Les séries procédurales, pas ma tasse de thé ? Vraiment ?

Salut les sériephiles,

J’espère que vous avez un dimanche aussi flemmard que le mien, avec pas moins de six épisodes des séries de Shonda Rhimes. Au moins, j’ai définitivement rattrapé mon retard comme ça. Enfin, définitivement… Jusqu’à vendredi prochain, où j’en reprendrai parce que je sais déjà que je vais avoir un week-end de dingue. J’ai hâte d’y être !

Ce n’est absolument le sujet de cet article, en revanche. Non, pour cet article, je me suis dit qu’il était peut-être temps de confronter une terrible réalité : cela fait six ans que je tiens ce blog en assurant que je n’aime pas les séries procédurales, mais honnêtement, il est peut-être temps pour moi d’ouvrir les yeux. Oui, elles sont prévisibles et vraiment pas ma tasse de thé préférée… mais ce n’est pas parce qu’un thé n’est pas noir que je ne le bois pas. Lucifer Tea GIF - Lucifer Tea Morning Star - Discover & Share GIFsJ’adore le thé blanc, je bois du thé vert… Pourquoi les séries procédurales ne pourraient-elles pas être une tasse de thé vert ? Genre, c’est pas si bon que ça, mais ça se boit quand même.

Mouais. Je ne suis pas convaincu non plus par ma métaphore, mais voilà, je suis forcé de reconnaître que je me suis remis aux séries procédurales. Bien sûr, les plus évidentes en ce moment sont NCIS, NCIS Hawai’i et Law & Order Special Victims Unit, mais ce ne sont pas les seules : Walker, Lucifer, Blindspot ou même The Rookie ne sont pas autre chose que des procédurales… et j’ai regardé ces trois séries aussi.

Si je dis ne pas aimer les séries procédurales, c’est principalement parce que je trouve qu’elle traîne trop en longueur dans les relations entre personnages. De ce côté-là, The Rookie fait exception et avance assez vite. Walker aussi, parfois. Je n’aime pas non plus le côté bien trop prévisible de ce genre de séries, avec des meurtriers dont on devine l’identité à des kilomètres… Je veux dire, sérieusement, Lucifer ? Jamais une surprise de ce côté-là.

Eric Winter GIFs - Get the best GIF on GIPHY

Avec le temps et à force d’en voir, j’avais développé cette impression nulle de perdre mon temps quand j’en regardais. Pourtant, il y a parfois des bons moments et de bonnes idées, et Law & Order a su me le prouver avec des intrigues reflétant le quotidien… Alors pourquoi ne pas leur donner une nouvelle chance ?

Aucune de ses séries ne deviendra jamais ma série préférée et par conséquent aucune d’entre elles ne sera ma priorité… En théorie. En pratique, ces dernières semaines, j’ai quand même prouvé qu’il était plus simple pour moi d’être à jour dans la franchise NCIS que dans une autre.

Ncis GIFs - Get the best GIF on GIPHY

Je crois que vous avez tous deviné pourquoi : j’aime me poser pour écrire mes critiques des épisodes tout en les regardant pour à peu près toutes les séries. Pour les séries procédurales, en revanche, je fonctionne un peu comme avec les films. Je les regarde et j’écris la critique après – parfois bien après – sans la détailler vraiment parce que de toute manière, c’est une série procédurale prévisible avec peu d’évolutions des personnages.

Et ça me permet donc de regarder les épisodes n’importe quand – ou plutôt de les regarder comme je regardais mes séries avant, sans avoir à me motiver à écrire un article. Bien sûr, les critiques express sont parfois de plus en plus longues – regardez la différence entre le deuxième épisode de Walker et le dernier, par exemple. Bien sûr, ça me prend du temps quand même d’écrire sur ces séries… Mais eh, je peux regarder les épisodes en faisant autre chose : je mange en les écoutant, je prends le train avec un épisode quand je ne bosse pas… C’est parfait, tout simplement : pas besoin d’être à fond dedans de toute manière !

