Ce que c’est que la mythologie d’une série

Salut les sériephiles !

S’il y a bien un terme qui parcourt une grande partie de mes critiques, c’est celui de « mythologie ». C’est un peu honteux que je n’ai jamais pensé plus tôt à écrire cet article du coup, parce que bien évidemment, il y a énormément de choses à dire. Comme je suis sûr de faire encore beaucoup plus de 500 mots, je vous propose de passer directement au cœur du sujet. L’article a une forme (et un ordre surtout) un peu différente de d’habitude, pour la clarté des choses et avec des exemples assez cool (‘fin je pense) à la fin.

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Non, je ne regarde pas Vikings, mais j’ai tapé mythologie sur Google… et je me sens prêt à partir au combat moi aussi !

C’est quoi ce nom ? Si on s’en fie à Google, une mythologie c’est un ensemble de mythes (ah ben merci bien) et de légendes propres à un peuple, une civilisation, une religion. Un mythe ? Un « récit fabuleux, souvent d’origine populaire, qui met en scène des êtres symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine ». Ou alors une « chose imaginaire ». Merci Google, on avance à grande vitesse là (ou pas). Je pensais que Google avait une réponse précise à tout, mais ce n’était qu’un mythe !

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Je ne me lasserais jamais de ce gif, non.

Abandonnons la facilité et concentrons-nous plutôt sur ce qu’en dit Roland Barthes (et donc l’acception du sens plus large qu’on lui donne aujourd’hui) : un mythe est à la fois « un mode de signification et la forme », un « jeu de cache-cache incessant entre sens et forme », un « système de communication ». Mais qu’est-ce qu’il raconte lui encore ? Simplifions : le mythe est un message qui se suffit à lui-même et qui évoque quelque chose (la même chose) à un groupe de personnes. Genre, vous savez tous ce que c’est qu’un Dom Juan, même si vous n’avez jamais lu Molière (et vous devriez pourtant). Ce n’est pas une idéologie ni un concept, il peut être écrit, verbal ou pas du tout, et se distingue par la manière dont il se propage. Lui il s’en sert surtout pour analyser la pub et la mode, et c’est passionnant.

Bon. C’est passionnant, ça me fait réviser et simplifier grossièrement (il y aurait beaucoup à préciser et redire), mais ça nous éloigne du sujet de base.

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J’arrête de me prendre pour un prof, on repasse aux séries !

Alors c’est quoi exactement la « mythologie d’une série » ? Facile. Chaque série met en place sa propre mythologie : les personnages ont leur manière propre de communiquer et d’évoluer dans l’univers de la série, qui est lui-même régi par un ensemble de règles plus ou moins bien définies et immuables (pour le plus, regardez Buffy, pour le moins, regardez Charmed à partir de la saison 5).

La mythologie d’une série, c’est ce qui permet de ne pas être surpris de voir un cadavre se relever dans The Walking Dead quand ça n’aurait aucun sens dans The Last Man on Earth (quoique) ou qui permet à LOST de tout se permettre en se fondant toujours sur la science, la philosophie ou la croyance quand Younger n’est pas là pour nous prendre la tête. La mythologie assure donc les règles de l’univers, régit les relations entre les personnages, la chronologie. C’est tout ce qui fait le fond de la série et c’est souvent ce qui permet de faire la distinction entre les séries impeccablement gérées (LOST, toujours, mais aussi Wrecked par exemple) et les autres (OUAT, qui est incapable d’assurer la moindre cohérence chronologique dans le passé des trois quarts de son casting).

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Si seulement ils écoutaient leurs propres lignes de dialogue !

Quelle origine ? Comme beaucoup de choses quand il s’agit de raconter une histoire, il faut remonter à l’Antiquité et aux mythologies gréco-romaines, tout simplement. Les divinités grecques, les divinités romaines, ça formait quand même un ensemble sacrément cohérent ! Donc voilà, depuis toujours, les hommes racontent des histoires en se fixant des règles (oh la mauvaise introduction de copie d’élèves) et les scénaristes copient l’idée, tout simplement.

