télévisées sera être impactée, car les networks commencent à travailler sur les nouvelles saisons de septembre dès le mois de mai, au pire juin. Cette grève risque donc d’entraîner des retards de production, voire l’annulation de certaines séries dans le pire des cas, si elle dure plus de deux ou trois semaines… Ce qui est bien en-dessous de la moyenne des grèves des scénaristes précédentes. Ils sont motivés quand ils font grève. Si je le dis autrement, la fin de saison devrait être sans remous, puisqu’elle est pour dans une vingtaine de jours et que tout Hollywood s’y préparait depuis un moment… mais le contenu habituel de septembre sera probablement en octobre, si ce n’est en novembre. Finalement, c’est comme avec le Covid, ça avait eu un gros impact.

Et ça, j’avais eu l’occasion d’en parler longuement aussi, notamment dans l’article du milieu ci-dessous, comme j’écrivais un article par jour à l’époque (ça me manque !).

Sinon, les conséquences sur l’industrie cinématographique seront également importantes, même si elles sont pour le moment moins prévisibles. Les scénaristes étant également impliqués dans l’écriture de scénarios de films, la grève risque de perturber la production de nombreux longs métrages, depuis la préproduction jusqu’à leur sortie. En effet, pour éviter de ne plus rien avoir à se mettre sous la dent pendant une longue période, les studios décaleront peut-être certains films. Exactement comme avec le covid, donc. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que la grève tombe mal pour une industrie déjà mise à mal. Avec un peu de chance, ça les motivera à trouver rapidement un accord.

Enfin, pour en revenir aux séries, cette grève des scénaristes risque de perturber également les Upfronts, des événements organisés par les networks pour présenter leur grille de programmation aux annonceurs. La Guilde des scénaristes américains a déjà prévu quelques manifestations pour ces événements, qui doivent commencer d’ici 15 jours. Je ne serais pas surpris qu’on repasse en tout distanciel pour limiter la visibilité de la grève…

Si besoin, un petit rappel détaillé :

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

La suite au prochain épisode…

Bref, espérons que les négociations entre les scénaristes et les studios aboutissent rapidement pour limiter l’impact de cette grève sur nos séries préférées. En attendant, il va falloir rester à l’affût des derniers développements et voir comment cette grève évoluera dans les semaines à venir – sachant qu’elle est déjà soutenue par d’autres (et que d’autres syndicats, notamment du côté des studios, arrivent bientôt à expiration de contrats). En plus de celle des scénaristes, d’autres grèves pourraient intervenir dans les mois à venir. Concrètement, je suis déjà sûr d’en reparler sur le blog, même si cette grève devait être de très courte durée, parce qu’elle risque de mettre en place des changements pouvant affecter la production de séries en général. C’est ce que j’espère pour tout le monde : une issue positive pour tous les partis.

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Cette saison, Grey’s Anatomy se renouvelle bien

Salut les sériephiles !

Suite à une petite conversation Twitter ce lundi, j’ai eu envie de revenir à l’écriture, parce que les articles 500 mots me manquent… et parce qu’il y a plein de choses à dire sur Grey’s Anatomy cette année. C’est un peu honteux de ne pas en parler plus. Cet article est donc à la fois un résumé de ce qu’on a pu dire sur Twitter, de mes articles résumant les épisodes et de l’actu de cette saison 19.

Voir aussi : Grey’s Anatomy (S19)

Inutile de dire que ça déborde de spoilers si vous n’êtes pas à jour !

Le départ de Meredith

Meredith Grey EnthusiastC’est LA nouvelle de l’année : cette saison est marquée par le départ de l’un des personnages les plus emblématiques de la série, Meredith Grey. Et malgré toutes nos peurs que ce soit pourri sans elle, je suis heureux de voir que la série réussit à se renouveler toujours aussi bien (et même mieux ?).

Bon, je n’ai jamais trop angoissé de son départ, j’ai toujours dit que la série avait ce qu’il fallait pour survivre sans elle. Il n’empêche que c’est rassurant de constater que pour l’instant, cette saison 19 effectue un quasi sans-faute dans la préparation de son départ. Quasi, oui, parce que je n’ai pas forcément trouvé ça très malin de lui redonner autant d’importance dans la première partie de saison alors que ça faisait un moment qu’on ne la voyait plus autant. Son départ a une explication toute simple : Zola fait des crises d’angoisse vis-à-vis de la brièveté de la vie et d’Alzheimer parce qu’elle est une génie (forcément).

Zola a donc besoin de changer d’environnement et Meredith est prête à tout pour sa fille.

Meredith Grey EnthusiastAvant de partir, Mer a même eu l’occasion de réécrire une de ses plus fameuses répliques à Derek – le fameux « pick me, chose me, love me » est devenu un « Je ne suis pas une demoiselle qui va attendre qu’on la choisisse » pour Nick. Bim. C’est certes un clin d’œil magnifique aux fans de la première heure, mais aussi une façon de montrer que Mer a évolué et est devenue une femme accomplie. Et c’est exactement ce que j’aime chez Grey’s Anatomy, la capacité à évoluer tout en gardant les éléments qui ont fait de la série un succès. En plus, le message envoyé est ici sacrément important, c’est un féminisme appréciable en 2023.

