#4 – Assumer ce qu’on veut comme Connor

Salut les sériephiles,

Le temps passe vite et je ne sais vraiment pas où passent mes journées en ce moment, mais ce qui est sûr, c’est qu’on est déjà le vendredi soir ! Il est donc temps pour moi de me lancer dans un nouvel article de la saga de l’été, qui devait plutôt être publié la semaine dernière. M’enfin, on fait comme on peut et rien n’empêche de prolonger le mois des Fiertés avec un article de plus, non ?

Jack Falahee just came out as straight: Why LGBTQ fans are furious | Revelist

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Connor Walsh. Je ne sais pas trop comment aborder cet article, ni même comment le titrer, mais l’impact étant là et étant évident, il fallait bien en parler dans cette saga. Et tant pis si je n’aime pas en parler. Pfiou, fin de la captation de bienveillance, allons-y !

Pin on HTGAWMQui est-ce ? Connor Walsh, c’est à l’origine un étudiant en droit qui est prêt à sacrifier à peu près tout ce à quoi il tient pour devenir avocat. Il faut dire qu’il ne tient pas à grand-chose quand on le découvre pour la première fois, puisqu’il est du genre à papillonner en amour – si on peut appeler ça de l’amour – et à mettre des couteaux dans le dos en amitié. Si on peut appeler ça de l’amitié.

La saison 1 nous le présente comme un personnage qui est prêt à tout pour réussir, surtout s’il est question d’user de ses charmes. Associer plaisir et utilité, c’est un peu son mantra, et il n’hésitait jamais à le faire. Petit à petit, au cours de la série, le personnage va toutefois changer, et honnêtement, tant mieux. Il valait mieux que le personnage du tombeur, non ?

how to get away with murder do me now jack falahee HTGAWM htgawmedit Connor Walsh htgawm:mine connor:mine connorwalhs •Après quelques saisons, Connor Walsh est donc devenu quelqu’un de bien plus fiable, à la fois en amitié et en amour. Son ennemie du début, Michaela, est devenue la meilleure amie pour qui il était prêt à tout et son coup d’un soir, Oliver, s’est avéré beaucoup plus qu’un coup d’un soir, parce qu’il a réussi à le faire craquer. Après, ils n’ont pas forcément le mariage le plus kiffant de l’histoire des séries et sont loin d’être mon relationship goal à tous les niveaux (y a des plans à trois qui marquent), mais bon, ils n’en restent pas moins des personnages cultes et un couple LGBT hyper reconnu.

gif mine gay kiss how to get away with murder HTGAWM htgawmedit Connor Walsh htgawm spoilers connorwalshedit coliver oliver hampton oliverhamptonedit userconradricamora khylinrhambo •Qu’est-ce que Connor a bien pu nous apprendre ? Si j’étais mauvaise langue, la réponse la plus évidente serait « à coucher pour obtenir ce que l’on veut ». Seulement, la série nous montre bien que le personnage finit par développer quelques remords parfois et ne fait plus usage de ses charmes de la même manière avec le temps. Un sourire craquant aide toujours, mais il sait s’arrêter.

Concrètement, le personnage de Connor nous apprend surtout à s’assumer pour ce que l’on est, et ce à toutes les étapes de son évolution, y compris dans sa dépression. C’est un personnage qui apparemment cachait derrière son armure beaucoup de choses, mais tout au long de la série, c’est aussi celui qui est le plus à découvert.

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Il est totalement découvert, dis-donc !

Pas au sens financier du terme, non. Il est à découvert dans ses sentiments pour Oliver ou pour Michaela ; dans ses intentions à peu près à chaque instant ; dans sa culpabilité de ce qui est arrivé. Il est celui qui souffre le plus des mensonges et secrets qui pèsent sur ses épaules, celui qui est toujours sur le point de craquer. Il faut dire que Connor est un personnage qui vit sa vérité dès qu’on le rencontre : il assume totalement son homosexualité, drague tout ce qui bouge si ça a une queue entre les jambes et profite de tous les avantages que lui apportent son physique.

connor-walsh on TumblrPas vraiment un personnage appréciable ? Il faut voir. La série en fait un des plus attachants précisément parce qu’il ne cache jamais ce qu’il pense et fait en sorte d’être le plus honnête avec son entourage. Dans le fond, il nous apprend ainsi une leçon essentielle : celle d’assumer ce qu’on veut et ce qu’on est, et de faire ce qu’il faut pour arriver où l’on veut arriver… tout en respectant ses valeurs – même s’il a des valeurs discutables, je sais.

