Once Upon a Time – S07E04-08

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 4 à 8 de la septième saison de Once Upon a Time.

04.jpgÉpisode 4 – Beauty – 12/20
What’s the point of an unsolvable puzzle?

Beeeeeeeeelle !! Bon, je sais que j’en avais marre d’elle, mais je suis tellement heureux de revoir Emilie de Ravin à l’écran que je suis heureux. Nous la voyons organiser l’anniversaire des un an de Gedeon, et je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel de voir Rumple de nouveau gentil. Pour être tout à fait honnête, si j’ai un mois de retard pour voir cet épisode d’Halloween (on est en décembre, oups), ce n’est pas pas pour rien : je me doutais à son titre que ce serait centré sur Rumple, et non merci quoi.

Bon, ils ne restent pas toute leur vie à Storybrooke et, neuf ans plus tard, les voilà sur un pont plus vieux que le temps à se faire de belles promesses d’amour. Personnellement, j’attendais juste qu’ils enchaînent vers le problème qui forcerait Rumple à tout lâcher. Il abandonne ainsi la dague dans un fleuve, mais ça ne fonctionne pas.

Beaucoup plus tard encore (Belle a désormais PLUSIEURS mèches blanches), Gedeon a 18 ans et est accepté à l’université, ce qui file un coup de vieux à Rumple. C’est tellement inintéressant. Plus tard, encore et toujours, voilà le couple dans un nouveau royaume, toujours pour se débarrasser de la dague. Ils sont dans un royaume où le temps passe différemment et où ils décident de créer leur propre maison : ils y vieillissent bien plus vite, histoire d’expliquer que Rumple soit dans le sort, mais pas Belle. On atteint le sommet de l’ennui à les voir « construire » à deux une maison très réussie (crédibilité zéro) sur un air de muisque digne de la petite maison dans la prairie. Se débarrassent-ils de la dague ? Non, bien sûr que non. Cependant, ils vieillissent peu à peu alors que je me meurs d’ennui. Heureusement, les notes d’Histoire éternelle finissent par retentir ; ça maintient mon intérêt. Belle finit par mourir de vieillesse. C’était joli comme tout, au top de la poésie son saut de l’ange.

Finalement, elle ne meurt pas tout de suite : elle doit d’abord changer la prophétie pour arranger les scénaristes. Ce n’est pas idiot en soi, de toute manière, c’est elle qui l’avait traduit, alors garder une partie de la prophétie, c’est logique. Bref, notre Dark One reste Dark One, car il doit accepter que le soleil se couche, c’est-à-dire que Belle meurt. Cela le lance dans une nouvelle quête où, pour se débarrasser de la dague et retrouver son chemin vers Belle, il doit se débarrasser de la dague.

Tout ça pour ça, en passant par quelques flashbacks de leur relation. Finalement, c’est en reprenant la route qu’il tombe sur Alice.

À Seattle, bien plus tard, Rumple-chef-de-police (Détective Weaver) rend visite à Alice et nous pond une conversation avec elle qui ne m’intéresse pas plus que ça. Alice s’en prend ensuite à Victoria pour tenter de comprendre comment elle est arrivée à Hyperion Heights. Elle oublie son sac dans la voiture de Victoria qui comprend ses liens avec Rumple et l’appelle pour qu’il arrange de nouveau les choses, en profitant pour le menacer de l’envoyer en prison. Cela ressemble beaucoup aux anciens OUAT et ça ne me plaît pas plus que ça du tout. C’est dommage, j’étais resté sur une belle image de cette saison.

Le détective Weaver confie son sale boulot à Roger/Hook et tente de retrouver Alice. Il y arrive sans mal et l’accent de l’actrice commence à me souler de plus en plus. Elle semble en savoir plus que tout le monde sur le sort qui les retient prisonnier, mais elle s’amuse à ne rien faire et teaser des choses, proposant finalement au détective de lui montrer ce qu’elle sait.

Finalement, le détective la piège et la force à prendre ses médicaments. Alice n’apprécie pas trop et s’enfuit pour le convaincre de voir ce qu’elle veut lui montrer avant que les pilules ne fassent effet. Ce qu’elle veut lui montrer ? La tasse de thé de Belle, mais cela ne fonctionne pas.

Du coup, Alice s’énerve et nous tire sur Weaver, l’appelant Rumplestiltskin comme il faut et brisant la tasse au passage. Malheureusement, il ne meurt pas pour autant et se réveille à l’hôpital, où il demande à Roger de libérer Alice et de faire accuser quelqu’un d’autre. Voilà donc comment Roger et Alice se rencontrent.

Jacinda découvre que sa belle-sœur, Ivy, s’occupe de Lucy la nuit d’Halloween et tente de la récupérer, en vain. Ivy s’occupe de Lucie depuis son portable, ce qui ne fonctionne pas du tout. Je ne reviendrais pas sur l’échange inutile et pas crédible quelle fait avec une gamine déguisée en Elsa (oh les clins d’œil !).

Rony parvient à convaincre Henry d’aller s’éclater pour Halloween. L’épisode me plaît moins certainement parce qu’on les voit moins que d’habitude. Or, ce sont les nouveaux personnages/acteurs/dynamiques qui ont permis à cette saison de me paraître meilleure.

Henry se rend donc auprès de Jacinda et apprend la disparition de Lucy. En toute logique, il décide de passer sa journée à la chercher et se retrouve à papoter avec Ivy sur un banc au beau milieu de la nuit. Comme prévu, celle-ci s’avère avoir un cœur et être tendre. Les voilà donc qui deviennent amis. Elle finira tellement par trahir Victoria. C’est déjà ce qu’elle fait dans cet épisode : elle laisse finalement Jacinda, Henry et Lucy aller chercher des bonbons. Bien sûr, elle le fait pour draguer Henry qui fait encore quelques pas en arrière vis-à-vis de Jacinda.

Il finit ainsi dans un bar à boire avec Ivy, un détour qui me plaît bien dans la relation romantique entre Henry et Jacinda. De toute manière, ça ne peut pas être trop simple. Oh, et le cliffhanger révèle que Rumple a bien retrouvé une partie de sa mémoire.

Allez, ce n’était pas aussi mauvais que beaucoup d’épisodes de l’an dernier, c’est déjà ça.

05.jpgÉpisode 5 – Greenbacks – 15/20
Great? I think you mispronounced “terrible” again.

Avec un mois de retard dans le visionnage des épisodes, je me rends compte qu’il n’y a pas que les noms que j’ai oubliés : il y a aussi le cliffhanger de l’épisode 3 avec la nana que Victoria semble garder prisonnière.

Autre chose oubliée : je m’étais dit que je verrais La Princesse et la grenouille pour suivre l’histoire au mieux, mais bon. En effet, Tiana est toujours là et les flashbacks se concentrent sur elle et les problèmes d’argent auxquels sa mère est confrontée. Pour les régler, elle entre en contact avec le docteur Facilier, le méchant du film que j’aurais vraiment dû regarder donc. Bon. On va faire comme si, hein.

Ils lui proposent une solution miracle pour se trouver un prince qui éveillerait les soupçons de n’importe qui, mais bon, elle ne s’en rend pas compte et se décide à suivre un corbeau rouge pour trouver son prince, Robert Marias. Toujours dans le film, j’imagine. Celui-ci la trahit, volant la médaille de son père, mais elle découvre son plan, mis en place pour sauver son grand amour. Le film Disney a l’air marrant après tout ça.

Elle finit par aller donner d’elle-même le collier au méchant qui récupère ainsi ses pouvoirs et elle s’arrange pour sauver la grenouille prisonnière jusqu’alors.

Tiana est en fait la meilleure amie de Lucinda à Seattle ; je n’avais pas fait la connexion jusque-là, je me sens stupide ! Quoiqu’il en soi, exactement comme dans son flashback, « Tante Sabine » est confrontée à l’augmentation de son loyer par Victoria. Pour régler ça, elle veut vendre ses beignets et devenir riche grâce à eux. Elle dépense donc toutes ses économies, et celles de Jacinda avec, pour y parvenir. C’est ridicule, mais comme c’est Once Upon a Time, on sait d’avance que cela devrait fonctionner.

C’est effectivement le cas, et même si on ne les voit pas travailler et que Lucy est la seule à être exploitée dans l’affaire, Victoria décide de les faire fermer en embauchant quelqu’un pour saboter le magasin qui prend ainsi feu. Jacinda perd ainsi son job parce qu’elle vendait les beignets là-bas, bien sûr.

Elle perd aussi sa colocataire puisqu’elle n’apprécie pas trop la situation et la manière dont elle lui a donné un espoir inutile. Sabine décide de quitter la colocation, malgré tout ce que fait Lucy pour l’en empêcher. Heureusement, Lucinda finit par changer d’avis. Quelle surprise, un épisode qui se centre sur l’amitié, ça alors ! Avec l’argent de Sabine et des beignets, Jacinda a décidé d’acheter un food-truck. Prévisible. Bon, leçon de vie à retenir : ne pas faire ce qu’on voit à la télé.

