Riverdale – S04E10

Épisode 10 – Varsity Blues – 12/20
Changement dans l’équipe de scénaristes ! Les nouveaux oublient encore de regarder les épisodes précédents et on se retrouve plongés à nouveau dans une série pour ados avec des intrigues d’adolescents, même si quelques personnages continuent d’être des mineurs en plein dans un business de personnes majeures. Ils ne tentent vraiment même pas de faire semblant, et je me demande ce qu’il se passe dans la salle des scénaristes pour en arriver à un tel résultat, honnêtement !

Spoilers


Jones, are you friend with these welfare cases ?

Les high and lows du football américain reviennent, au secours ! J’aurais pu avoir un point du Bingo Séries précédent avec cet épisode qui voit l’équipe du lycée de Riverdale être qualifié pour un tournoi important. Super. C’est toutefois la dernière fois qu’Archie va pouvoir jouer au lycée, alors c’est l’horreur pour lui.

Heureusement pour lui, il a son oncle qui est de retour dans sa vie, alors il a peu de positif. Oh, c’est ce qu’il pense, mais la réaction de sa mère le fait changer d’avis : elle n’est pas ravie de voir l’oncle revenir. Pendant ce temps, Jughead refuse d’envisager Yale parce que Betty ne l’a pas eu ? Pardon ? Mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie. Heureusement que Betty est plus maligne que ça et n’en veut pas à Jug, au moins devant lui. Bien sûr qu’elle est jalouse, mais ça ne peut pas l’empêcher d’être ravie pour lui en même temps.

Après, vraiment, elle a une vie de merde la pauvre Betty. Après s’être débarrassée de la noirceur d’avoir tué Caramel, la voilà donc en train de reprendre son rôle de journaliste pour couvrir le tournoi sportif. On a connu plus fou que ça… mais avec une série comme celle-ci, on peut compter sur Betty pour nous faire du drama à tous les étages. En plus, l’équipe du lycée de Riverdale se retrouve à affronter l’équipe de Bret, le con de l’école de Jug, alors il y a de quoi faire.

C’est en tout cas ce que la musique essaie de nous faire croire quand Betty interviewe Bret et cherche ensuite à prouver que son équipe joue violemment volontairement, pour toucher ensuite des pots-de-vin versés par leur entraîneur. Yep, ils sont payés pour blesser les joueurs adverses, et les joueurs adverses, ce sont désormais les joueurs du lycée de Riverdale.

Oups. Betty le découvre, mais c’est un peu trop tard : Munroe se fait tabasser par quatre grands lapins, super. Et le pire, c’est qu’il le fait en sortant de la salle de gym d’Archie où le rouquin s’entraîne en t-shirt, puis en pull littéralement une minute plus tard. Tu transpires, t’es censé montrer tes abdos, j’ai un pari à gagner pour le podcast, moi !

Bon, comme Munroe est blessé, Archie et le reste des Bulldogs débarquent dans la fac de Jug pour se lancer dans une baston stupide et ridicule avec Bret et son équipe. Ce pauvre Jug assiste à tout ça sans pouvoir y faire grand-chose, et il finit ensuite en cellule, pour changer. Son oncle peut heureusement le sortir de prison, avant de l’emmener chez Pops pour trouver quelques points communs avec son neveu. L’enfer.

L’enfer aussi pour la mère qui n’est pas heureuse d’apprendre qu’Archie recommence à lui mentir alors que FP a dit la vérité. Une fois de plus, les scénaristes ont d’ailleurs oublié de regarder les épisodes précédents : Archie a déménagé à la salle de sport, mais il fait donc ses devoirs dans sa chambre chez sa mère (chez qui il ne vit plus pour la protéger ? Bon allez, ses ennemis sont partis on va dire) ET elle se permet de le punir pour un mois sans voiture ? Mais ? LOL.

Archie qui se comporte comme un adulte depuis dix épisodes redevient un petit ado boutonneux, mais ne vous inquiétez pas, il continue de pouvoir jouer au foot – c’est le retour de la veste ! – et d’aller au gymnase pour confronter son oncle sur des révélations faites par sa mère : Franck a laissé Fred s’accuser d’un crime qu’il a commis et maintenant il s’en veut et s’en plaint à son neveu et zzzz. Au moins, ça explique pourquoi la mère d’Archie le déteste tant, mais je m’en fous en vrai.