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Et aujourd’hui ? Forcément, toutes les séries ont une mythologie, mais celle-ci est plus ou moins complexe : elle peut s’appuyer sur des éléments mythologiques venus d’ailleurs (non, pas de l’espace, mais d’autres séries, films, livres, récits d’Antiquité, etc.), se contenter du grand minimum (les séries procédurales, bien souvent) ou viser quelque chose de plus complexe (allez, je ne résiste pas : Here & Now !… mais aussi Agents of S.H.I.E.L.D ou même Shadowhunters).

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Et pour gérer toute cette mythologie, comment on fait ? On écrit ce qu’on appelle la Bible de la série. C’est un document plus ou moins volumineux avec tout l’ADN de la série : le concept, la structure narrative (avec les arcs s’il y en a), le ton, les thématiques et l’atmosphère, les lieux de tournage, la biographie des personnages, les résumés des épisodes, etc. Bref, tout est réuni dans un énorme livre qui permet à chaque scénariste et à n’importe qui bossant sur la série de savoir dans quel univers il met les pieds… même quand les personnages ne le savent pas eux-mêmes.

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Comme rien ne vaut l’exemple, voici pour les anglophones parmi vous, un extrait de celle de la saison 1 de Grey’s, de celle – juste passionnante car très personnelle – de LOST (avec les auteurs avouant que c’est la première fois qu’ils font ça et surtout mentant outrageusement en promettant que la série sera facile à suivre grâce à une… mythologie simple, et même plus simple que celle d’Alias et Rambaldi, qui se fait tacler au passage !) et de celle plus romancée de Stranger Things.

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Tout ça donnerait envie d’une publication systématique des Bibles de séries franchement, mais bon. Je n’ai pas le temps de tout traduire, mais même si vous ne comprenez pas l’anglais, je pense que ça reste intéressant à parcourir car on voit quand même comment tout s’est construit à l’origine…

Et ça, c’est passionnant à découvrir !

Les séries qui oublient d’allumer la lumière

Salut les sériephiles,

Je sais que vous adorez quand je pousse un coup de gueule, alors je ne vais pas me priver surtout que je garde celui-ci depuis quelques temps déjà et que j’ai hésité à m’en servir dans l’article Les coups paru hier. Finalement, j’ai bien senti qu’il y avait le potentiel d’un article à part, donc le voici, tremblez séries !

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Aujourd’hui, je vais donc me plaindre des séries trop sombres inutilement, histoire de savoir si vous aussi ça vous agace ou s’il n’y a qu’à moi que ça pose problème ! Voyez-vous, on a de manière assez incompréhensible une semaine tellement belle qu’on se croirait au printemps (quoi ? Comment ça c’est normal mi-avril ? Mais il grêlait il y a sept jours !), voire en été – mais il y a trop de pollen pour ça ! Comme je suis toujours étudiant à distance, c’est la période de l’année que je préfère (bon, pas le pollen) car c’est le moment où je peux m’installer dans le jardin pour lire et bosser et profiter du soleil et boire des thés glacés faits le matin même et me sentir en vacances alors que je n’y suis pas. La belle vie, donc. Inévitablement, qui dit belle vie dit visionnage de séries à un moment ou un autre, et c’est là que se pose un gros problème : trop de lumière dehors, pas assez dans les séries que j’ai à voir.

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Notons que la lumière vacille, faudrait pas trop éclairer les acteurs. Peut-être que c’est parce qu’ils jouent mal et qu’ils ne faut pas que ça se voit ?

Par exemple, voyez, j’écris cet article à 16h (hier donc), heure où je m’accorde généralement une petite pause série. Oui, mais je voulais regarder Shadowhunters et avec ce soleil autant dire que je ne vais rien voir. Comme beaucoup d’autres, Shadowhunters a en effet décidé que les trois quarts de ses épisodes se feraient la nuit ou dans des pièces hyper sombres, ce qui fait qu’au moindre rayon de soleil, on est foutu : je me retrouve bien plus souvent à contempler mon reflet énervé que mon épisode tellement la photographie se prive de lumière.

Avant qu’on ne m’accuse de mauvaise foi parce que oui, quand même, Shadowhunters ça veut dire chasseurs d’ombres et que c’est dans le synopsis de la série que ça parle du monde des créatures nocturnes, je tiens à dire que c’est loin d’être la seule série à être confrontée à ce phénomène.

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Et en plus ça force les gens à faire des gifs surexposés, en plus !

