Lucifer – S03E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 13 de la troisième saison de Lucifer.

Capture d'écran 2018-01-30 15.49.36.pngÉpisode 13 – Til Death Do Us Part – 15/20
Yes, yes, Wolverine rule, I get it.

Lucifer propose à Caïn de le tuer à la tronçonneuse… mais ce n’est pas assez, évidemment. Même le couper en deux ne suffit pas. Sans surprise, il tente la lame pouvant tuer un ange, mais même ça, ça ne fonctionne pas sur Caïn.

Lucifer demande ensuite l’aide de Maze qui raconte tout un tas de tortures sur les humains, avant de lui rappeler utilement que son père s’amuse avec plein de jeux d’esprit. Assez clairement, ma théorie est que Caïn peut mourir : il mourra le jour où il voudra rester en vie. Un classique de la torture, non ?

Par conséquent, Lucifer joue au psy avec Pierce, ce qui l’énerve encore plus.

L’intrigue de la semaine est un petit meurtre entre voisins, comme d’habitude. Le problème, c’est que la victime du jour n’est pas qui elle prétendait être : elle a une fausse identité. Chloe est heureuse de voir que Pierce a décidé de rester ; surtout que son aide peut lui être précieuse car c’est un expert des fausses morts, en tout cas selon Lucifer.

Toute l’affaire est liée à un gang de trafiquants de drogue se vengeant de la disparition de leur meilleure cuisinière de K-pop. Une drogue avec de l’ecstasy, donc. Ou juste une excuse pour proposer un peu de K-pop dans une scène d’action marrante au beau milieu d’un club de karaoké coréen.

Lucifer s’amuse bien dans ce bar et réussit à convaincre Hong, le dirigeant, de venir parler à Chloe… Il lui donne la recette de l’ecstasy de Sandra, la victime. Celle-ci avait en fait recontacté le gang pour les rembourser, et ils étaient en bons termes.

C’était intéressant et plutôt marrant, et tout ça mène Lucifer et Pierce à se faire passer, sous couverture, pour un couple s’installant dans la maison de Sandra. C’est rigolo et ça leur permet de rencontrer tous les voisins, définitivement suspects. Ils apprennent ainsi l’existence d’un « Watchdog » surveillant les gens du quartier et laissant des notes dans les boites aux lettres de tout le monde pour leur dire d’arrêter d’être d’horribles voisins.

Lucifer fait ce qu’il faut pour en recevoir une – la série n’hésitant pas à aller dans l’excès pour ça – et découvre que le charmant monsieur qui fait ça n’est autre que le mari du couple qu’il a reçu à diner, forcément, faudrait voir à pas payer trop de figurants tout de même.

Finalement, lui aime beaucoup la drogue de Sandra (qu’il connaît sous le nom de June), donc il n’est pas si suspect. Le couple Pierce/Lucifer, les deux ne se supportant plus, est obligé de se remettre à sa couverture. Cela vire à la dispute de couple plus vraie que nature, mais aussi à la réconciliation avec baiser, parce qu’il fallait au moins s’amuser jusqu’au bout de cette couverture et de Lucifer voulant en savoir beaucoup plus de Pierce.

Finalement, c’est fifou, mais la meurtrière est la femme de l’homme précédemment arrêté, elle aussi ayant déjà eu pas mal de répliques dans l’épisode. La logique voulait donc qu’il la couvre quand il a compris qu’elle était la meurtrière ; cette dernière étant uniquement motivée par une jalousie stupide.

La conclusion de l’épisode voit la couverture de Lucifer et Pierce s’arrêter et Chloe tentant sa chance avec Pierce, pour mieux se prendre un vent. Forcément.

Pierce, en tant que Caïn, a peur de la voir mourir avant lui, ce qui arrivera forcément. Après avoir quelques jours en tant que couple marié, Pierce et Lucifer sont désormais de vrais amis et Caïn accepte même que Lucifer tente sa tronçonneuse sur lui. Mais oui, mais bien sûr : il est quand même censé souffrir pour de vrai, hein.