En parallèle de tout ça, Jug entre plus profondément encore dans la secte qu’est sa fac, avec des étudiants qui révèlent des secrets bien noirs, du genre scarification et Bret qui pleure parce que son père lui a offert une prostituée à 14 ans. Qu’est-ce que c’est que cette histoire encore ? Quelle angoisse cette intrigue, et cette série ! Jug compare ça à sa courte période à être SDF. Moui. Ca, il n’en parle pas à Yale.

Du côté de Veronica aussi on ne sait pas comment fonctionne la vie : son père lui a interdit de vendre le rhum de sa grand-mère, alors elle fait tout le contraire, soi-disant en modifiant la recette assez pour que ça contourne le brevet ? C’est n’importe quoi, mais voilà donc une mineure qui n’a pas le droit de boire d’alcool en train de vendre du Luna rhum. On y croit.

Sans trop de surprise, Hiram apprend qu’elle vend du rhum dans les restaurants et il l’empêche aussitôt de continuer son activité en faisant analyser le rhum. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit évident que le rhum est celui qu’il a breveté. Elle n’a donc pas le droit de vendre quoique ce soit, ça alors, vraiment, je ne l’avais pas vu venir.

Elle ressort ensuite sa plus immonde perruque blonde (quoiqu’on a vu pire) pour aller vendre son rhum à Bret. Ah, on approche de la fin de saison, hein ? Espérons. Plus que quelques épisodes après tout… C’est amusant comme tout à regarder, en tout cas. Bon, la critique se perd en route, je suis en train de m’endormir, je reprends : Betty envoie Veronica en couverture pour obtenir une confession de Bret sur l’agression de Munroe.

Malheureusement pour elle, « Monica » est vite grillée en tant que Veronica quand Jughead passe à la même fête qu’elle. Le problème, c’est qu’elle porte un micro et que Betty entend donc que Jug fait désormais partie de la société secrète qu’il détestait tant il y a peu. Il lui explique que c’est grâce à ça qu’il a pu avoir son entretien pour Yale et que bon, ça le ferait chier de laisser tomber. Du coup, elle accepte et basta, on peut avancer vers Jug à qui M. Dupont demande finalement de le rejoindre avec un recruteur de Yale pour observer le fameux match tant attendu dont on n’avait jamais entendu parler avant.

Au passage, Dupont tente de censurer Betty, mais Jughead refuse. Il n’y a pas besoin de Stonewall pour censurer Betty de toute manière : il y a le proviseur du lycée de Riverdale pour le coup. Il refuse de publier un article qui s’en prend à Stonewall et demande à Betty de publier l’article qu’il lui a demandé dès le départ.

Ce n’est pas si simple pour elle, la vie, donc ; mais elle a toujours son petit ami pour la consoler au moins. Et il le fait en refusant d’aller dans la tribune de Yale, allez savoir pourquoi. Veronica rejoint une nouvelle fois les Vixen, allez savoir pourquoi, et ça lui permet d’avoir Reggie qui lui donne rendez-vous à la mi-temps pour faire tomber Hiram. Bien sûr.

L’intrigue Cheryl/Jonathan étant terminée, il est temps pour la rousse d’avoir une nouvelle page de son histoire qui s’écrit. Ce n’est pas la meilleure, et ce n’est pas rien à dire après la précédente, j’en ai bien conscience. Malheureusement, les scénaristes nous ramènent une nouvelle coach pour pom-pom girl, Miss Appleyard.

Cheryl le prend super mal, n’accueille pas vraiment bien cette madame et fait ensuite du chantage à la grève auprès du proviseur, histoire de récupérer ces précieuses Vixen. C’est aussi répétitif qu’inintéressant. Sortez-moi cette actrice de là ! Le principal – et Miss Appleyard – récupère vite les cheerleaders en leur faisant un joli chantage et en menaçant de les priver de bal de promo. Cela marche un temps, mais Cheryl a la bonne idée d’enfermer la coach dans son bureau pendant le match pour pouvoir chanter un petit Cherry Bomb bien senti pendant le match, avec Toni et Veronica pour faire les chœurs. Et tant pis si elles n’ont plus été cheerleaders depuis trois plombes.