Quel impact sur moi ? Il ne m’a pas fallu longtemps pour que Connor me perturbe énormément à la sortie de mon adolescence bien calme, parce que c’est un personnage qui était aux antipodes de moi mais dans lequel, bizarrement, je me reconnaissais.

How to Get Away with Murder saison 6 : Laurel, Michaela, Connor... tous les indices sur leurs intrigues | melty

Sans en avoir conscience, j’étais en pleine transition dans ma vie amicale quand j’ai commencé la série, parce que jusque-là, je partais du principe que j’avais des amis pour la vie à qui je devais forcément la fidélité quoiqu’il arrive. Ben en fait, non.

J’ai fini par me projeter dans la liberté qu’avait Connor à assumer tout ce qu’il faisait parce qu’il voulait obtenir certaines choses – surtout qu’en plus, il les obtenait à chaque fois. Je veux dire, ça fait fantasmer d’avoir un personnage qui peut à ce point dire ce qu’il pense et faire ce qu’il veut, non ? Peu importe votre réponse, l’impact a été énorme sur moi.

how to get away with murder gif | WiffleGif

J’ai compris que s’il obtenait ce qu’il voulait, c’est parce qu’il était honnête à la fois avec lui-même et avec les autres. À l’époque, j’étais encore un peu loin de ça et il m’a ironiquement fallu un personnage de série pour prendre conscience que ce n’était pas tout à fait normal de ne pas assumer tout ce que je pensais juste pour faire plaisir à des gens avec qui j’étais, sur plein de points, en gros désaccord. Je l’ai dit dans un autre article de cette saga, mais ça a fini en bonne grosse rupture amicale, et pfiou, qu’est-ce que ça m’a fait du bien et m’a libéré d’un milliard de trucs.

Alors non, ce n’est pas un personnage de série qui a tout changé à ma vie ; on va y aller mollo quand même, mais il a eu un impact sur ma manière de faire, c’est évident. Ce n’est pas le seul facteur, c’en est un. Plein de fois, j’ai eu envie d’être Connor et de ne pas me prendre la tête comme lui. Je le disais même dès 2017 d’ailleurs.

Voir aussi : Les personnages qui vous font fantasmer

Bref, assumer ce que l’on veut et ne pas se prendre la tête comme Connor, voilà ce que je retiens de ce personnage. Ce serait toutefois mentir sur cette saga de l’été de m’arrêter là et de ne pas mentionner que Connor a aussi eu un autre impact non négligeable sur ma vie amoureuse.

Pin on Hot guys!! Est-ce que le fait qu’il soit en plus joué par un Jake Falahee totalement canon m’a aidé à prendre conscience que je faisais fausse route sur l’aspect romantique de ma vie ? Evidemment que oui, j’ai découvert que je cherchais à l’époque pas forcément uniquement ce qui me plaisait. Après, Connor, je voulais le déshabiller, mais c’était juste pour récupérer ses fringues, hein.

Voir aussi : Ces 5 personnages à la garde-robe que je dévaliserais bien

Plus sérieusement, c’est un personnage qui sait ce qu’il veut. Ce personnage vend du sexe, certes, mais aussi une liberté très jouissive et inspirante. Il sait demander ce qu’il veut et bien que jamais de la vie, je n’irais faire ce qu’il fait et qu’il m’a fallu du temps pour tout assumer aussi, il a eu cet impact de me faire prendre conscience que la norme bien pépère, ce n’était pas tellement pour moi quand même. Il y a un entre deux entre ce que j’étais et Connor Walsh. Heureusement. J’ai appris à être plus ouvert d’esprit dans mes recherches amoureuses (bingo) et surtout à énoncer clairement ce que je voulais et qui me plaisais dans la vie.

how to get away with murderComme quoi, la représentation LGBT télévisuelle peut aider – et pourtant, la représentation de la bisexualité dans cette série était loin d’être idéale à l’origine, pauvre Michaela. Heureusement, ça n’empêche pas de se remettre en question !