Pendant ce temps, Maze continue son travail et est déprimée d’avoir affaire à un ensemble d’humains déprimants incapables de vraiment se cacher. Elle sent l’arrivée de Charlotte et se met à la draguer, même si elles étaient ennemies mortelles. C’est beaucoup trop drôle, même si elle est un vrai agresseur sexuel pour le coup.

Cela suffit à convaincre Charlotte de finalement dîner avec Dan, mais il en faut plus que ça pour semer Maze qui leur propose donc… un plan à trois. Allez, on va reconnaître que c’était rigolo. En conclusion, rien ne se fait car Maze comprend qu’elle est simplement attirée par l’odeur des problèmes de Charlotte, et ça ne l’intéresse pas plus que ça. Cela permet à Dan d’avouer à Charlotte qu’il est prêt à lui laisser le temps qu’il faudra.

Bref, c’est de nouveau un épisode qui n’a rien fait avancer du tout, mais il était plutôt marrant à voir. Ils ont viré à la comédie plus qu’autre chose, l’enquête n’ayant rien de particulièrement surprenant à révéler. C’est l’une des forces de cette série, toutefois, d’avoir intégré autant d’humour dans la formule autrement lassante du procédural.

Supergirl – S03E12

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 12 de la troisième saison de Supergirl.

12.jpgÉpisode 12 – For Good – 15/20
Nay, I love powerful women. But you’re not a powerful woman.

Comme un mardi, je commence ma journée série par un épisode de Supergirl.

Cet épisode commence par un cauchemar de Kara qui aperçoit ses nouvelles ennemies. Grâce aux informations du futur apportées par Mon-El, le DEO comprend qu’il peut possiblement localiser l’arrivée de Reign sur Terre – et donc l’arrivée des deux autres nouvelles méchantes qui doivent encore émerger.

Alex a un passé médical ? Je ne sais plus si ça avait déjà été confirmé dans la série, mais ça explique toutes les scènes où elle soigne tout le monde ; tout en continuant de torturer l’ensemble des fans de Grey’s Anatomy. Alex soutient Sam dans son stress médical et lui fait passer une IRM.

Elle ne trouve toutefois rien d’exceptionnel. Sam commence à déprimer sérieusement d’être un fardeau pour le reste du monde et Alex la réconforte. Ah Alex, elle est tellement parfaite – pas comme les mensonges de Sam. Il était toutefois intéressant de voir Alex revenir un peu sur sa personnalité et sur son habitude de tout garder en elle, en tout cas avant la saison 2. Une fois de plus, les scènes sont bien écrites et Alex parvient à convaincre Sam de parler à Lena & Kara.

Pendant ce temps, James et Lena continuent leurs rencards. Jai toujours du mal à croire en ce couple, mais bon, il faut bien s’y faire. Ils sont une fois de plus confrontés à Edge, toujours aussi insupportable. Celui-ci va vite regretter d’être un tel connard quand l’homme chargé de s’occuper de sa voiture la trafique, le menant à échapper de peu à un accident de voiture assez terrible. Par chance pour lui, il n’y a pas grand monde sur la route qu’il emprunte et sa voiture n’avance pas si vite. Jamais je n’oserais me détacher dans une voiture qui fonce à toute vitesse comme ça, je crois que je suis bon pour mourir dans une explosion incompréhensible moi.

Plutôt que de se rendre à l’hôpital, il retourne à Cat Co pour accuser Lena de meurtre. C’est vrai que c’est tellement logique de venir menacer de mort la personne que tu penses être responsable d’une tentative d’assassinat sur ta personne qui est passé à deux doigts de fonctionner.

Du coup, Cat Co laisse tomber son reportage sur les prisonniers ré-arrêtés et Thomas Coville toujours en fuite pour se consacrer sur cette tentative de meurtre. Ils sont rapidement interrompus par une tentative de meurtre au cyanure sur Lena.