La scène est sympa et détourne un temps du stress du match, même si je n’ai jamais été vraiment stressé. Le plus gros problème concerne le personnage de Munroe qui est en danger sur le terrain. Malgré son agression qui l’empêche en théorie de jouer, il est en effet sur le terrain grâce à l’once d’Archie qui lui donne des petites pilules magiques.

Archie s’y oppose pourtant, à la fois au gymnase puis dans les vestiaires. On le voit deux fois au vestiaire et il garde son t-shirt les deux fois. Ce n’est plus Riverdale, non ? Bon, en tout cas, c’est une défaite pour Archie : le match est perdu,  Munroe n’est pas blessé et il obtient ce qu’il veut puisqu’un recruteur le remarque, mais ça l’empêche de prouver à son oncle que la drogue c’est mal.

Tant pis, hein. La défaite est aussi pour Betty qui ne peut donc publier son article et se fait narguer par Bret. Qu’à cela ne tienne, elle décide de se venger en trouvant un nouveau moyen de s’attaquer à Stonewall.

Du côté de Veronica, l’intrigue du rhum est morte-née, mais ce n’est pas grave. Elle se sert de ses bouteilles pour rayer la voiture de son père pendant le match – et en laisser un bout dans une roue lol – avant d’avoir l’idée du siècle en léchant une glace offerte par Cheryl. Elle propose donc à la rousse un nouveau cocktail à base du sirop d’érable de Cheryl et de son rhum Luna… Qui est toujours sous brevet ? Pourquoi pense-t-elle pouvoir se faire de l’argent comme ça ?

L’épisode se termine par Jughead apprenant une bonne nouvelle : il est admis à Yale. La mauvaise nouvelle qui l’accompagne, c’est que Bret aussi ira à Yale, avec lui. Un mois plus tard seulement, on découvre un Bret tout menaçant alors que Betty fait les cartons de son copain décédé. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Betty ira à Yale. Allez comprendre…

Compteur d’Archie à poil : l’acteur a clairement demandé de ne plus se déshabiller.

Riverdale – S04E09

Épisode 9 – Tangerine – 11/20
Certaines intrigues semblent arriver enfin à leur fin dans cet épisode, mais le problème, c’est donc qu’on se rend compte qu’on nous a sorti un truc pendant neuf épisodes pour… absolument rien ? Genre, ça n’apporte rien à la série, ça comble juste le temps. Pour le reste, la série nous pond quelques membres de famille supplémentaires, mais ça ne donne toujours pas envie de faire partie d’une famille de la ville. Quant à la mandarine… Écoutez, sérieusement ?  

Spoilers


The good news is you’re officially not a ticking bomb.

Avec un titre pareil, l’épisode promet d’avance, non ? Non.

L’épisode reprend avec Jughead réussissant à signer un contrat pour être le nouvel auteur de sa saga préférée. Cela tombe bien, parce qu’il veut justement mener l’enquête sur les mystères autour de la saga. Pourquoi pas, mais faut qu’on m’explique comment il retrouve si vite son grand-père. Malheureusement, en plus, la conversation qu’il a avec son grand-père n’a pas réussi du tout à me passionner.

En parallèle, nous suivons Veronica toujours en guerre contre son père. Hiram est vexé qu’elle refuse Harvard, alors il fait en sorte qu’elle foire le reste, y compris Columbia, tout en s’assurant pour que le reste de ses projets soient un échec. Il fait ainsi en sorte qu’elle ne puisse plus vendre d’alcool dans son speakeasy.

C’est la pire des idées, parce que Veronica fait en sorte de faire une grosse fête avant la fermeture de la vente d’alcool et elle entend surtout Pops lui dire qu’Hiram est mal élevé (je n’ai pas compris pourquoi ?). Elle se débrouille donc pour faire en sorte de faire revenir sa grand-mère dans l’équation, et la grand-mère n’est pas ravie d’apprendre que son fils est un bâtard.

Elle le baffe, file la recette du rhum familial à sa petite-fille et repart aussi vite qu’elle était venue. Par contre, ça ne calme pas Hiram pour autant : il fait venir la recruteuse de Columbia à la soirée de Veronica, histoire de ruiner la réputation de sa fille qui se débrouille bien toute seule pour le faire avec un numéro musical dans un speakeasy qui vend de l’alcool alors qu’elle est censée être encore mineure. Tout est si parfait dans cette série.