 Je pense que tous ceux qui ont vu la saison 8 de The Walking Dead se rappelleront d’une scène où Rick s’attaque au méchant du moment (je ne nomme pas pour éviter le spoil, même si bon…) dans une cave. Qu’il n’y ait pas de lumière, c’est assez logique, mais on s’est retrouvé avec 15 minutes d’épisode où on ne voyait rien. Et déjà qu’il ne se passe pas grand-chose habituellement dans la série, là, il fallait se contenter de voir deux trois silhouettes bouger et faire des monologues dans le noir. C’est hyper frustrant, surtout quand ça commence à se battre et qu’on est bien incapable de savoir qui est qui ou ce qu’il s’y passe.

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Cela dit, là aussi, quand on voit les tronches, ça vaut peut-être mieux ?

Je zappe le retour de Fear the Walking Dead qui m’a forcé à fermer le volet, ne pas allumer de lumière et augmenter les contrastes de la télé (je n’étais même pas dehors, c’est bon quoi, c’est plus de la mauvaise foi de ma part ; surtout que j’avais une qualité d’images pas trop dégueu !). Suite à cette prétérition (coucou Gaelle), j’enchaîne ainsi sur Agents of S.H.I.E.L.D.

Si vous suivez le blog, vous savez que j’adore cette série. Oui, mais ça ne va pas m’empêcher d’être hyper critique de sa saison 2. Suite aux événements de fin de saison 1 qui font basculer la série dans un univers plus… sombre, ma foi ; la photographie de la série a décidé de suivre l’écriture. Si en soi, c’est une bonne chose, on s’est retrouvé avec une saison tellement sombre qu’il y a plein de scènes dans lesquelles je ne sais toujours pas ce qu’il se passe quand je les regarde sur mon lecteur DVD (merci Ludo).

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Vous voyez : pas de lumière sur tout le visage des acteurs, gif surexposé pour tenter d’y voir quelque chose…

La saison 5 est également assez sombre, mais je trouve pour l’instant la photographie mieux gérée. Je reste tellement frustré de certains combats de la saison 2 (avec Mack ou Skye notamment) où l’on ne voyait rien alors qu’on sentait un beau boulot de chorégraphie. Dans ces moments-là, j’étais bien souvent soulagé d’avoir Lincoln pour faire un peu de lumière (et pourtant, ce n’était pas une lumière ce garçon)…

Allez, pour terminer de cracher dans la soupe, je me sens forcé de parler d’American Horror Story (autant la saison 6 est la meilleure, autant bien souvent, ben… on ne voyait pas grand-chose) et des séries Netflix, particulièrement les Marvel.

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Quand il fait jour dans AHS… (bon, après, c’est vrai que ça aide à flipper quand tu vois pas ce qu’il se passe)

Je comprends bien que c’est censé instaurer une ambiance un peu angoissante pour la survie de nos héros (même si dans les Marvel, bon, on sait bien comment ça va se finir) ; mais bien souvent, ça me décroche totalement de l’épisode parce que je ne vois pas ce qu’il se passe. C’est bien beau de voir des silhouettes bougeant dans tous les sens, mais si on ne sait plus à qui elles correspondent, ni ce qu’elles font, je trouve que c’est de la perte de temps pour tout le monde. Ce genre de scènes coûte cher à tourner, prend du temps pour les acteurs, et tout ça pour que les téléspectateurs entendent vaguement deux trois coups de poings (d’ailleurs, d’où les coups de poing font ce bruit-là franchement ?) au milieu de cris.

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On ne risque pas d’oublier qu’il est aveugle au moins, mais il nous pète les yeux à nous forcer à augmenter tout le temps la luminosité… 

Je trouve ça frustrant, dommage et c’est pour ça que c’est mon coup de gueule du jour, même si je sais bien que c’est dans le vent. Histoire que ça ne le soit pas totalement, dites-moi… Vous aussi ça vous arrive de vous retrouver face à ce genre de scènes, pas vrai ?

Mes derniers coups de… #3

Salut les sériephiles,

Image result for supergirlComme chaque milieu de mois désormais, je vous propose de faire un rapide tour de mes derniers « coups de… », parce que c’est un article qui, après tout, s’écrit plutôt rapidement et tout seul, et qui plaît à tout le monde. Faut juste prendre le temps de réfléchir à certaines catégories quand même, surtout que ce n’est pas toujours évident de ne pas répondre la même chose que le mois dernier. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais arrêté l’idée de le faire de manière hebdomadaire, pour être tout à fait transparent avec vous. Ne m’en voulez pas pour si peu, on ne va pas se battre.