En tout cas, merci Connor de m’avoir rendu un peu plus grande gueule qu’avant et d’avoir remis en question plein de choses en très peu de temps ! Ce fut efficace.

Formaté à 42 minutes

Salut les sériephiles,

Comme chaque jour, c’est à plus de 23h que je me rappelle qu’il serait temps de me mettre à l’article du jour, avec en plus la difficulté de ne pas savoir exactement de quoi je vais parler cette fois-ci. Bon. Tout va bien, ça va le faire, restez avec moi pour un peu de blabla ! J’ai concrètement une quarantaine de minutes devant moi pour trouver quoi faire. Et c’est marrant, parce que quarante minutes, c’est le temps d’un épisode que je ne regarderai pas ce soir.

C’est aussi marrant parce que ce soir, on se disait justement dans le podcast que nous étions formatés sur les épisodes de 42 minutes. Ce formatage, il va m’intéresser particulièrement histoire de combler cet article : c’est quand même l’impact le plus important des séries sur ma vie, et je n’en parle que rarement sur le blog, mais oui, bien sûr que je calcule ma vie par tranche de 42 à 44 minutes.

Concrètement, sur le temps d’un épisode, on a le temps d’en faire des choses :

– C’est le temps que me met grosso modo un trajet vers Paris depuis ma banlieue, et ça, depuis que je suis adolescent. Alors oui, depuis quelques années, je ne regarde plus tellement de choses dans le train puisque j’écris mes critiques en même temps normalement. Enfin, je dis ça, mais c’est comme ça que j’ai vu une partie de la saison 1 du Caméléon aussi.

– C’est le temps idéal pour se faire à manger et manger, principalement quand il s’agit des séries procédurales. Alors après, ça a ses inconvénients les séries procédurales, puisqu’il y est souvent question de meurtres tout de même. Bref, il faut avoir l’estomac accroché sur certaines scènes, m’enfin, dans l’ensemble, je n’ai jamais eu envie de vomir devant un épisode de NCIS.

– C’est le temps que je mets à me réveiller, du réveil au moment où je suis vraiment prêt. Oui, je suis lent. Le réveil, le snooze encore trop souvent, le passage aux toilettes, la douche et surtout le petit déj ; bien sûr que ça me prend une quarantaine de minutes. Cela dit, il est rare que je regarde une série à ce moment-là. M’enfin, série ou pas, ça me prend 42 minutes. Vraiment, je suis formaté.

– C’est le temps d’un cours, plus ou moins. Bien sûr, ça n’aide pas d’avoir été étudiant toute ma vie avant de passer directement prof’, mais voilà, il faut bien le dire, un cours ne dure jamais une heure. Un épisode non plus, mais je le calcule souvent sur une heure.

– C’est le bon temps pour écrire un article aussi. Je sais que je dis souvent que ça me prend 15 à 30 minutes… mais le temps de trouver et caser des gifs, ben paf, 42 minutes. Est-ce que c’est pour ça qu’il n’y a pas de gif à cet article ? Probablement, mais vous n’avez pas de preuve.

Voilà donc pour le formatage. Pff. Je me rends compte aussi en rédigeant cet article que j’ai quelque peu changé de point de vue en « vieillissant ». C’est le blog qui en est responsable : quand j’étais étudiant en prépa avec beaucoup trop d’heures de travail, je voyais tout par tranche de 45 minutes dans mes plannings. Aujourd’hui, ça m’est resté, mais je calcule souvent ma vie par tranche de 45 minutes à une heure, à chaque fois. Les quinze minutes supplémentaires ? Elles me servent aujourd’hui à publier les articles et valider les commentaires ; inclure les récréations au boulot ; inclure la vaisselle parce qu’il faut bien la faire – ou étendre le linge, allez. C’est donc ça vieillir ?

The Thing about Harry pour finir le Mois des Fiertés comme il faut #20

Salut les cinéphiles,

Pour finir le mois des fiertés, j’avais prévu d’écrire un article sur un film LGBT, parce que ça fait un moment que je ne l’ai plus fait, et parce que c’est bien de finir sur un moment comme celui-ci, plus chouette. J’étais bien parti au réveil ce matin pour vous parler du film Luz que j’ai beaucoup aimé, mais je me suis fait dérouter par un hasard total ce soir en regardant The thing about Harry. Dire qu’il est sorti en février 2020 et que je ne le découvre que ce soir.