D’ailleurs, Kevin revient au passage pour le numéro musical de l’épisode. Pourquoi pas, écoutez, il faut bien qu’il serve à quelque chose et comme ce n’est de toute évidence pas pour avoir une intrigue intéressante. Malgré tout, Hiram gagne encore cette manche : il ridiculise la demande d’université de Veronica qui se grille avec ce numéro musical et lui interdit de vendre le rhum familial, parce qu’il l’a breveté.

Sinon, Archie ne dort toujours pas à poil, et c’est bien embêtant pour mon pari cette nouvelle manie d’avoir un t-shirt en permanence. Après, je le comprends : il est carrément réveillé dans sa chambre – où il y a un calendrier de pin-up lol – par FP qui mène l’enquête sur le justicier cagoulé de la ville. C’est une intrigue particulièrement insupportable, qui ne parvient pas du tout à me fasciner.

Renvoyez Archie en prison, j’en ai marre de le voir jouer les justiciers et apprendre que tous les enfants qu’il gère finisse à l’hôpital, à chaque fois. FP non plus n’aime pas ça, alors il troque sa veste de shérif pour celle des Serpents, afin de l’aider à marquer un nouveau grand coup dans les rues de la ville, comme toutes les deux semaines, quoi. Ou alors c’est une impression venant du fait que je regarde la série toutes les deux semaines ? Allez savoir.

Dodger prend une nouvelle fois mal les représailles menées par Archie. Cela mène à une nouvelle tentative de meurtre par les hommes de la rue, qui s’en prennent cette fois à FP. Ouais, celui-ci se prend une balle dans le torse, mais il survit évidemment et ça m’est passé tout à fait au-dessus de voir ça. La crédibilité et la décence sont enterrées depuis si longtemps dans cette série.

Archie décide donc de se venger une nouvelle fois, alors même qu’il vient d’apprendre que Dodger et sa famille allait s’enfuir. Il refuse de les laisser s’en tirer comme ça et va donc tabasser une fois de plus son ennemi mortel. Enfin, là, c’est surtout Archie qui est à deux doigts d’être mortel : il s’acharne tellement sur son adversaire qu’il manque de très peu de le tuer. Le problème, c’est qu’il fait ça devant la mère du type, et aussi devant les gosses qu’il est censé protéger.

Voilà notre rouquin qui se remet en question, manquait plus que ça ! Finalement, Archie retourne à l’hôpital, mais il entend Jug parler de son grand-père et comprend qu’il vaut mieux se barrer. Il fait bien, ce qui laisse Jug convaincre son père de reprendre contact avec le grand-père : il ne peut pas dire non depuis son lit d’hôpital. Quant à Jug, il sait désormais que l’œuvre de son grand-père a été volé légalement, alors il semble vouloir laisser tomber tout le reste pour l’instant. Ben voyons.

Le grand-père s’enfuit toutefois avant que son fils ne puisse le voir, et c’est bien triste même si pas surprenant du tout. Malgré tout, Jug décide de signer le contrat qui lui permet d’écrire pour sa saga préférée, juste au moment où le reste des étudiants de sa fac décide d’enfiler leur plus belles robes d’Harry Potter pour la cérémonie d’initiation de Jug. Il est enfin accepté ? Su-per.

Le pire reste une fois de plus Archie qui s’en veut à présent d’avoir failli tuer Dodger. Il ne comprend pas pourquoi Dodger peut rester en vie alors que Fred non… C’est si gros, si mal écrit et pourtant, pour une fois, je vois à peu près pourquoi la série nous sort ça, et ça marche du côté de la construction du personnage. Son père lui manque, il est en recherche d’une figure paternelle qu’il n’a pas avec FP et qu’il n’est pas capable d’être lui-même. Pauvre Archiechou.

Pendant ce temps, Polly a défiguré une des sœurs de son couvent, et ça pose problème pour toutes les familles. Betty est la seule à qui Polly accepte de parler, mais le problème, c’est que la sœur que Polly a attaqué s’appelle justement Betty. Malgré tout, Betty accepte d’aller voir sa sœur qui est clairement paumée et flippante dans sa conviction de n’avoir rien fait quand il y a une vidéo pour prouver le contraire.