C’était sympa comme faux stress – je n’ai pas cru une seconde à la mort de Lena, mais je me suis dit qu’ils allaient peut-être enfin lui faire comprendre que Kara n’était pas qu’une simple journaliste. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et à la place on a le droit à une scène où Alex se la joue grande pro de médecine et où Supergirl s’avère être plus douée que Meredith Grey pour sauver une vie. Oh, et bien sûr, J’onn en profite pour faire un joli discours d’encouragement parfaitement inutile à Kara. Une fois de plus, je ne l’ai pas vraiment écoutée – en espérant ne pas avoir loupé une info comme dans les premiers épisodes de la saison.

James pète un câble de voir Lena en si mauvais état. Il s’en prend donc à son tour à Edge, en tant que gardien, mais Edge jure ne rien savoir. Le méchant a ensuite droit à la destruction de sa voiture pourtant flambant neuve. Les assurances doivent le surkiffer à ce stade.

Bien sûr, Lena se réveille et veut se venger sur Edge, mais elle découvre surtout que l’homme qui l’a empoisonné s’est fait tuer par une arme de LuthorCorp : des balles qui disparaissent. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Lena remonte la piste et découvre que sa mère est de retour en ville. Et comme d’habitude, celle-ci manipule rapidement sa fille en une boule de haine. Elle sait toutefois que Lena n’est pas une meurtrière, mais elle la convainc d’accepter de la laisser agir.

Lena retourne ensuite à CatCo pour avoir le droit de découvrir que sa meilleure amie est probablement malade. Cela ne l’empêche pas de prévenir Kara du retour de Lilian. Ensemble, elles décident donc de mettre un terme au plan de Lilian, ce qui est plutôt simple à mettre en place.

En effet, le plan de Lilian consiste à tuer Edge grâce à un pass qu’il a à une grande soirée de gala. Ce pass devient la cible d’un drone. Lena lui propose de le sauver en échange d’une confession pour ses tentatives de meurtre contre Lena. C’est totalement stupide, ça n’a aucune valeur juridique et en plus, n’importe qui reconnaîtrait n’importe quoi dans ces conditions.

Qu’importe en soi, on s’en fiche rapidement car si le drone est neutralisé, ce n’est pas le cas de Lilian qui se revêt de sa plus belle armure, le « Lexosuit », pour tenter de… tuer sa propre fille. Elle est en effet énervée que cette dernière tente de l’empêcher de tuer Edge, qu’elle ne veut tuer que parce qu’il a essayé de tuer Lena. LA LOGIQUE.

Cela permet au moins à Winn d’être drôle et de prendre le contrôle du drone de Lilian pour le retourner contre cette dernière. Face à Supergirl, Mon-El et le drone, Lilian n’a plus vraiment la moindre chance de s’en sortir et elle est rapidement neutralisée.

Edge récupère la cassette de ses confessions, mais sa victoire n’est que de courte durée car James sort de nulle part en tant que gardien (et sans l’aide de Winn, donc) pour le stopper lui aussi. Lena récupère donc les confessions de son ennemi et découvre que Mon-El est en vie.

Elle prévient Kara aussitôt qu’elle en a l’occasion, et celle-ci révèle que c’est compliqué. Sans blague. Tout ça n’aura pas plus d’impact que ça : Edge est arrêté, Lena file les confessions de celui-ci à la police (même si elle est clairement complice de tentative de meurtre sur cette cassette, hein) et Lilian finit à l’hôpital, où elle sera probablement arrêtée également.

En fin d’épisode, Sam découvre qu’elle n’a aucune maladie, mais cela est loin de la rassurer. En même temps, effectivement, ce n’est pas très rassurant et elle ne devrait plus mettre trop de temps à comprendre qu’elle est Reign. Parce que si elle a peur de ce qu’elle a, elle conserve le secret de ses super-pouvoirs qu’elle semble avoir elle-même oublié à ce stade de la saison. On va dire que Reign peut lui avoir effacé ses souvenirs de ses actions super-héroïques ?

Le cliffhanger révèle que Winn a trouvé l’identité possible des deux nouvelles méchantes, car il a trouvé quatre femmes ayant survécu à des accidents durant lesquels elles auraient dû mourir. Bim, bam, boum, Kara reconnaît Julia, la femme qu’on a vu survivre à l’accident de voiture la semaine dernière et elle décide de la retrouver. Fin d’épisode.