Queerly Not Straight: 5 Favorite Moments from 'The Thing About Harry' |  Fangirlish

Oui, c’est un hasard, j’ai lancé le film en pensant qu’il allait être un fond sonore pendant que je mangeais et finalement, c’est mon repas qui a fini par être le fond gustatif pendant que je le regardais. Il faut dire que quand dès la première scène j’ai reconnu Jake Borelli de Grey’s Anatomy, j’étais un peu plus dedans que prévu. J’aime beaucoup l’acteur, c’est toujours un bon début. Il prouve en plus qu’il peut jouer des rôles différents de celui de Levi, et ça, c’est cool. Bon, d’accord, pas si différent parce que ça reste le rôle d’un gay pas hyper à l’aise dans ses baskets celui de Sam dans ce film, mais il est en tout cas out dès le départ, et ça change bien des choses.

Le début du film ? On y suit donc le personnage de Sam, un étudiant dans la vingtaine, qui se retrouve forcé bien malgré lui par excès de gentillesse à devoir emmener avec lui Harry à une fête se trouvant à neuf heures de route de là. Le problème, c’est qu’il déteste Harry qui l’a harcelé pendant une grosse partie de son lycée. Pfiou. Avec un synopsis pareil, ça partait mal, on ne va pas se mentir, je pensais vraiment assister à un road-trip hyper prévisible et creux, m’enfin, ça m’allait bien pour cette soirée de toute manière.

The Thing About Harry - AsianDrama Fansub

Pourtant, très rapidement, le film tourne vers totalement autre chose que ce que j’en attendais. Je n’ai pas envie de trop en dire, mais le film a réussi à me surprendre avec un twist tout simple, et ce n’était que le début. À plusieurs reprises, le film m’a eu parce qu’il partait dans des directions que je n’attendais pas spécialement pour une comédie romantique gay que j’imaginais bien basique et qui ne l’était pas. Alors, il ne faut pas survendre non plus : aucun twist ne m’a laissé bouche bée non plus, c’était toujours assez convenu… mais ça marchait bien car je partais sur quelque chose de plus simple et basique.

The Thing About Harry (2020) - TumbexLe film est une bonne découverte dans son ensemble, parce que j’ai trouvé les personnages totalement craquants. Oui, les personnages ; même la meilleure amie, Stasia, qui partait super mal mais qui a fini par faire chavirer mon cœur lors de sa première scène avec Harry. Il en fallait peu. En vrai, ils ont tous des sourires super craquants. Hollywood et la beauté des acteurs, quoi !

stasia hooper | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirEst-ce que je peux conseiller le film ? En vrai, ne vous attendez à rien d’exceptionnel, mais vous passerez une bonne soirée avec lui. C’est une comédie romantique tout ce qu’il y a de plus classique, avec ses scènes convenues, son Bridget Jones, sa belle déclaration d’amour gnangnan… et son couple d’hommes. Pas si classique, même s’il y a déjà quelques clichés qui commencent à se dessiner dans les comédies romantiques LGBT de ces dernières années. Enfin, pour celles que je regarde en tout cas.

En vrai, si je parle de ce film, c’est que je l’ai vu ce soir et que j’étais à fond grâce aux trois acteurs principaux. La vraie qualité dramatique que je recommande habituellement, elle est plutôt du côté de Luz. J’en parlerai une autre fois ! Niko Terho Gay in Real Life, Girlfriend, Ethnicity, ShirtlessEn attendant, je vais essayer de ne pas craquer pour m’acheter le même costard qu’Harry en fin de film. Ou sa tenue de milieu de film, d’ailleurs. D’accord, j’ai craqué, j’adore, tout simplement. Et on s’étonne que j’ai aimé le film après… 

Prévisible, je suis.