L’enquête menée par Betty lui permet toutefois de comprendre que sa sœur a reçu un coup de téléphone juste avant de criser, et très rapidement, il est révélé qu’il est question d’une séance d’hypnose, tout simplement. Cela est confirmé lorsqu’Alice reçoit un coup de fil, prend un couteau de boucher (eh, Bingo Séries en vue !) et tente de tuer sa fille.

C’est malheureusement un échec et Betty peut alors mener l’enquête avec l’aide de Charlie en qui elle a à nouveau toute confiance. Du Caramel à la mandarine, il n’y a alors qu’un pas : Betty rend visite à Evelyn à la prison, puisque c’est elle qui passe les fameux appels, et celle-ci lui révèle qu’elle a lobotomisé tous les gens de la Ferme avec un nom de code qui leur donne envie de tuer Betty. C’est donc en répétant trois fois Mandarine que l’envie de tuer Betty s’active.

Ecoutez, je n’ai jamais eu besoin de ça pour avoir envie de me débarrasser de ce personnage. Malgré tout, Betty a peur d’être concernée aussi, mais avec l’aide de Charlie elle se rend compte que non. Ensuite, il l’aide également à se débarrasser de sa noirceur dans des flashbacks méditatifs vraiment naze où Betty adulte empêche Betty enfant de tuer Caramel. Caramel et mandarine, ça donne envie de tester des cocktails probablement foireux, non ?

Dans tout ça, Cheryl continue de faire de la merde et se retrouve face à sa mère lorsqu’elle fout le feu et enfume tout le salon, en compagnie du cadavre de son frère, toujours. Elle fait en fait semblant de se suicider pour réussir finalement à piéger sa mère qui révèle qu’elle était bien là. Il n’en faut pas plus pour que Cheryl lance un procès familial contre sa mère, en présence de Toni, de la grand-mère et de ses deux « frères ». Oh boy.

On notera que Toni est celle qui prépare le chloroforme pour sa copine, et c’est abusé de la voir sombrer chaque fois plus bas. Pénélope finit prisonnière de sa fille, mais pas dans la maison familiale : Cheryl décide d’utiliser le baisodrome officiel de la série, à savoir le bunker, pour y enfermer sa mère. Allez comprendre. L’avantage, c’est que derrière Cheryl, il reste une actrice parfaite et vraiment douée dans son job, c’est déjà ça.

Pas évident de vendre ce personnage par contre, surtout qu’elle change une nouvelle d’avis. Cette fois, Cheryl décide donc qu’il est temps de se débarrasser du cadavre de son frère et de lui dire au revoir une fois pour toute. Vraiment, je ne sais pas à quoi aura servi cette intrigue, ce fut long et perché tout du long, et ça n’apporte pas grand-chose, même en termes d’évolution du personnage, parce que Cheryl revient au point de départ, en fait ? Tout ça pour ça.

Cheryl réunit donc tout le monde pour les funérailles de son frère. Elle lui fait une barque et lui fout le feu. Elle est en larmes pour cet énième enterrement. Je crois que je tiens là mon pire effet spécial du mois pour le Bingo Séries. Et personne ne semble questionner Cheryl sur le fait que le cadavre de Jason soit là ?

Genre tout le monde considère normal de voir Cheryl avec le cadavre de son frère enterré depuis trois saisons ? On va dire que les scénaristes n’ont pas eu le temps de gérer ce détail énorme, hein. Ils ont préféré nous caser quelques cliffhangers bien sentis, ou pas, du genre Archie qui rencontre Franck, son oncle paternel, ou Betty qui éclate un miroir pour s’assurer que sa noirceur ne soit plus.

Si elle est convaincue d’en être libérée, quatre semaines plus tard, on apprendra que Betty a tué Jug dans la forêt avec la pierre qui a servi lors de sa cérémonie d’initiation. Comme c’est Archie qui prend le pouls, je ne m’inquiète pas outre mesure pour Jug, cela dit.

 

Compteur d’Archie à poil : il change de t-shirt un nombre incroyable de fois, mais on ne le voit jamais torse nu pour autant. Est-ce que l’acteur a demandé aux scénaristes de se calmer ?

