Oui, alors, nous n’en sommes pas encore à avoir les larmes aux yeux.
J’espère que tout va bien ce matin, car on va parler d’un sujet à la fois triste et frustrant : les premiers changements de la saison dans la diffusion des séries ! Assez clairement, cela signifie souvent une annulation à la clé, ce qui peut être ou non une surprise. Hier soir, deux séries ont fait les frais de ce type d’annonce, et ce sont deux séries que je commente sur le blog (avec du retard, bien sûr).
La première série concernée est Ten Days in the Valley. J’ai un épisode de retard dans celle-ci pour l’instant mais les audiences sont catastrophiques depuis le pilot. Elles sont tellement basses, en fait, qu’elles sont à la hauteur de la qualité catastrophique de la série. Il faut être honnête, disons qu’elle passe le temps quand je fais les poussières, quoi, et encore (oui, ça fait donc une semaine que la poussière s’entasse vu que je n’ai pas regardé la série lundi, bien vu).
C’est sans surprise qu’ABC décide de limiter la casse en la décalant d’une journée. Elle ne sera plus diffusée le dimanche, une case difficile qu’ABC avait l’habitude de dominer avec Desperate Housewives il y a dix ans. Après ses ménagères désespérées, c’est Revenge qui avait permis à la chaîne de conserver de bonnes audiences, en baisse malgré tout. Quantico continuait ensuite la chute libre et Ten Days in the Valley obtient désormais des plus bas historiques.
J’en connais qui se bourrent la gueule devant les audiences…
Ni une, ni deux, la chaîne diffusera la série le samedi soir, une case morte dans la diffusion des séries, par principe (le public fait autre chose le samedi, quoi). Bon, ça m’arrange en soi, je n’ai jamais de séries à voir le dimanche. Il y a tout de même une énorme pause dans la diffusion, la série ne revenant que le 16 décembre avec les épisodes 5 et 6. Ce sera ensuite un épisode par semaine jusqu’au 6 janvier, qui verra la diffusion de deux épisodes.
Ah, et en fait, oui, ça veut dire qu’il y aura un épisode le 23 et le 30 décembre, donc les 24 et 31 pour nous. Joyeux Noël !
Zoom dramatique
La seconde série en danger d’annulation quasi-certaine est… Me, myself & I. Oui, oui, quasi-certaine : pas d’épisode diffusé ce 6 novembre et pas de date de retour annoncé. Moi qui aimais bien la série, je suis déçu, car à ce stade, il est très peu probable qu’un renouvellement se fasse. Nous aurons donc treize épisodes et encore… s’ils sont diffusés un jour.
J’ai actuellement deux épisodes de retard et je pense que je les regarderai comme j’aimais bien. En tout cas, une chose est sûre, cette rentrée 2017-18 n’est vraiment pas une réussite et je ne suis pas sûr d’avoir beaucoup de saisons 2 à suivre l’an prochain. J’en parlais déjà par-là des échecs d’audience des séries que je regarde, mais maintenant que les premières conséquences sont là, et ben… ça me fait chier. Voilà, c’est dit !
Du coup, Man with a plan avec Matt Leblanc (qui n’a jamais aussi bien porté son nom) commence dès le 6 novembre !
Allez, sur ces mots de bonne humeur, je vous souhaite malgré tout une bonne journée !
Le Comic Con m’a permis de passer deux heures en compagnie de Julie Benz. Je sais, ça sonne bien comme ça, mais c’était juste des conférences avec tout plein de personnes autour et c’est Yaël Simkovitch (@Yaelka sur Twitter, vous ne regretterez pas) qui lui parlait, hein. Tout ça m’a malgré tout donné envie de revenir sur la carrière de cette actrice que j’adore, comme je l’avais fait pour Amy Acker il y a quelque temps déjà.
Contrairement aux apparences évidentes, j’ai découvert cette actrice non pas avec Buffy, mais avec Roswell, où elle avait un petit rôle. Je ne peux pas dire qu’elle m’a beaucoup marquée dedans par rapport à son rôle de Darla, dans Buffy puis surtout Angel, qui voit une conclusion magnifique à son personnage. De manière prévisible, il n’a pas trop été question de l’avant Buffyverse lors du Comic Con, mais ce n’est pas une grosse perte.
Après un rapide détour dans Supernatural, comme le reste du monde, et un nombre incroyable de seconds rôles un peu partout, Julie Benz a ensuite pu profiter de l’exceptionnel rôle de Rita dans Dexter, un rôle à l’opposé de celui de Darla, et pour cause. Cette fois, elle interprétait la douceur et le message d’espoir de la série.
