Vus cette semaine #05

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Rookie – S03E04 – Sabotage – 15/20
Si toutes les intrigues ne se valent pas au cours de l’épisode, j’ai trouvé l’ensemble toujours aussi efficace et sympathique. J’ai mes préférences pour certains personnages et certains développements, c’est sûr, mais dans l’ensemble, je trouve que toute la série fonctionne toujours bien sur cette saison 3 qui est en train de trouver rapidement son rythme de croisière.
Charmed – S03E01 – An Inconvenient Truth – 16/20
Il se passe avec cet épisode ce que je craignais un peu : la série a du mal à revenir de sa longue pause forcée pour une nouvelle saison. On a bien des idées sympathiques dans l’épisode, mais ça ressemble plus à un épisode de la semaine dans sa construction qu’à un début de saison, et ça créé un étrange déséquilibre, d’autant plus que je n’arrive pas à savoir si j’ai oublié des choses ou non. L’épisode est bien, mais ça s’arrête là. En tout cas, ça me fait plaisir de retrouver la série !

Mardi

9-1-1 – S04E02 – Alone Together – 16/20
L’écriture des personnages n’est vraiment pas dans la subtilité cette semaine, et même les histoires des victimes de l’épisode n’ont pas réussi à vraiment me toucher… Par contre, la série est toujours impressionnante visuellement et place les jalons de futures intrigues qui pourraient être très sympathiques. Je suis donc surtout curieux de voir la suite de la saison après ce petit épisode catastrophe.
9-1-1 Lone Star – S02E02 – 2100° – 19/20
L’épisode est aussi impressionnant que promis et fait entrer soudainement la série dans la cour des grands, mais pas forcément de la manière à laquelle je m’attendais. En fait, il y a plusieurs surprises au cours de cet épisode et je me rends compte que je me suis attaché à un certain nombre de personnages sans m’en rendre compte. Bref, tout fonctionne très bien et on a là un excellent épisode, dont je n’approuve pas la décision principale… même si elle participe à en faire un épisode inoubliable !

Mercredi

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E04 – Zoey’s Extraordinary Employee – 17/20
Après la fin d’épisode de la semaine dernière, j’appréhendais beaucoup de voir cet épisode car je sentais qu’on en arrivait à un moment où ça passe ou ça casse. Et ça passe totalement dans cet épisode. La légèreté de la série fonctionne toujours à merveille à bien des égards et les scénaristes parviennent à nouveau à créer la surprise en gérant très bien le deuil vécu par trois des personnages. C’est naturel et fluide, j’aime beaucoup.
NCIS – S18E06 – 1mm – 17/20
Cela me fait tellement plaisir de voir que la série s’est réveillée de la torpeur du début de saison et propose désormais des épisodes de qualité. Je me retrouve avec la même hype que l’an dernier, ce qui est une bonne chose. Bien sûr, l’épisode reste très classique, mais il y a quelques changements dans la formule du procédural et de bons développements pour les personnages, alors c’est très positif.

Vendredi

WandaVision – S01E04 – We Interrupt This Program – 17/20
D’accord, le titre de l’épisode est un peu un spoiler qui révèle le contenu de l’épisode, mais du coup, c’était moins bon que ce que j’en attendais cette semaine, parce que je voulais mon programme habituel moi. Au-delà de mes espoirs déçus, cette mi-saison (déjà) apporte des réponses concrètes, confirment des théories et me fournit des scènes que j’attends depuis Endgame. Bref, je ne boude pas mon plaisir !

Challenge Séries 2021

Riverdale – S04E01 – In Memoriam – 15/20
L’épisode est loin d’être parfait, mais je n’ai pas à cœur d’être aussi brutal que d’habitude dans ma critique, parce que Luke Perry est mort tout de même. C’est triste, l’épisode parvient à l’être par touche et ce début de saison est tout particulier, forcément. Il ne donne pas encore de piste pour la suite, mais ça fait du bien ce calme pour la série. C’est la preuve qu’ils peuvent faire des épisodes bons, finalement.
Riverdale – S04E02 – Fast Times at Riverdale High – 15/20
Oh, on ne m’aurait donc pas menti en m’affirmant que cette saison allait être mieux ? Je me méfie, parce qu’il y a eu d’autres débuts de saison que j’aimais bien et qui ont très vite mal tourné, mais je dois dire que les perspectives offertes par l’épisode sont sympathiques. C’est toujours très perché comme série, c’est peu crédible et tout… mais ça marche bien comme divertissement là.

