Spider-Man Brand New Day joue sur tous les tableaux à la fois… et ça marche ?

Salut les sériephiles,

Spider-Man: Brand New Day est sorti depuis plus de deux semaines et je n’ai toujours pas écrit d’article sur le blog. C’est fou. Il n’a pas vraiment besoin de ma promotion, je l’ai vu le jour de la sortie pendant mes vacances (merci infiniment à la clim du cinéma d’ailleurs, parce que sinon, avec 39°C dehors, je ne sais pas ce qu’on aurait fait !) et j’ai tout de suite compris qu’il me faudrait beaucoup de temps pour démêler tout ce que je venais de voir. J’ai adoré, même si certains aspects ont frustré le geek fan de comics en moi, j’ai kiffé les Easter eggs (on est d’accord que Ned regarde Star Wars sur son troisième écran à un moment, non ?), les détails et les blagues du scénar. Comment rendre justice à la masterclass que c’est en un seul article ?

Je ne peux pas et je ne vais pas prétendre le faire. Comme d’hab, je vais toutefois laisser une trace de ce que j’ai pensé pendant le film, car je regrette de ne pas l’avoir fait pour certains autres, notamment Thunderbolts*. J’ai revu le film pour être sûr de ne rien oublier alors… C’est parti.

À chaud et sans spoilers

Avant les spoilers, je trouve quand même amusant de revenir deux secondes sur le phénomène qu’est le film parce que les chiffres sont absolument dingues. Brand New Day a attiré 3,24 millions de spectateurs en France dès sa première semaine, soit quasiment le meilleur démarrage dans le pays depuis Le Roi Lion en 2019. OK, ce n’est pas un gage de qualité du coup, mais tout de même.

Les salles sont pleines et le succès est incontestable, mais ça ne veut pas dire que l’ambiance est la même que pour le troisième volet. J’ai vu le film le jour de sa sortie et j’ai été assez surpris du peu de réactions dans la salle, quelques applaudissements ici ou là, mais rien à voir avec No Way Home. Pour celui-là, une semaine après la sortie, ça criait encore à certaines apparitions, ça applaudissait et la salle entière semblait vivre le film ensemble. J’avais même écrit à l’époque que je n’avais pas connu une ambiance pareille depuis Endgame. Cette fois, on est toujours devant un événement énorme mais je n’ai pas retrouvé cette espèce de folie collective, ce qui est assez étrange quand on voit à quel point le film cartonne… mais pas tellement quand on pense à ce qu’est devenu le MCU.

Il faut dire aussi que No Way Home rassemblait trois générations d’acteurs et de spectateurs dans la même salle et quel plaisir c’était. Brand New Day fait autre chose que ce simple fan service, et c’est probablement mieux comme ça.

Destin Daniel Cretton remplace Jon Watts à la réalisation, Chris McKenna et Erik Sommers restent au scénario et Kevin Feige, Amy Pascal, Avi Arad et Rachel O’Connor sont à la production.

C’est une suite de noms, certes, mais ça ne s’arrête pas là puisqu’il faut aussi souligner que le film débarque avec un casting qui est franchement indécent : Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Tramell Tillman, Michael Mando… Rien qu’en écrivant tous les noms, je comprends pourquoi j’ai eu autant de mal à savoir par où commencer cet article.

Et maintenant, place aux SPOILERS

Non, vraiment.

SPOILERS.

Vous êtes prévenus.

Quatre ans plus tard ?

Le premier truc qui m’a plu est justement quelque chose qui m’a énormément frustré : le temps a passé. Beaucoup. Peter ne reprend pas sa vie trois semaines après No Way Home, il s’est passé quatre ans et le film ne cherche jamais à faire comme si rien n’avait changé, bien au contraire. Il est plus adulte, plus expérimenté, il a construit sa vie de Spider-Man sans MJ et Ned, rencontré des gens, affronté de nouveaux ennemis (oh, le retour de Scorpion ! Un peu expédié après neuf ans d’attente ; je plains l’acteur… mais c’est fun) et créé tout un réseau autour de lui. C’est une excellente manière de montrer que le monde existe entre deux films et, en même temps… ben j’aurais aimé le voir, moi, ce monde !

À quand le cop-show, franchement ?

On découvre notamment en cours de route qu’il connaît déjà Frank Castle et qu’ils ont toute une relation installée alors que leur rencontre aurait pu être géniale à voir, justement. Pareil avec Jean DeWolff (très belle interprétation de Liza Colon-Zayas), avec qui Spider-Man fonctionne tellement bien que j’ai passé une partie du film à me dire que je regarderais sans aucun problème une série policière centrée sur eux. À deux doigts de demander à l’IA de me faire ça.

On retrouve un Peter qui a vécu plusieurs années pendant notre absence et on nous demande simplement d’accepter qu’on a raté plein de trucs cool – même si le montage du début en montre quelques-uns. Je ne veux pas forcément revenir à l’époque où Marvel nous balançait quinze séries par an juste pour préparer des films, mais il y aurait vraiment moyen de faire quelque chose de plus petit avec ce Spider-Man new-yorkais, Damage Control, DeWolff, quelques criminels et une rencontre ponctuelle avec le Punisher. Et savoir en plus que Rosario Dawson avait tourné une scène en Claire Temple qui a finalement été coupée me rend encore plus triste, parce que j’adore l’actrice ET le personnage. Sérieusement, c’est frustrant toutes les possibilités à côté desquelles on passe, juste pour avoir toujours plus de films et séries – dont certains ne sont pas aussi qualitatifs, quoi.

Ce saut dans le temps permet au moins de retrouver un Peter qui a réellement évolué et, putain, Tom Holland est encore meilleur que la fois d’avant. Je sais que je dis ça à chaque film et que personne ne sera surpris de découvrir mon amour pour l’acteur, mais il y a quelque chose de différent ici. On sent que Peter est devenu très bon dans ce qu’il fait, il a beaucoup plus d’assurance sous le masque et reste pourtant complètement vulnérable dès que MJ ou Ned entre dans l’équation. C’est probablement la version la plus adulte du personnage sans perdre ce qui rend ce Spider-Man aussi fun : il continue de parler trop, de sortir une vanne quand il est stressé et de gérer certaines situations de manière parfaitement débile. Bref, c’est toujours Peter, simplement quatre ans plus tard, et Tom Holland rend cette évolution très naturelle.

Plus tout à fait le même Peter

Il y a aussi une autre évolution, plus littérale, puisque l’ADN du personnage recommence à changer et c’est une idée que j’ai adorée. Pourquoi, effectivement, la morsure aurait-elle donné à Peter une série de pouvoirs fixes une fois pour toutes ? Les araignées évoluent, muent, leur corps change, alors pourquoi pas le sien ? Le film joue très bien avec cette idée et c’est encore mieux que ce soit MJ qui fasse une partie du rapprochement en lui expliquant comment ajuster son inhibiteur parce que, franchement, MJ est un génie.