Sept clichés TV sur… le coming-out

Salut les sériephiles,

Il est comme d’habitude ce mois-ci beaucoup trop tard quand je commence à rédiger pour que je me lance dans un article aussi travaillé que ce que j’aurais voulu. Ce n’est pas faute de l’avoir procrastiné tout au long de ce mois de juin pourtant ! C’est un sujet casse-gueule, franchement, mais malgré tout, je l’ai en tête et je l’ai prévu pour aujourd’hui, histoire qu’il tombe tout de même sur le mois des fiertés… C’est donc parti pour un article sur les clichés TV concernant les coming-out. Partie 1 ? Possiblement. Il y en a tellement à l’écran aujourd’hui, peut-être qu’un jour, il me viendra l’idée de faire une partie deux !

I will always love you the most. — Brittana Gif Hunt

1) Tout le monde le sait sans que rien ne soit dit, le coming-out est imposé, comme dans Glee

J’exagère un peu dans cette description, mais il faut bien reconnaître qu’il y a un certain nombre de séries dans lesquelles on n’évoque pas spécialement le coming-out de certains personnages tant cela est évident… Et puis, il y a celles qui finissent par le faire car les problèmes surgissent malgré tout (pensez Kurt ou Santana). Et enfin, il y a celle dans lesquelles finalement il n’y a pas spécialement de personnage homosexuel quand tout un tas de personnages semblaient pouvoir l’être (coucou Zoey, même s’il y a Mo). Bref, de là ce que tout le monde soit au courant comme dans l’affaire Santana, il y a un véritable fossé. La pauvre se fait outer au lycée sans vraiment contrôler ce qui lui arrive… et pour bosser dans un collège, je peux vous assurer que malheureusement, ce genre de dérapage est encore VRAI aujourd’hui. C’est donc important de nous montrer comment ça se passe. Naya Rivera l’a fait tellement bien… Quelle actrice, quel personnage !

Ride Or Die — Non-Verbal Analysis of Alex Danver's Coming Out...2) Les bonnes questions sont posées, comme dans Supergirl

Toujours dans le genre « important de montrer comment ça se passe », le coming-out qui a lieu en saison 2 de Supergirl est hyper important au sens où il nous montre bien ce que ça peut être pour des personnes qui renferment leur sexualité au plus profond d’elles-mêmes, par crainte d’avoir à y faire face plus jeune. Dans le fond, même la disparition du love interest hétéro est un truc qui arrive. Ce cliché sur le coming-out est tellement VRAI qu’il n’est même pas un cliché d’ailleurs : Kara a la réaction plutôt parfaite, avec les bonnes questions. Si vous cherchez comment réagir, c’est une master-class.

Meilleurs GIFs Buffy 3 X 16 | Gfycat3) Les questions n’ont pas de réponses, comme dans Buffy

A l’inverse, ne réagissez pas trop comme Buffy qui a beaucoup trop de questions à adresser à son amie qui lui fait son coming-out. Bien sûr, pour l’époque, c’est beau d’avoir une telle scène à l’écran, parce que dans le fond, bien évidemment que Buffy accepte les choses fort rapidement. Meilleurs GIFs Buffy 3 X 16 | GfycatSeulement voilà, quand quelqu’un se révèle et est clairement paumé sur ce qu’il vous confie, la meilleure idée n’est peut-être pas de poser un milliard de questions, mais juste d’être là pour l’écouter. Puis seulement après ça pour l’accompagner dans sa réflexion, s’il vous sollicite. Just saying. Malgré tout, on est là encore sur un cliché VRAI – les gens posent parfois un milliard de questions auxquelles on n’est pas préparé. Mais bon. À eux de s’adapter. D’ailleurs :

4) Les gens doivent s’adapter, plus ou moins facilement, comme dans This is us

this family is my life — It's weird that I'm here. This is a…family thing.  ...Je l’ai déjà dit dans mes critiques des épisodes concernés, mais j’adore vraiment la manière d’aborder le coming-out dans cette série familiale. Si la question de l’acceptation ne se pose même pas car bien sûr que c’est accepté (merci les États-Unis et les séries pour une démocratisation à l’écran des relations LGBT, franchement !), il n’en reste pas moins que quand un personnage fait son coming-out, il perturbe certaines représentations et l’identité de son entourage le plus proche aussi. J’aime la manière dont la série prend la peine d’aborder vraiment le sujet des attentes que peut avoir un parent pour son enfant et la manière dont il doit se réadapter à un nouvel avenir après le coming-out. Et l’avantage de ce genre de cliché, c’est que c’est VRAI comme c’est FAUX, c’est selon les parents et les gens.