C’était tout tranquille cette semaine, avec deux intrigues bien ficelées qui comblaient un épisode pour le principe de le combler, avec quelques retours rapidement expédiés et un oubli bien rapide de Livewire.

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Les rituels (du passé) d’un sériephile

Salut les sériephiles !

En commençant ma chronique sur le dernier épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D samedi, je me suis rendu compte que ça me manquait de ne plus le regarder à heure fixe, et plus particulièrement le mercredi matin au réveil comme je le faisais depuis quelques années. Du même coup, je me suis rendu compte qu’il y avait quand même un truc cool avec les séries télé, c’était l’instauration de rituels.

En effet, on a le droit chaque semaine à un nouvel épisode, et forcément, quand on en regarde autant que moi, cela finit par créer des habitudes, un rythme, un quotidien. Voici donc quelques-uns des rituels qui me manquent aujourd’hui.

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La trilogie du samedi : trépigner d’impatience chaque semaine d’arriver enfin au week-end, râler dans les embouteillages des retours de vacances nous assurant de manquer un épisode inédit de Charmed, j’en ai déjà parlé il y a quelques mois, mais c’est certainement le RDV série qui me manque le plus.

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Mes jeudis soirs interdits : j’ai eu très jeune la télé dans ma chambre – avec pour objectif de me responsabiliser. Hum. Responsable, je l’étais assez pour avoir de très bonnes notes ; en revanche, le jeudi soir quand j’étais en 3e, c’était n’importe quoi. M6 diffusait Prison Break, Alias et The Inside, et je restais devant la télévision jusqu’à 1h ou 2h du matin, le tout en cachette et quitte à activer parfois des sous-titres à défaut de pouvoir tout entendre avec le son très bas. Je devais être beau et frais le vendredi.

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Mes vendredis soirs révisions : là encore, je peux remercier M6 d’avoir rythmé une bonne partie de mon adolescence. Que ce soit NCIS ou Bones, les séries procédurales étaient l’assurance d’avoir un bruit de fond efficace pendant que je révisais pour mes DS du samedi. Je ne sais pas si ça me manque tant que ça, mais en tout cas, dès que je n’ai plus mis les pieds au lycée, c’en était fini de ces séries et moi.

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L’overdose Buffy : c’est à croire que j’ai passé mon adolescence devant la télévision, mais les rediffusions de Buffy sur W9, à coup de trois épisodes par soir, je me les suis englouties avec plaisir. Je reste rancunier du final de la saison 6 diffusé à 22h alors que je n’avais pas la TNT dans ma chambre ou, pire, du final de la série diffusé à 23h ; mais que c’était cool de découvrir la série comme ça (et souvent en faisant mes devoirs en même temps). Ensuite, j’ai eu les DVDs Buffy & Angel, et je passais mes soirées devant à faire mes commentaires de texte et lectures analytiques – LOST aussi m’a bien aidé à l’époque.

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Le déjeuner Fringe : ce n’est que sur la saison 5 que ça m’est arrivé, car je vivais tout seul et que j’avais 4h de pause le lundi « midi » en bac +1. On dit qu’on bosse en prépa, mais en vrai, je n’avais pas cours de 13h à 17h (et je finissais donc la journée à 19h) ; donc je rentrais chez moi et je regardais Fringe. Et pour le rituel, je mangeais toujours une part de fondant au chocolat. On notera que manger devant Fringe, ce n’est pas génial comme idée. L’année suivante, je me suis mis à Walking Dead pour occuper le lundi.

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Je n’avais jamais remarqué avant, mais Artie doit s’en prendre plein la tronche vu les verres de Rachel (!!) et Britanny.

Les devoirs devant Glee : j’ai passé la majeure partie de ma khâgne (bac +2) à rattraper tout Glee en faisant mes devoirs. C’était un fond sonore parfait, après tout. Bizarrement, les révisions ont beaucoup moins fonctionnées quand j’ai voulu faire ça devant Orphan Black.