Allez, une fois de plus, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de Cœur : C’est difficile de l’affirmer à 100%, mais je pense que Here and Now est la série la plus qualifiée pour se placer ici. J’ai beau en dire qu’elle est épuisante, mon article d’hier était presque une lettre d’amour à la série. Ce n’est pas la série en elle-même que j’aime, mais la réflexion qu’elle permettait, et certaines intrigues internes, ou certaines scènes plus précisément. L’originalité qu’elle proposait me donnait vraiment envie de revenir chaque semaine découvrir les épisodes en sachant que j’allais être surpris, ou au moins complètement embarqué dedans. Et c’est le genre de sentiment qui me manque de plus en plus devant les séries !

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Coup de Mou : Je vais l’adresser à Unreal, même si là aussi ce n’est pas hyper simple de me décider. La saison 3 est très sympathique, mais je trouve qu’elle a un peu erré ces dernières semaines. Si elle reste excellente, elle manquait parfois de surprises tellement on connaît désormais la critique qu’elle souhaite faire ; et elle manquait cruellement de manipulation des images et des candidats, or c’est pour ça qu’on est là, sinon on se contenterait de regarder le Bachelor. Bon, l’épisode d’hier est reparti de plus belle, mais dans l’ensemble, il y a eu un vrai coup de mou en cours de saison, je trouve.

Image result for the walking dead rositaCoup de Poing : Il n’y en a pas un en particulier qui me revienne, du coup, je vais parler du final de saison 8 de The Walking Dead, donc passez votre chemin si vous n’êtes pas à jour ! Bien évidemment, ce final m’a principalement déçu, mais s’il y a bien un poing positif (avec un g, parfaitement), c’est celui de Rosita qui n’a pas hésité à frapper Eugene. Je crois que c’était franchement mon seul moment de joie de tout l’épisode (bon, ça et Negan, même si c’était super mal écrit comme choix final). Je ne supporte plus la tronche d’Eugene, et ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la seule victime collatérale de cet épisode…

Coup de Blues : Je crois qu’il n’y a que moi pour être qualifié dans ce coup-là. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis février, j’ai complétement laissé tomber mes comédies, à l’exception de The Last Man on Earth. Je ne me l’explique pas trop, ça n’aide pas à gonfler mes stats de nombre d’épisodes, mais voilà, j’ai du mal à trouver les comédies qui me font vraiment rire en ce moment (Superstore n’est plus aussi fun) ; ou alors à avoir envie de les continuer (Life in Pieces m’attend). Je sais que ça finira par me revenir et que ce sera alors un énorme bingewatch, mais en attendant… je n’en regarde pas !

Coup de Vieux : Quand je me suis rendu compte que Scandal arrivait vraiment à sa fin (ce vendredi) et que cela faisait six ans et demi que je la regardais, quand même. Le vrai coup de vieux est arrivé quand je me suis mis à noter quelques idées pour un article faisant une grosse synthèse de mon avis sur la série ; mais en même temps, cet article n’a pas avancé d’un poil depuis samedi, alors je ferais peut-être mieux de ne pas vous en parler, car je ne sais pas si je le publierai un jour ! En tout cas, ça me fait d’avance bizarre de me dire qu’elle ne sera plus là le vendredi.

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Coup de Gueule : Le crossover The Walking Dead/Fear the Walking Dead était tout ce que je craignais qu’il soit, et pire encore. Pour sa « reprise », la saison 4 du spin-off a donc proposé 47 minutes sans son casting, mais avec celui de la série-mère et de nouveaux personnages. Le tout paraissait plutôt être un pilot d’un nouveau spin-off, et ça m’énerve. Je sais que c’est fait pour remonter les audiences (et en plus, ça devrait le faire car les gens ont eu l’air d’aimer ??), mais je trouve ça tout pourri de trahir les trois premières saisons en repartant sur une nouvelle histoire avec un personnage venu d’une autre série – et en plus, je n’aime pas l’évolution du dit personnage, ça n’aide pas. Bref, Fear revient avec un saut temporel (ou une incohérence chronologique énorme), se déroule désormais en parallèle et pas si loin de la série-mère (donc on perd pas mal d’intérêt et on ouvre la porte à toutes les fenêtres pour de futurs crossovers) et se concentre sur un personnage qui prend clairement la place de lead et éclipse le reste du casting. Forcément, comme je préférais jusqu’ici Fear, je le sens mal. Image result for fear the walking deadJ’aurais préféré une troisième série, ou à vrai dire le même épisode avec un personnage inédit ; mais là, ça fait trop « oups, les audiences suivent pas, ramenons un autre personnage et faisons comme si ». Et pourtant, habituellement, je suis pour les séries capables de se réinventer. J’attends de voir la suite pour être vraiment déçu, mais cette reprise était ratée parce que je me suis fait encore plus chier que devant The Walking Dead, alors que Fear parvenait jusque-là à garder mon intérêt.

