Vus cette semaine #17

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E10 – Zoey’s Extraordinary Girls Night – 18/20
Je suis inquiet de la tournure prise par la série avec cet épisode, parce qu’elle n’est pas encore renouvelée et qu’il sera impossible de tout boucler d’ici la fin de saison à présent. Les intrigues lancées dans cet épisode sont nécessaires et il est dommage de ne pas les avoir abordées avant pour certaines, car il y a là de quoi tenir vraiment quelques épisodes… La série me touche toujours autant en tout cas, avec un très juste équilibre entre humour et profonde tristesse.
The Nevers – S01E02 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.
The Rookie – S03E11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.
Charmed – S03E10 – Bruja-Ha – 19/20
Quelques petits détails dans le scénario font que j’ai envie de venir chipoter et de ne pas mettre un 20/20 à cet épisode, mais il était vraiment excellent. On sent que les scénaristes font le choix d’accélérer le rythme, et ça me convient très bien comme ça. Les personnages sont de plus bien développés dans cet épisode, malgré l’accélération des intrigues et des moments d’action… Bref, c’était un épisode parfaitement jouissif à regarder, j’approuve les changements effectués et j’espère qu’ils dureront !

Mardi

9-1-1 – S04E09 – Blindsided – 19/20
Une excellente reprise pour la série qui nous aveugle – c’est le titre de l’épisode après tout – avec son petit twist attendu sans qu’on ne comprenne exactement ce qu’il sera. Au-delà du jeu de mots du titre, j’ai bien aimé l’ensemble de cet épisode, avec des évolutions intéressantes pour les personnages (même si certains m’ont énervé) et des avancées dans un paquet d’intrigue. Par contre, pour une reprise, il est frustrant de voir certains personnages presque cantonnés à de la figuration. C’est habituel avec cette série, je sais.
9-1-1 Lone Star – S02E09 – Saving Grace – 17/20
J’ai du mal avec la structure de cet épisode qui nous présente une intrigue très chouette, hein, mais qui n’est pas celle pour laquelle j’avais envie de retrouver cette caserne de pompiers. Je suis un peu déçu que la série prenne le modèle de sa grande-sœur pour cet épisode, finalement, mais ça n’empêche qu’on se concentre sur des personnages que j’adore et que les émotions passent très bien au moment où elles doivent se passer.

Mercredi

NCIS – S18E12 – Sangre – 12/20
Même si j’aime le personnage sur qui se centre cet épisode, ce n’est pas assez innovant du tout pour me convaincre comme épisode. En fait, ils auraient pu écrire la même chose en saison 12, 6 ou 1… Et bon, ça me blase un peu.

Jeudi

Younger – S07E05 – The Last Unicorn – 17/20
Si une sous-intrigue fonctionne moins bien que le reste, l’épisode n’en reste pas moins hilarant. Cette série est l’une des dernières à réussir encore à me faire vraiment rire, je suis franchement triste que ce soit sa dernière saison. Force est de constater toutefois qu’on se dirige naturellement vers une conclusion de tout ça à laquelle j’ai hâte d’arriver malgré tout.

Vendredi

Station 19 – S04E12 – Get Up, Stand Up – 20/20
C’est un épisode important à voir (et revoir, je pense), même s’il a probablement quelques défauts et qu’il ne peut pas tout dire en 42 minutes, parce qu’il traite d’un sujet qui nous concerne tous. Je n’ai pas grand-chose à en dire et je suis mal placé pour une critique, alors c’était un exercice délicat d’écrire l’article. Regardez l’épisode, même si vous ne regardez pas la série. Vraiment.
Grey’s Anatomy – S17E13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.
The Falcon and the Winter Soldier – S01E06 – One World, One People – 17/20 – Fin de saison
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même.