Cela permet surtout de revenir à une vision plus biologique des pouvoirs de Spider-Man, avec un vrai aspect scientifique autour de ce qui s’exprime dans son corps et de la possibilité de contrôler cette évolution. Même le titre est évidemment bien trouvé : dans les comics, Brand New Day marquait déjà un nouveau départ pour Peter Parker après un énorme bouleversement de sa vie. Pas besoin d’adapter directement cette période pour que le clin d’œil fonctionne ici. Évidemment, on reste dans un Marvel et je ne vais pas vérifier la publication scientifique du protocole de Peter et MJ sur ce changement, mais j’aime quand le scénario essaie au moins de construire une logique plutôt que de sortir un nouveau sérum magique parce qu’il faut faire avancer l’intrigue. C’était bien expliqué, bien écrit, ça tombe au bon moment et la référence à « Peter n°2 » est efficace. J’aime voir la scène où Peter apprend à gérer ses nouveaux pouvoirs et la toile qui sort de son bras (pourquoi est-il si dégoûté de projeter du liquide blanc, même ?).

Un solitaire pas si seul

C’est aussi là que Banner devient beaucoup plus intéressant que je ne l’imaginais. J’avais un peu peur de voir Mark Ruffalo débarquer simplement parce qu’il fallait un gros personnage du MCU dans le film, mais son histoire fonctionne parfaitement en parallèle de celle de Peter : Bruce a passé des années à essayer de supprimer, contrôler puis accepter Hulk, alors que Peter découvre justement qu’il y a encore quelque chose en lui qu’il ne maîtrise pas complètement et qu’il souhaite supprimer – avant de l’accepter, merci MJ. J’aime beaucoup l’évolution de Banner depuis ses premières apparitions et le film laisse d’ailleurs quelques doutes intéressants sur la fin, que ce soit sur l’équilibre avec Hulk ou sur la manière dont certaines choses qu’on croyait réglées peuvent finalement revenir. Le MCU est parfois agaçant avec sa continuité, mais quand elle permet de prendre un personnage qu’on suit depuis quinze ans et de montrer réellement le chemin parcouru, je suis fan, bien sûr.

Au-delà de ça, le fait que Peter vienne le voir était parfaitement naturel, je trouve. Il m’a fait rire à se faire passer pour Ned, j’ai aimé le voir apprécié Bruce et passer de bons moments avec lui, tout en le challengeant. On nous dit bien, en revanche, que Peter fait peut-être de la merde à créer un inhibiteur qui peut bloquer toutes les mutations génétiques… juste avant d’introduire les X-Men dans le MCU ? Les intrigues sont écrites à l’envers, enfin !

Au-delà de Banner, Hulk revient vraiment, ce qui donne évidemment l’un des gros morceaux du film. Je pensais aimer le combat parce que bon, Spider-Man contre Hulk, difficile de ne pas vouloir voir ça, mais j’ai surtout aimé la manière dont Cretton le filme. Il avait déjà montré sur Shang-Chi qu’il savait faire de vraies chorégraphies et ça se sent énormément ici : les mouvements sont lisibles, Peter utilise son environnement et sa vitesse, on n’est pas juste devant deux personnages en CGI qui se frappent jusqu’à ce qu’un immeuble tombe – même s’il y a de ça aussi par moments, évidemment, c’est un Marvel.

Cela dit, Peter passe une grosse partie du film à se demander s’il est en train de devenir autre chose et s’il doit bloquer cette transformation, alors que la réponse est finalement beaucoup plus simple : ce n’est pas Peter OU Spider-Man. « I’m both », qu’il nous dit quand il comprend enfin qu’il peut accepter l’araignée en lui et que… Bon dieu, que j’ai eu l’impression d’être devant Buffy quand il arrête l’épée et nous sort sa réplique déjà culte. I mean…

Ici, ça fonctionne très bien avec Peter : il ne doit pas supprimer Spider-Man pour protéger Peter Parker, pas plus qu’il ne doit abandonner Peter pour devenir un meilleur héros. Il lui aura juste fallu quatre films pour comprendre ça et j’ai trouvé la scène hyper efficace, au point d’avoir réellement peur pour lui dans la foulée.

Bon, Frank aide bien à ce que tout parte en couille juste après et je suis plus partagé sur le Punisher que je ne pensais l’être. Jon Bernthal est toujours excellent, ce n’est clairement pas le problème, et j’aime beaucoup le principe de confronter Peter à quelqu’un qui a une vision totalement différente de la justice. Spider-Man veut sauver absolument tout le monde quand Frank considère que certains problèmes sont réglés beaucoup plus rapidement avec une balle, donc les mettre ensemble crée forcément des étincelles. Il y a des moments très drôles aussi, notamment Peter qui l’empêche de terminer « motherfucker », et la relation MJ/Frank est une excellente surprise. Je n’aurais jamais pensé avoir besoin de voir ces deux personnages discuter ensemble mais ça fonctionne hyper bien et leur humour est assez différent pour créer quelques scènes vraiment efficaces.

En revanche, leurs disputes finissent un peu par tourner en rond. On comprend très vite leurs positions respectives, pourtant le film rejoue plusieurs fois l’opposition entre Frank qui veut aller trop loin et Peter qui l’en empêche, et j’ai eu parfois l’impression que le Punisher imposait son propre ton au film. Ce n’est pas forcément mauvais, mais certaines scènes solo de Frank sont beaucoup moins bien. Jon Bernthal EST tellement ce personnage et, en même temps, j’ai parfois eu l’impression qu’il sonnait faux. Par contre, concernant Jean, désolé Peter mais j’étais parfois du côté de Frank.

Au départ, j’étais surtout à fond dans le mystère parce que j’ai vraiment cru qu’ils allaient nous sortir Mosaic. Je sais, personne ne connaît Mosaic à part moi (sauf si vous aviez lu mes articles dessus il y a… dix ans) et ça aurait probablement été le reveal le moins commercial de l’histoire des films Spider-Man, mais le personnage peut justement passer d’un hôte à l’autre, contrôler son corps et accéder à ses capacités et souvenirs, donc avec les possessions et ces gens qui semblent soudain ne plus être eux-mêmes, ça collait sacrément bien. J’aurais tellement kiffé que Marvel sorte un personnage aussi improbable de son chapeau. Bon, à la place, on a légèrement plus connu avec…

Jean Grey ?!

Et là, évidemment, j’ai adoré le reveal à m’en décrocher la mâchoire. Je ne savais même pas que Sadie Sink était dans le film, parce que vraiment, j’évite au maximum de me spoiler. La voir débarquer a été une grosse surprise. L’introduction d’une X-Men comme ça, sans prévenir ? J’adore !!