Un au revoir parmi tant d’autres

Et si c’est frustrant de voir Mer s’en aller au meilleur moment, le premier épisode sans Meredith a été une surprise pour beaucoup d’entre nous, car elle ne manquait pas du tout à l’écran.

Cependant, il convient de noter que ce n’était pas la première fois que Grey’s Anatomy devait faire face à un tel changement. When Cristina Gets So Real About When It's Time to Leave | 31 Times You  Felt Like Grey's Anatomy Understood You Better Than Anyone | POPSUGAR  Entertainment Photo 5Par exemple, dans la saison 11, la série a dû gérer le départ de Cristina Yang, interprétée par Sandra Oh, qui avait été l’un des personnages principaux depuis la première saison. Le déséquilibre provoqué sur le moment se ressentait davantage, probablement parce que la série en avait fait des caisses… Et pourtant Meredith a continué de mener sa vie, tout en téléphonant régulièrement à sa meilleure amie.

Tous les départs ne sont pas si réussis – les décès pour George ou Derek sont frustrants, mais ont permis de renouveler la série -, et certains laissent vraiment un goût amer (Izzie, Alex ou pire, Callie, qui a quitté la série sans qu’on ne le sache dans une simple scène où elle ferme la porte… l’actrice annonçant son départ après la diffusion de l’épisode, tout en me laissant l’impression d’être spoilé). 

Season 12, Episode 1: Sisters Breaking Down a Wall | 17 Moments From Grey's  Anatomy That Remind Us What Friends Are For | POPSUGAR Entertainment Photo  15Malgré ces changements au fil des saisons, la série a réussi à se renouveler et à continuer à captiver son public. De nouvelles arrivées, comme celles de Maggie Pierce (malheureusement) ou Amelia Shepherd (tout droit venue de Private Practice), ont permis de remplacer naturellement les personnages manquants.

Ces personnages ont été intégrés de manière naturelle à l’intrigue et ont apporté de nouvelles dynamiques et de nouvelles histoires à la série.

Il ne faut pas oublier non plus qu’Ellen Pompeo a fait les choses de la bonne manière, en annonçant en amont son souhait de quitter la série. Déjà dans la saison 6, lorsque Pompeo était en négociation de contrat, la série avait déjà préparé une fin alternative pour Meredith Grey, au cas où elle ne reviendrait pas. Heureusement, Pompeo est restée dans la série et a renforcé sa position de pilier en dirigeant également plusieurs épisodes en tant que réalisatrice.

That time April left her fiancé at the altar to be with Jackson. | Greys  anatomy couples, Greys anatomy jackson, Greys anatomy memesJe ne doute pas qu’elle reviendra, surtout avec un départ qui laisse de nombreuses portes ouvertes… Dans le même genre, le départ d’Avery avait été un coup dur, avant qu’on ne se rende compte qu’il avait l’habitude de réapparaître tous les dix épisodes. Je vois bien le même schéma pour Ellen Pompeo, surtout qu’elle est partie bosser avec lui et qu’elle continue de faire la voix off de la série. On aurait aimé les mêmes possibilités de retour pour Alex… mais mystère.

Voir aussi : (SPOILERS) quitte la série sans prévenir

Les nouveaux internes à la rescousse

Greys Greys Anatomy GIF - Greys Greys Anatomy Scrubs - Discover & Share GIFsCela dit, ce qui est intéressant, c’est que même sans Meredith, l’esprit de la série continue d’être présent, et cela est en grande partie dû aux nouveaux personnages introduits en amont, dès le début de saison. Les scénaristes ont réussi à renouveler la série tout en gardant son essence. Les nouveaux internes sont une bouffée d’air frais – ils sont comme une version 4.0 des MAGIC, avec des personnalités plus modernes et plus complexes.

En effet, ils sont un mélange de différentes personnalités de personnages que l’on a adoré par le passé.

Bien que Grey’s Anatomy ait toujours réutilisé les mêmes schémas pour introduire de nouveaux personnages, je dois admettre que cette fois-ci, ils ont réussi à apporter quelque chose de nouveau en rétablissant l’alchimie qui existait chez les MAGIC – Meredith, Alex, George, Izzie et Cristina.

Grey's Anatomy Season 19 –Ce n’est pas que grâce à la colocation qui est en train de se mettre en place dans LA maison emblématique de Meredith (c’était un peu précipité comme manière de faire les choses, d’ailleurs). Chacun apporte quelque chose et je suis heureux de constater que l’ouverture d’esprit est une valeur de plus en plus importante pour notre personnel médical.