Challenge Séries 2021

Dollface – S01E02 – Homebody – 18/20
Ce deuxième épisode confirme largement l’essai et est franchement très agréable à regarder. Le rythme est soutenu tout du long et bien trop drôle, avec un nombre dingue de gags en une trentaine de minutes à peine. Cela risque fort de finir en série coup de cœur de l’année – et du Challenge Séries 2021.
J’ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette)
Je n’aime pas le Caméléon… mais j’adore le Centre (The Pretender, #06)
Riverdale – S04E13 – The Ides of March – 13/20
Plutôt soulagé de voir que la série perd moins de temps que prévu avec cet épisode qui contient déjà des scènes que je ne pensais pas voir avant la fin de saison. C’est une bonne chose, car je m’approche peu à peu de la fin de la saison 4 et que l’intrigue peut ainsi s’emballer un peu – suffisamment pour que je sois à nouveau motivé à poursuivre tout ça et voir jusqu’où ça ira.
Riverdale – S04E14 – How to get away with murder – 16/20
Pourquoi la série assume-t-elle dans son titre la référence à une autre série d’une chaîne concurrente sur l’épisode qui ressemble le moins à un épisode de celle-ci du côté de la structure ? Encore un mystère pour Riverdale ! Cela dit, l’épisode est plutôt du genre excellent pour cette série, avec certes des répliques soi-disant sérieuses à se tordre de rire, mais aussi avec une intrigue prenante. Tant pis si on laisse de côté des personnages, l’arc qui s’ouvre là donne envie d’en voir plus.
Riverdale – S04E15 – To Die For – 13/20
Franchement, cet arc narratif pourrait être si bien que je me demande vraiment pourquoi ils ont fait le choix d’introduire dans cet épisode des absurdités et des trucs grillant tout le suspense à 1000 kilomètres. Ah oui, c’est cette série, pourquoi j’essaie encore de croire qu’elle peut être cohérente alors que je sais que non ? Je n’en peux plus, mais au moins, avec cet épisode, je gagne mon pari de base de visionnage de la série, commencée il y a un peu plus d’un an. Qu’on ne me dise pas que je ne suis pas courageux parfois !
Riverdale – S04E16 – The Locked Room – 16/20
C’est étonnant, mais cet épisode réussit vraiment bien à atteindre l’ambiance qu’il souhaite. C’est frustrant, parce que c’est la fin d’un arc qui aura vraiment été chouette dans la série, mais c’est aussi hyper bavard et exagéré à plein d’égards. Allez, c’était dix fois mieux que le reste de la saison et je me suis bien amusé des révélations qui se jouaient dans cet épisode. C’était top.
rIVERDALE – S04E17 – Wicked Little Town – 14/20
Eh, pas si mal cette saison finalement, elle va avoir une meilleure note que ce que j’imaginais. Cet épisode est insupportable d’intrigues plus ridicules les unes que les autres, hein, ne vous méprenez pas face à une note pas si mauvaise… Les chansons sont plutôt sympathiques et ça aide à faire passer la pilule de certaines idées qui sortent de nulle part. Comme d’habitude, je suis bon public sur les épisodes musicaux. Ca me motive, écoutez.
Riverdale – S04E18 – Lynchian – 10/20
Et merde, j’y croyais, on était sur une bonne lancée, mais voilà la série qui retombe dans tous ses pires démons. Le bon fil rouge étant évacué, il ne reste que des intrigues vraiment peu prenantes et qui finissent en queue de poisson dans cet épisode. Quant au nouvel arc entamé, je ne comprends pas bien l’évolution qui est suivie ici. Dire qu’il y a encore deux saisons au moins alors qu’ils n’ont plus rien à raconter déjà et qu’ils se recyclent sur plein de trucs !
rIVERDALE – S04E19 – Killing M.Honey – 18/20 – Fin de saison
Oui, oui, 18, j’y vais à fond, mais c’est parce que j’ai vraiment aimé cet épisode, en grande partie indépendant de toutes les intrigues en cours et justifiant tous les moments les plus nazes (ou presque) par une explication qui tient la route. C’est tellement inhabituel ! Comme trop souvent, la série me donne l’impression qu’elle va faire une super intrigue et tout, mais je suis sûr qu’en deux épisodes tout sera à nouveau ruiné. Ah, et pour une fin de saison improvisée car imposée plus tôt que prévu par le Covid, je trouve qu’ils s’en sortent vraiment bien !

J’ai vu aussi sept autres épisodes d’une série radamanesque tunisienne et deux épisodes de la dernière saison de La Légende de Korra

> Vus en 2021 

Dollface – S01E02

Épisode 2 – Homebody – 18/20
Ce deuxième épisode confirme largement l’essai et est franchement très agréable à regarder. Le rythme est soutenu tout du long et bien trop drôle, avec un nombre dingue de gags en une trentaine de minutes à peine. Cela risque fort de finir en série coup de cœur de l’année – et du Challenge Séries 2021.

Spoilers

Jules a besoin de ses amies pour faire face au retour de Jérémy – mais sont-elles encore ses amies ?

You totally did not need our help

Quoi de mieux qu’une soirée comédie pour bien terminer la semaine – et les vacances ? Rien. C’est pour cela que j’enchaîne Younger avec cet épisode, histoire d’oublier les soucis à venir. Et ça commence bien avec Jules qui tente de se faire du sport pour commencer sa nouvelle vie. C’est ma foi quelque chose d’assez classique et normal à faire après une rupture, mais le fun débarque assez vite dans l’épisode avec un portable qui est un coach sportif bien difficile à convaincre.

La séance de sport vire au cauchemar pour Jules qui ne fait pas grand-chose et se rend compte que le sport n’est peut-être pas tout à fait pour elle. J’ai pas mal ri dès la première scène, et c’est toujours un excellent signe pour une série de parvenir si vite à être géniale. Quand elle rentre chez elle, Jules n’est pas au bout de ses peines dominicales.

En effet, comme c’est dimanche, Jeremy, son ex, a décidé de revenir à l’appartement pour voir son match. Et si d’habitude, Jules reste avec lui et ses amis pour voir le match de foot, là, ça ne l’intéresse pas trop que Jules reste. Il la vire clairement de chez elle, forçant Jules à se trouver une occupation alors qu’elle erre en ville dans sa voiture sur laquelle tombe une brume blanche.