Vus cette semaine #12

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S10E19 – One More – 14/20
C’est un épisode qui me laisse un peu plus mitigé que la semaine dernière : il a trop de longueur et de blabla franchement inutile, mais il a aussi un message que j’aime bien concernant l’espoir. C’est redondant dans cette série, seulement, c’est un peu ce qu’on en attend aussi, et la vision du monde développée ici reste prenante pour du Walking Dead. Un épisode classique qui sera vite oublié, donc, mais qui n’est pas aussi mauvais que bien d’autres avant lui.
Charmed – S03E06 – Private Enemy No.1 – 15/20
Si l’épisode est plutôt sympathique, il choisit des directions qui ne me plaisent pas tellement du côté de la vie personnelle des sœurs, et particulièrement en ce qui concerne Maggie. Je l’ai vue arriver il y a plusieurs épisodes cette intrigue, mais tout de même, je sens que ça va être lourd dans ceux à venir. Autrement, le fil rouge avance peu à peu, comme il se doit, et j’accroche bien à cette saison.

Mardi

Debris – S01E03 – Solar Winds – 17/20
J’aime toujours les personnages mais, en plus, cette fois, j’aime également l’intrigue qui m’a vraiment passionnée avec son petit côté 4400, en quelque sorte. La série est une surprise perpétuelle pour le moment, je trouve que chaque intrigue est vraiment bien pensée pour être aussi inédite que possible, tout en faisant penser à d’autres séries ou œuvres de fiction. J’aime vraiment ce qu’elle peut être, même si elle semble pour l’instant être timide et ne pas trop se dévoiler. On sent l’ambition qu’il y a derrière, j’espère qu’elle sera renouvelée, car il y a de quoi faire, c’est évident !

Mercredi

NCIS- S18E10 – Watchdog – 12/20
Après les scénaristes, c’est donc au tour de l’ensemble des personnages de m’apparaître détestables. C’est tout de même problématique, et ça commence à faire beaucoup en quatre épisodes… La fin tente de se rattraper, mais c’est un peu tard, on a compris qu’ils restaient vieux jeu sur la question des violences policières. Merci, non merci.
This is us – S05E10 – I’ve Got This – 14/20
L’épisode arrive davantage à me convaincre cette semaine parce qu’il reprend un schéma plus classique et développe l’ensemble des personnages de la série de manière à peu près équitable. Cela manque parfois de liens entre eux, avec toute une partie de l’intrigue isolée, et tout n’est pas également intéressant, mais l’ensemble est assez solide. Cela fait toujours plaisir de les suivre !

Jeudi

Resident Alien – S01E05 – Love Language – 16/20
Ah, la voie choisie est intéressante pour la suite, je suis curieux de voir comment ça va se développer et comment le fil rouge va évoluer. Je le trouve particulièrement lent dans son avancée, mais c’est parce que la série se concentre davantage sur les histoires de chaque personnage que sur l’intrigue principale. Pour autant, l’épisode manque un peu de pep’s dans les dynamiques entre personnages par rapport au début. Bref, j’aime toujours, mais je commence à trop m’habituer à la formule et l’écriture de la série.

Vendredi

The Falcon and the Winter Soldier – S01E01 – A New Order – 16/20
C’est un épisode introductif et il ne fallait de toute évidence pas trop en attendre. Côté personnages, je reste assez sceptique parce que je ne suis pas fan des principaux pour l’instant, mais je trouve qu’il y a de bonnes idées, notamment du côté de la fin de l’épisode. En attendant d’en voir plus, ça commence de manière plutôt solide, avec un budget qui promet déjà de belles scènes plus tard dans la série. Que demander de plus ?
Station 19 – S04E07 – Learning to Fly – 17/20
Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré dans les séries. En plus, dès les premières secondes, on a aussi ce qu’il faut en émotion avec les conséquences de la semaine dernière.
Grey’s Anatomy – S17E08 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.
Walker – S01E07 – Tracks – 12/20
J’ai envie d’y croire parce que la série offre de super scènes à des acteurs que j’aime beaucoup, mais bon dieu, qu’est-ce que je viens de regarder ? Cela n’avait aucun sens et c’était hyper lourd dans les bons sentiments qui n’ont aucune crédibilité. Bref, il faut vraiment que j’arrête de trop en attendre.

Challenge Séries 2021

Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)
J’ai publié cet article vendredi, mais j’avais vu le pilot de la série dimanche dernier. J’ai pris le temps d’avancer quand même dans la saison 1 depuis, et ça ajoute donc trois épisodes au programme de cette semaine – trois épisodes que vous pourrez retrouver dans l’article de vendredi prochain. Tout un programme.

