Salut les sériephiles,
C’est encore une catastrophe du côté des épisodes vus cette semaine, parce que la vie sociale s’en est mêlée pas mal et parce que j’ai passé ce dimanche à dormir, malade toute la nuit comme je sais si bien le faire. Yep, je me suis levé il y a tout juste cinq heures et j’ai de nouveau envie d’aller dormir, donc pas de série aujourd’hui. Si je suis malade, hors de question pour moi de rater l’écriture d’un article tant que je le peux !
Et pour aujourd’hui, je me suis dit qu’il était question d’aborder la question des nouveaux employés, parce qu’il y en a eu plein dans mes séries de cette année et parce que j’ai encore changé d’établissement cette année. Du coup, j’ai quelques avis à donner sur la question.
- Le nouveau venu a toujours plein de questions sur le fonctionnement de ses collègues, comme dans NCIS
C’est d’autant plus visible cette saison que la nouvelle venue est déjà une agent du NCIS, mais qu’elle découvre la meilleure équipe de sa boîte et son fonctionnement. Pas la peine d’y aller par quatre chemins, ce cliché est entièrement VRAI – ce n’est donc pas qu’un cliché. Quand on arrive dans un nouvel emploi, il faut tout recommencer à zéro, même quand on ne change pas de boulot : il faut découvrir les personnalités de chacun, poser des questions sur le fonctionnement, etc. Et parfois, ça se fait aussi avec humour : « c’est toujours comme ça par ici ? » quand il se passe une catastrophe imprévue au travail ? Ouais, quasi sûr d’avoir utilisé cette réplique de NCIS dans ma vie aussi.
- Il est normal pour un nouvel employé de se laisser harceler comme dans 9-1-1
J’utilise cette série parce que ça m’a particulièrement dérangé sur les deux derniers épisodes, mais c’est loin d’être la seule série à nous expliquer que pour s’intégrer dans une équipe, il faut accepter de faire toutes les taches ingrates en s’écrasant en permanence. Que les nouveaux venus soient des bleus un peu moqués, je peux l’entendre, mais la limite avec le harcèlement, le vrai, est souvent très fine. Et ça m’énerve énormément qu’on nous vende ça comme quelque chose de positif (bordel, mais la fin d’épisode de 9-1-1 cette semaine, c’était n’importe quoi sérieusement), parce que bien sûr que c’est FAUX. Oui, les nouveaux venus sont parfois des volontaires désignés pour des trucs moins funs, mais n’abusons pas non plus, jamais de la vie je me laisse marcher dessus comme beaucoup de nouveaux dans les séries semblent devoir le faire pour s’intégrer.
- Un nouveau enchaîne les gaffes comme dans The Rookie
Ouais, voilà, une autre série qui nous montre que le harcèlement, c’est fun – surtout à ses débuts. Et pour le justifier, on nous montre qu’un bleu, par définition, va faire des gaffes à répétition. Si ce cliché a un côté VRAI, les séries posent tout de même le problème que personne ne fait d’effort pour intégrer vraiment les nouveaux et pour leur expliquer le fonctionnement. On ne peut pas attendre de quelqu’un qu’il fasse tout correctement sans rien lui expliquer. Alors forcément, comme littéralement ma formation a consisté à me mettre devant une classe après à peine cinq minutes de conseil, j’ai envie de dire que oui, on fait des gaffes. De là à avoir un flic qui déclenche par erreur et accident son arme de service en pleine réunion, je ne sais pas quand même.
- Pour s’intégrer, le nouveau fait toujours plein d’efforts comme dans NCIS Hawai’i.
C’est un cliché VRAI, qu’est-ce que je comprends Kai quand il sort les rames pour s’intégrer dans une équipe qui semble l’accepter mais fait tout pour lui rappeler qu’il est nouveau là. C’est aussi un cliché FAUX si vous avez une personnalité différente de la mienne, j’imagine. De mon côté, je mets un point d’honneur à m’entendre bien avec une bonne partie de mes collègues et à avoir une ambiance de travail sereine et apaisée. C’est important pour faire du bon travail je trouve – surtout que le travail d’équipe est important dans mon job.