Coup de Barre : L’arrivée tant espérée du soleil est accompagnée d’une vague de pollen dont je me serai bien passé et qui m’a mis quelque peu K.O hier soir (même si ça ne se voit pas à la longueur de cet article, je sais).

Coup de Bol :  C’est super rare, mais j’ai déjà des idées pour les visuels du prochain Week-end en séries. Peut-être que pour une fois tout ne sera pas improvisé à l’arrache au dernier moment. Ou peut-être pas. Il y aura eu un tout petit de réflexion quinze jours avant en tout cas, ça change !

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Coup de Tête : J’ai écrit cet article hier vers 17h et à défaut d’avoir une idée de coup de tête ; je me décide à rattraper enfin la fin de saison de 9-1-1 dans la soirée (4 épisodes) alors qu’il me reste encore à voir Supergirl et The Crossing. Ce n’est pas gagné. Si je l’ai regardée, vous serez vite au courant avec un article dessus ; si je me suis foiré, eh bien… ce sera un coup de tête qui n’aura pas eu lieu, et puis c’est tout. Je cherche à vaincre la procrastination comme je peux !

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Coup de Théâtre : C’en est un sans en être un, mais je m’étais persuadé que pour la première fois, je n’aurais pas revu la dernière saison de The 100 avant l’arrivée de la prochaine (mercredi prochain). La tradition veut en effet que je la regarde avec mon père pour me remettre en tête toute la géopolitique complexe et les rebondissements de la série, ou juste parce que j’adore, allez savoir. En tout cas, ça me paraissait impossible, mais finalement, nous avons vu sept épisodes dimanche et lundi soir, donc il ne nous en reste plus que quatre ; et clairement ce sera bouclé d’ici mercredi (reste plus qu’à se mettre d’accord sur une soirée). C’est très cool et ça permet de calmer l’impatience vis-à-vis de la saison 5 !

Coup Tordu : Le dernier épisode de The Last Man on Earth a revisité une énorme partie de son intrigue passée en la modifiant l’air de rien, et c’est passé comme une lettre à la poste (et même mieux qu’une lettre à la poste, si je considère mes problèmes fréquents de courrier). Entre ça et l’épisode se moquant de la manière dont ils ont caché la grossesse d’une de leur actrice, je crois que je tiens là l’une des séries les plus tordues du moment, mais ça lui fait du bien d’être si tordue, car sans ça, on commencerait à s’ennuyer. J’espère donc une saison 5, comme j’ai bien compris que nous n’aurons de toute manière jamais de conclusion fermée lors de la presque-annulation de l’an dernier… Allez, je veux une saison de plus, c’est pas grand-chose !

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Coup de Pub : Il sera aujourd’hui pour un blog, et j’ai choisi celui d’Enid, Une vie devant l’écran ! J’adore tout bonnement son blog : les articles y sont hyper longs (oui, c’est moi qui dis ça, ça vous donne une idée !) et détaillés, mais jamais inintéressants. Au contraire, j’aime beaucoup la manière dont c’est écrit, les analyses et la diversité des sujets (bon, c’est principalement séries/films, mais l’angle d’attaque change beaucoup de ce qui peut se lire ailleurs). Franchement, c’est captivant à lire et pourtant, je ne suis souvent pas d’accord avec son avis ; mais comme en plus Enid répond aux commentaires, ça permet le dialogue, donc c’est un point positif de plus !