J’ai également vu quatre épisodes de La Légende de Korra cette semaine. Je prends mon temps pour l’instant, avec un seul par jour pendant le petit-déj, quand j’en ai le temps. Je n’ai pas envie que ça se termine… Enfin, du côté des rewatchs, j’ai également regardé les six derniers épisodes d’Angel qui sont toujours aussi bien. Bon, je ne comptabilise que les inédits de toute manière.

> Vus en 2021 

Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Salut les sériephiles,

The Pretender (TV series) - WikipediaC’est un étrange titre, n’est-ce pas ? C’est pourtant vrai ! Le Caméléon, ou The Pretender en VO, est pourtant une série multirediffusée en France, mais aussi loin que je me souvienne, je ne suis même pas sûr d’avoir vu un épisode en entier de la série. Enfin, ça, c’était avant dimanche dernier où je me suis décidé à lancer le premier épisode, à moitié sur un coup de tête, à moitié en ayant prévu le coup car je me trainais le DVD depuis trois semaines.

En effet, j’ai une meilleure amie qui est une grande fan de la série, qui la regardait tout le temps quand elle passait à la télévision et à qui nous avons offert l’intégrale de la série en octobre dernier pour son anniversaire. L’occasion était trop belle pour ne pas gratter le prêt des DVDs dès qu’elle aurait fini, et elle m’a donc tout prêté lorsqu’on s’est vu pour mon anniversaire. Depuis, la série m’attendait sagement et c’est lors d’une insomnie que je me suis dit que j’allais la lancer.

Latest The Pretender GIFs | Gfycat

A priori, les quatre saisons rejoignent donc mon Challenge Séries 2021… mais on verra si je tiendrai jusqu’au bout ! Je ne compte pas proposer des critiques de chaque épisode, parce que la série date un peu et que je ne pense pas que ça serait beaucoup lu, mais un peu à la manière de mon rewatch d’autres séries (ou de visionnage d’animés), j’écrirai de temps à autres mon avis sur la série, en fonction de mon avancée. En fait, pour être tout à fait honnête, j’envisage de transformer le 500 mots du vendredi en RDV hebdomadaire sur Le Caméléon.

Pour ce premier article, on va donc se consacrer au pilot de la série et tout ce que j’en ai pensé…

Avant le premier visionnage

skywalkerDe la série dont j’ai quand même vu des bouts d’épisodes lorsque j’étais enfant, je me souviens tout de même de l’essentiel : Jarod est un caméléon, un surdoué capable de se faire passer pour n’importe qui. Il peut endosser n’importe quel rôle et n’importe quelle profession en donnant toujours le change, et il profite de ses dons pour punir les criminels et réparer les injustices.

La série n’est pas qu’un procédural : il y a tout un fil rouge sur la famille de Jarod, en quête perpétuelle de son passé et de ses parents à qui il a été arraché par une organisation, le Centre, qui a voulu exploiter les dons de ce génie dès son plus jeune âge. Il est ainsi traqué par Miss Parker, qui a bon espoir de mettre la main dessus.

skywalkerÇa, c’est pour le synopsis. Pour le reste, j’ai de vagues souvenirs sur des liens entre Jarod et Miss Parker, mais je vais me les laisser de côté. Je me souviens en tout cas que je n’accrochais pas tant que ça quand j’étais enfant parce que tout l’environnement de la série changeait en permanence (logique avec un titre pareil). Je n’ai plus aucune excuse : j’adore Dollhouse dont c’était tout autant le thème de départ, avec en plus le problème que l’héroïne changeait de personnalité.

Un autre reproche que j’y faisais est que c’était beaucoup trop sous le format « épisode de la semaine » que je n’aime pas trop. Aujourd’hui, je regarde de plus en plus de séries procédurales en fond sonore quand je fais à manger/mange (ou travaille sur des taches de secrétariat ou d’administratif ne demandant pas grande concentration, ou repasse, ou… bref, vous avez l’idée), alors une série des années 90, ça peut le faire, non ?