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Le TGIT : je ne sais pas si on peut dire que ce rituel me manque vraiment, mais cela fait longtemps désormais que dès que j’ai du temps libre le vendredi, je me jette sur Grey’s Anatomy. Et ce n’est que cette semaine que j’ai fini par me décider à commencer par How to get away with murder, parce que les habitudes avaient la vie dure jusqu’ici, mais à un moment, il faut bien reconnaître que je suis plus en suspense sur HTGAWM que sur Grey’s. Et Scandal, on l’a perdue dans la choucroute il y a longtemps.

 

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Et ce qui est génial avec ces rituels, c’est qu’on peut en instaurer de nouveaux chaque année, ou les partager avec d’autres. Par exemple, j’ai vu une grosse partie de la saison 7  de Suits en la commentant en direct sur Messenger avec LudoOrange is the new black rime chez moi avec ma meilleure amie (et beaucoup de rhum). Quant à Orphan Black, Poluss avait le droit de recevoir chaque semaine un véritable pavé avec toutes mes impressions et théories (oui, elle a en fait eu l’exclusivité sur l’existence du blog quand j’y pense).

Oh, il n’y a là qu’une toute petite partie de mes rituels de sériephile, parce que si je suis honnête, j’ai quasiment une anecdote du type sur le visionnage de chaque série. Suis-je le seul taré à faire ça ? Peut-être, mais je sais aussi que beaucoup ont le rituel Netflix, avec le binge-watching de toute une saison inédite en un week-end. D’ailleurs, c’est bien ce que je compte faire de mon Week-end en séries #5 et d’Altered Carbon !

Counterpart – S01E02

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 2e épisode de la première saison de Counterpart.

Capture d'écran 2018-01-29 22.32.12.pngÉpisode 2 – Birds of a Feather – 16/20
I don’t really know anything about the nature of our work.

C’est reparti pour cette série – depuis le premier épisode la semaine dernière, j’ai découvert que la série manquait clairement de personnages féminins et que c’était sûrement ça qui m’avait rebuté. Tout va bien.

On commence par ce qui ressemble fort à un traquenard d’Emily : elle a piégé Alt-Howard pour le rendre à ses services qui ont lancé un mandat d’amener à son nom. Il découvre que trois hommes bulgares sont là pour l’arrêter, fait semblant de se rendre et les tue. On continue donc de nager dans l’incompréhension la plus totale pour le moment. Toutefois, Emily semble tellement le détester que je comprends pourquoi il dit qu’elle est morte, ça paraît plus simple.

Le lendemain, un indic’ lui apprend le vrai nom de Baldwin, mais ça semble ne pas le passionner : ce n’est pas assez. On continue la découverte de ce nouveau monde, la série passant du monde d’un Howard à l’autre, avec un RDV de ce Howard avec le « Pape », rien que ça. Le rendez-vous a lieu dans une Église effectivement et le Pape lui conseille de prendre un visa de 36 heures car la situation se dégrade pour lui dans ce monde. Sans trop de surprise, il y arrive sans problème.

De son côté, Emily découvre qu’elle est dans la merde pour la mort des trois bulgares qui bossaient avec elle : jamais aucun mandat d’amener n’a été lancé par sa hiérarchie, donc toute sa justification de l’affaire tombe à l’eau. Elle le prend mal et nous découvrons en plus qu’elle a déjà une tache dans sa carrière, même si nous n’en savons pas plus pour l’instant.

Nous la retrouvons plus tard au lit avec un autre homme. C’est tout à fait son copain du moment puisqu’il a toutes les infos sur sa vie personnelle et la conseille. En fin d’épisode, nous retrouvons Emily qui vient rendre visite au Pape pour obtenir des informations sur la mission de son ex-mari ; puisque quelqu’un a voulu lui faire porter le chapeau de sa mort. Emily déclare avoir pour mission de préserver la paix, mais également savoir pour les agissements de Baldwin dans l’autre monde. Et les relations entre elle et le pape restent un vrai mystère.

Dans l’autre monde, Alt-Howard revient avec le nom de Baldwin et demande l’aide de son alter-ego, qui a obtenu sa promotion mais n’est pas plus avancé qu’avant dans la nature de son travail. Leurs retrouvailles sont excellentes : on découvre qu’Alt-Howard a déjà retrouvé la Baldwin de ce monde ; elle s’appelle Nadia et est violoniste.