- Un nouveau doit se faire sa place en sortant les griffes comme dans Suits
C’est un point assez similaire au précédent, mais au-delà des efforts, il faut aussi éviter de se laisser marcher sur les pieds, quitte à sortir les griffes pour remettre en place certaines personnes et rappeler qui on est exactement. Là-dessus, j’ai de la chance d’avoir une hiérarchie bien différente de celles de nombreux emplois, puisque tous les enseignants sont sur un pied d’égalité en vrai (y a des nuances et des contre-exemples, mais bon)… Mais cette chance rend d’autant plus VRAI ce cliché. Non, je ne vais pas aller à telle réunion à ta place juste parce que tu as la flemme de la faire, wesh. Oui, je vais me servir du budget commun moi aussi pour acheter du matériel aux élèves. Oui, je vais te rappeler que je suis là dès notre première réunion en te faisant dire ton prénom parce que je ne sais pas qui tu es. Bref, ce genre de trucs débiles et pas très graves qui peuvent vite te rendre mal à l’aise sur un nouvel emploi. D’accord, je sors les ongles plus que les griffes, mais c’est vrai qu’il faut s’imposer quand on arrive quelque part.
- Il faut toujours tester les nouveaux pour voir ce qu’ils valent sous la pression comme dans Grey’s Anatomy
À l’inverse, les séries américaines semblent mettre un point d’honneur à faire en sorte que les nouveaux sortent les griffes en les mettant dans des situations tendues juste pour le fun de voir comment ils s’en sortiront sous la pression. Et de manière bizarre, c’est un truc que j’ai pu constater aussi quand on commence un nouvel emploi, donc c’est plutôt VRAI. Contrairement à d’autres points, ce fut vrai pour mon premier poste, pas tellement pour les suivants (parce que l’habitude était là) ; mais j’ai l’impression que quand on commence un emploi, quel qu’il soit, les employeurs et collègues aiment bien voir comment on s’en sort sans donner tous les bons conseils. Et je ne parle pas que d’être prof, mais aussi de mes jobs d’été. C’est quand même un peu con.
- Le nouvel arrivé s’intègre toujours bien vite comme dans toutes les séries
Quatre épisodes. C’est généralement le temps qu’il faut à un nouveau personnage pour s’intégrer à une équipe et être parfaitement accepté par tous sans être vus comme un nouveau. Quatre épisodes, c’est-à-dire un mois. Ben… C’est FAUX. Même en juin l’an dernier, j’étais encore le nouveau de mon établissement (et en plus, je n’y restais pas). Et cette année, ben ça fait déjà un mois et demi et je suis toujours nouveau quoi. Je ne dis pas que je ne suis pas intégré, je crois que ça se passe plutôt bien pour moi, je dis juste que j’ai l’étiquette « nouveau » et qu’elle me restera au moins un an. Et encore, j’ai un job où il y a pas mal de mouvement, mais j’imagine que dans des services de quatre ou cinq personnes où il y a peu de turn-over, on reste le nouveau un bon moment. Quel cliché con !
Et voilà pour ces sept clichés sur les nouveaux employés… il est temps pour moi d’aller essayer de manger quelque chose, ce qui n’est pas gagné – je vais finir mon assiette de ce midi quoi. Bonne soirée !

Oui, on va parler d’une série dont l’épisode final a été diffusé il y a plusieurs années, mais eh, je suis fan, ça ne s’oublie pas comme ça. Et puis, j’en parlais il y a quelques jours sur le blog, j’ai reçu dans les recherches menant au blog la meilleure des requêtes : comment comprendre LOST ? Ce n’est pas n’importe quelle question et elle mérite une réponse qui ne soit pas n’importe laquelle ! Avant toute chose, évacuons une partie du problème : la fin de la série a été extrêmement mal comprise et si vous êtes là pour savoir ce qu’il se passe dans le dernier épisode, je vous redirige plutôt vers un autre article du blog.
Puis, renseignez-vous un peu sur les noms des personnages. Cela permet de comprendre les enjeux littéraires de la série : c’est souvent des petites subtilités, mais parfois, ça éclaire les motivations des personnages. Et quand je dis littéraire, il n’y a pas que des philosophes dans la série, hein. Daniel Faraday m’a fait découvrir la cage du même nom, merci à lui.
On ne va pas se mentir, LOST est une série qui a permis la découverte d’internet a un grand nombre d’entre nous. Il n’est pas toujours évident de naviguer sur le net sans être spoilé, mais il existe des safeplaces, comme LOSTpedia. L’encyclopédie en ligne est hyper complète, mais généralement protège bien des spoilers si vous prenez les fiches épisode par épisode. Cela vous permettra d’avoir un résumé de tout ce qu’il s’est passé, et surtout de ce qu’il s’est passé sans que vous ne le remarquiez. La série adore s’amuser de détails sur des photographies à l’arrière-plan ou de chiffres maudits un peu partout. Si vous n’avez pas un œil de lynx, profitez d’internet !