La femme chat débarque alors, justifiant cette étrange brume blanche un peu partout. Elle est toujours aussi drôle et sert désormais de guide spirituel à notre héroïne. Jules n’ose toutefois pas appeler ses amies, même si elle en a clairement besoin. C’est donc la femme-chat qui appelle Madison et la force à parler avec elle. Jules en profite pour définir leur relation comme elle peut, et ce n’est pas exactement agréable pour elle. On sent bien qu’elle galère comme pas permis, mais ça se fait de manière marante avec une parodie de scènes de couple commençant à peine.

Cela permet toutefois à Jules de se faire inviter au brunch du dimanche, que la série présente comme la messe inévitable de toutes les femmes le dimanche. C’est tellement drôle comme situation – le brunch devient the place to be pour toutes les femmes célibataires ; mais aussi pour celles en couple. J’ai trouvé que ça passait plutôt bien, surtout après un épisode qui insistait justement sur l’omniprésence des brunchs dans la vie de ces personnages !

Jules est à peine arrivée qu’elle installe un silence gênant, d’abord, puis une longue conversation sur Jeremy. Rapidement, on en arrive au sujet qui fâche : son prochain lieu de vie, parce qu’elle ne peut rester chez Jeremy. Elle a trouvé un appartement qui lui semble sympa, mais qui ne convient pas tellement ni à Stella, qui lui conseille plutôt du fun/happy/sexy, ni à Madison, qui lui conseille du sexy rich. Les deux amies partent immédiatement dans un énorme débat qui les divise, au point de provoquer un cratère entre elles, la table se séparant en deux.

Forcément, Jules est tout de même un peu poussée à suivre l’avis de Madison finalement, parce que c’est sa meilleure amie, à l’origine. Elle visite donc avec elle un appartement trouvé par Madison… mais écoute tout de même les conseils de Stella qui lui envoie des SMS en faisant semblant de travailler comme esthéticienne. C’était plutôt marrant de la voir comme ça, et j’adore vraiment Stella.

Malheureusement, Jules n’a pas les moyens de se payer l’appartement proposé par Madison, parce qu’elle a un tout petit salaire. Elle n’a jamais pensé à demander une augmentation, ce qui choque sa meilleure amie – et nous avec, en théorie ; mais c’est assez cohérent avec le personnage de Jules qui ne semble pas faire beaucoup d’efforts pour sortir de sa confort zone.

Et il n’y a pas plus désagréable que ce genre de rendez-vous. Madison revoit aussitôt son coaching, en tout cas, forçant Jules à voir sa patronne le jour-même pour demander une augmentation. Bien sûr, elle lui interdit de dire qu’elle est désolée, peu importe ce qu’elle fera ; ce qui est un bon conseil… Cela dit, le rendez-vous avec Celeste, sa patronne, est terrible à voir pour elle.

Je suis impressionné de la rapidité à prendre le rendez-vous, tout de même, mais ça se déroule plutôt mal pour Jules qui est intimidée et ne parvient pas vraiment à s’exprimer. Quand elle finit enfin par s’imposer, elle brise le bureau en verre de sa patronne, en posant simplement son verre dessus. Oups ?

De son côté, Madison découvre que Stella lui plante un couteau dans le dos après leur dispute du brunch de la veille. Elles sont d’une hypocrisie redoutable malgré tout quand Madison souligne qu’il est inadmissible qu’elle se fasse faire les ongles sans elle un lundi au lieu du vendredi habituel, et c’est hilarant à voir. La série est franchement bien écrite, avec des situations qui sont à mourir de rire en permanence.

Et bien sûr, ça se termine avec Madison qui s’en va excédée par Stella recevant un coup de fil de Jules au même moment. Madison n’en sait rien, mais Jules est prête à présent à suivre les conseils de Stella qui lui conseille de partir en voyage pour oublier ses galères. Cela se termine en essayage d’un milliard de vêtements les uns au-dessus des autres, probablement pour s’éviter des coups de froid à l’étranger.

Bien sûr, Jules reste coincée dans un manteau, parce que ce ne serait pas Jules sans une doudoune polaire qui se coince en intérieur alors qu’elle a déjà quinze fringues empilées. La métaphore est peu subtile et fonctionne : elle est coincée dans sa vie, après tout.

Après une dispute des vendeurs, Jules rentre chez elle avec deux moitiés de manteau séparée l’une de l’autre. Elle est tant victime de la vie, parfois, ça me fait de la peine ! Elle retombe une fois de plus sur son ex, qui reste extrêmement compliqué à gérer pour elle. Jeremy lui demande carrément de devenir son colocataire platonique, et ça devrait la motiver à vite déménager tout ça, d’autant plus que ça lui permet de constater qu’il a un match sur une application de rencontres. Voilà qui est fait.