Pendant ce temps, Henry, Roni et Roger continuent leur enquête pour faire tomber Victoria. Roni n’apprécie pas le rapprochement entre Henry et Ivy. Pourtant, cette dernière est de plus en plus mise de côté et rejetée par sa mère, donc elle pourrait s’avérer utile pour leur enquête. C’est effectivement le cas : elle donne des informations rapidement à Henry sur une pièce secrète dans laquelle Victoria passe beaucoup de temps.

Trouvant ça bien trop risqué comme stratégie, Roni s’arrange pour saboter l’amitié entre Ivy et Henry et se rend à la place d’Henry au rendez-vous où elle découvre la pièce secrète dans laquelle Victoria rencontre l’étrange femme depuis deux épisodes. Elle tombe aussi sur un bout de papier qui la bouleverse.

Enfin, au commissariat, Roger découvre qu’un suspect à un tatouage qui se trouve aussi dans le journal d’Eloise Gardener, disparue, qu’il étudie depuis un moment, espérant la retrouver. En fin d’épisode, on découvre que Roger a raison, alors même qu’il rencontre Sabine, qui promet d’être l’amour de sa vie, version Emma pour le premier Hook.

Le cliffhanger voit Roni montrer à Henry le bout de papier qui l’a tant perturbée dans la pièce secrète de Victoria : une photo d’elle avec un petit garçon, qu’Henry reconnaît comme lui-même. On apprend également qu’Ivy a bien trahi sa mère, mais aussi Roni : elle travaille avec la prisonnière et souhaite être appelée… Drizella. Ben merde, si je me fais surprendre par Once Upon a Time, je suis soit super fatigué, soit la série est vraiment devenue bien dès que Rumple n’est pas là. En plus, ça m’a donné envie de regarder un Disney, ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé.

06.jpgÉpisode 6 – Wake Up Call – 17/20
Well I guess you do know how to use a wrench.

Roni est ravie d’apprendre qu’elle est l’Evil Queen sur la photo qu’elle pense être photoshoppée. Jacinda annonce à Roni et Henry qu’elle a acheté un foodtruck qui tombe déjà en ruine et… ils sont contents pour elle. Ben oui, bien sûr. Quant à Lucy, elle découvre la photo à son tour et est complétement excitée à l’idée d’avoir enfin la preuve que ce qu’elle raconte depuis le début est vrai.

Drizella continue son plan maléfique auquel on ne comprend pas grand-chose, mais elle annonce qu’elle veut se débarrasser de Regina dans la journée. Plutôt que de faire ça, elle aide la captive à faire pousser des plantes dangereuses qui lui permettent de récolter du poison pour Roni.

En parallèle, Roni met en place un plan pour qu’Henry séduise Jacinda, une fois de plus. Il est toujours aussi boulet, mais ça semble suffire à convaincre Jacinda de sortir avec, même si elle l’exploite au passage pour réparer le camion.

De son côté, Lucy cherche quelque chose dans son ancienne chambre et Roni l’y retrouve (après tout, pourquoi fermer à clé la porte d’un appartement). Pour faire passer ses illusions, Roni décide de faire croire à Lucy qu’elle la croit. C’est ridicule comme plan, mais bon, c’est OUAT ; je n’en attends pas plus.

À l’hôpital, on retrouve malheureusement Rumple, qui le quitte pour retourner travailler et Alice qui continue de draguer Roger. Heureusement, ça ne dure pas…

De retour au commissariat, Rumple tombe sur Lucy et Roni qui décident de s’intéresser de prêt à Regina Mills et l’adoption d’Henri à Boston. Il accepte de les aider, en échange d’une faveur à venir de Roni. Cela ne lui prend pas longtemps de retrouver la trace d’une vraie Regina Mills. Roni découvre donc qu’elle a adopté un garçon à Boston il y a fort longtemps, puisque c’est sa signature qui se trouve dans le dossier d’adoption.

Pendant ce temps, Roger demande l’aide d’Alice pour retrouver Eloise Gardener. Elle lui conseille d’utiliser les informations qu’il a déjà, ce qui l’amène à s’interroger sur son suspect de l’épisode précédent.

Dans le Royaume, nous retrouvons Henry et Ella capables de combattre une bande de voleurs sans l’aide de Regina qui aimerait aider. J’aimerais parler du look de Regina qui a pris un coup de jeune. En tant que Roni, je comprends, mais en tant que Regina, c’est amusant.

Plus tard, Regina sauve la vie de Drizella d’une plante carnivore et découvre que la fille veut trahir sa mère. Elle décide donc de l’aider, Victoria étant à abattre dans tous les mondes de toute manière. Les deux s’entraident, Regina expliquant à Drizella comment utiliser son pouvoir, jusqu’à ce qu’elles soient interrompues par… Rumple

ite à une conversation avec, Regina comprend qu’elle doit expliquer à Drizella ce que sa mère à l’intention de faire : ressusciter Anastasia avec le cœur de Drizella. Cette dernière envisage donc de tuer sa mère, réponse tout à fait logique. Regina refuse de la voir s’enfoncer sur un chemin des ténèbres, mais elle n’y peut pas grand-chose et s’avère complètement inutile quand Drizella décide de tuer un innocent pour noircir son cœur et commencer sa revanche sur sa mère : elle planifie de jeter un sort, parce que Regina lui a tout expliqué.

C’est très franchement brillant comme intrigue, puisque dans le présent, Drizella empoisonne Roni pour… lui faire se rappeler de son passé en tant que Regina. En fait, elle a déjà sécurisé son réveil : si elle brise le sort, quelque chose de mauvais se passera pour des gens qu’elle aime. À elle de faire en sorte que le sort tienne et d’empêcher le baiser d’un amour véritable entre Henry et Jacinda. Tout cela se tient à merveille et les scénaristes nous pondent une très bonne histoire digne des premières saisons.

La série ne sera jamais exceptionnelle et a encore trop d’attaches avec son passé par moment (l’épisode 4 !), mais cette saison s’avère bien écrite. Cet épisode se termine sur une scène entre Regina et Henry, de la pure torture pour la mère qui voit son fils ne pas la reconnaître. Simple, mais efficace, j’aime beaucoup cette saison (et Drizella, comme ça, c’est dit).

07.jpgÉpisode 7 – Eloise Gardener – 17/20
If there’s one thing I learned from you, it’s how to break a heart.

Il y a des années, dans le royaume des vœux, Regina s’est fait voler ses pouvoirs et a passé un marché avec Hook pour aller chercher de la magie dans un autre royaume. Cela faisait longtemps. Dans cet autre royaume, il rencontre Raiponce et ses cheveux ridiculement longs. Il envisage aussitôt d’utiliser le sort qui la maintient prisonnière pour s’en prendre à Rumple.

Dans la forêt qui l’entoure, il se fait attaquer par un nain de jardin géant qui lui permet de trouver une fleur enchantée. Plutôt que de s’enfuir avec comme prévu, il retourne vers Raiponce pour la sauver et en profite pour coucher avec Raiponce, sans se douter qu’il couche en fait avec Gothel : elle a pris l’apparence de la princesse pour le tromper et lui faire un enfant, seul moyen de se libérer.

Ce Hook a donc une fille avec Gothel, une fille bloquée dans la tour de Raiponce : il abandonne son navire pour s’occuper d’elle. Inattendu tout ça… En revanche, de manière plus prévisible, sa fille n’est autre que… Alice du pays des merveilles. Hop, on continue les liens de famille totalement improbables ; c’est bien, on n’est pas perdu comme ça, c’est tout à fait l’esprit de la série et ça débloque tous les mystères du début de saison.

À Seattle, Rumple prend le relai de l’enquête ouverte par Roger/Hook sur le meurtre de sa seule piste pour retrouver Eloise Gardener. Il est loin de se laisser faire pour autant et contacte Alice (qui s’appelle Tilly dans le ort en fait… mais bon) avec Henry pour continuer l’enquête. Il faut dire qu’il se sent attacher à elle et, vu les flashbacks, il est évident qu’Eloise est en fait Raiponce. D’un autre côté, Tilly mène son enquête et découvre qu’Eloise, qui se faisait appeler Rain, est morte dans un accident de voiture.

Roger le prend mal… mais découvre rapidement que Tilly lui ment sous ordre de Weaver, lui-même sous l’influence de Victoria. Allons bon.

De son côté, Regina (parce que je peux la rappeler comme ça maintenant qu’elle a ses souvenirs) galère à maintenir Henry et Jacinda éloignés l’un de l’autre, tout en étant surveillée par Drizella. Elle embauche Jacinda pour lui souffler tout plein d’horreurs à l’oreille et se la garder dans la poche. Marrant, mais utile.