Sadie Sink est excellente et le film nous fait découvrir ce qu’elle peut faire avant de nous dire qui elle est, ce qui fonctionne parfaitement. Les gens figés donnent des images vraiment cool, les changements de comportement créent une ambiance presque inquiétante par moments et surtout tout ça permet de très bonnes chorégraphies avec les figurants. J’adore les scènes où Peter doit combattre plusieurs personnes contrôlées sans pouvoir simplement les défoncer puisqu’elles sont innocentes. Ça donne presque un côté arts martiaux à certains affrontements et, encore une fois, Cretton est vraiment à l’aise avec ce type de mise en scène.

Jean qui découvre progressivement ce qui lui est arrivé et qui finit par vraiment libérer ses pouvoirs, c’est également très chouette. Mais alors son origin story… quelle déception. Le personnage avait déjà dans les comics une histoire extrêmement forte : ses pouvoirs se manifestent enfant lors de la mort de son amie Annie Richardson, qu’elle ressent télépathiquement au moment où celle-ci meurt, ce qui explique ensuite une bonne partie de son traumatisme et de sa relation compliquée à ses propres capacités. Marvel rappelle encore cet événement comme le moment fondateur de l’éveil de Jean. Pourquoi changer ça au moment où on introduit enfin Jean Grey dans le MCU ? Je comprends l’envie de la raccrocher à Damage Control et de créer une histoire directement liée au film, mais on perd quand même énormément de ce qui faisait son origine.

Tout le passage sur Sara n’est pas raté pour autant. J’ai moins aimé les flashbacks, qui m’ont paru parfois un peu lourds alors que Sadie Sink n’a franchement pas besoin qu’on insiste autant pour faire passer une émotion, mais le reveal autour de V-Max en est rendu plus excellent. Pendant une partie du film, j’essayais évidemment de comprendre ce que ça pouvait être : une arme, un projet, un mutant qu’on connaît déjà sous un autre nom (Mystique ?), je ne sais quoi de suffisamment important pour justifier tout ce bordel… et la réalité est tellement plus cruelle. Ce ne sont que les lettres que Sara a vues avant de mourir. Le grand mystère autour duquel Jean construit sa recherche n’a pas de signification cachée et c’est justement ce qui rend la révélation aussi frustrante et terrible.

En revanche, je trouve le film beaucoup trop indulgent avec Jean ensuite. Oui, elle a vécu quelque chose d’atroce. Oui, ce que Damage Control fait est monstrueux et les expériences sur elle et Sara suffisent largement à expliquer sa rage. Mais expliquer n’est pas excuser, et Jean fait un paquet de choses absolument terrifiantes pendant le film. Elle possède des gens, leur impose ses actes, en traumatise probablement un nombre incalculable, met des dizaines de civils en danger et LIBÈRE HULK dans New York. C’est quand même un sacré niveau dans l’échelle du… ben je sais pas, en fait, du terrorisme ?

Et peu importe ce que les scénaristes racontent maintenant sur le fait qu’elle n’aurait « techniquement » tué personne : le type qui recule sur la route et se fait percuter par un camion est mort, par exemple. Désolé. On ne me fera pas croire qu’il s’est relevé après le plan pour rentrer chez lui, genre l’air de rien. Même en admettant que Marvel décide officiellement qu’il a miraculeusement survécu, ça ne change pas le nombre de traumatismes que Jean provoque tout autour d’elle. La mort de Sara permet de comprendre sa douleur, elle ne justifie pas tout ; et au risque de me répéter, quand Frank veut empêcher Peter de la libérer de Damage Control, eh bien je comprends complètement sa position. Je reste contre la peine de mort et la balle n’est peut-être pas la meilleure solution, d’accord, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir.

Et ça continue, encore et encore

Le casting ne s’arrête pas là, en plus ! Damage Control n’aide évidemment pas à choisir son camp parce qu’il est impossible de leur faire confiance environ trente secondes après leur arrivée. C’est tellement prévisible que quelque chose va déraper avec eux que j’avais envie de dire à Peter d’aller fouiller les sous-sols avant même qu’une demi-heure de film soit passée. Tramell Tillman, quoi. Il maîtrise parfaitement le registre du double jeu et je ne peux pas lui faire confiance après Severance.

Au milieu de tout ça, je ne sais toujours pas trop quoi penser de Yelena. J’adore Florence Pugh, j’aime le personnage et je comprends l’intérêt d’expliquer où en sont les New Avengers, surtout après Thunderbolts*. La scène en visio est d’ailleurs efficace parce qu’elle permet de faire le point sans prendre vingt minutes et, contrairement à certaines apparitions MCU totalement gratuites, sa présence rappelle au moins que Peter évolue dans un univers où tout le monde continue d’avancer de son côté. Mais je l’ai trouvée un peu bizarrement intégrée, comme si le film ne savait pas toujours quoi faire d’elle une fois les informations données. Banner, Frank ou Jean ont tous une fonction évidente dans l’évolution de Peter, Yelena beaucoup moins.

Peter & MJ

Après, je ne vais pas trop me plaindre de certaines de ses scènes parce que, euh… ils savent VRAIMENT ce qu’ils font avec Tom Holland maintenant qu’il est adulte, pas vrai ? Je crois qu’on n’a jamais autant vu sa peau dans un Spider-Man ; le film s’en donne à cœur joie pour le déshabiller au maximum (enfin, toujours moins que Thor vous me direz). C’est cadeau, ça régale en 4K. Et comme je sais que vous êtes là pour vous rincer l’oeil parce que chaque fois, ce sont les articles sur la nudité et le sexe qui ramènent le plus de monde, vous voyez que je ne vous laisse pas repartir sans rien vous mettre sous la dent.

Bon, il n’y a pas que Tom, cependant. Zendaya est incroyable elle aussi et la relation entre les deux personnages fonctionne tellement bien que certaines scènes n’ont presque besoin de rien pour me rendre triste. Le film ne cherche pas à effacer le twist de la perte de mémoire de MJ, ce qui m’a rassuré. Ce serait tellement facile de faire revenir tous les souvenirs de MJ au bout de trente minutes et d’annuler immédiatement le sacrifice du film précédent, mais ils prennent heureusement une direction plus intéressante.

MJ n’est pas la même qu’avant parce qu’elle a vécu quatre années sans Peter. En même temps, quelque chose reste et c’est là que Zendaya gère vraiment bien. Il y a des réactions, des regards, des choses qu’elle semble reconnaître sans savoir pourquoi et nous, on voit évidemment tout dans les subtilités de son jeu (certains disent qu’elle est mauvaise actrice et je ne comprendrai jamais pourquoi). C’est triste de voir Peter aussi seul tout en étant physiquement entouré des gens qu’il aime.