Jules raconte tout ça aux Alison de son travail qui sont tout de même des clichés terrifiants et incapables de lui donner le moindre conseil cohérent – ou d’avoir la moindre conversation avec elle. Izzy vient alors lui parler à son tour, et elle se propose carrément de devenir sa colocataire, ce que Jules accepte un peu trop rapidement. Elle me stresse cette nana, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être que c’est parce qu’elle est une psychopathe qui n’a pas trop de frontières avec les autres et qui est angoissante, tout simplement.

Elle n’hésite pas, par exemple, à squatter la salle de bain pendant que Jules est sous la douche. D’ailleurs, mais pourquoi Jules garde-t-elle son make-up sous la douche ? Qui fait ça ? Surtout pour se rincer après une dure journée, quoi.

Je n’aimerais pas être le visage de Jules dans cet épisode, parce qu’après l’overdose de make-up, elle enchaîne avec un masque étrange proposé par Izzy. Et pendant que le masque fait effet – je m’attendais vraiment à ce qu’elle se retrouve avec la face pleine de boutons – Jules reçoit des SMS de Stella et Madison pour parler du brunch et du froid entre elles. Chacune veut parler à Jules, mais aucune ne se doute qu’elles parlent en fait à Izzy.

Celle-ci fait bien de la merde avec le portable de sa nouvelle amie, en répondant à l’arrache au message et en faisant tous les faux-pas possibles, du genre, envoyer une capture d’écran de ce que l’une a dit à l’autre. Vraiment, Izzy n’a aucun code ; et les personnages de la série sont étranges à lire à voix haute des SMS qu’ils écrivent aussi vite qu’ils parlent. Il y a des limites, tout de même.

Face au désastre qu’est cette conversation, Jules essaie de tout interrompre, sans grand succès, en arrachant douloureusement le masque et en se levant – pour mieux finir au sol quand elle marche sur le bol contenant le masque. Jeremy en profite aussi pour lui envoyer un SMS afin de trouver la télécommande, avant de se débrouiller seul pour le faire. J’ai ri de ce cliché, surtout que je suis tellement comme ça à compter sur quelqu’un pour trouver mes affaires. Je suis une horrible personne, merci Dollface de me le rappeler.

En tout cas, Jules finit à l’hôpital parce qu’elle s’éclate la cheville dans le bol du masque, et elle a carrément une fracture. Elle est rejointe sur place par Stella et Madison, alors qu’Izzy reste après l’avoir emmenée, fouillant un peu l’ensemble de la chambre d’hôpital ; proposant quelques gags au passage. Seulement, vraiment, elle me stresse trop pour que j’accroche à ces blagues-là. Elle deviendra peut-être mon perso préféré plus tard, qui sait ?

En attendant, Jules explique qu’elle s’en veut d’avoir provoqué une dispute entre ses deux amies qui se détestent à présent à cause d’elle ; ce qui pousse Madison et Stella à lui expliquer que c’est l’inverse : elles se disputent parce qu’elles s’aiment. Tout est bien qui finit bien, donc, et Jules prend conscience qu’elle veut faire son propre choix, celui qui ne plaisait pas aux filles : elle veut louer l’appartement qu’elle a trouvé sur Craigslist.

Il n’empêche que Madison est beaucoup trop drôle à être passive-agressive avec les gens qu’elle n’aime pas à l’hôpital – et elle révèle aussi sortir avec l’un des médecins de sa mère. Intéressant pour un futur épisode, j’imagine.

Finalement, Jules préfère donc faire confiance à Craiglist et décide ainsi de louer l’appartement qu’elle a trouvé et qui est en fait l’ancien appartement d’une vieille dame. Au moins, il est adapté à sa situation puisqu’elle a des béquilles et que tout l’appartement est aux normes pour les personnes âgées. J’ai bien ri !

Jules rend ainsi la clé à Jérémy pour finir dans son appartement à la déco très kitsch, et voilà qui est fait beaucoup trop rapidement, sans qu’il ne soit là. Personne ne peut déménager si vite, désolé. Difficile d’interpréter le regard final de Jeremy, mais je sens qu’on le reverra vite.

Pour terminer l’épisode, Jules invite ses amis pour l’aider à emménager, elles essaient les perruques, se font un repas sur place… et recommencent à donner des conseils contradictoires à Jules. Jules, Madison, Stella, Izzy. Je m’attendais à un trio d’amis, mais peut-être qu’on aura finalement un quatuor, ce qui change des dynamiques des sitcoms que je regarde habituellement. En plus, il y a aussi les Alison. On verra, la série gère suffisamment pour que je ne m’en inquiète pas outre mesure de toute manière !

Je n’aime pas le Caméléon – mais j’adore le Centre (The Pretender, #06)

Salut les sériephiles,

Caméléon (le) - Geek-ItComme chaque semaine, on se retrouve en ce vendredi pour parler d’une poignée supplémentaire d’épisodes du Caméléon. Je galère quelque peu à tenir le rythme, mais ce rendez-vous du vendredi me force quelque peu à avancer malgré tous les hebdomadaires inédits qui débarquent encore et encore, particulièrement en ce moment. Au moins, mon Challenge Séries avance peu à peu chaque semaine. Je n’irai peut-être pas aux douze séries, mais ce ne sera pas du temps perdu quoiqu’il arrive, parce que j’accroche de plus en plus à la série. Les notes ne trompent pas avec les critiques express des épisodes de cette semaine, d’ailleurs !