Jared Padalecki as Cordell Walker in Walker - Walker Fan Art (43689028) - FanpopFinalement, il faut donc que je reformule mon habitude de dire que je n’aime pas les séries procédurales. Disons donc que je ne m’y investis pas à 100%, mais qu’elles sont un divertissement pratique quand j’ai du temps en solo devant moi et/ou la flemme d’écrire une critique. Pas étonnant que je sois si à jour dans certaines d’entre elles, finalement.

Après, ce ne sera peut-être pas le cas cette semaine : c’est bien beau de se prendre une grosse partie du dimanche, mais j’ai des copies à corriger pendant mes trajets en train cette semaine. Oups. Allez, bon appétit et bonne soirée devant des séries procédurales.

PS : je crois que ça y est, je suis un adulte… Je comprends le succès des séries procédurales où t’as juste à poser ton cerveau et faire autre chose en même temps. Par contre, si les audiences sont bonnes pour ça, on voit bien que ça n’attire pas tellement de lecteurs sur un blog, contrairement à des séries comme Grey’s qui, clairement, ont toujours pas mal de popularité si j’en crois les stats du jour.

NCIS Hawai’i S01E04 (express)

Épisode 4 – Paniolo – 13/20
J’ai bien aimé cet épisode qui avait ce qu’il fallait de développement des personnages, de scènes d’action et de moments de tension pour rester divertissant tout du long. Je repère bien quelques contradictions (déjà) et problèmes de cohérence, mais pour le moment, j’en fais fi pour profiter simplement du divertissement. C’est tout ce qu’est censée apporter une série procédurale, non ?

Spoilers

Un militaire débarque en ville sur un cheval. Le problème, c’est qu’il a des blessures par balle et qu’il s’effondre en plein centre-ville.

Franchement, j’ai cru que je m’étais trompé d’épisode : on commence par une scène bien différente de d’habitude, avec non pas un plan sur Hawai’i, mais sur un type à cheval qui semblait tout droit sorti de Fear the Walking Dead. Non, franchement, j’ai eu envie de rattraper mon retard dans la franchise des zombies plutôt que de continuer cet épisode sur le moment. Cela n’a pas duré, avec le reste de l’épisode insistant une fois de plus pour nous montrer à quel point le NCIS était différent à Hawai’i, précisément parce que nous sommes à Hawai’i.

Après le surf la semaine dernière et les chemises à fleurs depuis un mois, on passe donc aux danses traditionnelles, toujours avec plein de mots du parler-local utilisés à tort et à travers. C’est plutôt intéressant de voir les scénaristes centrer autant la série sur Hawai’i, car ça permet d’ajouter une vraie touche à la série qui se distingue aussitôt du reste de la franchise. Les balades en forêt à dos de chevaux, ce n’est pas ce qu’on attend de la franchise procédurale habituellement, mais ça marche plutôt bien ici.

Ceci étant dit, si les scénaristes se sont bien passés le mot sur ce qu’il fallait faire de la géographie (en profiter au maximum), on assiste dans cet épisode à la première vraie erreur de continuité de la série il me semble. Au bout de quatre épisodes, c’est un peu gros. Pourtant, c’est bien le cas : Lucy s’inquiète auprès de Kai de savoir s’il est vraiment OK avec l’idée d’avoir tué un homme, parce qu’elle n’est pas encore tout à fait remise de l’attaque qu’elle vient de subir. Pendant l’épisode, tous deux ont en effet été victime d’un homme qui a manqué de les tuer avec un couteau.