Victoria punit une Lucy sûre que le sort sera bientôt rompu avant de se rendre compte que sa prisonnière, qui n’est autre que Gothel, a eu de la visite. Voilà qu’on avance : elle soupçonne rapidement sa fille d’être responsable de cette trahison. Elle trouve tout aussi vite les preuves dont elle a besoin pour l’accuser et s’en va tout raconter à Gothel qu’elle menace au passage. Très franchement, on tourne en rond comme toujours avec cette série.

Le casting de Gothel est marrant : elle est beaucoup trop jeune pour que je la reconnaisse malgré son costume excellent, je reconnais. Victoria a pour plan de changer Gothel de prison, mais elle est rattrapée par Roger qui libère Gothel. Cette dernière n’est autre que la fameuse Eloise Gardener et recouvre sa liberté. Génial, la mauvaise sorcière est donc libérée, Roger n’a plus confiance en Tilly qui sera sa fille à son réveil et Victoria est arrêtée.

Du coup, Lucy est confiée aux services sociaux, ce qui fait un bon cliffhanger. Les choses ont bien avancé dans cet épisode alors que je pensais qu’on resterait sur un statu quo au moins jusqu’à la mi-saison. C’est tant mieux car cette saison me plaît vraiment beaucoup, alors même qu’on continue sur la construction habituelle. C’est la preuve de ce que je disais l’an dernier : la formule fonctionne encore, le problème venait des personnages trop utilisés, vus et revus. Il était temps de renouveler le casting.

08.jpgÉpisode 8 – Pretty in Blue – 17/20
Oh that’s cute. You think I’m going to Villain monologue for you?

Dans le Royaume, Alice retrouve Henry et Ella, puis son père et Régina. Quand elle fait un câlin à son père, celui-ci est rejeté magiquement en arrière à cause d’un sort. Alice s’enfuit, terrifiée par ce qu’elle vient de provoquer.

Le couple Henry/Ella la poursuit dans le pays des merveilles et se retrouve coincés dans un filet. Les grands classiques de la série sont ainsi revisités de manière sympa, mais avec faux raccords. Finalement, Ella révèle qu’elle n’est pas venue au pays des merveilles pour Alice et elle trahit Henry en l’abandonnant sur place. Elle est à la recherche de sa mère, Cecelia.

Elle retrouve en fait Alice qui a toutes les réponses à ses questions. J’ai toujours du mal avec l’accent d’Alice, mais je finis par bien l’aimer. Comme dans l’épisode précédent, elle annonce la mort d’un personnage, mais cette fois, cela sent bon la sincérité. La mère de Cendrillon l’a abandonnée car son cœur était empoisonné, comme celui de Hook, donc.

Quant à Alice, elle s’est fait manipuler par Drizella et s’est pensée guérie : c’était un plan de Drizella, décidément une bonne méchante pour la série. Son plan était d’empoisonner le cœur d’Henry pour éviter qu’Ella et lui brise son sort plus tard. C’est cependant un échec qui fait enfin s’embrasser les deux amoureux.

Ils rentrent ensuite dans le royaume des vœux où Henry retrouve Jack, un vieil ami qu’il présente à Ella. Ce qui est intéressant, c’est que l’acteur est le même que celui qui joue Nick à Seattle. Sympathique présentation et je l’associe au personnage de Jack et le haricot magique.

À Seattle, Jacinda cherche un moyen de récupérer Lucy et se sent forcée de contacter une vieille connaissance, sur conseil de Sabine. Les scénaristes gardent son identité mystérieuse pour quelques scènes, puis Henry rencontre Nick, l’avocat de Lucy, mais aussi son père. Eh oui, sorti de nulle part, le père de Lucy est finalement un avocat à succès, ça tombe bien, et il s’est de toute évidence servi de son haricot magique il y a quelques années avec Jacinda. On se croirait dans une série, mais il est facile de leur pardonner comme c’est de toute manière dans le ton de la série depuis toujours.

L’avocat étant tout à fait charmant, Jacinda retombe clairement sous son charme en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Cela blesse Henry qui a réparé le fameux foodtruck et les voit revenir ensemble d’un rencard, mais en même temps, il comprend que Jacinda a besoin de Nick pour récupérer Lucy, surtout qu’elle a renoncé volontairement aux droits de garde il y a quelques années.

Henry lui conseille de tout raconter à Nick, qui rencontre finalement Lucy.

De son côté, Ivy/Drizella continue de draguer Henry, ce qui ne plaît pas du tout à Regina. C’est rigolo à voir et la scène fonctionne plutôt bien. Regina apprend ainsi que Drizella travaille de nouveau avec Gothel, mais c’est la seule information qu’elle obtient de la fille de Victoria. De notre côté, on apprend que Drizella a le même plan que sa mère : elle veut ressusciter Anastasia pour récupérer une partie de ses pouvoirs cachée dans sa sœur. Quant à Gothel, les scénaristes ne savent pas quoi en faire, donc elle est de retour dans sa prison, de plein gré.

Pendant ce temps, Eloise offre un gâteau à Roger, qui a ensuite la visite de Regina : celle-ci parvient à mettre le gâteau à la poubelle sans éveiller les soupçons du policier. Tu parles d’un bon enquêteur. Regina était toutefois ici pour parler à Weaver : elle est sûre que Rumplestiltskin est réveillé, comme toujours. Seulement, il semblerait que non puisqu’il ne réagit pas plus que ça. En même temps, il semblerait que oui, précisément parce qu’il ne s’inquiète pas plus que ça.

La fin d’épisode voit donc Regina, à court d’option, vouloir se rendre à San Francisco pour retrouver la seule personne qui pourra l’aider. Reste à savoir qui. C’est bête, parce que Jacinda avait concocté une playlist pour lui, mais il est déjà parti quand elle arrive.

Nous avons aussi droit à une scène entre Roger et Tilly. Du coup, Tilly ne le draguait pas, c’est juste que c’est sa fille, d’où les rapprochements constants entre les personnages. Je me suis fait mener en bateau, c’est marrant. Roger lui offre un jeu d’échec, ce qui est marrant parce que dans le Royaume, Alice et Hook sont connectés via un jeu d’échec pour se souvenir l’un de l’autre.

Le cliffhanger nous apprend enfin qu’Anastasia n’est plus dans son cercueil. C’est un nouveau rebondissement qui a l’avantage de relancer l’intrigue.

Once Upon a Time – S07E01-03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 3 de la septième saison de Once Upon a Time.

01.jpgÉpisode 1 – Hyperion Heights – 18/20
I need to figure out what my story is

Ce reboot de la série se passe sans problème, avec une jolie transition pour les anciens fans tout en tentant de raccrocher de nouveaux fans : le début reprend à la manière d’un conte la mythologie de la série avant de nous montrer le départ d’Henri de Storybrooke sur une moto. Je ne peux toujours pas blairer l’acteur enfant, mais ça va beaucoup mieux avec sa version adulte, donc tout va bien.

Henri se barre donc en moto à travers un portail pour vivre sa propre histoire – car il n’est pas dans les livres de l’auteur, sans savoir encore comment rentrer à Storybrooke. Il se retrouve quelques années plus tard dans un ancien royaume, dans lequel il percute Cendrillon. Attention, il ne percute pas Ashley, qui était l’excellente Cendrillon de la série jusque-là, mais une nouvelle version de Cendrillon, incarnée par une actrice dont je suis déjà tombé amoureux (et lui aussi, je crois ; mais j’étais là avant parce que c’est une des potentielles de la saison 7 de Buffy). La continuité n’a jamais été le fort de Once Upon a Time, mais les choses sont clairement expliquées dans l’introduction par Henri : il a découvert dans la bibliothèque de l’auteur qu’il existait plusieurs versions de chaque conte, notamment en différentes langues. Devinez quelle Cendrillon a un accent à couper au couteau ?

C’est une facilité scénaristique nécessaire et bien écrite je trouve La série est toujours pétrie de bons sentiments, mais on en attendait pas autre chose. La rencontre Henri/Cendrillon se déroule donc avec un accident assez classique. La série a toujours su se débrouiller avec une écriture assez basique et c’est encore le cas cette année. Cendrillon sort du cliché dans lequel on l’attend en se montrant assez badass.

Elle vole ainsi la moto d’Henri après un rapide cours de celui-ci qui lui apprend comment elle fonctionne (moi, ma plus grosse question, c’est comment il trouve de l’essence dans ce royaume, mais bon, c’est un détail). Si Cendrillon vole la moto, c’est qu’elle veut se rendre auprès du prince.