Voir aussi : Challenge Séries 2021 – Ce n’est pas un échec, ça ne marche pas (comme prévu)

Épisode 15 – Jaroldo ! – 16/20
The Pretender Season 1 Episode 15Quel drôle de titre d’épisode, je ne savais pas à quoi m’attendre du coup, mais voilà notre Caméléon engagé comme caméraman pour des journalistes. L’intrigue était très sympathique de ce point de vue-là. Il est trop tôt pour parler de fake news, mais il s’agit de démonter les combines d’un journaliste qui s’amuse de coups montés pour faire de l’audience. La course à l’audience, c’est quelque chose qui a été beaucoup traité depuis (rien ne vaut The Newsroom sur le sujet dans ce que j’ai vu pour le moment), mais qui fonctionne bien.

Ici, Jarod s’y intéresse car un autre caméraman, avant lui, a perdu l’usage de son bras ; à cause d’un coup monté de son boss. Le tout est bien fichu et ça fait une intrigue intéressante à suivre – où l’on voit Jarod se lancer dans l’acupuncture d’ailleurs, ça m’a fait marrer de le voir se planter des aiguilles, toujours sans la moindre douleur… mais cette fois, c’était normal.

Cependant, ce qui fonctionnait le mieux à mon sens dans cet épisode était le duo Sydney/Miss Parker. La série quitte de plus en plus le territoire de la simple série procédurale pour aller vers du plus sérialisé, et ça me fait plaisir, car c’est ce que j’aime le plus. En remontant une piste laissée par Jarod, ces deux-là se rapprochent donc bien malgré eux quand ils se retrouvent pris au piège dans un bâtiment prochainement démoli.

Sydney s’est aussi pris une balle de la part de Parker au passage, mais c’était un accident. J’ai aimé l’intrigue puisque pour une fois les flashbacks y sont bien amenés et semblent permettre une vraie construction des personnages sur le moment, de manière logique. Ce qui manque souvent à la série avec les souvenirs de Jarod, c’est finalement quelqu’un à qui il peut en parler pour nous justifier son obsession du moment sur tel ou tel souvenir.

Là, la promesse d’une mort prochaine permet à Miss Parker et Sydney d’évoquer la mort de la mère de celle-ci, et c’est une bonne chose puisqu’on sent que le mystère s’épaissit : il faut comprendre les raisons de son suicide dans l’ascenseur – ou de son meurtre – et les souvenirs des deux personnages sont de plus en plus précis pour nous qui suivons tout ça. Le fil rouge devient d’un coup beaucoup plus prenant.

Bien sûr, les deux personnages ne sont pas vraiment en danger et sont sauvés à temps, grâce à Broots les recherchant et grâce à Jarod qui s’inquiète pour eux et donne une piste à Broots. Par contre, cet épisode a un défaut évident : il nous montre que Miss Parker a oublié l’évidence. Si elle veut retrouver Jarod, il lui suffit de jouer avec ses sentiments et de se prétendre en danger : on voit bien qu’il va accourir pour la sauver, car ils partagent des souvenirs eux deux aussi.

Under the Reds - The Pretender S01E16 | TVmazeÉpisode 16 – Under the Reds – 15/20
J’ai moins aimé l’épisode, mais il a tout de même de bons moments. Du côté de l’intrigue « de la semaine », on se retrouve avec un Jarod ambulancier. Ce n’est pas de la qualité des séries médicales que je regarde, hein, et toute l’intrigue m’a laissé perplexe, avec un ambulancier touchant des pots-de-vin quitte à laisser mourir des patients qu’il avait en charge. Je ne sais pas, c’était gros. La relation de Jarod avec le personnel médical était sympa, mais pareil, le côté « ah je vais rester attendre la fin de l’opération », ben non, en fait. Même s’il le voulait vraiment, il aurait du travail à aller faire : une autre intervention, un rapport (ce qui est souligné à un moment)… Eh, tu me déçois Javier Grillo-Marxuach, y a des grosses ficelles !

D’ailleurs, je suis surpris de voir l’omniprésence de ce scénariste dans la série. Je sens souvent sa patte sur les épisodes où il est, parfois dans les répliques, mais surtout dans les twists. Du coup, je me demande si je ne suis pas influencé dans mon visionnage, pas toujours dans le bon sens, car je connais aussi les défauts de son écriture. Peut-être. Je ne sais pas, il y a une piste qu’il faudra que je creuse, mais c’est intéressant de le voir faire ses armes aussi sur cette série.

Quant au fil rouge, il est à nouveau grandement évoqué dans l’épisode grâce à la présence de Jacob, le frère jumeau de Sydney. Clairement, la recherche de Jarod est mise de côté dans l’épisode par Miss Parker et Sydney pour s’occuper du frère qui se réveille et de la culpabilité dévorante de Sydney. À nouveau, ça souligne le fait que Miss Parker n’aurait qu’à menacer de s’en prendre à Sydney pour récupérer bien vite Jarod, mais c’est surtout intéressant car ça renforce encore le duo Parker/Sydney.