Le pilot du Caméléon

Miss Parker (Pilot ) Created with 5SecondsApp iOS | The pretenders, Actresses, PilotOh boy. La série débute en 1996 et ça se voit. Ca ne se voit pas seulement avec le look des personnages, mais aussi avec le format et la qualité de l’image. Et avec certains moments qui vieillissent de manière bien plus comiques que ne l’envisageaient les scénaristes. Je veux dire, l’introduction de Miss Parker c’est quand même quelque chose : clope au bec, elle débarque d’un hélicoptère et répond à un type qu’elle est tout aussi explosive que les matériaux inflammables à proximité desquels ils sont. Le tout avant d’écraser sa cigarette à coup de bottines à talons hauts. Difficile de ne pas rire aujourd’hui, surtout qu’elle a un bandeau dans les cheveux.

Un autre temps, quoi. Elle est l’atout charme pour les audiences masculines, et c’est assumé un peu en mode Charlie’s Angel. Déjà, je n’avais aucun souvenir de ça, et ça m’a mis dans l’ambiance tout de suite. Passé ce côté un peu kitsch et inattendu, le premier épisode est toutefois plutôt engageant et me donne espoir de tenir sur la saison, voire sur la série.

Le personnage de Jarod est introduit d’abord en tant qu’enfant génie avant d’être présenté en tant qu’adulte. Assez vite, on comprend sa capacité à être un caméléon lorsqu’il est capable de parler plusieurs langues et de prendre un job de chirurgien dans un hôpital sans avoir à passer le moindre entretien d’embauche. C’est bien connu : il suffit d’être présent sur place pendant une urgence. Non ?

skywalkerLe pilot a tout de même du mal à introduire tout son concept, mais c’est le problème de ce genre de séries : comment nous montrer que le personnage se fond toujours dans la masse dans un épisode où il ne va endosser qu’un seul rôle ? Il est un bon médecin… et il finit par être pilote d’avion dans la dernière scène, pour nous donner envie de revenir. Je ne sais pas encore si c’est un cliffhanger qui introduit l’épisode 2 (j’aimerais bien) ou si c’est juste une scène qui sera oubliée et permettait de comprendre ce qu’allait être la série.

En parallèle, bien sûr, nous suivons également Miss Parker qui fait tout ce qu’elle peut pour retrouver la trace du Caméléon. Si elle y parvient, elle ne semble pas très forte à son job : elle le croise déjà deux fois dans ce premier épisode sans parvenir à l’attraper. C’est toutefois plutôt bien amené puisque Jarod a de bonnes raisons de réussir à lui échapper. Ainsi, dans la scène finale, il s’échappe grâce à sa ruse, mais aussi grâce à une amitié qu’il a tissé en cours d’épisode.

De ce point de vue-là, chaque scène a une vraie utilité et c’est plutôt une bonne chose pour le pilot : on nous propose un puzzle qui se reconstitue peu à peu et nous permet de comprendre que Jarod veut rétablir une injustice concernant un patient de l’hôpital qui a terminé en fauteuil roulant à cause de la négligence d’un médecin. Reste à identifier ce qu’il s’est passé exactement et à obtenir les preuves pour rendre la justice.

ohitsatvshow Tumblr blog with posts - Tumbral.comEn cours de route, j’ai aussi découvert l’existence de Sidney, sorte de figure paternelle pour Jarod. C’est lui que Jarod veut recontacter absolument pour avoir des réponses sur l’identité de ses parents : en effet, un test sanguin lui permet de comprendre que ses parents supposés, morts dans un accident ça tombe bien, ne sont pas les siens. Le problème, c’est que Sidney lui affirme ne pas avoir d’informations sur le sujet. Il n’est pas pour autant contre Jarod : oui, il travaille en tant que scientifique pour le Centre, mais il semble aimer voir son sujet favori prendre son indépendance, au grand dam de Miss Parker.

Parmi les bonnes surprises de l’épisode, il y a le casting des rôles secondaires, avec notamment une actrice encore bien jeune mais qui finira quelques années plus tard par incarner Rose de LOST.∞ISLE OF CARTHIS∞ — The Pretender Mementos [22/88] [1.22 - Dragon... J’aime regarder les anciennes séries pour ce genre de surprises, on trouve toujours des acteurs qui finiront par avoir de gros rôles dans de tous petits rôles.

Voilà donc pour ce visionnage du premier épisode… C’est déjà pas mal pour quelqu’un qui l’a regardé vers une heure du matin, je trouve. Je vais à présent continuer mon visionnage et tenter de ne pas être spoilé avant d’arriver à la toute fin des téléfilms.