Le plot twist de l’épisode, c’est qu’elle n’est pas amoureuse du prince. Bien au contraire, elle a pour ferme intention de le tuer afin de venger la mort de son père. Henri, c’est plus fort que lui apparemment, retrouve Cendrillon et tente de l’en empêcher. Comme elle est forte et indépendante, elle ne se laisse pas influencer du tout et va tuer le prince…

… Pour mieux renoncer à son projet au moment de le poignarder. Pas de bol, sa belle-mère s’en charge pour elle et la fait accuser. C’est une réécriture étonnante mais sympathique pour ce conte que tout le monde connaît. Loin de perdre sa chaussure de verre (on notera que la série s’amuse du problème de pointure de la chaussure), Cendrillon tente de s’enfuir et est aidée par Henri. Les deux savent comment se battre à l’épée, allons savoir comment et réussissent à fuir chacun de leur côté, avec un point de rendez-vous : un portail pour Storybrooke.

Quand Henri s’y rend, il est dépité de découvrir que Cendrillon n’est pas venue le rejoindre. Oui, mais non, quand le portail s’ouvre, il aperçoit… la chaussure de verre de Cendrillon. Très franchement, c’est une réécriture sympa, qui me rappelle quelques autres histoires aussi, et je suis curieux de voir comment les scénaristes vont nous pondre ensuite les retrouvailles ; surtout que nous avons déjà eu un aperçu du futur d’Henri dans le dernier épisode de la saison 6. Il y a en tout cas un premier fil rouge très sympathique.

Quelques années plus tard encore, un second fil rouge se met en place lorsque Lucy, la fille d’Henri, débarque chez son père pour lui avouer qu’elle est sa fille et qu’il est sous l’influence d’un sort. Le problème ? Contrairement à Emma, le sort lui fait penser qu’il est un auteur qui a inventé tout Once Upon a Time. C’est un peu gros, mais pourquoi pas, il fallait bien que la série se réinvente sans son casting. Lucy souhaite le convaincre de la suivre, mais ça ne prend pas sur Henri qui la rembarre. Loin de se laisser démonter, Lucy lui vole donc son ordinateur.

Pour le retrouver, Henri est forcé de se rendre dans le quartier d’Hyperion Heights où elle vit et qui semble bien être l’épicentre du sort. En effet, là-bas, Henri tombe sur une blonde mystérieuse qui va s’avérer être Alice au Pays des Merveilles, rien que ça, et sur Roni, la dirigeante d’un bar. Roni n’est autre que Regina sous l’influence de cet énième sort. Le rôle de barman fauchée lui va comme un gant, mais les talents de cette actrice ne sont plus à prouver.

Roni a tout de même un problème : Victoria Belfrey veut racheter son bar de la même manière qu’elle rachète tout le quartier, et elle compte bien lui céder à minuit. Henri s’amuse de ce détail, mais est rapidement à bout de souffle quand il rencontre Jacinda, la mère de Lucy et donc notre chère Cendrillon sous l’influence d’un sort. Jacinda est là pour lui rendre son ordinateur et pour avoir enfin un moment de répit dans une bien mauvaise journée.

Et oui, nous avons aussi le droit de suivre la journée de Jacinda avant cette rencontre : grosso merdo, elle démissionne parce qu’elle a un fort caractère, découvre la fugue de Lucy et la retrouve. Le problème avec Lucy ? Sa belle-mère veut en récupérer la garder. La belle-mère ? Victoria Belfrey, bien sûr, la grande méchante de la saison avec le visage de l’emploi.

Victoria débarque justement au Roni’s où elle apprend à Jacinda qui se confiait à Henri qu’elle a désormais la garde de Lucy. Que c’est moche, la vie. Jacinda se barre et Victoria menace alors Henri qui la compare à la belle-mère de Cendrillon. Comprenant que tout ça ne le regarde pas, Henri veut se barrer mais… sa voiture s’est fait voler.

Vers qui se tourne-t-il ? La police, évidemment, mais la police c’est Hook, forcément. Il fallait bien trouver quoi faire de l’acteur et le voilà donc policier de Seattle au grand-cœur, cherchant à aider Henri, bien que privé de ses souvenirs. Comme Regina, il a bien peu vieilli, mais bon, c’est la magie de cette série, on va dire. Il n’arrive pas à venir en aide à celui qu’il ne sait pas être son beau-fils, jusqu’à ce que Victoria débarque à son tour au commissariat pour signaler l’enlèvement de Lucy par sa mère. Je ne vois pas bien sur quelle base légale tout ça repose, mais Jacinda est effectivement en train de se barrer de Seattle.

Pas de bol pour elle, elle s’est confiée à Henri qui veut retrouver sa voiture et la trahit. Hook et la belle-sœur de Jacinda n’ont ainsi aucun mal à retrouver la piste de Jacinda et Lucy. C’est sympathique, écrit à la manière de OUAT, mais l’intrigue avance bien. Jacinda sait parfaitement qui l’a trahi et elle tombe nez à nez avec lui, lui reprochant tout ce qu’elle a raison de lui reprocher. Henri fait celui qui s’en fiche, surtout que Victoria l’a aidé à retrouver sa voiture, mais on sait bien ce qu’il en est au fond.

Tout cela fonctionne bien et Hook se retrouve en possession du livre de contes d’Henri, dans lequel il aperçoit une photo d’Emma. Hop, il tombe aussitôt amoureux et on sent bien que ce n’est que le début d’une quête de plus pour lui.

Comme tout cela n’est toujours pas suffisant, la série nous montre aussi quelques flashbacks de Victoria éduquant sa fille à l’idée que la magie est une faiblesse et que le vrai pouvoir, c’est la peur. Sympathique. Quant à Alice au Pays des Merveilles, cette version-là est loin de l’innocence et la gentillesse de la fillette du conte. Au contraire, elle est totalement cinglée, n’apprécie pas d’être sans cesse ramenée au Pays des Merveilles et est une associée de… Rumple.

Franchement, j’aurais préféré que lui aussi quitte la série, car son simple nom suffit à me filer de l’urticaire tellement les scénaristes n’ont jamais su quoi en faire. Le personnage d’abord complexe est juste devenu insupportable et incohérent, et ce n’est pas prêt de changer. Nous ne le voyons que peu, mais sa présence est pour moi la grosse faiblesse de cet épisode et le seul vrai faux pas de ce reboot qui s’achève sur une Roni refusant finalement de céder son bar à Victoria, inspirée par la fuite de Jacinda.

Cette dernière recommence à croire et fait un vœu dans le jardin de sa fille, vœu qui permet aux fleurs de recommencer à pousser, alors qu’Henri recommence enfin à écrire, libéré de son syndrome de la page blanche dans lequel il était enfermé depuis que sa femme et sa fille étaient mortes dans un incendie.

Il me reste à insister un peu sur le rôle de Lucy, qui est pour le moment similaire à celui d’Henri dans le pilot : elle est une gamine à qui tout le monde passe tout, persuadée d’avoir raison et n’appréciant pas que l’inconnu qu’elle démarche la remette à sa place.

Bref, vous l’aurez compris, je suis très emballé par ce reboot et cette réécriture de Cendrillon, motivé par les nouveaux acteurs, tous très bons, et prêt à me laisser embarquer dans cette saison 7… tout en craignant qu’à trop chasser le naturel des facilités scénaristiques, il revienne au galop, comme lorsqu’Henri se rend au cimetière où sont enterrées sa femme et sa fille pour découvrir que celui-ci n’existe pas…

02Épisode 2 – A Pirate’s Life – 17/20
Second chances aren’t given, they’re earned.

C’est avec presqu’autant d’incertitudes et d’impatience que je commence ce deuxième épisode. Après en avoir dit du bien toute la semaine dernière, je voulais savoir si ça continuerait à me plaire cette semaine.

L’épisode reprend sur un combat entre Hook et Henri quand ce dernier s’apprêtait à quitter la maison et voulait juste s’entraîner pour être au point. Cela nous explique pourquoi il gérait autant la semaine dernière contre les gardes du prince, il y a au moins une continuité cette semaine. Ce retour à Storybrooke permet surtout à Emma de réapparaître dans la série et de la voir se faire au départ de son fils. Hook lui parle d’une bouteille magie permettant de contacter la personne que l’on veut, un accessoire qui aurait pu servir un milliard de fois dans la série jusqu’ici, mais bon.

Quelques années plus tard, notre Henri devenu un peu plus adulte et beaucoup plus beau est arrêté par la garde royale, mais il arrive à envoyer une bouteille magique à sa famille. Henri ramène donc Regina et Hook à lui et ces deux-là le sauvent sans problème, mais sans Emma qu’il avait pourtant expressément demandé. En effet, Emma est censée battre des dragons, mais Hook ment. Il se passe quelque chose à Storybrooke, mais nous ne saurons pas quoi tout de suite.