Je n’arrive pas à croire que je ne connaissais pas spécialement le personnage de Sydney, qui est omniprésent tout de même. Il chapeaute tout ça et j’ai hâte d’en savoir plus sur la somme de ce qu’il sait, parce qu’à chaque fois, il se comporte comme un innocent qui ne sait pas tout, mais je sens qu’il a plein de secrets à révéler.

Son jumeau en était un, et maintenant, Jarod et Miss Parker le protègent tous les deux, avec un twist bien senti dans l’écriture d’ailleurs. Cette partie de l’épisode sauve la série, mais donc ça confirme que ce que j’aime, ce n’est finalement pas tant le Caméléon, mais bien le Centre…

Bon, et sinon, il donne des antidépresseurs à une souris, si j’ai bien entendu. J’étais à ça d’avoir mon dernier point du Bingo Séries

Keys - The Pretender S01E17 | TVmazeÉpisode – Keys – 17/20
Je n’étais pas convaincu par ce début d’épisode qui reprend comme d’habitude avec Miss Parker suivant une piste pour retrouver Jarod. Cela paraissait lent, avec toujours des flashbacks, mais finalement, c’est un épisode qui va nous apporter pas mal de réponses. Après un détour par une banque où Miss Parker découvre que sa mère a été battue – par son père ? Ça colle avec une dispute, apparemment – elle est ainsi confrontée à son père, qui lui reproche de mal faire son travail.

De son côté, Jarod vient en aide à une orpheline – pour changer – qui a perdu ses parents à cause d’un garde-côte qu’il n’a aucun mal à retrouver et punir. Tellement aucun mal d’ailleurs, que l’épisode en arrive trop vite à ce moment, et on sent qu’on va se diriger vers autre chose.

La tempête Cassandra frappe alors, et à partir du moment où cet ouragan commence, le rythme s’accélère pour l’épisode. Miss Parker retrouve en effet Jarod, et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois à fond dans l’épisode. La petite fille malade, je n’ai jamais eu peur pour elle, mais ça permettait d’ajouter ce qu’il fallait de suspense à l’épisode. Face à cette pression, Jarod est obligé d’aller chercher un antidote, et il le fait en étant menotté et accompagné par Miss Parker.

C’est intéressant car l’on creuse ainsi le fil rouge et les informations autour de la mère de Miss Parker se précisent davantage. Malheureusement, Miss Parker et Jarod se retrouvent alors coincés face à l’homme puni plus tôt par Jarod, et si c’est une excellente chose de les voir prisonniers ensemble, c’était regrettable que ça mette fin à ces échanges où l’on récoltait les miettes qu’il nous fallait pour mieux comprendre l’ensemble de la série.

Sans trop de surprise avec ces personnages, ils se libèrent et se retournent contre leur agresseur, ce qui permet à Jarod de sauver la vie de son ennemie – qui n’a jamais été vraiment une ennemie… C’est intéressant de le rappeler comme ça. Miss Parker finit donc prisonnière de Jarod elle aussi, et il peut donc s’en sortir pendant que l’ouragan la renvoie à ses souvenirs du passé – et à d’autres flashbacks en noir et blanc. La série s’appuie tellement sur les flashbacks, c’est fou qu’on les raccroche tant comme quelque chose de novateur venant de LOST.

Oh, et elle est beaucoup plus jolie dans les flashbacks, cette actrice dis donc. En tout cas, Miss Parker comprend que ce n’est pas son père qui s’est disputé avec sa mère. Cela ne l’arrête pas pour autant d’essayer de s’échapper et d’expliquer à l’homme prisonnier comment tenter de le faire. Il se fait manipuler par Parker, mais celle-ci perd trop de temps tout de même.

Dans tout ça, on continue aussi de suivre Sydney, qui semble mener sa propre intrigue autour de la mort de la mère de Miss Parker. Il confronte donc le père sur ce qu’il s’est passé, avant de partir chercher Miss Parker post-ouragan, car il s’inquiète aussi pour elle !

Le Centre se rapproche de plus en plus de Jarod qui a juste le temps de sauver la petite fille avant leur arrivée. Il leur vole aussi l’hélicoptère au passage, parce que c’est bien plus rigolo comme ça. Bref, encore un bel échec pour le Centre cette semaine, et notamment pour Miss Parker, qui a quand même eu l’occasion de parler longuement à Jarod. Celle-ci s’affirme malgré tout comme la badass qu’elle doit être, en s’en prenant physiquement à l’un de ses boss, qui aurait possiblement tué sa mère, avant de faire pépère la bise à son père. Bon, je veux en savoir plus, vivement la semaine prochaine ; la fin de saison se rapproche.


PS : la série ne peut plus fonctionner de la même manière en cas de reboot quand même… Jarod montre tellement son visage partout avec le même prénom, comment voulez-vous que les réseaux sociaux ne le grillent pas ?