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Coup de Grâce : Je suis en retard dans mes séries ? On remercie tous bien fort Laura qui m’a offert les trois tomes de The Magicians. Oui, je sais j’en ai déjà parlé plusieurs fois, mais je change l’optique pour vous expliquer en quoi c’est vraiment un coup de grâce. Inutile de dire que je suis en pleine lecture du premier tome (j’arrive à sa fin dans une centaine de pages) et que même si c’est en anglais, même si je prends tout mon temps (ça fait une semaine), ben… ça bouffe du temps de cerveau disponible pour les séries ; et ça m’empêche encore plus de rattraper mon retard. Vous voyez ? Un coup de grâce ! Cela dit, c’est sans regret, car j’accroche encore plus que ce que je pensais. Bon, ça me donne même envie de revoir la saison 1, puisque j’en suis à la fin de celle-ci dans ce que je viens de lire (sans l’intrigue de Julia) et que je me dis que je suis passé à côté de dizaines de trucs dans l’adaptation. Et aussi que c’est sympa de voir comment la série adapte le style d’écriture en prenant malgré tout énormément de liberté. Yep, ça me donne l’impression que l’adaptation est aussi bien que le livre, même si elle est totalement différente (en revanche, si j’avais commencé par les livres, j’aurais sûrement eu du mal avec la série).

Et voilà, c’est tout pour cette nouvelle édition des coups, j’espère que ça vous plaît toujours autant ; moi, ça m’éclate en tout cas 🙂

 

Fear the Walking Dead (S04)

Synopsis : La saison 3 s’est terminée de manière explosive après avoir été pleine de rebondissements avec l’introduction de Troy et de toute sa famille, finalement tous morts aujourd’hui – ou laissé pour mort, j’ai encore un espoir insensé pour Troy. Travis aussi n’est plus de ce monde et la saison s’est achevée sur Nick choisissant de se sacrifier pour laisser partir en sécurité Alicia, Madison et Victor. Malheureusement, la sécurité est relative dans l’univers de la franchise zombie et leur bateau s’est trouvé bien incapable de résister à l’explosion du barrage. Le cliffhanger nous laissait sur le réveil de Madison, seule sur le sable (les yeux dans l’eau), et gardait le suspense sur la survie du reste du casting.

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Pour commencer, je suis bien content de voir la série revenir si tôt et j’ai envie de me jeter sur cet épisode depuis ce matin. Toutefois, il faut bien en passer par la nécessaire introduction de cette saison et je dirais que je suis aussi impatient que craintif de voir ce que ça va donner. C’est bien simple : la série s’est améliorée chaque année depuis ses débuts et j’ai peur que ça ne continue pas.

En plus, il a été largement annoncé que cet épisode permettait un crossover avec The Walking Dead, puisque le personnage de Morgan intègre le spin-off. Je suis hyper mitigé à cette annonce : déjà, l’évolution du personnage de Morgan ne m’a pas plu du tout dans la série-mère, ensuite, ça nous ajoute un personnage increvable dans une série reposant normalement sur le suspense de la survie de ces personnages.

Ajoutons à ça que j’ai lu hier qu’ils comptaient faire de Morgan un personnage principal reprenant une grosse partie de la narration de la série et je suis hyper crispé sur le résultat. Ça passe ou ça casse, mais à vue de nez, je dirais plutôt que ça va casser. J’avais déjà du mal avec la manière dont Madison était sans cesse remise au centre de tout, ce n’est pas en centrant sur Morgan que ça va améliorer les choses.

Le but inavoué est de faire remonter les audiences, et le casting de Maggie Grace (LOST) va également dans ce sens, mais si c’est au détriment de la qualité, ça ne vaut peut-être pas le coup. Oh lala, je suis tellement inquiet que j’aurais dû en faire un 500 mots de cette semaine. Je critique, je critique, mais je n’ai encore rien vu, et on sait que de toute manière, je suis juste là pour revoir Alicia (et un peu Nick), alors trêve de bavardage !