Ils partent à la recherche de Cendrillon, mais la magie de Regina ne fonctionnant pas sur la chaussure de verre, Hook est forcé d’activer ses relations de pirate. Il a la chance de tomber… sur lui-même, vieux et alcoolique, une version de Hook que nous avions déjà vu par le passé lorsqu’un vœu avait coincé Emma, puis Regina, dans un monde parallèle. C’est plutôt une bonne idée de le ramener.

Celui-ci a aussi récupéré la bouteille d’Henri et sait qu’Emma est dans son royaume. Oui, sauf qu’elle n’est pas venue, c’est con. Ce Hook pas si bourré que ça met K.O celui de Storybrooke avant de demander à Virginia de le transformer en jeune et beau capitaine, ce qu’elle peut faire grâce à la baguette de fée récupéré la semaine dernière. Attendez, quoi ? Deux continuités en deux épisodes, je suis surpris.

Pendant ce temps, Regina et Henri rattrapent le temps perdu, mais il est clair que Regina n’a toujours pas son happy ending et qu’on nous cache quelque chose sur Emma : l’idée qui m’est immédiatement venue est qu’elle est probablement enceinte. Hook débarque au beau milieu de la conversation pour lui annoncer que Cendrillon s’est barrée.

C’est un faux Hook et il ne fait pas illusion très longtemps, mais il n’a pas besoin de faire illusion très longtemps : Emma débarque à son tour dans ce royaume et annonce elle-même à Henri qu’elle est enceinte. C’est donc totalement prévisible, mais bien fichu.

Le faux Hook se met à culpabiliser et retourne libérer le vrai, qui réussit à le blesser mortellement, bien joué ! Le Hook vieux redevenu jeune avoue qu’il est simplement à la recherche de sa fille. Emma débarque de nouveau à ce moment, pour le sauver bien sûr. Elle nous dit d’abord que sa magie ne marche pas ici ce qui n’a aucune espèce de logique après celle de Regina. Elle réussit donc à le soigner.

Il reste à nous fournir une dernière scène où Emma comprend et accepte la décision d’Henri de partir à la recherche de son histoire – et plus littéralement de Cendrillon.

Avant de partir – et que les scénaristes se vengent du départ de l’actrice en lui offrant une dernière scène décoiffante – Emma lui suggère de faire équipe avec le faux Hook cherchant sa fille, ce qui est une pirouette intéressante pour nous expliquer comment Hook se retrouve à Seattle dans un nouveau sort. Du coup, forcément, au moment de retourner à Storybrooke, Regina décide de rester pour trouver son histoire et son happy end, à la demande d’Henri.

Très franchement, de tout ce qu’ils nous ont pondu jusque-là, c’est une des meilleures pirouettes de la série, même si le Hook qui est à Seattle est donc en fait loin du personnage que l’on connaît… alors qu’il se comporte exactement comme s’il l’était.

Et oui, à Seattle, l’officier Roger, alias Hook, débarque chez Henri pour obtenir des informations sur Emma. Il est six heures du matin et il pose une question avant de partir, la logique est totale. En échange de la non réponse qu’il obtient (Emma étant fictive dans l’imagination d’Henri), il a le droit à une nouvelle mission : retrouver les tombes des proches d’Henri. Il ne lui explique même pas vraiment ce qu’il cherche, mais bon.

Rumple débarque au commissariat pour rappeler à Roger/Hook qu’il lui doit quelque chose. Rumple semble le diriger comme s’il était le chef policier du coin, ce qui est marrant. Victoria les envoie à la recherche d’Henri, encore. Roger n’est pas forcément à l’aise avec cette mission, mais il accompagne Rumple à la recherche d’informations compromettantes sur le jeune homme. Il commence par passer chez Rony, mais celle-ci refuse de partager les infos qu’elle a.

Ensuite, Rumple et Roger s’infiltrent chez Henri, parce que c’est ce que tous les policiers font. Ce sort a beau imiter notre réalité, ce n’est pas tout à fait ça quand même. Roger récupère le porte-clés cygne (ben tiens, ça se dit Swan en anglais, comme Emma Swan, c’est fou), ce qui aura son importance dans la résolution de l’épisode.

Jacinda veut assister au ballet de sa fille, mais sa belle-mère fait en sorte que ça coûte 550$, soit 50 de plus que ce que lui rapporte son salaire. Lucy est une fois de plus l’obsession la plus totale de Jacinda, y compris quand Henri veut venir s’excuser. Ce dernier comprend donc que pour se racheter, il doit l’introduire à ce ballet.

Il y parvient de manière peu crédible en se trouvant un job, puis en lui en trouvant un. C’est plutôt marrant cependant et ça permet de ne pas trop traîner. Jacinda peut ainsi voir Lucy danser et Hook est envoyé par Rumple pour faire porter le chapeau du vol du bracelet de Victoria à Henri. Forcément. Malheureusement pour Rumple et Victoria, Hook est un vrai héros et plutôt que de lui donner le bracelet, il lui donne le porte-clés, ce qui fait tomber à l’eau le plan de Victoria.

Je suis mitigé face à cet aspect héroïque d’un Hook qui est censé être au contraire un lâche, mais d’un autre côté, il a eu le temps de subir la bonne influence de Regina et Henri dans l’autre royaume. L’épisode se termine sur un double cliffhanger : dans le royaume, le trio part à la recherche de la fille d’Hook, de Cendrillon et du happy end de Regina ; à Seattle, le trio fait alliance pour faire tomber Victoria et retrouver une fille qui est l’obsession de Roger. Quant à Henri, il est réconcilié avec Jacinda, mais celle-ci doit aller travailler et n’a pas le temps de flirter avec.

Vous l’aurez compris, c’est toujours un feu vert pour moi face à la série. Once Upon a Time s’est réinventée et ça fait du bien. La pirouette concernant Hook est énorme et j’aurais probablement levé les yeux au ciel l’an dernier, mais je trouve qu’elle passe bien pour justifier sa présence à Seattle et l’absence d’Emma. C’est en fait un nouveau personnage et celui que nous connaissons est auprès d’Emma et de son enfant. C’est mignon tout plein et gnangnan à souhait, bref, c’est du OUAT et c’est précisément pour ça que ça fonctionne.

Cette nouvelle aventure me motive toujours autant et je trouve dommage que cet épisode n’ait pas été diffusé la semaine dernière, car il indique encore plus clairement vers quoi se dirige cette saison. Oh, j’oublie de parler de la belle-sœur de Jacinda, loin d’être aussi moche que dans le conte et clairement un personnage qui sera bientôt en quête de rédemption vu son intrigue dans le royaume. Voilà, comme ça, j’en ai parlé.

03.jpgÉpisode 3 – The Garden of Forking Path – 15/20
Yes, I’m a regular Queen.

Après le faux espoir que j’ai eu de trouver cet épisode sur le Netflix irlandais, j’ai finalement vu l’épisode à l’aéroport dans une qualité pas vraiment au top. Pour la petite histoire, les irlandais ont bien accès à la saison 7 de Once Upon a Time en diffusion quasi-directe, mais suffisamment pas assez : ils ont les épisodes du vendredi précédent le… mardi. Or, je repartais le lundi, VDM.

Cette semaine, l’épisode était plus classique, mais la série est vraiment aidée par son reboot qui lui permet d’éviter le sentiment de voir tous les persos et toutes les intrigues tourner en rond au cours des saisons 4 à 6.

Dans les flashbacks, nous découvrons ce qui est arrivé à Cendrillon dans le premier épisode. Retrouvée par un garde, elle est sauvée de justesse par Tiana. Oups, il faudra que je me mette à jour dans mes Disney, je n’ai jamais vu La princesse et la grenouille. Tiana dirige en tout cas la résistance contre la belle-mère de Cendrillon dans le royaume. Heureuse de trouver une alliée, Cendrillon accepte de la suivre et l’emmène en moto, laissant sa chaussure de verre pour qu’Henry la retrouve.

C’est rapidement le cas et Henry lui présente ainsi directement sa mère et le faux Hook, qui semble rapidement tomber sous le charme de Tiana. Ils ne sont pas sortis de l’auberge si le but est réellement de fixer les personnages ensemble, car il est étrange de voir Hook sous le charme de quelqu’un qui ne soit pas Emma.

Par la suite, l’épisode nous montre Cendrillon être confrontée à un choix difficile : elle retrouve sa belle-mère et découvre que celle-ci veut tuer Henry pour ressusciter Anastasia. Rien que ça. Seul un cœur pur peut ramener à la vie un cœur pur et ce deal fait écho à l’intrigue qui se déroule en parallèle hors du royaume.