En-dehors du blog, j’ai également vu quatre épisodes de la saison 22 de New-York Unité Spéciale cette semaine.

> Vus en 2021 

Teyonah Parris (#124)

Salut les sériephiles,

Même avec toute la bonne volonté du monde, difficile de ne pas revenir cette semaine sur une série déjà évoquée il y a peu de temps dans les articles performances de la semaine… C’est à croire qu’il y a peu de séries en ce moment, parce que je n’arrête pas de tourner en boucle sur les mêmes séries, mais en même temps, la qualité était vraiment là dans le jeu de l’actrice, je n’y peux rien, moi ! Ma performance de cette interminable semaine fut donc…

monica rambeau | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

La performance de la semaine :
Teyonah Parris

La série concernée : WandaVision
L’épisode : S01E04 – We Interrupt This Program – 17/20


monica rambeau | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirPourquoi ? C’est l’évidence même tant son jeu d’actrice est bluffant et largement au-dessus du niveau de tout ce que j’ai vu cette semaine – en même temps, j’ai vu Riverdale cette semaine, ça ne veut donc pas dire grand-chose car le niveau n’est pas fulgurant, n’est-ce pas ?

Teyonah Parris interprétait dans les premiers épisodes le rôle de Géraldine, une voisine de Wanda et Vision, mais dans l’épisode que j’ai pris le temps de regarder hier, on découvrait qu’elle était un tout autre personnage : celui de Monica Rambeau, l’adorable Lieutenant Trouble de Captain Marvel. On savait bien qu’elle avait de fortes chances d’être développée comme un personnage marquant du MCU après ce film, mais le choix de l’interprète est excellent pour la développer.

TEYONAH PARRIS as Monica Rambeau “Geraldine” in... @ sersi Phase Four (2021 - )
Et il faut noter qu’elle cartonnait aussi dans l’humour et le côté sitcom des années 50 à 70. Excellente actrice, quoi.

En effet, dès la première scène de l’épisode, elle m’a laissé sur les fesses, parce qu’elle a totalement géré une scène que j’attendais depuis la diffusion d’Endgame dans les cinémas. Je voulais voir la panique du retour de la moitié de l’humanité à l’existence, et c’est désormais chose faite. L’actrice porte sur ses épaules le poids d’une attente interminable, mais elle s’en tire à merveille pour nous faire comprendre les émotions qui lui passent par la tête – le chaos de la situation, la confusion, la peur, la tristesse du décès de sa mère, l’incompréhension de ces cinq ans où elle a disparu… C’était merveilleux, et bouleversant.

J’ai depuis revu la scène quatre ou cinq fois, je dois bien vous l’avouer, et rien qu’avec ça, elle était déjà ma performance de la semaine. Ce ne fut pas tout pour autant : elle a aussi géré le reste de l’épisode en tant que Monica Rambeau, une agent du S.W.O.R.D très attachante dans sa détresse face à la paperasse et à la punition imposée par sa mère décédée.

En tant qu’agent de terrain, elle est crédible. En tant que voisine des années 70, elle est crédible. En tant qu’agent apeurée par Wanda qui était supposée être sa voisine, elle est crédible. Et son « it’s all Wanda » final est tellement convaincant… Elle nous a régalé cette semaine, et le scénario aussi !


 Collandrea “Coco” Conners in movie Dear White People (2014) #dear white people #dwpedit#colandrea conners#colandreaconners edit#teyonah parris #teyonah parris edit #gifsedit#hc*Vue aussi dans : Je savais bien que je l’avais vue ailleurs, mais il a fallu que je cherche pour trouver ! Elle interprétait évidemment le film de Coco dans le film Dear White People ! Pas étonnant qu’elle soit bonne actrice du coup… Elle a autrement eu plein de petits rôles, notamment dans Les Experts, et des rôles récurrents dans des séries comme Empire.