Ci-dessous, un avis rapide et sans spoiler. Cliquez sur les titres d’épisodes pour la critique complète.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S04E01 – What’s Your Story? – 08/20
Aïe. Franchement, ça me fait mal de mettre une telle note pour le retour d’une série que j’attendais depuis septembre. L’épisode pourrait valoir un 13 ou 14 s’il ne s’agissait pas d’une reprise de saison ou s’il s’agissait du pilot d’un troisième spin-off de The Walking Dead, mais franchement, il fallait retranscrire la déception de ce crossover. FTWD prend de toute évidence le choix du saut temporel pour l’instant et ignore totalement son cliffhanger de fin de saison 3. Au-delà de ça, c’est un épisode super lent, avec des guests qui n’ont rien à faire là et des scènes qui n’ont aucune crédibilité. Finalement, un huit est peut-être encore trop gentil. Vite, soyons la semaine prochaine pour oublier ce très mauvais épisode qui ne vise qu’à raccrocher de nouveaux fans de Walking Dead.
S04E02 – Another Day in the Diamond – 15/20
C’était long et prévisible dans les grandes lignes, mais je surnote légèrement pour rattraper la catastrophe de la semaine passée et parce que ça faisait du bien d’enfin retrouver le casting. J’ai tout de même l’impression que le rythme est désormais plus lent qu’avant, et c’est dommage. Autrement, c’était un épisode qui soulevait pas mal de questions en faisant mine de répondre à d’autres. Sympa, ça se regarde, mais on a vu mieux.
S04E03 – Good Out Here – 17/20
Alors, c’est compliqué de ne pas spoiler, mais je dirais que l’épisode était assez décevant pour sa longueur, mais qu’il se rattrape en me prenant par surprise en cours de route. Très franchement, ça va être dur de ne pas détester cette saison : je fais tout ce que je peux pour l’aimer et elle fait tout ce qu’elle peut pour que je ne l’aime pas. C’est un épisode dont je me souviendrais.
S04E04 – Buried – 17/20
Bon, je ne vais pas mentir, j’ai vraiment essayé de détester cet épisode à la hauteur de la manière dont j’ai détesté les rebondissements de ces trois premiers épisodes qui m’ont mené de déception en déception pour le long terme. Si tout cet épisode est un long blabla, je l’ai néanmoins trouvé progressivement bien construit et bien mené, et ça m’a mené à quelques frissons et une envie de voir la suite. Bref, c’était un épisode de transition, mais un épisode de transition vraiment réussi, et j’ai donc aimé malgré la fin de l’épisode précédent, passant de l’énervement à l’acceptation… Comme quoi !
S04E05 – Laura – 15/20
J’ai l’impression de surnoter cet épisode qui était long et n’apportait pas grand-chose de plus, si ce n’est un approfondissement des nouveaux personnages, mais dans le fond, j’ai regardé avec intention. Plus la saison avance, plus j’ai l’impression d’être devant la série-mère. Ici, l’épisode gagne du temps sur son intrigue générale et s’attardant sur des points de détails qui n’échappent pas à quelques incohérences. Et en même temps, je finis par m’attacher à ces nouveaux personnages – et ça valait mieux, parce que cette saison renouvelle assez clairement le casting.
S04E06 – Just in Case – 15/20
Les nouveaux jeux de temporalité me plaisaient beaucoup il y a deux semaines, mais ça ne marche plus tellement cette fois où cet épisode prend une fois de plus beaucoup de temps à retarder ce que l’on attendait. Heureusement, cet épisode propose aussi de nouvelles perspectives qui me donnent espoir pour la suite de la série : la lente agonie de ce début de saison semble faire de Fear ce qu’était TWD à ses débuts. Tout n’est pas perdu.
S04E07 – The Wrong Side of Where You Are Now – 19/20
Il faut bien que j’arrête d’être mauvaise foi avec cette saison. Malgré un début douloureux, je reconnais que la qualité narrative est remontée d’un cran depuis un ou deux épisodes, et celui-ci n’a pas fait les choses à moitié : il avait tout d’une fin de mi-saison alors qu’elle n’est que la semaine prochaine. Décidément, aujourd’hui, c’était journée sensations fortes en série. Avec ces 42 minutes, je retrouve tout ce que j’aimais dans Fear par rapport à la série-mère et, à quelques petits détails incohérents nécessaires ou faux-suspens près, cet épisode n’est pas loin de la perfection.
S04E08 – No One’s Gone – 20/20