Si Cendrillon accepte dans un premier temps de tuer Henry, elle comprend rapidement que ce n’est pas si facile et est stoppée par Regina, alors même qu’elle n’arrivait de toute manière pas à s’y résoudre. Cendrillon explique toute la situation à Regina qui réussit à la convaincre de rester du bon côté. C’est à peu près tout pour cette semaine dans le royaume, même si elle avoue aux autres qu’elle sait que sa belle-mère leur tend un piège. Regina l’aide à mentir et explique de c’est grâce à un sort qu’elles ont obtenu l’info. Mouais.

On notera tout de même que Cendrillon veut se faire appeler par son diminutif, mais que je n’ai aucune idée de ce que ça pourra bien donner en VF (Cinderella = Ella).

Dans le présent, nous retrouvons le trio qui se met en place et met au point ses premières missions. C’est plutôt sympathique à voir, et plus que Jacinda déprimée par la perte de la garde de sa fille. Ce n’est que le début : elle comprend qu’elle ne pourra plus échanger des lettres pas si secrètes avec sa fille grâce au jardin public car, bien sûr, Victoria a décidé de le détruire. Rory a une idée tout à fait dingue pour les aider : organiser une pétition.

Et pour parvenir à cette brillante idée, elle a tout de même eu besoin de vérifier dans un livre… ah ouais, quand même, du pur Once Upon a Time se moquant un peu de la réalité, quoi. La pétition en elle-même rencontre un franc succès, ce qui n’a aucune espèce de logique parce qu’il s’agit de sauver un vulgaire terrain vague. Jacinda est toutefois heureuse du succès de sa pétition…

Jusqu’à ce que Victoria lui propose un deal qui lui permettrait d’avoir un appartement avec Lucy cela dit. Elle brûle ainsi la pétition, exactement comme elle accepte de tuer Henry dans le Royaume. Là encore, c’est Regina/Rory qui sauve la situation et lui fait reprendre son militantisme pour regagner l’affection de Lucy, écœurée par l’attitude de sa mère.

De son côté, Roger/Hook s’amuse à filer un financier et lui faire croire qu’une enquête est ouverte contre lui pour comprendre et mettre des bâtons dans les roues du plan de Victoria. Le problème, c’est que Rumple l’a à l’œil et lui explique qu’il ne faut pas s’y prendre comme ça. Je suis pressé d’avoir plus d’informations sur le rôle de Rumple, puisqu’il semble de nouveau être dans l’entre-deux du sort : au courant, mais sans le dire.

Enfin, Henry se coltine Lucy pendant une bonne partie de l’épisode. Persuadée qu’il faut qu’elle arrive à convaincre son père de croire pour qu’il comprenne qu’il est son père, elle le traîne sous la fontaine, absolument pas gardée au beau milieu des travaux. Au milieu des décombres de ce sous-terrain, ils retrouvent un bout des chaussures de verre de Cendrillon, ce qui ne prouve rien du tout pour Henry.

Il accepte toutefois de conserver le bout de verre en fin d’épisode quand Lucy lui rend, ce qui en dit long sur l’état d’avancement de ses croyances. Malheureusement, il n’est pas aidé car il retrouve aussi le cimetière en fin d’épisode, cimetière dans lequel se trouvent les corps de sa femme et de sa fille, ou du moins c’est ce qu’il pense.

Je n’ai pas tout compris au cliffhanger qui voit Victoria récupérer un corps qui se situait sous la fontaine et surtout discuter avec une brune que je n’ai pas reconnue et qui m’intrigue un peu. Il est toujours question de ressusciter un cœur pur en tout cas…

 

Agents of S.H.I.E.L.D (S05)

Synopsis : En fin de saison 4, l’équipe attendait tranquillement de se faire arrêter dans un fast-food quand ils se sont fait enlever par d’étranges hommes armés. Coulson s’est alors réveillé au beau milieu de l’espace. Pour un résumé rapide de la saison précédente, cliquez ici.

Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

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Pour commencer, je brûle d’impatience de découvrir cette nouvelle saison qui a tardé à débarquer, pour cause de diffusion d’Inhumans. Avec sa nouvelle case horaire et après avoir frôlé l’annulation l’an dernier, cette saison est celle d’un pari risqué pour ABC qui risque fort de regretter si les audiences ne suivent pas.

Je me lance donc dans ce que je considère être probablement la dernière saison d’une série que j’adore, ce qui explique mon impatience autant que ma tristesse. J’espère bien sûr me tromper, mais ce n’est pas gagné pour mes agents préférés. Du coup, je me dis qu’il y a énormément de choses à régler pour apporter une conclusion satisfaisante à chacun d’entre eux. J’aimerais des réponses aux questions restées dans les airs à la fin d’Agent Carter et d’Inhumans et je suis vraiment curieux de ce que l’espace va apporter à la série.

Chaque saison a toujours développé un nouveau terrain de jeu pour l’équipe, mais les faire quitter la Terre, c’est quand même un choix osé et un pari risqué, parce que je doute que le budget augmente beaucoup d’une saison à l’autre. Bref, je suis aussi impatient qu’angoissé par le résultat final. C’est parti pour la critique de tous les épisodes.

Sur cette page, vous trouverez un avis général et sans spoiler sur chaque épisode. Pour les résumés avec spoilers, il suffit de cliquer sur le titre 😉