Tout ça est très bien, mais je ne vois pas en quoi c’est plus traumatisant que l’épisode de la semaine dernière où elle était en train de se faire tirer dessus et où elle jouait les cheerleaders pour arrêter l’agresseur. Je veux dire… C’est pire de se faire tirer dessus que d’avoir à gérer un type avec un couteau quand on est un agent entraîné physiquement au combat. Non ? En plus, j’avoue, j’ai du mal à saisir le rôle exact de Lucy : elle est à la fois calée en informatique, en sciences et est sur le terrain. Bref, c’est le couteau suisse de l’équipe ; et en plus, elle connaît tout le monde.

Vous aurez compris en quatre critiques que je l’aime énormément, mais j’ai encore du mal à saisir l’étendue de son rôle et de ses fonctions. L’épisode de cette semaine n’aidait pas avec cette contradiction, du coup. Au sein de l’équipe, en revanche, elle est donc là pour être la millenial cool à qui on peut se confier, et elle le dit elle-même. La relation qui se développe avec Kai avait l’avantage d’être vraiment fluide et de se développer naturellement, j’aime beaucoup comment c’est géré. Les intrigues familiales de Kai, par contre, je n’arrive toujours pas à m’y faire ou à voir vers quoi ça se dirige. C’est frustrant. Pour l’instant, ça sert juste d’excuse pour nous justifier qu’il a du mal à s’intégrer à l’équipe, j’ai l’impression.

C’est d’autant plus frustrant qu’il s’intègre plutôt bien et que ce sont plutôt les autres qui ne l’aident pas à trouver sa place. Jane ne fait pas grand-chose pour l’intégrer à l’équipe depuis le premier épisode, je trouve. L’équipe elle-même est un peu étrange : je n’accroche toujours pas du tout à Ernie, et pourtant, nous avions là son meilleur épisode.

La série nous le présente en effet comme plus humain maintenant qu’il a une ex, et c’est ex qui parvient à le sublimer en ajoutant énormément d’humour à ses scènes avec lui : elle est encore à fond sur lui et elle ne s’en cache pas. La pauvre Lucy qui se retrouvait entre eux – par choix, cela dit – a dû se sentir bien mal à l’aise face à tous les sous-entendus sexuels échangés entre ses collègues. Jamais de la vie ce genre de relations professionnelles peut exister sans que ce ne soit rapporté à un moment ou un autre à la RH. L’ex est limite dans l’agression sexuelle là, tellement elle se jette sur Ernie (certes, sans rien faire, mais tout de même). Cela ne semble pas le déranger, par contre… Non vraiment, j’ai du mal à cerner son personnage ; et je ne trouve pas ça dingue comme relation. Et pourtant, j’ai ri de l’humour apporté par cette ex. Allez comprendre. Je n’arrive pas à me décider, je crois.

Pour le reste, l’intrigue de l’épisode avait de bons moments, avec des cousins qui se protègent et un papa qui veut sauver son fils d’un trafic de drogues. Franchement, j’ai trouvé que c’était prenant et que la série parvenait toujours à donner envie de la regarder : les plans larges en hélicoptère, les randonnées en forêt et les scènes sur chevaux, ça apportait un cachet sympa à l’épisode. Bon, ça me donne aussi envie d’être en vacances d’été, mais ça, c’est autre chose. Loin de ces plans extérieurs magnifiques, on avait aussi de l’action, avec notamment un van qui explose tout un mur, et on voit bien que le budget est mis dans la série.

Cela ne signifie pas pour autant que les scénaristes se reposent uniquement sur les explosions, bien au contraire : Jane qui fait son petit discours pour rester en vie quand elle est encerclée par les méchants de l’épisode, c’était bien intéressant à voir, je trouve. Pas forcément crédible (genre personne n’a tiré avant ?), mais intéressant dans la manière de la montrer comme une agent avec qui on ne plaisante pas. L’actrice gère bien son rôle, le personnage est cool.

Quoi de neuf ? #41

Salut les sériephiles,  

Comment ça il est déjà 21h ? Je n’ai pas vu du tout passer le début de ma soirée et comme je veux me coucher tôt, c’est déjà foutu pour le reste de ma soirée. Au moins, je sais pourquoi j’ai faim. Comment ça, tout ça ne vous intéresse pas ? Bon, d’accord, ce sera l’intro la plus express de tout le blog, mais on va enchaîner sur l’article comme si de rien n’était, d’accord ?