Clairement, son rôle de Monica Rambeau va faire décoller sa carrière plus haut que n’allait sa mère fictive en tant que pilote : outre la série dans laquelle elle à présent un rôle d’importance, nous la verrons immanquablement dans Captain Marvel 2 et probablement dans d’autres productions de la franchise. Une fois qu’on met un pied dans le MCU, on n’en sort plus après tout…


L’info en + : J’espère que Teyonah Parris a vraiment savouré son casting dans la série comme il se doit, parce qu’elle a bien failli ne jamais en faire partie. La co-productrice de WandaVision a en effet révélé il y a un peu moins d’un moins que le personnage de Monica a bien failli pas être de la partie pour la série : elle n’était pas dans les premières versions de celle-ci… https://media.melty.fr/article-4308379-raw/media.gifPourtant, difficile d’imaginer le renversement de situation sans son personnage aujourd’hui.

Reste à voir désormais si elle rejoindra son homologue des comics : Monica Rambeau est un personnage surpuissant dans ceux-ci et elle a des pouvoirs, ce qui ne semble pas encore être le cas de cette version du personnage, bien humaine et perdue face à tous les mystères auxquels elle est confrontée. Ça ne devrait pas durer, surtout que Mary Livanos a révélé qu’elle avait rendu la série plus riche. Rien que ça… mais difficile de ne pas être d’accord, non ?


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

WandaVision – S01E04

Épisode 4 – We Interrupt This Program – 17/20
D’accord, le titre de l’épisode est un peu un spoiler qui révèle le contenu de l’épisode, mais du coup, c’était moins bon que ce que j’en attendais cette semaine, parce que je voulais mon programme habituel moi. Au-delà de mes espoirs déçus, cette mi-saison (déjà) apporte des réponses concrètes, confirment des théories et me fournit des scènes que j’attends depuis Endgame. Bref, je ne boude pas mon plaisir !

> Saison 1


Spoilers

So you’re saying the universe creating a sitcom starring two Avengers ?

Je n’avais pas vu que l’hélicoptère de l’épisode 2 possédait le logo du SWORD, je suis aveugle franchement. Je devais être ébloui par l’apparition de la couleur… mais qu’importe ce point peu important du résumé quand la première scène était absolument dingue. J’ai hurlé, tout simplement : on y suit « Géraldine » qui se reconstitue dans une chambre d’hôpital.

Oui, oui, elle se reconstitue, parce qu’elle fait partie de ceux ayant été détruits par Thanos lors d’Avengers Infinity Wars. Cela fait donc cinq ans qu’elle a disparu, mais si nous on le sait, ce n’est pas le cas des personnes qui réapparaissent. Loin de la bataille incroyable d’Endgame, c’est la panique générale que j’espérais qui a donc lieu dans cet hôpital. On y aperçoit des personnes qui réapparaissent après cinq ans, à des emplacements improbables pour certains, avec des blessures pour d’autres et provoquant des accidents également…

Les Avengers n’ont pas réfléchi à tout, et ça fait quelques mois que je clame en boucle que les gens qui étaient dans un avion au moment de leur disparition ont la pire VDM qui soit dans tout l’univers Marvel (et ça en dit long). Bref, « Geraldine » apparaît donc au milieu de l’hôpital et s’inquiète de ne pas voir sa mère dans son lit d’hôpital. Dans la panique, elle tente d’obtenir des informations, mais ce n’est pas évident quand la moitié de la population mondiale est en train de réapparaître subitement – imaginez aussi toutes les personnes qui ont refait leur vie avec enfants pour mieux retrouver leur ex désormais (coucou Manifest), ou ceux qui réapparaissent sous la douche alors que leur appartement est occupé par quelqu’un d’autre désormais, ou… Tant de situations. Et ces gens, où vont-ils vivre ? En cinq ans, les maisons et appartements ont dû être détruits, rachetés, réoccupés… Je veux une série d’anthologie avec que des épisodes nous montrant le retour de gens. BREF. Concentre-toi, Jérôme.