Ce n’est pourtant pas évident qu’elle incarne l’espoir quand on la voit dans Saw 5 (merci Tommy pour la capture, @ToOmM44)
Comme elle l’a elle-même mis en avant lors d’un panel sur sa carrière, Julie Benz a bien compris qu’elle avait le rôle permettant au public d’aimer Dexter. En revanche, la fin de son aventure dans la série est difficile à encaisser, y compris pour elle (spoiler alert). Rita meurt de manière totalement inattendue en fin de saison 4, et c’est là que j’ai arrêté la série, tellement j’ai trouvé que ça n’avait aucun sens par rapport à la série. Certes, Rita devenait l’antagoniste des scénaristes à empêcher Dexter de tuer, mais tout de même, c’était pas cool.
L’actrice semble elle-même encore affectée par ce qu’il s’est passé et par la manière dont son départ a été géré : avertie au dernier moment, elle pense qu’elle est simplement victime de la mode de se débarrasser des personnages féminins en fin de saison, à défaut de pouvoir tuer les hommes – surtout dans Dexter où (spoiler sur toute la série) aucune femme ne survit effectivement. Ça en dit long sur une grosse partie de l’industrie et l’entendre dire de sa part à augmenter mon amour pour Julie Benz. Il était déjà bien haut avant, mais si j’avais entendu tout ça avant, j’aurais peut-être dépensé une partie de mon argent pour une photo avec aussi.
En fait, Julie Benz s’est avérée bien plus féministe que je ne pensais, là encore contrairement aux apparences, parlant même du Bechdel Test (qui consiste à vérifier si une fiction met en scène deux femmes parlant entre elles d’autre chose qu’un homme) qu’elle est heureuse de passer à plusieurs reprises dans sa carrière. Elle a en effet eu le rôle de Robin dans Desperate Housewives, un mini-rôle de cinq épisodes qui avait eu énormément d’importance, celui de Stephanie dans No Ordinary Family que je n’ai pas regardé et celui d’Amanda dans Defiance, une maire totalement badass… que les scénaristes avaient parfois du mal à écrire faute de love interest ! Je n’ai pas du tout accroché à la série, mais j’en ai entendu du bien ce week-end alors je changerais peut-être d’avis.
Actuellement, elle apparaît de temps à autres dans Hawaii 5-0 que je ne regarde pas et dans Training Day qui… ne me tente pas du tout. En fait, je trouve qu’elle ne choisit pas toujours super bien ses rôles, et ça me soule parce qu’elle est talentueuse et, en plus, beaucoup plus cool que je ne pensais !
On se retrouve pour un nouveau TFSA, mais cette fois-ci, je fais mon rebelle et je ne m’intéresse pas au thème de la semaine ! Et oui, Tequi proposait cette semaine de revenir sur « les mini séries qui auraient mérité de ne pas être si mini », mais hormis Ascension que j’avais vraiment adorée, les mini-séries ont tendance à me saouler, comme je le disais ce matin. J’aurais pu y inclure aussi les séries annulées en cours de saison 1, comme Imaginary Mary, mais ça me paraissait beaucoup de détours pour pas grand-chose et on sortait de la définition stricte des mini-séries.
À la place, Tequi m’a autorisé à reprendre un thème du passé et j’ai donc, après de grosses hésitations, décidé de m’intéresser aux meilleurs génériques de séries. En fait, je l’ai vite regretté, parce que seulement cinq, c’est ingérable ! Tant pis pour moi, parce que je n’ai pas pris la décision seul : Ludo postera lui aussi sur ce thème demain matin.
Pour me simplifier la vie, j’ai également viré tous les génériques de moins de quinze secondes, ce qui inclut ceux de LOST (iconique) et HIMYM (délirant). C’était quand même tellement difficile que j’ai fini par… faire un top 10, puis 15, puis 20, puis 25. C’est malin. Non mais ça va bien se passer, promis. Installez-vous bien confortablement, c’est inévitablement long !
Bonus (parce que 25 ce n’est pas assez) : Je ne regarde pas cette série (et même je la déteste car je n’en comprends pas le succès vu ses lenteurs et ces nombreux cas problématiques) mais s’il y a bien une chose qui m’avait convaincu de regarder les deux premières saisons et demi, c’est le générique. Clairement, il fait partie de son succès planétaire, alors je ne me vois pas ne pas en parler dans cet article, parce que même moi, je l’ai eu sur mon iPod et j’aime bien l’entendre :
Allez, c’est parti pour ce top 25 !