Leur relation est super bien écrite parce qu’elle ne consiste pas à reconstruire artificiellement ce qui existait avant : Peter doit presque découvrir une nouvelle MJ qui est pourtant la même personne – sauf quand Jean la possède. Par contre, MJ qui ne hurle pas quand il la transporte dans New-York et Peter qui ne capte pas ? Sérieusement ?

Toutes les scènes entre Peter et MJ m’ont rendu fou. Quand il revient de sa première mission tout content de pouvoir lui annoncer qu’elle peut rentrer chez elle et qu’elle, elle a lu la lettre et demande à lui parler sans le masque ? De l’or en barre, tout simplement. C’était tellement, tellement bien !

Les retrouvailles

Ned fonctionne très bien lui aussi et je suis content qu’il ne soit pas juste devenu « l’ancien meilleur ami de Peter qu’on voit deux minutes ». Jacob Batalon retrouve instantanément cette espèce de naturel qui rendait leur duo aussi sympa et ça participe beaucoup à ce que raconte la fin. Pour moi, Ned se souvient très clairement de quelque chose. Le geste revient sans qu’il réfléchisse, comme si le sort pouvait effacer le souvenir de Peter sans réussir à supprimer complètement les réflexes construits pendant des années. J’adore cette idée de mémoire du corps, surtout parce que MJ semble elle aussi commencer à retrouver quelque chose après avoir été figée par Jean.

C’est là que Brand New Day réussit vraiment à prolonger No Way Home sans l’annuler. Le sort de Dr Strange avait toujours laissé un nombre incroyable de questions, j’en avais déjà parlé à l’époque parce que je ne comprenais pas comment MJ et Ned pouvaient se souvenir de leur vie au lycée sans Peter ou comment Happy pouvait connaître May sans savoir qui était son neveu. Le quatrième film ne règle pas tout, loin de là, mais j’aime énormément l’idée que le sort ne soit peut-être pas capable de détruire complètement ce que les gens ont ressenti. MJ et Ned ont oublié Peter Parker, mais des années de relations ne sont pas juste une liste d’informations que Strange peut effacer proprement d’un coup de baguette magique. Surtout qu’il n’a pas de baguette magique. Bref, vous me comprenez.

Les retrouvailles avec MJ et Ned sont géniales, à la fois quand Peter se présente comme Maynard et est clairement juste en manque de ses amis et quand il passe un aprèm avec eux en tant que Peter. D’ailleurs, la gaffe de MJ qui l’appelle Peter, c’est bien écrit, je trouve. C’est peut-être un peu gros qu’elle soit si rapidement familière avec lui, mais elle le cerne si bien en si peu de temps. Ai-je déjà dit que j’étais amoureux de MJ (et Zendaya) ? Non. Si, forcément. Autant que de Peter et Tom Holland. Quel couple agaçant de perfection !

Et tout ça fonctionne aussi et encore mieux parce que le film fait finalement beaucoup parler ses personnages de ce qu’ils ont perdu. Jean est entièrement guidée par la mort de Sara, Peter par May mais aussi par MJ et Ned qui sont toujours en vie et pourtant absents de sa vie, Banner a passé des années à essayer de se débarrasser de Hulk avant de comprendre qu’il devait vivre avec lui et Frank est évidemment défini par ses propres morts. Les flashbacks Jean/Sara m’ont moins touché, mais quand Peter utilise sa propre douleur pour essayer d’atteindre Jean, là, ça fonctionne. Faire revenir May quelques instants suffit évidemment à me toucher et je trouve ça assez beau que Peter sauve encore quelqu’un grâce à ce qu’elle lui a appris. Et puis le message du film gentiment écrit sur la tombe de May ? Aider quelqu’un, c’est aider tout le monde, c’est noté.

Une écriture si riche en détails !

C’est probablement pour ça que le film tient aussi bien malgré tout ce qu’il contient : la richesse et la qualité de l’écriture. Parce que sérieux, quand on fait la liste, c’est n’importe quoi : l’évolution des pouvoirs de Peter, Jean Grey, Damage Control, Hulk, Frank Castle, Yelena et les New Avengers, MJ, Ned, DeWolff, les conséquences du sort, les mutants, les expérimentations, tout un tas de combats et suffisamment de petites références Marvel pour que j’en aie probablement raté la moitié malgré deux visionnages. C’est pas de ma faute, la veste Leroy Merlin (non) du figurant m’a déconcentré en cours de route. C’est un sacré chantier, l’air de rien, j’ai cru que j’allais abandonner l’article franchement – contrairement au film qui est long, certes, mais qu’on ne sent pas passer tant que ça vu qu’il avance assez bien à chaque fois… tout en faisant passer son message.

Il y a en plus plein de petits gags et références qui fonctionnent sans qu’on nous les pointe du doigt pendant cinq minutes. Le Friendly Neighbor, les petits détails autour de Spider-Man, Star Wars avec Ned et sûrement un paquet de trucs que je n’ai toujours pas captés… c’est exactement ce que j’aime avec ces films. Je peux suivre l’histoire normalement et mon cerveau de geek est en parallèle occupé à chercher des conneries dans le décor ou des références à d’autres comics (eh, la fille aux mèches blanches dans le bus là, y a pas à nous faire ça si ce n’est pas Malicia). Michael Giacchino aide aussi énormément à retrouver immédiatement cette version de Spider-Man. Son thème musical est installé depuis tellement longtemps maintenant qu’il suffit de quelques notes pour que tout revienne (surtout que bon, j’ai l’habitude de l’entendre dans l’Avengers Campus de Disneyland aussi), et j’aime la manière dont la musique peut accompagner les grosses scènes sans oublier les passages beaucoup plus intimes avec Peter.

C’est amusant parce qu’au final, malgré tout ce que je viens d’écrire, je ne pense pas que Brand New Day soit le meilleur des quatre. No Way Home garde une place à part pour moi et je ne suis même pas sûr qu’un autre film Spider-Man pourra reproduire un jour ce que j’ai vécu devant. Il y avait le film, bien sûr, mais aussi Andrew Garfield, Tobey Maguire, Daredevil, les anciens méchants et une salle qui explosait à chaque nouvelle apparition. C’était une expérience collective autant qu’un film. Ici, même avec un succès encore plus énorme, l’ambiance était moins folle dans ma salle et le film lui-même est moins construit comme une succession de moments impossibles.

Mais qu’est-ce que c’est efficace ! J’ai adoré retrouver Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon, j’ai envie de revoir Sadie Sink en Jean Grey même si j’ai envie de gueuler sans fin sur ce qu’ils font de son histoire. Cretton réussit surtout à prendre tout le casting complètement dingue et à ne pas perdre Peter au milieu. J’ai ri, j’ai eu peur pour MJ, puis pour Peter, je me suis demandé pourquoi quelqu’un continuait volontairement à vivre à New York après tout ce qui arrive là-bas depuis quinze ans et j’ai cru pendant quelques minutes que Mosaic allait devenir une référence connue mondialement. On peut rêver.