9-1-1 Lone Star – S02E09

Épisode 9 – Saving Grace – 17/20
J’ai du mal avec la structure de cet épisode qui nous présente une intrigue très chouette, hein, mais qui n’est pas celle pour laquelle j’avais envie de retrouver cette caserne de pompiers. Je suis un peu déçu que la série prenne le modèle de sa grande-sœur pour cet épisode, finalement, mais ça n’empêche qu’on se concentre sur des personnages que j’adore et que les émotions passent très bien au moment où elles doivent se passer.

Spoilers

Judd et Grace ont un accident de voiture les laissant en grand danger de mort.


Well now, who’s making it up ?

Ce n’est vraiment pas subtile comme titre d’épisode, ça ; de même que je ne trouve pas spécialement subtile de nous enchaîner cet épisode sur Grace et Judd ayant un accident de voiture juste après un épisode de la série-mère sur un carambolage avec une voiture éjectée aussi d’un pont. C’est abusé, mais le spin-off est celui qui avait proposé ça en premier.

Et le suspense continue un bon moment de cet épisode avec un flashback nous ramenant en 1995 lorsque deux enfants ont la merveilleuse idée de conduire une voiture, puis de faire la course avec des ados stupides dans une autre voiture. Le plus jeune garçon meure et le casting est assez bien foutu pour qu’on comprenne que l’ado au volant était Judd. Il n’est pas entièrement responsable de la mort de son ami, cela dit : cet idiot a appuyé volontairement sur la pédale d’accélérateur, parce qu’il voulait gagner la course.

C’est bête, ça. Cela nous explique davantage sa vocation de pompier au moins, pas besoin d’un « Begins » pour ça, c’est chouette…. Ou pas, parce que l’épisode fait exactement comme le fait la série-mère, un épisode avec des flashbacks pour nous présenter la vie de Judd. On le retrouve ensuite en 2012 à faire la visite de sa caserne à un groupe d’enfants d’une classe venue avec leur maîtresse.

Soit. Ce n’est pas grandiose, même si on voit assez vite où ça mènera avec une dame lui donnant des cartes pour conseiller aux gens d’aller à l’Eglise plutôt que d’appeler le 9-1-1. Soit. Il récupère les cartes, juste avant de partir en intervention. Bizarrement, la femme qui est sacrément blessée et a besoin d’aide refuse que Judd s’occupe d’elle quand elle entend son prénom et qu’elle voit son nom.

Nous sommes plus réactifs que Judd à comprendre qu’il s’agit de la mère de son pote, mais bon, lui a subi le passage de quelques années, tout de même. Judd est en tout cas sacrément perturbé par tout ça, et moi je le suis de voir que Tommy était déjà capitaine à cette époque. La mère de son pote n’a bien sûr pas pu oublier le nom de Judd malgré les années passant, parce qu’à ses yeux, il est le meurtrier de son fils. Forcément.

Perturbé par tout ça, Judd envisage le suicide en reprovoquant l’accident de son enfance, mais il s’arrête pile à temps pour ne pas se blesser… et retombe sur les cartes de la femme religieuse : il se décide donc à appeler cette ligne téléphonique et tombe bien évidemment sur Grace. On s’y attendait évidemment, mais ça reste extrêmement frustrant. Cette histoire est belle, hein, mais on veut savoir comment va se passer le présent, pas le passé.

OK, j’exagère, parce que c’est une jolie histoire, vraiment, et cette romance est à la hauteur des personnages que l’on suit depuis une saison et demie. Ainsi, Grace entame une relation téléphonique avec Judd en lui conseillant de se faire cracher à la figure par la mère de son pote si c’est ce qu’il faut pour qu’elle lui pardonne un jour.

Judd décide donc de réparer le jardin à l’abandon de la femme : palissade, marches de l’escalier, etc. Il fait tout ce qu’il faut pour cette femme, et ça finit par fonctionner, puisqu’elle lui pardonne. En revanche, en parallèle de tout ça, il continue d’appeler Grace régulièrement, faisant tout ce qu’il peut pour tomber sur Grace à chaque fois qu’il appelle à son service de prière.

Le rire de Grace illumine ses journées à chaque appel, et il finit par avoir une relation amoureuse avec elle sans même l’avoir rencontrée. Il la passe avant tout le reste, et c’est très mignon à voir. Franchement, j’adore, tout simplement… jusqu’à ce qu’elle ne soit plus là lorsqu’il lui téléphone un soir, parce qu’elle a démissionné, tout simplement. Il est déprimé de l’apprendre, mais se rend tout de même au bar avec le reste de la caserne… Tout ça pour mieux retomber sur Grace quelques minutes plus tard.

Elle est en effet là pour prendre un verre avec ses amies avant son départ, parce qu’elle a prévu de déménager pour Georgetown, afin de poursuivre ses études. C’est super comme rencontre, créée en partie par une Tommy géniale avec son (meilleur ?) ami.