Misfits
Addictif mais pas trop, ce générique est totalement à l’image de la série avec une musique entraînante et des images marrantes pour chacun des personnages importants de cette série anglaise. Contrairement à d’autres génériques de cette liste en revanche, le réentendre ne me donne pas immédiatement envie d’aller me replonger dans la série, désolé.
Je ne suis généralement pas fan des génériques parlés plus que musicaux et son originalité est contrasté par sa ressemblance avec celui de Dollhouse, ce qui explique que je le classe si mal alors que j’adorais cet intro totalement addictive. Clairement, il vaut le coup et donne envie de se plonger dans la série, mais je ne me vois pas l’écouter en boucle comme beaucoup d’autres dans cette liste. Le générique parfait doit savoir trouver l’équilibre parfait entre musique, ambiance, images et texte, mais doit aussi donner envie d’être écouté en-dehors de la série, je trouve.
Friends
Clap clap clap ! Ce générique est génial, mais c’est surtout grâce à une chanson beaucoup trop entraînante et marrante. Cela dit, on ne va pas se mentir, il a beau vieillir, je trouve qu’il vieillit bien – et mieux que la série. Quoi, j’ose critiquer Friends ? C’est que je suis de la génération HIMYM, voilà tout.
Haven
Si j’en adore la musique, je ne suis pas fan des images choisies pour ce générique qui ne reflète pas totalement l’univers de la série, je trouve. Il n’empêche que je me suis avalé la série en une semaine en grande partie grâce à son générique addictif et que j’adore me l’écouter en boucle encore aujourd’hui.
Stargate SG1 (2e générique)
Je n’y aurais pas forcément pensé il y a deux mois, mais le Comic Con est passé par là et la bande-annonce de la prochaine série Stargate sont passés par là et m’ont rappelé à quels points quelques notes de musique pouvaient changer une vie (pas moins, non) et donner envie de se revoir tout plein d’épisodes d’une série dont je n’étais pas si fan. Les premières saisons avaient un générique moyen et très lent visuellement, mais ça s’est amélioré par la suite. Gros coup de cœur aussi sur celui d’Atlantis, que je considère à tort comme faisant partie de la même série tellement M6 gérait bien la diffusion de ses séries dans cette époque lointaine. Un jour, il faudra que je revois et termine ces séries, surtout que j’ai découvert depuis que Jewel Staite avait rejoint le casting d’Atlantis qu’Universe était bien.
Mutant X
Là encore, j’accuse totalement M6 d’avoir piqué une grosse partie de ma vie d’adolescent avec cette série dont le simple épisode me donne envie de revoir des épisodes. Toutefois, je n’ose pas le faire, car je suis sûr que je surestime beaucoup la série par rapport à ce qu’elle était.
Inoubliable, ce générique fait partie de ceux qui ont disparu en cours de route et c’est bien dommage, car cette petite musique est indissociable dans mon souvenir de mes mardis soirs devant M6. Et ouais, c’était l’époque où je regardais trop la télé, c’est comme ça.
Quoi ? Comment ça, je n’ai privilégié la version Faf Larage ?? Pour la petite histoire, j’ai vu trois saisons avec Faf Larage et deux avec la version US, Prison Break étant une des premières séries que j’ai fini par voir en streaming. Il faut dire ce qui est, la version originale est beaucoup plus entraînante et excitante… ce qui ne m’empêche pas de connaître par cœur la chanson de Faf Larage, qui a fait un joli coup marketing je dois dire… mais pas vraiment une excellente chanson !
J’adorais celui de Grey’s Anatomy, amputé malheureusement il y a des années, ce qui fait que j’ai choisi un temps de ne pas le considérer pour ce top avant d’en faire un top 15, alors que je l’adorais à l’époque et qu’il est tout de même très marquant car j’ai vu les premières saisons en DVD, et qu’il tournait en boucle dans les menus.
Angel
Si je déteste le visuel de ce générique absolument immonde (franchement), j’en adore la musique que j’ai écouté en boucle plus d’une fois et qui me donne toujours envie d’enchaîner les épisodes et le simple fait de l’avoir réentendu pour vous proposer la vidéo ici m’a donné envie de regarder des épisodes. Désolé, je n’ai pas trouvé de bonne version du générique de la saison 1, et comme le casting de la saison 5 est un peu spoiler, je préfère encore vous proposer cette vidéo et vous ferez stop au bon moment.