Moyenne de la saison : 17,5/20

S05E01 : Orientation (1) – 17/20
Une reprise réussie mais chaotique, qui plonge totalement dans l’incompréhension pendant 35 bonnes minutes. Une fois ce sentiment accepté, on passe un bon moment en retrouvant les personnages et on se laisse amener vers la révélation finale avec plaisir. Il faut s’accrocher, on est très loin de ce à quoi je m’attendais, mais c’est réussi.
S05E02 : Orientation (2) – 18/20
Ce deuxième volet est celui des explications et des éclaircissements sur ce que nous réserve cette première partie de saison. La série a su se renouveler une fois de plus et partir sur un terrain où je ne l’attendais pas. Je ne suis pas sûr que les audiences suivent, mais en ce qui me concerne, c’est toujours aussi plaisant de faire emmener dans l’inconnu par un si bon casting. Maintenant qu’on y voit plus clair, je trouve ce début de saison meilleur.
S05E03 : A Life Spent – 16/20
La tension retombe et les scénaristes proposent un épisode plus prévisible, même si une grosse partie de l’intrigue reste tellement perchée qu’il est difficile encore de tout comprendre. C’est plutôt intéressant à regarder, mais heureusement que j’aime les personnages, en fait. La chute des audiences ne me surprend pas spécialement.
S05E04 : A Life Earned – 18/20
Un épisode qui parvient à remonter le niveau en proposant une multitude de sous-intrigues agréablement liées les unes aux autres. Les conséquences de la première permettent de résoudre une troisième intrigue, en passant par la deuxième. Le tout avec une bonne mythologie de fond, de bons acteurs, quelques scènes de tensions et des cliffhangers qui donnent envie de revenir – même s’ils ne sauront probablement pas résolus tout de suite. Je suis fan.
S05E05 : Rewind – 20/20
Si l’épisode en lui-même répondait très exactement à mes attentes de la semaine dernière, il réservait énormément de surprises en cours de route. Il est rare qu’un épisode me donne autant envie de retourner voir d’anciens épisodes, et rien que pour ça, ça mérite un 20. Pour ça, pour certaines scènes et parce que c’est le réveillon de Noël et qu’ils ne me l’ont pas gâché.
S05E06 – Fun & Games – 19/20
Pour son premier épisode de 2018, Agents of S.H.I.E.L.D ne déçoit pas et accélère son rythme. Très clairement, l’intrigue en cours ne durera pas bien longtemps vu les avancées offertes par cet épisode qui n’hésite pas à se débarrasser du superflu pour aller directement à l’essentiel. C’est tant mieux, car c’est excellent. Quant au point qu’il manque, c’est parce que tout n’était pas forcément aussi exceptionnel dans l’épisode 6 que dans l’épisode 5. En tout cas, on repart sur une série aussi forte qu’en fin de saison 4.
S05E07 – Together or Not at All – 18/20
La saison continue d’être toujours aussi fluide – parfois même trop pour que ce soit croyable. C’est une réussite et chaque semaine, je pars en voyage dans l’espace grâce à eux. Je suis bluffé, tout simplement, surtout que plus on avance, plus je m’attache également aux personnages qui ne sont là que pour être les méchants.
S05E08 – Last Days – 16/20
Aïe. La série se casse un peu les dents dans cet épisode au paradoxe complexe et avec une double intrigue inégale. Ce n’est pas très grave parce que ça reste tout de même Agents of S.H.I.E.L.D, mais j’attendais mieux de cet épisode révélations. En tout cas, les pistes ouvertes restent très intéressantes pour la suite de la saison.
S05E09 – Best Laid Plans – 17/20
Cet épisode repart sur une structure classique en deux intrigues séparées qui se font écho, mais ça fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Il n’y a vraiment pas le temps de s’ennuyer et tout avance très vite cette année encore, ce qui est une excellente chose, évidemment.
S05E10 – Past Life – 18/20
Un épisode chargé en informations qui n’hésite pas à empirer encore son paradoxe et son intrigue circulaire, mais qui révèle aussi de nouvelles pistes pour la deuxième moitié de saison qui promet de rebondir de manière passionnante. Je suis pressé de voir le prochain épisode, car cette saison semble écrite à l’avance et ça m’intrigue énormément.
S05E11 – All the Comforts of Home – 18/20
La série revient et débute sa deuxième story-pod qui promet déjà énormément d’excellentes choses. Bien que la première partie de saison pouvait nous faire croire qu’on était prêt à tout ce qui allait se produire, cet épisode nous prouve le contraire parce qu’il recèle quelques surprises qu’il était franchement impossible de voir venir, au milieu de celles auxquelles on s’était tous préparés.
S05E12 – The Real Deal – 19/20
Agents of S.H.I.E.L.D gère plutôt bien le tournant du centième épisode avec une intrigue qui ne fait pas forcément avancer le fil rouge de la saison, mais permet de regarder un peu en arrière tout en savourant d’excellents moments et surprises qui, eux, font avancer la série en général, à défaut de la saison. On n’est pas passé loin du 20, mais faut que je me les garde pour d’excellents épisodes sans le moindre défaut, quand même.
S0513 – Principia – 17/20
Après le centième épisode qui formait une sorte de pause, on repart de plus belle avec un épisode qui nous embarque dans… la bonne direction. Oh mais oui, c’est exactement ça qu’il faut en retenir, il ne fait pas des pas de géant, mais il les fait dans la bonne direction. C’est toujours aussi cool à voir du coup, et je trouve qu’on retrouve même l’ambiance des premières saisons qui avait disparu ces derniers temps.
S05E14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !
S05E15 – Rise & Shine – 18/20
Un épisode à la structure osée et risquée cette semaine, mais qui permet de mettre en place de nombreuses pièces du puzzle. Et quand je parle de puzzle, je parle autant de celui de la saison en cours que de celui du Marvel Cinematic Universe, car les liens avec le troisième Avengers à venir dans un mois ne font plus de doute. Tous les risques pris finissent donc par payer et proposer un épisode beaucoup trop riche en révélations.
S05E16 – Inside Voices – 20/20
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai fait une pause de quelques jours dans les séries ou si c’est parce que je rattrape en priorité mes séries préférées, mais j’enchaîne donc deux 20 aujourd’hui. Il faut dire que cet épisode confirme mes craintes tout en gardant une cohérence interne assez exceptionnelle du côté de l’écriture et des rebondissements. Je pensais qu’ils n’arriveraient pas à me décrocher la mâchoire plus qu’ils ne l’avaient déjà fait cette saison, mais c’était bien évidemment les sous-estimer !
S05E17 – The Honeymoon – 16/20
Si l’épisode était bien, il hurle à la transition et la mise en place assez lente de la fin de saison, peut-être fin de série. Plus que l’intrigue, ce sont finalement les personnages qui évoluent cette semaine, afin qu’on puisse les quitter à leur apogée et sans le moindre regret. Cela avait du bon, mais ça manquait à certains moments d’enjeux. Ils savent faire mieux sans partir dans certaines extrémités de cet épisode…
S05E18 – All Roads Lead… – 17/20
Si cet arc n’aura pas été à la hauteur du Framework, il aura tout de même apporté pas mal de bases pour la fin de saison qui approche à grands pas. Une page se tourne pour la série avec cet épisode qui a su mettre en place une bonne tension. Une fois de plus, on sent que la série s’apprête à changer radicalement pour ces quatre derniers épisodes (outch) et je suis pressé de voir comment tout ça va se boucler – ce qui ne m’empêche pas de militer pour une saison 6, hein.
S05E19 – Option Two – 18/20
La série trouve le moyen de contourner le problème d’Infinity War sortant le même jour que cet épisode avec brio, retardant à la semaine prochaine le « crossover » inévitable avec le film. En attendant, cet épisode ne chôme pas et ne se repose pas sur ses lauriers, avec une vraie montée de la tension, de l’humour bienvenue, des théories scientifiques à gogo et une sous-intrigue que je me sens bête de ne pas avoir vu venir !
S05E21 – The Force of Gravity – 18/20
Le début d’épisode était bavard, mais c’était pour mieux conduire progressivement à de bons choix scénaristiques en fin d’épisode. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place et je suis curieux de voir comment tout va se terminer – en espérant toujours un renouvellement parce que plus on approche de la fin, plus je me dis qu’il y a de quoi faire pour d’autres saisons. 42 minutes ne suffiront pas à donner tout ce que j’attends encore de la série, mais le prochain épisode promet d’être l’un des meilleurs, et c’est déjà ça.
S05E22 – The End – 17/20
Je ne sais pas trop quoi penser de cette fin de saison. Il va me falloir du temps pour la digérer, car elle avait quelques surprises dans ses bagages et une légère déception finale pour moi. Il n’empêche que cet épisode propose une conclusion à l’ensemble des intrigues en cours, joue énormément avec les attentes des spectateurs (ça finit par n’en plus finir) et se termine sur un cliffhanger que je n’aurais jamais vu venir. Je suis hyper curieux de voir comment ils reviendront en saison 6 après de telles décisions…

La série est renouvelée pour une saison 6 qui sera diffusée à l’été 2019.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E01-02 : Orientation

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux premiers épisodes de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

01Épisode 1 – Orientation (1) – 17/20
Yeah that makes sense. It’s the one thing we haven’t done yet.

Ils en ont fait des débuts étranges, ça je ne dis pas, mais cette saison y va sacrément fort en se concentrant sur l’homme chauve du cliffhanger de l’an dernier. Celui-ci se baigne dans sa piscine, puis se douche… après avoir retiré sa peau. OK. Il semble être sur Terre et avoir des dessins d’enfant sur son frigo : reste à savoir si c’est chez lui ou non, mais bon.

Nous le voyons ensuite se rendre dans un camion hyper technologique qui nous permet de comprendre que nous sommes là juste avant le cliffhanger de l’épisode précédent. Comme c’est étrange. Cette introduction m’a franchement perdue, surtout qu’elle est assez longue et nous apprend qu’un personnage est laissé de côté dans le fastfood, faute d’être sur la liste. Yoyo, probablement.

L’équipe se réveille on ne sait trop où, face à un bloc qui explose et qui ressemble beaucoup trop à du Terregenisis, mais se contente de les téléporter. C’était mon premier « oh mon dieu » de l’épisode ; tout le reste m’ayant simplement interrogé sans me terrifier.

Phil se réveille ensuite au beau milieu de l’espace, dans un vaisseau partiellement détruit et découvre deux hommes, dont un se fait tuer tout de suite et l’autre est assommé par Mack, sorti de nulle part. En parallèle, Yoyo débarque elle aussi (raté pour ma théorie) dans le vaisseau et tombe sur Jemma. Elles trouvent des cadavres déshydraté comme des momies avant d’être rejointes rapidement par Mack et Coulson.

May quant à elle se réveille dans une autre salle, mais sa jambe est sympathiquement embrochée dans une tige de fer. C’est toujours fun de la faire souffrir. Elle parvient à se libérer à temps alors qu’un voyageur de l’espace ressemblant vite fait à Starlord des Gardiens de la Galaxie dans le costume arrive pour retirer quelque chose du cadavre présent dans la pièce.

May l’attaque et il la neutralise grâce à un gadget modifiant la gravité. Il lui greffe ensuite un gadget à l’avant-bras. Normal.

Pendant ce temps, Mack, dépassé par les événements, démissionne au beau milieu de l’espace parce qu’il en a marre, dans une scène drôlement comique. Yoyo préfère faire référence à une base sur la lune, c’est ce que j’appelle un clin d’œil évident aux Inhumans. Elle a aussi peur d’être de nouveau dans le framework, ce qui est bien comique là encore. Les personnages arrivent à me faire sourire, même si je ne comprends rien de ce qu’il se passe, malgré les indications de l’homme assommé plus tôt par Mack, Virgil.

Ils finissent par découvrir qu’ils sont téléportés dans l’espace pour sauver l’humanité. Le problème est que leur source d’informations, Virgil, est rapidement anéantie par un alien – un de ceux qu’il appelait Roaches mais est un Vrell Nexian (OUI, j’ai cherché des sous-titres anglais, j’avoue), qui les attaque mais est mis à son tour K.O par une Daisy sortie de nulle part. Cette fois, ça y est on a donc bien retrouvé toute l’équipe.