Et après ?

La dernière partie m’a surtout donné énormément envie d’en voir plus. MJ semble commencer à se souvenir de Peter, Ned se rappelle très clairement quelque chose, au moins physiquement, et le sort de Strange paraît donc beaucoup moins définitif qu’on pouvait le penser. Il y a de quoi faire avec ça pendant plusieurs films et c’est aussi ce qui rend l’idée d’attendre encore quatre ans assez insupportable. Surtout que je veux aussi voir où Jean va aller, ce que Damage Control prépare, ce qu’il advient de Banner et comment Peter va gérer ses nouveaux pouvoirs une fois le chaos immédiat terminé.

Et puis… cette scène après le générique. Je dois quand même parler de tous les gens qui sont sortis avant parce que ça me frustre toujours autant, surtout que les plans de New York pendant le générique étaient très sympas. Vous avez regardé un Marvel, vous savez très bien qu’il y a potentiellement quelque chose après, pourquoi partir maintenant ? Bon, pour le coup, j’avoue qu’ils n’ont peut-être rien perdu d’indispensable parce que j’étais moi-même un peu dégoûté après avoir attendu aussi longtemps pour… ça. Le Spider-Tracker, l’espace et une nouvelle promesse que Spider-Man reviendra, super.

J’espérais au minimum avoir une confirmation du prochain film où Peter apparaîtrait et, évidemment, je vais immédiatement me contredire parce que j’espère aussi très fort que ce soit Avengers: Doomsday sans qu’on me le dise avant. J’aimerais tellement avoir une vraie surprise et voir Tom Holland apparaître dans le film sans avoir eu six mois d’annonces, de bande-annonce et de photos de tournage avant. On verra, je vais en tout cas continuer d’essayer de garder un maximum de surprises, comme d’habitude et comme avec ce film.

Voilà, j’ai déjà revu le film, j’ai réussi à écrire un article gigantesque dessus et j’ai encore l’impression de ne pas avoir parlé de tout. Je crois que ça dit assez bien à quel point j’ai aimé. Vivement Doomsday maintenant. Et avant ça, vivement VisionQuest (oui, je vais aussi faire un article sur la D23 à un moment… à dans deux semaines et demie, hein).

Mes derniers coups de… #52

Salut les sériephiles,

Si je vous dis : coup de cœur, coup de mou, coup de poing, coup de blues, coup de vieux, coup de barre, coup de bol, coup de gueule, coup de tête, coup tordu, coup de pub et coup de grâce… vous vous en rappelez, vous ?

Cela fait un an ou deux que j’ai publié le dernier article «  mes derniers coups de…  » et en ce début de mois d’août, comme chaque année, je fais le point sur le blog, le temps que je ne trouve plus (et que je ne prends plus) pour écrire comme pour regarder mes séries. Forcément, ça me travaille et comme c’est un article qui plaisait à tout le monde à l’époque, ben… le revoilà.

Allez,  trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de cœur : Je n’ai pas de série ou d’acteur en tête pour ce point (enfin si, mais ce ne serait pas bien original de parler de Tom Holland et du dernier Spiderman quoi), donc je vais déjà aller taper loin des sujets habituels du blog et parler… bouffe. J’ai découvert, au hasard d’un détour dans une roseraie (ouais, en plein mois d’août, pas ma meilleure idée, je sais), qu’il existait de la glace à la rose. C’est un goût que j’aime depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’en goûter, mais que je trouve souvent écoeurant ou trop fort. Ce n’est pas du tout le cas quand c’est en glace. Bref, une tuerie, je vous recommande si vous avez l’occasion un jour, même si ça ne se trouve pas facilement.

Coup de mou : Comme lors des derniers articles « coups », je pense vraiment que nous sommes dans un ventre mou interminable du côté des networks et de la production des séries. C’est paradoxal d’avoir autant de nouveautés et si peu de réussites, mais vraiment, l’âge d’or des séries manque. Ce n’est pas pour rien que la nostalgie fonctionne avec tant d’effets dans les rewatchs et les reboots !

Si, si, il y a quand même des bonnes surprises dans les séries récentes, je suis désagréable et un vrai vieux con en devenir… à moins que je ne le sois déjà ?

Coup de poing  : Je vais peut-être entrer un peu plus dans  le vif du sujet et évoquer un de mes rares visionnages d u  moment, à savoir X-Men 97. La saison 2 se termine mercredi et je devrais donc publier mon article dessus dans la foulée, mais en attendant, je savoure les combats qu’on y trouve dans chaque épisode. C’est bien LA qualité la plus évidente de cet animé : les dessins sont tops comme à l’époque et les combats une certitude chaque semaine.

Coup de blues : Est-ce que c’est trop simple de parler ici de Joshua Bassett ? Comme il a sorti une chanson qui s’appelle « Blue », probablement. Il a annoncé son prochain EP qui sortira vendredi prochain. Le coup de blues, c’est que ça ne m’a pas spécialement motivé. Autant je continue de saigner quotidiennement l’album d’Olivia Rodrigo, autant les sorties récentes de Joshua Bassett ne me plaisent plus autant que ses premiers titres. Sa voix reste dingue, mais pas fan de sa direction artistique – et de ses choix d’ordre plus privés, mais ça, il fait bien ce qu’il veut, vous me direz. En vrai, je dis tout ça, mais j’ai déjà beaucoup écouté la dernière sortie et j’attends quand même cet EP :

Coup de barre  : Rien n’a changé depuis l’article 51, je n’arrive toujours pas à me décider à lancer des épi sodes.  J’ai presque l’impression que c’est c e qui me motiv e à écrire ces articles, pour aller piocher dans plein d’autres suj ets !  Ce mois-ci, je peux accuser la canicule pour expliquer ma flemme. Vraiment, ça me fatigue : l’éco-anxiété est là, la météo est en train de nous rendre tous accro avec des prévisions qui changent toutes les trois ou quatre heures et la perspective d’une cinquième vague de chaleur en deux mois (sérieusement, y a vraiment eu des pauses entre ?) me terrasse d’avant. J’angoisse et je fatigue.

Coup de vieux : En préparant cet article, je me suis mis à relire les articles « coups de » et j’ai découvert qu’en fait le dernier datait de 2022. Quatre ans déjà ? Pire que tout : dedans, je parlais du renouvellement de Riverdale pour deux saisons supplémentaires. D’où ? Comment ? J’ai l’impression que la fin de Riverdale était il y a une éternité. Le temps passe et faut que j’arrête de m’étonner de me découvrir des cheveux blancs si je me mets à croire que quatre ans n’en font que deux ou si je me dis, comme Ryan Murphy, qu’un retour de Glee ne ferait peut-être pas de mal !