Pour une production Netflix, il n’est pas étonnant de voir un générique si efficace, mais ça n’empêche que ça surprend pour une série dont la langue est l’espagnol. Gros coup de cœur sur ce générique un peu lent dont la deuxième partie accélère le rythme et donne envie de chanter avec tous ces supporters. Cela rend bien l’ambiance de stade voulue par la série et je peux vous dire que les dix jours restant avant la saison 3 sont beaucoup trop longs !
Je n’étais vraiment pas convaincu au départ quand ils nous ont pondu ça en saison 2 – je trouvais ce générique inutilement long et complétement plagié sur Game of Thrones dans l’idée. Quelques épisodes plus tard, j’en étais tout simplement fan et j’adore l’entendre au début de chaque épisode. J’aime les séries qui ont des génériques, juste parce qu’on est tout de suite immergé dans l’ambiance de la série.
Dexter
Encore une série que j’ai arrêté en cours de route, mais ce générique est inoubliable et m’a fait regretter de ne pas poursuivre cette saison 3. Cette morning routine du tueur en série le plus cool du petit écran est totalement addictive. Je finirai la série rien que pour lui… Un jour, peut-être.
Dollhouse
Si je regrette le culte voué à Eliza Dushku dans ce générique alors que l’ensemble du casting aurait pu y passer, c’est bien le seul défaut que j’y trouve. J’adore l’aspect visuel (repris par Person of Interest je trouve), l’ambiance qui correspond bien à la série et la musique qui m’a servi de réveil un certain temps…
Les 4400
Que ce soit cette intro apparue en saison 3 ou le générique A place in time, je connais par cœur sur le bout des doigts et ça me manque. La fin ouverte de la série était aussi frustrante que parfaite pour celle-ci et il faudra que je me replonge dans la série un jour ou l’autre.
The Nanny
Et ouais, une nounou d’enfer, je vous ai déjà dit que j’ai été bercé par M6 toute ma vie ? Quoiqu’il en soit, ce générique est l’un des rares génériques de la télé que j’aurais aimé voir durer plus longtemps. Parmi les choix drastiques que j’ai fait pour ce top, j’ai éliminé celui de Notre Belle Famille, un peu moins marquant, mais malgré tout très bon aussi.
Ce générique, je peux l’écouter en boucle pendant des heures tellement il me met la pèche pour la journée. La série n’est pas toujours parfaite, mais je sais que même les épisodes les plus médiocres auront au moins le générique pour eux !
Fringe
S’il y a bien un générique qui ne m’a jamais déçu, c’est celui de Fringe. Truffé d’indices, de clins d’œil et de couleurs permettant de savoir où et quand se situe l’épisode sur le point d’être vu, je suis fan de chacune des nombreuses versions de celui-ci, et il y en a une dizaine, l’air de rien.
FindingCarter
Si la série s’est rapidement révélée décevante et même carrément mauvaise en saison 2 au point de ne pas regretter son annulation sans fin (quand même !), le générique m’aura marqué énormément. Interprété par MisterWives, j’ai découvert grâce à la série un groupe de musique que j’adore et que je suis depuis (un nouvel album est sorti cette année d’ailleurs) et qui n’en finit plus de grossir (« Our own house » était même une musique de pub l’an dernier je crois). Gros coup de cœur donc, mais venant d’une série MTV, je n’en attendais pas moins. Si vous saviez le nombre de trajets de RER que j’ai fait avec Vagabond en tête…
Veronica Mars (1e version)
Et oui, merci M6 d’avoir diffusé Veronica Mars il y a dix ans. C’est là aussi une de mes premières séries que j’ai ensuite rattrapé en streaming. Ce générique est inoubliable, me donne lui aussi la pêche en permanence et me donne envie de me plonger dans la série non pour résoudre l’enquête, mais bien pour retrouver la répartie inoubliable de Veronica. En revanche, j’ai détesté la version du générique utilisée en saison 3, comme quoi, ça ne réussit pas toujours de moderniser son image.
Community
Malheureusement souvent coupé au montage, le générique de Community est entraînant et me donne envie d’enchaîner les épisodes de la série à chaque fois. Ses paroles se sont révélées ironiquement cruelles au fur et à mesure des années. La série a su l’adapter à merveille pour quelques épisodes spéciaux (Noël, Halloween, D&D, paintball…). C’était toujours superbe et ils n’hésitaient pas à faire coller le générique à la parodie de la semaine. Un vrai travail, une esthétique réussie et un coup de cœur sans cesse renouvelé.