Alors, quoi de neuf sur le blog ?

Quoi de neuf ? Apparemment, je pose un milliard de questions désormais. Il faut que je bannisse le point d’interrogation pour le reste de l’article, parce que personne ne va me répondre en plus. Le Bingo Séries a commencé il y a quelques jours et j’ai changé au passage la couleur du fond du blog. Je n’en suis pas forcément super fan, je pense que ça ne restera pas aussi longtemps que la couleur estivale qui précédait.

Côté séries, je suis toujours en retard par rapport aux années précédentes, mais je trouve qu’une page s’est tournée ce week-end puisque j’ai pu terminer la majorité de mes séries hebdomadaires dans lesquelles j’étais resté à jour. C’est beau que tout finisse en même temps, parce que ça va me permettre d’avancer davantage dans le reste maintenant. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est donc d’écrire l’article du jour à 21h10, de manger en plein milieu de la rédaction et de le poster à 23h59. Je n’exagère rien, jamais.


 

Quelques infos-clés :

  • 25 articles publiés la semaine dernière (+7, c’est la fête)
  • +10 épisodes critiqués sur le blog, pour 11 vus… et bien sûr, les publications des critiques d’Atypical également !
  • 19 commentaires échangés ensemble (+8)
  • La performance de la semaine est… Angela Bassett
  • Cela ne concerne pas la semaine dernière, mais il y a eu un petit séisme dans NCIS hier soir aux États-Unis, et c’est compliqué d’écrire un article nommé « quoi de neuf ? » sans en parler. 

Et je n’ai pas encore vu l’épisode du spin-off, en plus !

Justin Bieber est de retour avec un look et des couleurs qui me font bien trop penser à Julie and the phantoms. L’album est plutôt sympathique, il est loin le temps du baby.

avantage et inconvénients de regarder une série

Cette recherche menant au blog revient régulièrement et je ne comprends toujours pas pourquoi les gens cherchent ça. En plus, le parti pris ici est super clair avec le pluriel aux inconvénients mais le singulier à l’avantage. Vous n’avez rien compris, c’est l’inverse !.

 

Bon, d’accord, j’ai aussi parlé des inconvénients ici :

Les désavantages à regarder des séries

Salut les sériephiles ! Je vous en parlais hier et pourquoi attendre quand une bonne idée m’est offerte ? Parmi les recherches menant au blog la semaine dernière, j’ai déniché un petit « Les désavantages à regarder des séries ». Y en a-t-il vraiment ? Allez, ça méritait de se poser la question, alors que j’en regarde plus de cinquante…

Les articles les plus lus :


C’est dingue le succès de cet article définissant ce qu’est un ship ! Je suis lointain pourtant d’en avoir un dans chaque série… Pour le reste, la plus grosse surprise ne vient pas du succès du Bingo Séries (sans vouloir prendre la grosse tête) ou de l’omniprésence de Superstore depuis que Netflix a décidé de l’ajouter à son catalogue. Non, ma surprise, c’est le retour en force du dernier Robert Galbraith. J’imagine que c’est lié à la sortie d’un nouveau roman de JK Rowling… et à l’absence de date française pour ce roman ! C’est un scandale, franchement.



J’aime bien les chansons d’Oldelaf de manière générale, mais je ne suis pas hyper convaincu par ses dernières sorties. Par contre, je me suis tapé un énorme fou rire sur celle-ci, alors je fais tourner.

Trois saisons qui cartonnent :

Atypical – Le succès de cette saison cette semaine est légèrement artificiel et créé de toutes pièces : c’est bien logique vu comment j’ai floodé avec une critique par jour…

9-1-1 – Merde, je ne pense pas avoir le temps de continuer cette saison aujourd’hui, alors que clairement, j’ai envie de voir la suite après un excellent premier épisode. Il est bien normal qu’il attire des lecteurs !