« Geraldine » finit par tomber sur un médecin qu’elle connaît, car elle vient juste d’opérer sa mère selon elle. Oui, mais non, c’était il y a cinq ans : « Geraldine » apprend donc la mort de sa mère, Maria Rambeau, et l’on découvre ainsi qu’elle est Monica Rambeau ; même si elle avait été annoncée dans ce rôle il y a plus d’un an.

Elle apprend ensuite avoir disparu pour cinq ans, ce qui lui fait un petit choc et m’a fait kiffer plus que jamais le générique Marvel Studios qui apparaît ensuite. C’était si cool. Rien que ce début… Pfiou ! Le budget, tout ça tout ça, c’est tout ce que je voulais voir dans l’univers Marvel qui arrive enfin !

Comme si de rien n’était, Monica se rend ensuite au boulot, et j’ai commencé à comprendre que nous n’irions pas dans les années 80 cette semaine. C’était franchement frustrant, mais admettons. Monica travaille donc au S.W.O.R.D où sa carte d’accès ne fonctionne plus et où tout a bien changé. Cela fait trois semaines qu’elle est revenue et le monde recommence déjà à tourner. Elle apprend (que de choses à découvrir pour elle !) que le S.W.O.R.D se concentre désormais sur les robots et la nanotechnologie, histoire de se défendre face aux menaces de l’espace. On change totalement d’ambiance par rapport à la série habituelle, parce que nous sommes loin d’une sitcom marrante avec cette base du S.W.O.R.D. Et ça me déçoit un chouilla, même si c’est passionnant à découvrir.

L’homme avec qui elle a rendez-vous explique tout de même qu’il était le seul choix restant pour être le nouveau directeur du SWORD, là où ça aurait dû être Monica. Celle-ci découvre ensuite qu’elle est punie et ne peut reprendre son boulot comme si de rien n’était, parce que sa mère avait prévu le retour de personnes disparues et espérait les tenir à distance de l’action, au cas où il s’agisse de traîtres.

Voilà en tout cas comment Monica s’est retrouvée affectée à Westview, où elle rencontre un agent du FBI, Woo (déjà vu dans Ant-Man et la Guêpe), qui lui explique qu’ils ont une personne disparue faisant partie de la protection des témoins. C’est gênant, mais pas autant que le fait que la ville de Westview n’existe pas selon le shérif du coin. Mais alors vraiment pas.

Il est pourtant devant le panneau de la ville. Ouep, Wanda est beaucoup trop forte : elle a provoqué une amnésie générale autour de la ville… mais pas pour le monde entier, tout de même. Le problème, c’est que si nous on a deviné ça depuis un moment, ce n’est pas le cas de nos nouveaux personnages principaux.

Monica est curieuse, et elle se débrouille donc pour enquêter à coup de drone de mini-hélicoptère qu’elle utilise pour aller visiter la ville. En effet, ni elle, ni Woo ne sentent qu’ils peuvent aller en ville… Cependant, une fois le drone disparu, Monica s’approche et comprend que la ville est entourée d’un champ de force. Toujours bien curieuse, elle se fait alors embarquer dans le monde de l’illusion provoquée par Wanda. Voilà qui explique son arrivée soudaine dans le quartier en noir & blanc, et l’inquiétude générale qui se dégageait de son arrivée dans le monde normal à la fin de l’épisode précédent.

Tu parles d’un retour au calme et d’une « punition » que de la mettre à bosser sur cette affaire de disparition au New-Jersey ! Vingt-quatre heures plus tard, c’est donc toute une base militaire qui est en place aux abords de Westview, New Jersey pour comprendre ce qu’il se passe. Une équipe de scientifiques surdoués est montée à la va-vite, et on y découvre principalement le Docteur Lewis – qui était dans les premiers Thor, mais là, j’avais vraiment oublié son existence et la revoir ne m’a pas aidé à m’en souvenir. Elle n’a pas le look d’une surdouée, mais pourtant, elle comprend d’elle-même très vite que les drones disparaissent sans apporter la moindre information intéressante.