Je pense qu’il sera éternellement difficile d’égaler cette deuxième position ! ce générique qui a été mon réveil pendant plus d’un an, au point que je n’entendais plus le réveil sonner tellement j’en avais pris l’habitude (plaignons ma sœur qui se l’est du coup tapée en boucle au mariage de mon autre sœur). Quelques notes suffisent à me donner le smile et l’envie de danser/donner des coups dans les airs. Bref, ne soyez pas à côté de moi quand je l’écoute, ça n’est pas très prudent. Et puis, en plus, la série est géniale.
Charmed (1e version)
Possiblement l’un des génériques que j’ai le plus entendu dans ma vie, je ne me vois pas le caser ailleurs qu’à cette position – même si mon amour pour la série a diminué puis réaugmenté malgré l’épreuve du temps qui ne lui réussit pas. J’ai beaucoup hésité avec celui de Buffy, mais soyons clair, quand j’étais très très jeune, je m’amusais même à créer de faux générique de Charmed et tout pour un forum de RPG sur lequel j’étais. La folie était totale. En plus, je le connais aussi bien en yaourt qu’avec les paroles, ce qui est toujours étrange quand je le réécoute.
Voilà pour cette semaine. Je vous assure que j’ai fait des choix, je n’ai même pas parlé du générique (version française ahaha) de Heroes, j’ai viré celui de The Affair, celui d’Orphan Black, de Smallville, de Sydney Fox… Non franchement, il y en a plein que j’aurais pu rajouter encore, mais il faut savoir s’arrêter et 25, c’est déjà beaucoup trop. Malgré tout, un dernier pour la route, celui, génialissime, de ce dessin-animé qui m’a fait découvrir les X-Men sur France 3 le dimanche matin et que j’adore beaucoup trop.
Aujourd’hui, je vais répondre à une ancienne demande de Ludo qui voulait que je fasse un article « lexique » avec tout le vocabulaire série que j’utilise dans mes critiques et qui est parfois peu clair pour les non-initiés. On commence en douceur avec un terme qui me paraît simple et que j’emploie au moins 5 fois par semaine, mais on ne sait jamais !
Alors c’est quoi exactement un cliffhanger ? C’est tout simplement un fort moment de suspens qui achève un épisode/une saison. C’est un type de fin ouverte qui doit normalement créer une forte attente chez le spectateur de manière à ce qu’il revienne pour la suite. C’est le mode de construction de beaucoup de séries, notamment depuis Alias et 24 qui étaient l’une comme l’autre expertes en la matière.
C’est quoi ce nom ? Bien sûr, c’est de l’anglais et si on le décompose, ça veut littéralement dire : « être accroché à une falaise ». C’est donc ce moment où le personnage qui grimpe la falaise se retrouve suspendu dans le vide, entre la vie et la mort. C’est LA scène la plus clichée du monde, mais on l’a tous au moins déjà vu au moins une fois dans une série.
Quelle origine ? En fait, et comme beaucoup de choses dans les séries, la technique n’a rien de nouveau et est issue directement de la littérature. Et oui, les histoires auxquelles on colle le titre de « roman-feuilleton », publiées dans des journaux (au XIXe siècle notamment) n’étaient pas construites autrement. C’est une excellente technique de suspens qui accroche de manière à peu près certaine le public. Et oui, les amis, nous sommes faibles et ils le savent !
Aujourd’hui ? La technique est tellement répandue qu’un cliffhanger est normalement censé se produire toutes les 10/15 minutes dans une série américaine. Cela correspond en effet aux coupures pubs et il faut s’assurer que les gens reviennent. C’est de moins en moins vrai avec les nouvelles techniques de diffusion, n’empêche que ça se constate encore dans beaucoup de séries (de Suits à Agents of S.H.I.E.L.D, en passant par Prison Break).
Bien sûr, les cliffhangers de fin de saison sont censés être plus marquants que les autres, avec des morts ou des mariages, histoire d’être sûr de donner envie de revenir après une longue pause. Sans trop spoiler, il y en a qui sont plus réussis que d’autres et redéfinissent parfois toute une série. Oui, LOST, c’est de ta saison 3 que je parle (ça a tellement fait date dans l’histoire de la télé américaine, l’air de rien).
À noter : il existe des exceptions à l’idée d’utiliser le cliffhanger pour faire revenir. Certaines séries se concluent volontairement sur un cliffhanger, pour signifier que l’histoire continue. Je pense à Angel, mais le meilleur exemple, c’est Desperate Housewives !
C’est tout pour aujourd’hui. Ce n’était pas si compliqué que ça 🙂 Si vous avez d’autres idées de mots de vocabulaire technique qu’il faudrait que j’explique, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires, ça finira bien par arriver sur le blog.