Prenons d’abord le cas de Jules. Bien que les personnages de Jules et Jo soient très ressemblants à Meredith ou Lexie, pour leur côté femme fort et indépendante, Jules se démarque de l’héroïne des dix-neuf premières saisons. Jules n’est pas définie par sa vie amoureuse, et certainement pas par son plan cul avec Linc. Her Story ContinuesC’est amusant de constater qu’elle est introduite comme Meredith avec Derek, pour finalement s’éloigner très rapidement de ce schéma. Les scénaristes ont d’autres plans pour elle, et c’est tant mieux : elle est déjà la femme accomplie que Mer a mis 20 ans à devenir, parce qu’elle est le fruit d’une évolution de société aussi.

Mika est une jeune femme inspirante qui ne cache pas sa bisexualité – je pense sincèrement que les scénaristes l’ont écrite juste pour envisager une relation avec Helm (qui la mérite depuis le temps), même si Helm n’est pas tout à fait de retour.

De son côté, Kwan est un autre intéressant, car il est là pour remplacer le célèbre Alex Karev, mais il a l’air d’être une personne totalement différente. Harry Shum Jr Gif Archive — Harry Shum Jr in Grey's Anatomy 10/? 19x02  “Wasn't...C’est qu’il y a un détail qui les distingue beaucoup : Kwan est beaucoup moins machiste que son prédécesseur – et il a récupéré le côté premier de la classe de Cristina, parce que c’est fun de mixer les personnalités.

Quant à Lucas, il veut se faire un nom par lui-même et cache à tout prix son identité pendant quelques épisodes. Il doit être dur de vivre dans l’ombre de son oncle, surtout quand l’oncle en question est Derek (mais du coup, il est le fils de quelle sœur ?).

melaninmonroemedia Tumblr blog with posts - Tumbig.comEnfin, Simone est une interne bienveillante qui se soucie vraiment de ses patients, mais elle est également confrontée à des défis personnels avec Alzheimer. C’était une bonne idée pour la voir se rapprocher de Meredith. Bien sûr, les personnages de Lucas et Simone sont très vite tombés dans le schéma du triangle amoureux, rappelant le fameux trio Meredith, Derek et Addison. Attendons de voir le schéma que suivra le fiancé, mais il a tout du Addison déjà. Je suis prêt à adorer le détester, comme tellement d’autres avant (je n’oublie pas Minnick qui était aussi un mélange des personnages d’Addison et Arizona, même si ce fut un fail).

Un avenir aussi radieux qu’incertain

En plus de tout cela, la compétition entre les internes est plus saine et plus bienveillante que jamais. Ils s’entraident et se soutiennent mutuellement, et cela fait vraiment plaisir à voir. Les internes précédents étaient souvent en concurrence les uns avec les autres, jusqu’à l’excès même (mention spéciale à Helm et Levi qui avaient réussi à échapper à ça), mais cette fois-ci, ils insistent sur l’importance de travailler ensemble pour le bien-être des patients. englishstrawbie — hotticuslincoln: the actual couple:Cela est également dû au fait que la série met l’accent sur eux, contrairement aux fournées d’internes précédentes. Et puis, vraiment, l’écriture est réfléchie pour faire une autocritique des premières saisons, l’air de rien. On est en 2023, quoi.

Bref, la saison 19 de Grey’s Anatomy a été un énième nouveau départ pour la série, et elle a réussi à apporter de nouvelles idées tout en restant fidèle à l’esprit de la série. Bien que le départ de Meredith devait être un moment émotionnel pour les fans, le choix a été fait de tourner la page comme si de rien n’était.

Depuis le premier épisode de cette nouvelle saison, qui effectuait un vrai soft reboot, je me retrouve donc impatient de voir comment la série évoluera à l’avenir et j’ai hâte de découvrir les nouveaux personnages que les scénaristes nous réservent.

Pour ne rien arranger à une situation déjà tendue, Krista Vernoff a annoncé qu’elle quitterait son poste de showrunner de Grey’s Anatomy (et de Station 19) à la fin de la saison 19. Elle a expliqué que son départ était motivé par un désir de se concentrer sur d’autres projets créatifs, tout en laissant la porte ouverte à un éventuel retour à la série à l’avenir – exactement comme Ellen Pompeo, finalement. Le départ de Vernoff pose bien sûr des questions pour la suite, car elle avait une présence créative influente. Grey's Anatomy GIFs - Find & Share on GIPHYSon règne a toujours divisé les fans, certains adorant son travail ; d’autres le détestant… Espérons un peu de renouvellement pour Teddy et Owen grâce à ce départ ; ou plus simplement un renouvellement pour une vingtième saison, déjà. Ce serait franchement débile d’arrêter la série à ce stade, parce qu’elle semble repartie pour vingt ans avec les nouveaux.

Un peu comme moi qui voulait écrire un 500 mots et me retrouve avec plus de 1500 mots, donc. Oups. Je le savais bien qu’il y avait beaucoup à écrire sur le sujet !