Lewis capte rapidement des CMBR, des radiations micro-ondes cosmiques de fond (les sous-titres français n’aident pas avec un « fond diffus cosmologiques » qui semble moins précis et zappe l’aspect radiation ?), mais aussi des ondes plus longues par-dessus le bruit. Soit. Elle en déduit rapidement qu’il s’agit d’ondes hertziennes et demande à ce qu’on lui apporte une télévision, une ancienne télévision, parce qu’elle capte quelques images…

Pendant ce temps, l’Agent Franklin est envoyé en observation via les égouts dans une tenue qui nous permet de comprendre qu’il sera vite analysé comme étant l’apiculteur de l’épisode 2. On s’en doutait largement aussi. Ce n’est que là que Lewis parvient toutefois à capter des images de l’épisode 1, et il apparaît alors assez clair qu’il y a un étrange décalage temporel entre la série (dont les décennies défilent) et la réalité (la réalité étant ici la série que l’on regarde, hein).

Lewis n’a pas beaucoup de réponses à apporter aux questions que ça pose. Quant au CMBR, elles datent du Big Bang. Le moins crédible dans tout ça ? Ce n’est pas le décalage temporel (on n’en serait qu’à l’épisode 1 alors que Monica est déjà envoyée dans l’illusion de Wanda), c’est que personne ne soit en train de rire devant cette sitcom ! Heureusement, ça change ensuite avec une Lewis qui s’investit énormément dans la sitcom. Ben oui, elle continue de visionner le programme !

Elle n’est pas la seule : tout le SWORD s’amuse donc à retrouver l’identité de chaque personne approchant Wanda ou Vision dans la sitcom. J’aimerais bien en savoir plus sur eux au passage, mais ce n’est pas le cas. En tout cas, Lewis finit par faire tomber ses nouilles en découvrant Monica à l’écran, dans le rôle de Geraldine.

Elle confie alors à Woo qu’elle a une théorie et s’en débrouille pour tenter d’entrer en contact avec Wanda, via la radio. Ouais, c’est donc l’agent Woo qui entre en contact avec elle dans l’épisode 2 pour lui demander qui lui fait ça. Bon, ce n’est qu’à ce moment-là que Woo apprend l’apparition de l’hélicoptère rouge dans un épisode en noir et blanc, donc la prise de contact est quelques minutes plus tard, hein.

Woo essaie d’entrer en communication avec Wanda et hop, la série zappe ce qui est en train de se passer. Lewis ne voit pas tout à fait la même chose que nous d’ailleurs, c’est étonnant. C’est un échec apparent de la mission, et ce n’est que le début. Le problème de cet épisode est probablement que l’on reconstitue le puzzle plus vite qu’on ne nous le montre. L’Agent Franklin finit ainsi par pénétrer à Westview, pour mieux se découvrir apiculteur, passer en noir et blanc et être dégagée par celle-ci.

On ne le voit pas revenir par contre, alors que je m’y attendais. Je me demande ce qu’il est devenu. En attendant d’avoir la réponse, on peut voir nos personnages regarder la sitcom qui me manque cette semaine. Lewis est fan du changement de décennies à chaque épisode, et moi je suis surtout frustré de ne pas avoir encore les années 80.

Lewis et Woo regardent l’épisode comme nous, et ils finissent aussi par découvrir que Monica est dans cette drôle de sitcom, mais aussi que désormais, elle parle. Ils en arrivent vite à l’accouchement de Wanda, qui nous fait verser une larmichette à Lewis, et au fait que Monica mentionne l’existence d’Ultron.

Wanda s’approche d’elle, menaçante et… Quelqu’un censure l’émission, et alors que Woo demande qui, il est clair qu’il s’agit de Wanda. L’alarme se met à sonner dans la base, et on tombe enfin là où on en était la semaine dernière. On nous en fait toutefois découvrir plus sur Wanda et Vision.

On repart ainsi sur la scène où Wanda s’avance, menaçante. Wanda se débrouille donc pour faire partir et disparaître Monica, en l’expulsant violemment en-dehors de sa maison, de sa ville, de sa vie. Perturbée, elle recrée ensuite les murs de sa maison et se tourne vers ses jumeaux, pour mieux retomber dans son illusion… alors que Geraldine/Monica est prise en charge par le S.W.O.R.D. L’écran n’en finit plus de changer de format et dans l’illusion, Wanda a soudain la vue de Vision en tant que cadavre bougeant…

Tout est bien qui se termine bien pour eux cependant, puisqu’ils finissent par regarder la télé avec les jumeaux ; alors que Monica dévoile à Woo et au S.W.O.R.D que tout est créé par Wanda depuis le début… Si hâte de voir la suite, encore une fois !