Coup de bol : Je me plains de la chaleur, mais ce matin, j’ai eu l’occasion de faire un tour en forêt SOUS LA PLUIE. J’ai presque eu froid. J’ai savouré ce bonheur autant que ma glace à la rose, donc voilà, ça méritait de vous en parler, même si ça fait quand même deux coups juste pour vous parler de la météo. Arf. Les cheveux blancs, la météo, bientôt, je vais vous faire un article sur la morning routine en maison de retraite si je continue !

Coup de gueule : C’est totalement inutile comme coup de gueule car je sais que c’est nécessaire et que c’est pour le bien à long terme, mais sachez que j’en ai déjà marre des travaux du mois d’août. Voilà. Le plus impactant, c’est probablement ceux qui sont en cours sur le RER A depuis hier : ils m’empêchent d’aller à Disneyland parce que flemme de me rajouter, au mieux, 50 minutes de bus sur un trajet déjà long (encore à l’aller, pourquoi pas, mais au retour, eh !). Vous n’avez peut-être pas suivi, mais je passe ma vie là-bas désormais, c’est ma petite pause détente de la semaine, quoi. Bref, pas de détente au mois d’août, voilà, je vais me contenter de bosser (et c’est peut-être pas plus mal). Oui, je sais, je peux aussi rattraper mes séries, ça ne ferait pas de mal !

Coup de tête  : Je suis en  train d’écrire un article « mes derniers coups » quatre ans après le dernier et même pas trois heures après m’être rappelé l’existence de cette série d’articles. Non, vraiment, le b  log, nos interactions, mes  articles quotidiens, tout ça me manque. J’espère qu’à vous aussi, au moins un peu. Au pire, j’écris tout ça dans le vent et tant pis.

Coup tordu : Et si on parlait séries un peu ? Cette semaine, il y a eu une annonce de casting pour la saison 2 de Heated Rivalry. Je me plains tout le temps des annonces de casting qui spoilent trop de choses et j’essaie généralement de passer à côté autant que possible, mais sur cette série, difficile de ne pas voir mes réseaux sociaux envahis… Surtout quand on annonce la présence de Charlie Gillespie, que j’avais déjà découvert dans l’excellente et partie trop tôt Julie and the phantoms. Bref. C’est tordu d’avoir l’impression d’être de retour en 2020 quand j’ouvre Insta et que j’ai Charlie partout dans mon feed. C’est tordu aussi que ça arrive une semaine après que sans crier gare une photo de lui à poil sous sa guitare se soit faufilée sur mon Twitter (vraiment, faut pas l’appeler « X » ce réseau social, vous imaginez comme cette phrase sonnerait encore plus mal ?). Et c’est tordu car ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais son personnage quand j’ai lu le bouquin. C’est pire encore pour Justice Smith, car vraiment, ce n’est pas du tout le Harris que j’imaginais. Comme j’aime les deux acteurs, je suis content quand même.

Pour les déçu(e)s, les curieux/ses, les amateurs/trices de musique et l’algorithme, la photo de la guitare que vous cherchez est tirée de Splitville, sortie le 5 septembre.

Coup de pub : Il y a quelques semaines, je vous parlais sur le blog de Bingeboxd. Aujourd’hui, je vais vous parler de Bingers. Le principe est toujours le même : trouver une application qui permette de remplacer TVtime ! Bingers est peut-être la promesse la plus convaincante pour l’instant : c’est le nouveau bébé du créateur de TVtime (qui était parti du projet il y a fort longtemps et n’a rien à voir avec sa fermeture) et on y retrouve la grande majorité de ce qui faisait le succès de l’application. Ils ont l’air dans l’équipe derrière l’application assez à l’écoute des retours d’utilisateurs pour l’instant, comme aux débuts de TVshowtime, alors profitez-en, même si…

Coup de grâce : … ma sauvegarde TVtime n’a pas fonctionné comme il fallait alors je m’étais rabattu sur une sauvegarde moins conséquente. Si elle a fonctionné sur Bingeboxd, ça n’a pas été le cas sur Bingers. Au départ, je voulais bidouiller les fichiers et tout pour tout récupérer comme personne ne me répondait du côté de Bingers. Finalement, j’ai ajouté Laura puis (surtout) Frankie et elles avaient déjà tellement de séries comme leurs sauvegardes fonctionnaient que… J’ai tout pillé. Merci les filles ! J’ai donc passé deux heures hier à ajouter des centaines d’épisodes (des milliers, même, gloups) sur l’application. Et je ne suis toujours pas au bout de mes peines, il m’en manque encore. On pourrait croire que c’est déjà un coup de grâce suffisant, mais sachez qu’il y a pire : ça m’a donné envie de faire plein de rewatchs de séries dont j’avais oublié l’existence… ou pourquoi pas de terminer toutes les saisons dans lesquels il me reste genre 4 à 10 épisodes à regarder ou, pire !, même de commencer d’autres énormes morceaux jamais vus. Bon, pas sûr de sauter le pas pour autant, mais rien que l’envie, ça me terrasse autant que la chaleur !

Un autre coup de grâce terrible – ouais, je joue les prolongations avec cet article, parce que ça me manque d’écrire – cette semaine a été la sortie de l’album d’Ariana Grande. Musicalement, j’aime beaucoup et il y a de bonnes choses, mais le clip m’a tellement choqué, comme beaucoup. Cela me rend triste de ne pas la savoir mieux entourée et suivie, l’anorexie (et de manière général, tous les troubles alimentaires), c’est terrible. Je comprends qu’elle ne veuille pas de commentaire sur son poids et tout, mais ne rien dire, c’est quand mêm e être complice. Elle se détruit à petit feu et ça me rend triste.

Voilà, c’est tout. Difficile de conclure après ce paragraphe sans que ça ne sonne étrange, je sais, mais je vais le faire quand même, parce qu’il faut bien. Bon dimanche à tous, je vous souhaite de la fraîcheur dans vos vies et… à très vite.

Dans l’œil de la tempête (qu’est la fin d’année scolaire)

Salut les sériephiles,

Je ne sais pas vous, surtout que si vous n’avez pas d’enfant à charge d’une manière ou d’une autre, le rythme n’est pas le même, mais de mon côté, j’ai l’impression d’être entré dans cette période étrange de l’année où les journées sont les plus longues alors que l’énergie disponible est en baisse drastique. Pourquoi alors qu’il y a plus de soleil ai-je moins de temps?

La réponse est simple : je suis prof et je m’engage encore dans trop de projets à la fois. Les bulletins sont terminés, certes, mais les réunions continuent, les projets de fin d’année s’enchaînent, les températures commencent à grimper et le cerveau alterne entre « encore un petit effort » et « vivement juillet ».

Au milieu de tout ça, j’essaie quand même de préserver quelques moments pour souffler.