Je suis généreux avec cette note, mais c’est la mi-saison et cette saison est partie de tellement loin avec des épisodes ne m’ayant pas plu du tout qu’il faut bien que j’en remonte la moyenne pour mon classement de fin d’année ! Depuis quelques épisodes, j’ai en effet retrouvé ce que j’aimais dans Fear, à savoir une ambiance différente de la série-mère, avec un peu moins de longueurs, et des personnages auxquels j’accroche car ils ne sont pas le cliché de leur équivalent comics, mais plutôt des clichés télévisuels. Les performances d’acteurs sont dingues, l’intrigue générale bien foutue, les pièces du puzzle des sept derniers épisodes s’emboîtent, tout est là pour faire de cet épisode une réussite.
S04E09 – People Like Us – 15/20
Cette reprise ne mérite peut-être pas une aussi bonne note tant l’épisode était long et lent et interminable, mais le plaisir de retrouver tous les personnages est là, et c’est déjà beaucoup par rapport au premier épisode de la saison. Et puis, cet épisode met très bien en place l’intrigue fil rouge de la deuxième partie de saison, et franchement, ça s’annonce bien plus épique que ce qu’on a pu voir jusqu’ici dans les deux séries, alors je veux bien être généreux.
S04E10 – Open Your Eyes – 13/20
Non, mais c’est frustrant, j’avais beaucoup d’espoir sur cette mi-saison, et elle reprend tous les défauts de la saison 4 de The Walking Dead. Ce n’est pas faute de me servir mon personnage préféré à toutes les sauces dans cet épisode, mais l’ennui l’emporte finalement, c’est hyper frustrant !
S04E11 – The Code – 14/20
Pour une fois, cet avis sera avec spoilers dès ces quelques lignes, mais franchement, cette saison 4 se perd en route, j’ai l’impression. Trop de pistes exploitées en parallèle, ce n’est pas toujours une bonne idée. Ainsi, pour cet épisode, il y avait trop de nouveaux personnages, pas assez de tempête, pas assez de Fear. Et c’est une constante de la saison…
S04E12 – Weak – 16/20
On repart enfin sur une intrigue un brin plus générale, ce qui réussit déjà à la série du côté du rythme, même si une fois de plus, je regrette que le casting ne soit pas au complet. Au moins, cette fois, j’ai tenu tout l’épisode sans pousser de gros soupirs, parce que le suspense est revenu et parce que l’intrigue… ben… m’intrigue.
S04E13 – Blackjack – 14/20
S’il y a de très bons moments dans cet épisode réunissant plusieurs pièces du puzzle ensemble, il y a aussi des moments tellement gros qu’on se demande si les scénaristes n’ont pas trop abusé de la bière à la rédaction du scénario. Bref, j’adore une partie des personnages, j’adore certains moments (très bons cliffhangers), mais ça n’empêche pas que je m’endors devant une bonne moitié d’épisode et que je suis mort de rire devant la médiocrité d’un autre quart. Cela ne laisse pas grand-chose à la série finalement, mais je suis attaché malgré tout.
S04E14 – MM 54 – 17/20
Enfin ! Enfin un épisode où je n’ai pas trouvé que l’intrigue n’avançait pas et où je ne me suis pas ennuyé une seconde. Au contraire, même, j’ai trouvé qu’on avait un bon rythme tout le long, qu’on obtenait quelques réponses et l’action que j’attends d’un épisode d’une franchise autour de zombies. Les choses bougent et ça fait du bien, et comme j’adore toujours une partie des personnages, j’étais dedans.
S04E15 – I Lose People… – 20/20
D’un extrême à l’autre dans ma notation, je sais, mais cette saison finit par me prouver qu’elle a réussi ce qu’elle voulait : me faire m’intéresser à tous ses personnages, même les nouveaux, même la cinglée qui leur sert de méchante. Il y avait tout dans cet épisode, et surtout mon propre stress : on arrive en fin de saison et on sait qu’ils n’ont aucune timidité à tuer les personnages, alors bon, je ne sais pas, j’ai retrouvé la crainte d’en voir certains y passer.
S04E16 – …I Lose Myself – 16/20
J’espérais que ça finisse sur un grand épisode comme celui de la semaine dernière, mais finalement, malgré un très bon suspens et de bons rebondissements, cette fin de saison n’a pas réussi à prendre autant que je l’espérais sur moi. Après une telle saison, il était dur de conclure de manière purement satisfaisante, et pourtant, j’ai l’impression qu’ils ont réussi à mener jusqu’au bout leur saison. La fin est assez naturelle et laisse l’espoir que la série parviendra à rester au-dessus sur la médiocrité ambiante de la franchise. On verra bien.

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