> Saison 1

 

Ce que c’est que le méta

Salut les sériephiles,

Il est plus que temps pour moi de rouvrir un peu le lexique du sériephile pour y ajouter un nouvel article de définition. Et cette fois, il va être question d’un terme que j’utilise beaucoup depuis cinq ou six ans, et donc que j’utilise beaucoup sur le blog, sans toujours bien le définir : méta. Ah. C’est un peu complexe, pour le coup.

Buffythevampireslayer Mustbetuesday GIF - Buffythevampireslayer Mustbetuesday Tuesday - Discover & Share GIFsAlors, c’est quoi le méta dans une série ? Le « méta », c’est lorsqu’une série (ou un film, un livre, etc.) nous montre que ses personnages ont soudainement conscience d’être dans une série (ou un film, un livre, etc.). Tout simplement. Avec le temps, ça s’est tout de même un peu complexifié : le méta désigne aussi la mise en abîme, ou tout simplement la référence plus ou moins subtile aux coulisses de la série : lorsqu’un personnage cite le nom du projet d’un autre acteur, ou fait une blague qui est drôle quand on connaît la vie personnelle de l’acteur à qui il parle, ou quand il y a un jeu de mots qui permet à tout le monde de comprendre une référence au monde réel ; ou quand il y a un commentaire sur l’écriture même du programme, ou sur sa diffusion (ci-dessus)… Tant d’exemples possibles !

Meta GIF | GfycatBref, il y a plein de moments où l’on parle de méta, mais c’est bien souvent lorsque le quatrième mur théâtral finit par être brisé – le quatrième mur, c’est lorsqu’un comédien au théâtre parle directement aux spectateurs. Tout ça est lié, c’est fait plus subtilement parfois, notamment lorsque les personnages ne semblent pas avoir conscience qu’ils sont en train de faire référence au projet d’un acteur. En tout cas, le méta, c’est toujours génial.

C’est quoi ce nom ? Il s’agit en fait d’une abréviation, celle de méta-référence (dans le cas où les personnages savent qu’ils sont dans une fiction)… ou parfois de métafiction (lorsque nous sommes face à une fiction dans la fiction – la mise en abîme de vos études au collège ou lycée). Comme c’est une abréviation, ce n’est pas toujours clair, ce « meta », c’est un fourre-tout bien pratique, tout simplement.

Spartacus: Vengeance - Justine Béa

Quelle origine ? Ce préfixe, c’est du grec, et ça veut dire « au-delà », tout simplement. Nous sommes donc « au-delà » de la référence, « au-delà » de la fiction, et c’est bien logique. Lorsque les personnages ont conscience d’être dans une fiction, ils ne sont plus tout à fait dedans, quoi. C’est important d’en prendre conscience, je pense.

Why “Community” was a work of terrorism | by IdeasAtTheHouse | MediumEt aujourd’hui ? Les séries en font de plus en plus, j’ai l’impression. Bien sûr, j’ai pris conscience du phénomène surtout grâce à Community qui en jouait absolument tout le temps, avec beaucoup d’inside joke destiné aux téléspectateurs les plus attentifs et de références aux autres projets des acteurs, des scénaristes, etc. C’était facile à faire avec un personnage comme Abed, persuadé de vivre dans une série télévisée et voyant des références méta absolument partout.

Pourtant, ça existait déjà avant – vous voyez bien l’exemple de Buffy ci-dessus, faisant référence au jour de diffusion de la série. Et ça continue dans les séries aujourd’hui : Agents of S.H.I.E.L.D en faisait parfois aussi par exemple. Une chose est sûre, j’adore ça, surtout quand l’idée est de faire de l’humour. De ce point de vue-là, je ne peux que vous citer WandaVision d’ailleurs : la série est ultra-méta avec ses références constantes au format télévisée de la sitcom, affichant son amour pour la télévision de chacune des décennies depuis les années 50. C’est si parfait à regarder, je suis fan, tout simplement.

Searching for 'Scarlet Witch'