5) On est dérouté comme dans Grey’s Anatomy

Pin on Boyfriends and girlfriendsUne constante dans les coming-out de cette série ? On a eu un sacré nombre de personnages qui découvrait à l’écran ce qui leur arrivait : Callie et Levi sont les exemples les plus flagrants, je pense, et j’aime la manière dont ça a été fait, parfois de manière très avant-gardiste, parce que c’était un beau reflet de ce que peut être la réalité où l’on se découvre peu à peu. Bien évidemment que ce cliché est VRAI : il est déroutant de faire son coming-out, parce qu’on se redéfinit et qu’on s’autorise à explorer une part de son identité que l’on ne connaissait pas encore bien. Difficile d’oublier le discours de Levi après son premier baiser avec Niko, difficile d’oublier la perfection des scènes de Callie qui se révèle bisexuelle après deux saisons à être hétéro sans que ça ne sonne faux (et cette réplique dans ce gif, bon dieu, OUI). Et bizarrement, le discours d’Hahn sur les feuilles et les lunettes m’est resté également, il a résonné parce qu’il m’a semblé parfaitement abusé. Comme quoi, parfois, les clichés vrais sont FAUX aussi.

Maya and Carina Station 19 - Page 18 -6) Draguer dans un bar, c’est facile, comme dans Station 19

C’est FAUX.

Pardon, mais faut-il vraiment développer ? J’adore Callie, j’adore Carina, mais arrêtez de nous faire croire qu’il suffit de mettre les pieds dans un bar pour trouver l’amour. Déjà, c’est hyper compliqué pour les hétéros, mais alors pour les personnes LGBT dans un bar qui ne soit pas LGBT, j’ai énormément de mal à y croire. Trop de risques, trop d’incertitudes, trop de moments gênants possibles. C’est FAUX et puis c’est tout.

7) C’est un non-sujet, comme dans The 100

Rapport de missions de Clarke GriffinBien sûr, je ne pouvais pas finir autrement que par cette série et par ce point, parce qu’il me tient à cœur. Si Callie est probablement un personnage qui m’a ouvert l’esprit sur ce qu’était la bisexualité, la série en a fait parfois des caisses, parce qu’à l’époque, bien sûr qu’il y avait besoin d’en faire des caisses. Puis aussi, on ne va pas se mentir, ça faisait un bon drama les parents de Callie… Par contre, qu’est-ce que j’ai aimé le coming-out de Clarke à Abby. La sexualité de Clarke est clairement un non-sujet ; ce qui pose problème, c’est plutôt ses choix de partenaires, entre le premier qui pète une durite et tue des gens et la seconde qui est l’ennemie n°1 de tout son peuple. La série a pris le parti de nous montrer un futur où tout le monde s’en fout pas mal de savoir avec qui vous couchez, et c’est clairement le type de coming-out qui résonne le plus avec ma réalité. Honnêtement, on s’en fout, non ? Je préfère largement quand le coming-out peut se faire au détour d’une conversation sans être le sujet incontournable sur lequel il va falloir parler quinze fois. Après, OK, parfois, certains ont besoin d’en faire un sujet central de la conversation pour se sentir accepté. M’enfin, n’oubliez pas que ça peut aussi être un non-sujet ; ça l’est pour moi, je suis concerné, c’est donc VRAI. M’enfin, il faudra peut-être une partie 2 à cet article un jour quand même.

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Voilà pour mon avis sur quelques-uns des plus gros clichés. Il y en a plein d’autres aussi, de ces personnages qui se font harceler à ces personnages qui sont célébrés par leur entourage. Parfois, c’est même dans l’abus à l’écran, avec des confettis et toute une parade pour célébrer ça, comme dans Sense8, mais ça fait toujours du bien de voir une représentation si positive à l’écran. Non ?

Une chose est certaine, plus les années passent, plus les scénaristes sont capables d’écrire des scènes qui sonnent justes. Il faut dire aussi que plus les années passent, plus il est simple de se faire accepter par la société. Merci au gouvernement français pour la loi sur la PMA pour deux femmes aujourd’hui, d’ailleurs, pour une fois que j’ai quelque chose de positif à en dire ! Allez, bonne nuit 😉