On reste sur un conseil similaire au précédent : utilisez internet pour approfondir le visionnage de la série. Bien sûr qu’avec ses six saisons, elle est longue (surtout les saisons 2 et 3, je sais), mais il n’empêche que les scénaristes n’y révèlent pas tout. Certaines réponses se trouvent dans des webisodes destinés à internet, d’autres ont été données dans des jeux interactifs en ligne (les chiffres maudits), d’autres enfin dans des bonus lors de la sortie DVD (eh, il y a carrément une vingtaine de minutes supplémentaires se déroulant APRES la dernière scène).
C’est un des points les plus importants pour comprendre ce qu’était LOST : il est impossible de la regarder seul(e) et de l’apprécier entièrement, je crois. Ce qui faisait le phénomène, c’était de pouvoir en parler à la machine à café (ou en ce qui me concerne, au collège côté élèves à l’époque) après le visionnage de l’épisode ; mais aussi la démocratisation des forums en ligne. Bref, c’est une série qui se partage, qui donne lieu à tout un tas de théories. Trouvez quelqu’un qui n’a jamais vu la série et pourra la voir en parallèle avec vous, ça peut donner de belles conversations. Trouvez un fan inconditionnel qui ne vous spoilera pas. M’enfin, si vous êtes seuls avec LOST, je vous garantie que vous passez à côté de quelque chose. Et les personnages n’arrêtent pas de vous le rappeler aussi – live together, die alone.
C’est un autre point incontournable pour comprendre la série : il faut se faire une raison dès le premier visionnage. Un premier visionnage permet d’avoir le sens général et une vague idée du message de la série, mais ce n’est qu’en replongeant dedans que vous comprendrez toutes les subtilités et qu’elle se révèlera vraiment comme l’œuvre (oui, oui, œuvre) qu’elle est. Je sais, ça demande du temps et de l’énergie, mais ça vaut le coup, c’est un puzzle fascinant ! Parfois, il faut revoir simplement une scène pendant l’épisode. Parfois, il faut revoir tout un épisode (ah, ce we have to go back !). Et parfois, c’est à l’échelle de la série que ça se joue… D’ailleurs, je pense que ça fait tellement longtemps que je ne l’ai plus regardée qu’il faudrait que je la regarde deux fois si je m’y remettais. Juste pour tout remettre en place à la bonne place !
Ce qui fait que j’aime tant LOST ? Pendant que tout le monde se concentrait sur ce qu’était l’île et d’où pouvait bien venir l’ours polaire, les scénaristes envisageaient la série comme le voyage d’un bon nombre de personnages. C’est cette odyssée là qui fait le cœur de la série et qui permet de la comprendre comme il faut : l’important n’est pas d’obtenir toutes les réponses, mais bien de savourer les personnages, les dynamiques, l’évolution que chacun a. Certains sont chiants du début à la fin (coucou Kate), certains ont des évolutions de dingue (coucou Sawyer). Dans tous les cas, on les suit d’un point A (en flashback) à un point Z (on sait tout l’important de leur vie, oui), et c’était ça qui intéressait les scénaristes. Pas le reste.
Si vous êtes en train de lire cet article, c’est probablement le point le plus irritant, celui qui vous donne envie de pleurer autant que Kate (je déconne), et pourtant : abandonnez l’idée de tout comprendre et d’avoir toutes les réponses, c’est impossible. De la même manière que nous ne savons pas vraiment ce qu’il y avait avant le big bang (et pourquoi le big bang ?) ou ce qu’il y aura après la mort, nous n’aurons pas toutes les réponses sur la mythologie de LOST. Eh, ça va faire quinze ans que j’en suis fana sans avoir toutes les réponses, ce n’est pas vous avec votre premier visionnage qui saurez tout. Bien sûr, j’ai ma compréhension de 90% de la série grâce aux réponses glanées ça et là dans les épisodes ou les bonus des DVDs. Bien sûr, j’ai complété les 10% restants par des théories très complètes qui tiennent dans le canon de la série. Bien sûr, je n’ai pas toutes les réponses… mais c’est très bien comme ça, c’est ça la vie, il faut savoir avancer. Et c’est un peu le message que tente de faire passer la série, vous verrez si vous vous laissez porter.