Non, ce n’est pas ça qui est excellent : Alt-Howard approfondit un peu plus la mythologie en expliquant à son double qu’il n’y avait qu’une réalité à l’origine, mais que trente ans plus tôt, cette simple réalité s’est divisée en deux, puis a divergé progressivement, d’où les gros changements de personnalités des deux côtés.

Alt-Howard se débrouille pour approcher Nadia de manière discrète, se faisant passer pour un père en pleine dépression. C’est plutôt efficace comme tactique, il attire sans problème l’attention de Nadia. Pendant ce temps, l’autre Howard se rend avec toute une équipe fouiller l’appartement de Nadia afin d’obtenir de nouvelles informations sur Baldwin.

Cette dernière, elle, a droit à une jolie balle dans la mâchoire. Elle se recoud elle-même avant l’arrivée d’une femme avec qui elle a clairement une relation ambiguë. Celle-ci lui donne l’ordre de tuer Nadia, l’autre, et elle est bien renseignée sur Howard, celui ayant traversé. Baldwin jure que ce ne sera pas un problème de tuer Nadia, mais les choses sont plus compliquées que ça.

Une fois Howard parti de l’appartement de Nadia, elle s’infiltre dans celui-ci et découvre la vie de son double. Une vie bien différente, malgré un passé commun. En flashback, nous découvrons d’ailleurs le passé des deux Nadia qui ressemble beaucoup à de la torture à base de violon.

Howard se rend dans la maison d’enfance de Baldwin et Nadia, ne sachant pas qu’il est sur une bien mauvaise piste. Lui et les autres hommes découvrent que Baldwin en a après Nadia et font demi-tour, mais celle-ci est déjà en train de passer à l’action : elle appelle les secours, puis tue deux hommes.

La série gère bien du côté de Nadia : elle raconte sa vie à l’Alt-Howard et il est difficile de ne pas s’attacher à elle ; même quand on découvre qu’elle n’a pas porté secours à son alcoolique de père tombé par mégarde sur les rails du métro. Bon appétit.

Baldwin réussit à la perfection son coup, mais elle n’ose pas pour autant tuer Nadia. Les deux s’enfuient, poursuivies par Alt-Howard, poursuivi par son garde du corps, poursuivi par les supérieurs de l’opération. Passionnante courses poursuites.

Malgré tout ça, Baldwin prend le temps de montrer son visage à Nadia qui la prend pour son vrai visage, forcément. Il est révélé qu’en fait Nadia se scarifie pour oublier le meurtre de son père, mais elle est finalement abattue par accident par le shooter de l’agence, le tout sous les yeux d’Howard.

Finalement, Nadia est donc tuée et Baldwin arrêtée par les policiers, puisqu’elle se rend, dépitée par la mort de son double.

En fin d’épisode, Howard est dégoûté de la mort de Nadia, s’en prend à ses supérieurs (physiquement) et accueille Alt-Howard chez lui. Sur les nerfs, Howard ressemble déjà bien plus à son double, et ça ne lui plaît.

Cet épisode me plaît bien, mais je ne sais toujours pas quoi penser de la série. Nous sommes pris au milieu d’une guerre inter-dimensionnelle dont nous ne comprenons absolument rien. Ils ont fait un bon job à nous rendre Baldwin attachante grâce à son double désormais morte, mais comme Baldwin est arrêtée pour ce côté humain, ça reste un vrai mystère de savoir vers quoi ils se dirigent.

En plus, on ne va pas se mentir, ils n’exploitent pas les 56 minutes exactement comme il faudrait. On retrouve la lenteur classique des séries de ce format, et c’est dommage. Il paraît que ça donne l’impression d’être devant un film, mais perso, je ne regarde pas un film pour m’ennuyer. Je n’en suis pas encore à l’ennui devant la série, mais c’est un peu irritant quand on s’aperçoit que certaines scènes supposées donner de la profondeur comblent juste du temps d’épisode sans rien apporté.

Et ça n’aide pas à me positionner pour savoir quoi penser de la série.