Forcément, après une rencontre pareille, Judd a de très bons premiers rencards et finit par amener Grace chez Tommy et son mari. C’est donc là qu’ont commencé les jolies soirées entre eux, et c’était bien à voir, même si le but est évidemment de créer le doute en Grace par rapport à ses études. Par contre, quand elle annonce à Judd qu’elle envisage de rester en ville plutôt que de déménager, celui-ci n’est pas du tout d’accord. Il est amoureux d’elle bien sûr, mais il a été légèrement perturbé en route : son beau-père lui a fait comprendre qu’il n’était pas assez bien pour Grace.

Grace est la fille d’une longue lignée de personnes noires ayant eu à se battre pour survivre, mais aussi pour être les plus forts et les plus intelligents dans un pays plus que compétitif. Par conséquent, le père ne veut pas que Judd passe plus de temps avec sa fille… et il accepte apparemment ça quand il se rend compte qu’elle abandonne son futur pour lui.

Il décide donc de lui dire qu’il ne l’aime pas, en la regardant droit dans les yeux, et ça nous permet de retrouver le personnage de Grace comme je l’adore depuis le début : elle refuse de rentrer chez elle, mais va danser seule dans le bar, parce qu’elle est là pour ça. Et ça marche carrément.

Par contre, c’est ensuite l’enfer pour Judd qui se retrouve à se faire son tatouage à la main – le psaume 31 qui dit de ne pas avoir honte de soi – et à se battre en intervention avec un homme qui n’apprécie pas de voir un pompier le remettre à sa place, alors que c’est carrément justifié. Les jours (ou mois ?) passent et Judd reste ainsi célibataire… jusqu’à ce qu’il se retrouve à la maternité pour féliciter Tommy sur la naissance de ses jumelles.

Dans la salle d’attente, il retombe sur Grace et les deux peuvent se réconcilier et continuer d’être le meilleur des couples. Ecoutez, l’épisode vient de me réconcilier définitivement avec le personnage de Judd que je trouvais parfois too much, et avec l’acteur aussi. Je lui préfère toujours Grace, ça va sans dire, parce qu’elle est un personnage exceptionnel. Cette dernière a donc abandonné ses études pour devenir opératrice du 9-1-1, juste parce qu’elle voulait aider les gens. Et tous les deux sont les parrain et marraine des jumelles – je ne suis pas sûr qu’on le savait.

Dans le présent, on reprend exactement où l’épisode nous avait lâché, et même un tout petit peu avant : Judd et Grace sont donc en voiture et pour éviter de heurter un camion se retrouvent à plonger dans l’eau. C’est horrible à regarder, surtout que Judd perd connaissance alors que Grace est bloquée dans la voiture. Elle fait tout ce qu’elle peut pour le réveiller, et quand c’est le cas, il comprend qu’ils sont en train de couler et que sa femme va probablement y passer.

Sa jambe est coincée dans la voiture et il ne parvient pas à l’aider… Comme l’épisode est fait de flashbacks interminables, on retourne en arrière et lorsqu’on revient au présent, Judd se réveille alors à l’hôpital, et c’est à nous glacer le sang, parce qu’il demande aussitôt où est Grace. Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu l’intervention des pompiers qui aurait probablement été dingue. Elle aurait coûté trop cher et n’aurait probablement pas été celles de nos pompiers, cela dit.

Owen et Tommy annoncent alors que Grace est restée six minutes sous l’eau et qu’elle a survécu, mais qu’elle risque tout de même des séquelles. C’est atroce, tout simplement, parce que Grace est quand même l’une de mes préférées dans cette série. Et puis, avoir vu passer tout l’épisode sur leur rencontre amoureuse, ça en rajoute une couche, évidemment.

Finalement, tout ça est simplement pour nous rajouter du drama et nous montrer que Judd a besoin de Grace comme repère dans sa vie. Lorsqu’il entend les collègues de Carlos dire à ce dernier que l’homme qui les a forcés à tomber hors du pont est dans le même hôpital, il feint ainsi être OK avec la volonté de Dieu… avant de se rendre dans la chambre de l’homme pour s’en prendre physiquement à lui.

Heureusement, Owen et son beau-père débarquent à temps pour l’empêcher de faire une grosse connerie, d’autant plus qu’ils lui annoncent que Grace est réveillée. Réveillée, et sans séquelle en plus. Elle ne sent plus ses jambes, mais ça ne devrait pas durer, même si la rééducation sera compliquée – ils iront bien quand même. Oui, Grace est aussi enceinte. J’étais très content pour ces personnages franchement – et beaucoup plus dérangé par la suite lorsque Judd annonce la grossesse de sa femme à toute la salle d’attente. Genre, je ne sais pas, ça se fait à deux normalement, surtout dans ces conditions ? Très étrange.

En tout cas, tout est bien qui termine bien… et j’ai hâte de voir le prochain épisode, parce que bon, on n’a pas vraiment retrouvé tout le monde. Cela dit, pour une fois, Carlos avait plus de dialogue que TK, ça change.

Saison 2