The Haunting – J’imagine que le succès de la saison s’explique par le fait que nous sommes de nouveau à Halloween ? Zut, je devais arrêter avec le point d’interrogation. Qu’importe, cette saison est top : vous devriez la regarder !


Et avant de partir, ne manquez pas…

Non pas un, mais deux articles… En effet, j’ai envie de parler de « ma » boucle temporelle post Épisode de 42 minutes ET DE MON WEEK-end des fins de saisons en plein automne. Les deux sont marquants, je trouve, pour des raisons différentes. J’espère que vous aimerez leur lecture :

Et si j’étais coincé dans une boucle temporelle ?

Salut les sériephiles, Oups, il me faudra deux articles du jour aujourd’hui pour compenser l’absence d’article hier ! Je commence par un mea culpa avant de vous copier coller l’article qui aurait dû se publier hier soir… si je ne m’étais pas laissé embarquer par la vie et dans la soirée d’anniversaire d’une amie pas vue depuis quelques années. Pourquoi pas, hein ? C’est un bon week-end et un mois d’octobre bien meilleur que septembre pour le moment, j’en profite avant que ça ne dérape à nouveau.…

Cliquez pour lire la suite de cet article

Un week-end d’octobre aux allures de mai

Salut les sériephiles, Ce beau week-end ensoleillé approche lentement de sa fin, et il me faut en tirer le bilan. Si je suis loin d’avoir vu tous les épisodes que je voulais, la faute à une soirée imprévue et parfaitement géniale, je peux quand même écrire l’article que j’avais prévu – et il s’agit d’un autre article où je vais blablater de mon ressenti concernant les séries, et plus généralement les networks. Et accrochez-vous, je suis là pour me plaindre. Peut-être. Je ne sais pas, vous me…

Cliquez pour lire la suite de cet article

Bon APPÉTIT à tous !

 

NCIS S19E04 (express)

Épisode 4 – Great Wide Open – 16/20
Cet épisode est aussi attendu qu’il était surprenant, parce qu’il y a des nouvelles que l’on sait depuis un moment et auxquelles on a du mal à croire. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : cet épisode solide s’inscrit dans un arc de transition pour la série, et il la met bien en place.

Spoilers

Gibbs et McGee se rendent en Alaska pour continuer l’enquête.

Dire adieu à Gibbs, une tâche impossible ? Impossible n’est pas américain, voyons, surtout avec NCIS. La série a proposé tout un début de saison menant volontairement à cet épisode, avec un fil rouge Sanova pas toujours subtil.

Du point de vue de l’enquête, les surprises sont moindres : McGee et Gibbs se rendent en Alaska, mais l’enquête n’y est pas la priorité, alors que le reste de l’équipe fait du surplace : pas d’enquête autre que celle-ci, qui se déroule exclusivement en laboratoire. On sent bien que la priorité n’est plus d’intégrer Knight à l’équipe, malgré un gag sur son mari hypothétique qui fonctionne. Un peu déçu de voir que la priorité ne fut pas non plus de faire dire au revoir à Jimmy ou Kasie.

L’enquête n’est pas bien surprenante donc, avec une PDG à arrêter et un mari fidèle commanditaire du meurtre. Il fallait bien justifier l’embauche d’un acteur de talent pour ce rôle récurrent après tout. C’était un arc intéressant pour lui, et c’était top de le revoir à l’écran après Nip/Tuck.