C’est finalement Fitz qui n’a pas le droit de faire le voyage dans l’espace, forcément. Cela permet de jolies retrouvailles entre Jemma et Daisy ; une scène que j’ai adorée où leur amitié était plus palpable que jamais, suite logique du framework de la saison 4.

L’avantage d’avoir l’équipe paumée, c’est que je suis aussi paumé qu’eux et qu’il est marrant de constater que leurs réactions reflètent assez celles des fans, surtout Mack qui y va fort dans le méta avec ses réflexions. L’autre avantage, c’est que le suspens y est, parce que les informations tardent à arriver.

Il est génial de les voir faire une à une à peu près toutes les théories que j’ai eu en tête pendant l’été, mais dans la dynamique de groupe. Cela fonctionne bien, même si les scénaristes sont avares en explications. C’est difficile de parfaitement accrocher à l’intrigue faute de la comprendre, mais aimer les personnages aide : l’humour de la série est là, les dynamiques entre eux aussi, et ça suffit pour le moment à m’accrocher à l’écran. En revanche, difficile de critiquer tout ça, je dois dire.

Quand l’équipe parvient enfin à une conclusion sur le lieu où ils sont, des aliens bleus un peu cheap, des Kree !, sortent de nulle part pour les attaquer, emprisonnant Daisy, Jemma et Phil et torturant à part Yoyo et Mack.

Les prisonniers sont libérés par l’étrange monsieur qui a greffé quelque chose au poignet de May (metric, probablement) et qui les sauve d’une situation problématique en discutant avec les Kree qu’il connaît bien.

Du côté des torturés, il est décidé d’offrir Mack à Krasius pour qu’il se batte dans le cratère. Oui, bien sûr, j’ai tout compris. Yoyo n’a pas la chance d’avoir le physique de Mack et est bien plus torturée que ça, manquant d’y laisser ses mains.

L’homme s’appelle donc Deke. Un nom bien choisi, ça sonne comme Deke et c’est ce qu’il est. May réussit à le neutraliser à son tour, toujours avec le même gadget. Le plan évolue à vitesse grand V et Coulson reste en arrière avec Deke pour lui soutirer des informations. Nous allons donc enfin en savoir plus.

Jemma et May découvrent que le vaisseau est beaucoup plus imposant que prévu, avec énormément d’étage. Cela ne les empêche pas de chercher de quoi s’enfuir de cette flotte Kree. Cela tombe bien, car elle trouve rapidement ce qu’elles cherchent et Jemma se trouve en possession de ce qui semble être la clé de contact. Merveilleux comme le hasard fait parfois bien les choses.

Jemma découvre qu’elle reconnaît toutes les constellations, ce qui permet de comprendre assez bien où l’équipe a atterrit…

Daisy libère Mack et Yoyo très rapidement, ce qui mène à un nouveau combat contre les Kree où Daisy fait preuve d’une dextérité impressionnante avec ses pouvoirs. Tant mieux quelque chose me dit qu’elle en aura besoin.

Les dix dernières minutes montent en tension et tardent un peu trop à révéler ce que l’on finit par comprendre plus vite que Coulson : l’équipe a été envoyé dans le futur. Et dans le futur, il ne reste pas grand-chose de la Terre. De son côté, Fitz a trouvé le moyen de leur laisser une carte postale sur laquelle il dit travailler à les aider. Chaque groupe parvient à la conclusion qu’ils sont dans l’espace et le futur à la fois, et c’est une révélation grandiose qui redistribue vraiment toutes les cartes de la série, et plus largement du Marvel Cinematic Universe.

Cela permet aux scénaristes d’éviter les conséquences de la saison 1 d’Inhumans et de se libérer du carcan des films aux conséquences de plus en plus mondiales. Logique, donc. Si je suis mitigé sur cette intrigue, cela va au moins permettre de renouveler totalement le potentiel de la série. Je suis curieux de voir quelle direction tout cela va prendre, car pour l’instant, je suis paumé et c’est quand même con vu le titre de l’épisode.

02Épisode 2 – Orientation (2) – 18/20
Well, I’m a biologist, but sure, I can invent time travel. Just give me a minute.

C’est armé de sous-titres anglais que je lance l’épisode parce que j’en avais marre de me faire balader par tous les termes techniques et les synonymes du futur (on ne meurt pas dans le futur, les gars, on est juste vacant parce qu’on est de la main d’œuvre pour Kree).

Jemma et May arrivent à revenir sur le vaisseau et expliquent à Coulson ce qu’elles ont découvert, mais comme il le sait déjà, tout va bien. Une amie de Virgil débarquent (et je m’en serais bien passé de cette actrice, je n’en peux plus de la voir ; mais c’est encore un habituel transfert de The 100 à Agents of S.H.I.E.L.D). Elle s’appelle Tess et apporte toutes les réponses manquantes : les Kree exploitent les humains en les privant de toutes sortes de culture. Les humains pensent même que les Sharknados étaient un vrai danger, c’est dire. Elle amène Coulson dans les quartiers de Virgil, ce qui permet d’enquêter sur le futur, tout en laissant Jemma et May dans un espace de vie en commun où elles doivent simplement rester discrètes au milieu des autres humains-essclaves.

De leur côté, Daisy, Yoyo et Mack sont encore loin de tout imaginer. Ils s’occupent de camoufler le meurtre des deux Kree qui les gardaient prisonniers en les donnant à manger aux Roaches avec l’aide de Deke. Simple et efficace, pas de quoi traîner sur cette intrigue, ils rejoignent vite le reste du groupe.

Jemma comprend bien la discrétion en décidant d’aider à sauver la vie d’un « servant », un esclave au-dessus des autres. Quant à Krasius, il semble être le dirigeant politique des Kree, tout simplement, et il a la gentillesse de nourrir les humains. Bon, forcément, elle est prise en otage et amenée dans un joli quartier où elle peut prendre un bain sous le regard d’une Kree… avant de rencontrer le chef du coin.

Elle lui tape immédiatement dans l’œil avec sa répartie intelligente et son absence de metric. Bon, c’est Simmons, elle a le talent pour s’en sortir.

L’homme qu’elle a soigné se fait finalement tuer sous ses yeux car il n’est plus aussi parfait qu’avant maintenant qu’il a des cicatrices. L’avantage, c’est qu’une place se libère pour que Jemma deviennent supérieure aux autres esclaves. Le problème, c’est que pour ça, elle se fait greffer un quelque chose qui la rend sourde. Cela explique le silence de tous les autres : elle n’est capable que d’entendre son maître. Cela promet.

En parallèle, un nouveau plan est mis en place où Yoyo est chargée de voler l’une des tablettes des Kree qui pourrait contenir des informations importantes pour mieux comprendre le futur. De son côté, Daisy décide d’espionner Deke. Elle trouve sa chambre avec des lampes rouges qui la téléporte dans ce qui ressemble à la Terre, sauf que la Terre est censée être détruite. Elle est donc dans un programme framework et c’est un beau développement : Deke est en fait un dealer qui propose aux gens de vivre une vie rêvée sur Terre.

C’est une intrigue que j’ai bien aimée, même s’il est un peu simple de prétendre que Deke connaît Daisy Johnson grâce à un bout de cette technologie. En tout cas, Daisy découvre le look de la planète bleue et il y a de quoi déprimer. Son beau message d’espoir sonne creux après tout ça.

Pendant ce temps, Coulson, Yoyo et Mack n’ont d’autres choix que de se faire installer des Metrics par un autre dealer du coin, dont le business fonctionne à base de trocs. En effet, une purge a lieu où certains esclaves de bas niveau voient leurs metrics devenir rouges, indiquant qu’ils doivent mourir ou tuer quelqu’un. Mieux qu’un jeu vidéo.

Le groupe n’a pas longtemps la tablette des Kree et pense être responsable de cette purge, quand elle est en fait due à Jemma. En tout cas, ils réussissent à obtenir une couverture et l’aide de Tess qui tue un homme pour eux. Mack en profite pour remarquer qu’il ne reste pas grand-chose à sauver de l’humanité. Effectivement.

J’aurais aimé un cliffhanger sur Fitz, mais ce n’est pas le cas. J’imagine qu’il finira par avoir son propre épisode un jour, en attendant, il faut se contenter de son absence. Moi qui pariais sur une intrigue fondée sur sa culpabilité, c’est foiré. À la place, le cliffhanger se contente de nous apprendre l’arrivée d’un nouveau vaisseau Kree parmi les débris de la Terre. Mouais.

Je suis mitigé : j’aime beaucoup l’intrigue, mais je ne vois pas trop où ils veulent aller. En plus, je doute qu’avec une telle complexité, ils s’arrangent pour faire remonter les audiences. Là, la série prend très clairement la voie de l’annulation, à moins d’un crossover improbable avec Les Gardiens de la Galaxie à un moment – ça ferait un énorme buzz.