Cette semaine, j’ai par exemple trouvé le temps d’aller au cinéma. D’abord avec The Furious, qui a été une excellente surprise. Un film de kung-fu généreux, spectaculaire et particulièrement efficace dans ce qu’il entreprend. Puis évidemment avec Disclosure Day, un film de science-fiction qui m’a laissé une impression plus mitigée. Je comprends parfaitement les critiques qui lui sont adressées. Le récit est parfois prévisible, certaines idées auraient mérité d’être davantage développées et le film semble parfois promettre plus qu’il n’offre réellement. En fait, ça ne peut que diviser tant on nous l’a vendu comme novateur alors qu’il ne l’est pas tellement.

Pourtant, c’est un bon film. Je me suis laissé embarquer au début et complètement happé à la fin. Certains passages me trottent encore dans la tête plusieurs jours après la séance. C’est souvent bon signe. Il y aura une scène ou deux pour rester dans les annales, rien de plus. Est-ce que ce n’est pas tout ce qu’on demande à un Spielberg vieillissant cela dit? Je veux bien être aussi efficace à son âge, moi.

Mon vendredi, lui, a commencé par une très belle surprise musicale avec le troisième album d’Olivia Rodrigo. J’avais adoré ses deux précédents albums, vous le savez, et celui-ci m’a immédiatement accroché. J’avais peur pourtant. Depuis sa sortie, il tourne beaucoup plus que de raison dans mes écouteurs. Je me garderai bien d’en faire une critique complète ici, mais il y a déjà plusieurs titres qui refusent obstinément de quitter ma tête.

Samedi, je suis également passé par Disneyland Paris. Rien d’exceptionnel pour les habitués de ce blog, me direz-vous. Une promenade, quelques spectacles, un peu de marche et l’occasion de profiter du parc avant que les fortes chaleurs ne deviennent franchement désagréables. Qu’est-ce que je me plains finalement ? J’ai encore du temps libre, et on ne dira pas que j’ai bossé dans le RER, voilà.

Nous ne sommes que lundi et je suis déjà dans le jus. La canicule approche, les températures annoncées deviennent de moins en moins sympathiques et, selon les prévisions, tout cela pourrait se terminer par de gros orages le week-end prochain. Autant dire que le calendrier s’est montré particulièrement coopératif pour que je regarde des séries.

Malgré tout, j’ai beaucoup travaillé au milieu de tout ça sur les épisodes 5 et 6 de Sauveurs de rêves. Corrections, réécritures, ajustements de dialogues, vérifications diverses… Le genre de travail invisible qui occupe finalement plus de temps que l’écriture elle-même. Pendant que je peaufinai la suite, l’épisode 2 attendait tranquillement son tour.

Après L’Éveil, qui servait surtout à découvrir Chris, la Fondation et ce mystérieux métier consistant à sauver des gens dans leurs rêves, il fallait commencer à montrer concrètement ce que cette série avait à raconter. Dans Tempête, Chris découvre que la Fondation intervient dans les rêves pour empêcher certaines morts. Sa première mission le conduit dans un camping désert, au cœur d’un violent orage. Une personne doit être sauvée avant que la foudre ne frappe. Mais dans un rêve, les dangers ne suivent pas toujours les règles du monde réel.

J’avais envie d’un épisode plus direct que le premier, avec un objectif clair, une menace immédiate et davantage d’action. Un épisode qui permette à Chris, mais aussi aux lecteurs, de comprendre ce que signifie réellement être un Sauveur de rêves.

Tempête, le deuxième épisode de Sauveurs de rêves, est disponible depuis hier sur Kindle au prix de 0,99 €.

Et si les prévisions météo disent vrai, il arrivera peut-être juste à temps pour accompagner les prochains orages.l me reste ainsi à vous souhaiter une bonne lecture et une semaine moins chargée que la mienne !

Un 4 mai à Disneyland Paris

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, nous sommes le premier lundi du mois de mai, et ça veut dire que c’est la rentrée scolaire, super. Cela veut aussi dire que nous sommes le 4 mai et que je suis tout à fait autorisé à faire un petit déni de rentrée parce que c’est la journée officielle Star Wars. Ben oui, en anglais, ça se dit « May the fourth », comme dans « May the Force be with you ». Il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’utiliser mon pass annuel Disneyland Paris à bon escient.

Aussitôt le travail terminé, direction Disneyland Paris, donc. Je ne vais pas mentir, je n’ai eu le temps de passer que trois heures sur place, ce qui est loin d’être suffisant pour faire le tour de toutes les activités proposées autour du thème de Star Wars. La bonne nouvelle, c’est que Disneyland sait bien ce qu’il en est et prolonge les festivités jusqu’au 24 mai. J’aurai donc l’occasion d’y retourner d’ici là afin de peut-être profiter un peu du reste, mais en attendant, je me suis fait une petite aventure et je me suis dit que je pouvais bien vous en parler – apparemment, mon seul article sur le 4 mai en lui-même date de 2018 (!), même si je ne doute pas avoir parlé bien plus souvent que ça de Star Wars et que je sais que j’ai écrit d’autres articles avec cette thématique le 4 mai. Je vous laisse fouiller le blog, y a de quoi faire !

Si j’avoue que déjà hier j’ai failli aller faire un tour dans le parc parce que ça me manquait (eh, je n’y suis pas allé depuis lundi dernier, ça commence à être une vraie addiction ?), mon programme sur place pour aujourd’hui était assez simple et limité, par contre. J’y suis allé après le travail, donc je n’avais pas beaucoup d’heures à consacrer au parc. Je me suis ainsi dit que j’allais rester uniquement à Discoveryland, prier pour qu’il ne pleuve pas trop et que je croise des personnages. Et franchement, en trois heures, je n’ai pas eu à me plaindre !

Au programme ? Faire au moins une des deux attractions Star Wars, évidemment. J’adore l’Hyper Space Moutain, mais le temps d’attente grimpe vite et j’avoue que la file d’attente me plaît forcément moins, surtout pour une journée comme celle-ci. Je pensais déjà en faire l’économie quand je suis arrivé (en retard sur mes prévisions, en plus, cimer le RER)… M’enfin, les temps d’attente étaient incroyablement bas !

J’ai évidemment sauté sur l’occasion pour faire un tour dans l’espace et avoir la tête à l’envers. C’était fun comme tout et je tiens à dire que j’adore la file Single Riders : non seulement, elle permet de gagner du temps, mais en plus, elle offre une très jolie vue sur le parc. On ne rechigne pas son plaisir. L’attraction en elle-même n’a pas tant changé depuis des années et des années, mais ça fait du bien. Autant vous dire que j’ai laissé les soucis au sol.