Tout ça n’est pas l’important, cela dit : l’important, c’était de dire adieu à Gibbs, ou plutôt au revoir donc. C’est chose faite : on ne peut pas tuer le personnage après dix-neuf saisons, on ne peut pas non plus le faire retrouver Ziva ou Tony apparemment. Qu’à cela ne tienne, on lui offre quelques jours de vacances sympathiques avec McGee, et tout un tas de flashbacks pour bien nous faire comprendre au cours de l’épisode qu’il va quitter la série. Oh, j’imagine qui le reverra pour quelques scènes comme Ducky l’a toujours fait, mais j’ai hâte de savoir ce que donnera la série sans ce personnage emblématique.

On sent bien que la relève doit être assurée par Gary Cole. On sent bien aussi que tout est fait pour ça, et ça manque de surprise là aussi car il était évident que Parker allait décider de laisser Gibbs s’en sortir. Je veux dire, Gary Cole a été annoncé au casting pour la saison et est dans le générique : on se doute bien qu’il va être transféré au NCIS et donc qu’il va quitter le FBI. Dans le même genre, je trouvais intrigant qu’il s’acharne sur Gibbs sans que ce dernier ne consulte Fornell.

Finalement, l’adieu entre les deux était un des épisodes précédents et c’est un peu dommage de ne pas l’avoir eu cette semaine, même si ça se comprend. Je trouve assez logique de voir le FBI développer une dent contre Gibbs aussi, et pourtant, Dieu sait que ça sort de nulle part dans cette saison. Le voir être arrêté par McGee donnait une scène sympathique où on comprenait bien la relation entre le mentor et son bleu d’il y a quinze ans.

On a eu des adieux successifs à Léon, Ducky et Nick, avant d’en passer à McGee. Tout ça nous rappelle à quel point le NCIS est toxique dans les relations mixtes d’ailleurs… Le traitement des personnages féminins, c’est toujours assez dingue sur CBS. Allez, c’est pas le sujet, j’ai déjà arrêté la série sept ans à cause de ça, enchaînons sur autre chose.

Autre chose : le départ de Gibbs, donc. L’épisode n’est pas subtil et on sent dès la scène entre Gibbs et Vance que c’est la fin pour Gibbs, mais ce n’est peut-être pas plus mal. Au moins, ça nous permet de nous préparer et de savourer les derniers échanges de Gibbs avec tout le monde. Après les départs de Jacqueline et Bishop, le personnage avait déjà tourne pas mal de pages et l’ensemble était assez fluide.

J’ai particulièrement aimé la scène avec Nick, bizarrement. Je n’ai jamais senti les personnages hyper proches, surtout que je suis arrivé en cours de route moi, je n’ai pas vu Nick intégrer le NCIS… En revanche, je vous avoue que je suis super déçu du bateau sorti de la cave. Un peu comme Nick, j’aimerais qu’on m’explique quelle autre solution serait vraiment envisageable ? Et comment après autant d’années se fait-il que nous ne sachions pas que la cave est en fait de plein pied ??

Ils sont tous débiles de poser la question, évidemment qu’il allait casser le mur. Par contre, qui détruit un mur de sa maison et se barre en laissant toutes ses affaires ? Leroy apparemment. M’enfin, c’était gris comme réponse à une réponse qui courait depuis des années. Cela faisait une belle conclusion cependant, et j’ai même eu peur que l’agent du FBI soit en train de regarder le cadavre de Gibbs pendant le quart de seconde où on ne sait pas ce qui le choque tant dans la cave.

Finalement, cette virée en Alaska est la meilleure conclusion pour Gibbs maintenant qu’il n’a plus de bateau. Toutes ces années, j’imaginais le personnage partir à la retraite sur son bateau, mais cette option n’existait plus avec l’explosion d’il y a cinq épisodes.

La solution trouvée par les scénaristes est un peu perchée parce qu’on ne voit pas bien ce qu’il va foutre en Alaska à pêcher (il aurait pu retrouver son ex voisin là) toute la journée, mais c’est hyper raccord aussi avec le personnage de Gibbs alors pourquoi pas. Ça me convient de dire au revoir au personnage comme ça et je fais partie de ceux qui sont impatients de découvrir la série sans Gibbs.