En sortant de là, Star Tour annonçait encore cinq minutes d’attente. Pour ceux qui ne la connaissent pas, la file d’attente de cette attraction nous plonge vraiment dans l’univers. C’est comme être à l’aéroport, mais dans l’espace. Et surtout, ça permet de croiser quelques personnages bien connus chez les droïds.

L’attraction en elle-même est assez simple : nous sommes dans une navette de voyage conduite accidentellement par C3PO, qui est dépité d’être là et de voir en plus la navette être détournée – il y est toujours question du côté obscur cherchant à mettre la main sur un espion rebelle parmi les passagers, mais l’avantage de l’attraction est qu’il existe plein de possibilités scénaristiques. Ainsi, on ne sait pas exactement ce qui nous attend quand on embarque, mais on fait un voyage à travers la galaxie, grosso modo, avec les secousses que ça implique (et parfois quelques petites incohérences chronologiques, mais bon).

Avec six portes d’embarquement, le rendement de l’attraction est vraiment bon et on sent que Disneyland avait mis le paquet pour que ça aille vite aujourd’hui. Tant mieux ! Comme je suis arrivé en fin de journée, la foule présente quelques heures avant s’était dissipée. Certes, je n’ai pas croisé Dark Vador dans les allées, ni les Stormtroopers ou Rey (j’avais eu cette chance l’an dernier), mais vu le temps que je suis resté, j’estime avoir déjà bien rentabilisé ma soirée, surtout que j’ai pu faire deux fois Star Tour, dont une fois avec un scénario que je ne suis pas sûr d’avoir déjà vu (probablement si, mais il y a trop longtemps pour m’en souvenir) et une fois avec… Le Mandalorian et Grogu ! C’est de saison. Je crois aussi que c’est la première fois que les gens applaudissaient à la fin de l’attraction.

Le piège ultime quand on sort de notre vaisseau spatial ? On passe par la boutique, bien sûr. Si je savais déjà que j’allais acheter le pins Grogu sorti aujourd’hui (il est trop beau et c’était l’occasion), je ne m’attendais à la quantité de produits en soldes sur place ! Un vrai bonheur, mais pas pour le porte-feuille. Est-ce que j’ai acheté un t-shirt à 40% (plus ma remise de 15% ensuite) avec le pins avant d’aller me changer aux toilettes pour le reste de la soirée ? Vous ne le saurez pas et vous n’avez pas de preuve !

Ce qui est sûr, c’est qu’une fois aux toilettes de Videopolis, j’étais à quelques pas du nouveau spectacle spécial Star Wars, qui commençait aujourd’hui et qui continuera jusqu’au 24 mai. Il s’agit d’une rencontre inattendue avec les droïds les plus mignons de l’univers. Le spectacle n’est pas si inédit que ça, parce qu’il reprend dans les grandes lignes ce qui avait déjà été proposé l’an dernier, en extérieur.

Cette année, c’est sur la scène de Videopolis que nous pouvons les voir. Cela casse un peu le côté interactif et la facilité des selfies de l’an dernier, mais ça permet quand même de passer un bon gros quart d’heure sympa avec les droïds qui marchent, bougent, dansent e sont plein de facéties. Ce sont des petits bijoux de technologie vraiment sympa, je vous recommande le spectacle si vous en avez l’occasion.

Attention, spoilers dans les photos ci-dessous, d’ailleurs. Le spectacle ne se contente pas des droïds et de l’humain qui les accompagne, non, loin de là. La vraie visite inattendue de ce spectacle, c’est finalement l’arrivée impromptue et remarquée d’un autre intru : le Mandalorian, en compagnie de Grogu. This is the way. Son apparition éclair était vraiment sympa, même s’il s’agit uniquement de faire un peu de promo sympa pour le film. La scène de Videopolis n’étant a priori pas occupée plus que ça après le 24 mai, je trouve que le parc aurait pu en profiter pour prolonger le spectacle.

En tout cas, pour ce 4 mai, Disney a mis les petits plats dans les grands et ça fait plaisir. Et puisque j’en parle dans cette transition hyper subtile, pour se remettre de mes émotions, rien de tel que la food ; un aspect non négligeable de Disneyland Paris. Direction l’Hyperion, vous l’aurez compris car c’est au même endroit, pour un menu 100% Star Wars – un burger et un macaron Grogu. Rien de bien fou visuellement, je pense que les menus Burger King me donnent plus envie limite, mais bon, ce n’était pas sur mon chemin, tant pis.

Du côté du goût, on peut regretter la présence obligatoire de viande dans le menu thématique, mais c’était franchement très bon comme ça… Même si le pastrami, vraiment, ça n’était pas ma came. Le menu est à 20 euros, j’ai les 15% dessus. C’est un peu cher pour un burger, des frites, un dessert et une boisson, mais dans les prix d’un parc à thème. En plus, l’ensemble du restaurant est dans l’ambiance Star Wars, avec un quizz (plutôt simple) sur les écrans au son de la BO des films, quand ils ne diffusent pas des dessin-animés de la franchise. Il y en a pour son argent.

Sinon, vous remarquerez qu’il n’y a pas de macaron sur ma photo… Parce que malheureusement, c’était déjà en rupture de stock quand je suis passé. Le premier jour, quoi. Comme bien souvent pour les desserts et nouveaux menus, les stocks me semble être sous-estimés. J’avais même peur de ne pas avoir le burger, c’est dire. Bref, privé de dessert, mais allez, on va dire que ça me fait économiser et que ça compense un peu (pas du tout hein) pour les achats compulsifs dans la boutique Star Wars.

Et après tout ça, il était déjà temps de remettre mon sac à dos (Grogu) sur mon dos pour rentrer, après un dernier tour dans le parc, histoire de profiter des lumières qui commençaient à être allumées. J’adore cette ambiance, et en plus, le 4 mai, il y a aussi plein de cosplayeurs ! C’est parfait pour s’immerger dans l’ambiance. Je sais, je sais, ça ne fait pas beaucoup de contenu à vue de nez, mais en vrai, ça fait déjà plusieurs heures sur le parc, quasi en non stop.

Et puis, trois attractions, un spectacle, un resto et des achats en boutique, le tout en 3h ? Dur de faire plus, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer (oui, j’y étais tout seul et c’est très bien aussi de profiter du parc en solo de temps en temps, lancez-vous si vous hésitez) et c’est déjà bien suffisant pour couper cette petite semaine. J’ai (presque) oublié que j’avais repris le travail, j’ai voyagé dans une autre galaxie et franchement, ça fait du bien, tout simplement.

Sur ce, il est temps pour moi de conclure cet article. Non, je ne suis pas resté pour le feu d’artifice, j’avais un peu de trajet à faire pour le retour (l’occasion d’écrire cet article, parfaitement) et j’ai beau dire que je fais un déni de rentrée et avoir programmé plein d’articles aujourd’hui, ben… Il faut retourner bosser demain, quoi.

En attendant, que la Force soit avec vous !