Oups, ce soir, c’est le #WESéries 21

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date de février dernier, alors il est peut-être temps d’en organiser un nouveau, non ?

Concrètement, Il fallait bien quelqu’un pour me le rappeler sur Twitter, alors merci à Frankie. Moi, j’ai oublié de vous prévenir ici, mais en même temps, je l’avais écrit dans le Bingo Séries il y a six jours (déjà ??) alors vous étiez un peu au courant, non ? C’est fou comme le temps passe vite en vacances, je ne sais pas où est passée cette semaine. Et je ne sais pas trop où est passée mon nouveau design de la vingtième édition, mais vu l’heure, j’avoue que j’ai privilégié l’efficacité à la beauté !

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. On note d’ailleurs que Ludo s’est lancé dans l’actu séries et films sur Twitter, abonnez-vous : @infoscineseries !

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Dès ce soir à 19h jusqu’au dimanche 14 août, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre aventure.


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : Il est l’heure d’être créatif ! On vous propose en effet de nous faire un petit fan-art d’une série que vous avez regardé pendant ce premier niveau, avec le #WESéries quelque part sur le fan-art. Ce peut être un dessin, un montage à l’ordinateur, une vidéo si vous avez un temps extensible incroyable, peu importe ! Ce n’est même pas obligatoirement beau, le but est de s’amuser un peu en étant créatif 🙂


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors d’une précédente édition avec les saisons 2 de The Haunting of Bly Manor et La Légende de Korra. De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, que ce soit pour me mettre à jour d’ici la rentrée ou juste pour les terminer définitivement parce que Netflix adore me noyer en sortant dix épisodes d’un coup… Même Disney + s’y est mis avec Groot…

Défi optionnel : Proposez-nous deux fan-arts cette fois-ci ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois. Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire.

Défi optionnel : C’est parti pour trois fan-arts sur des séries vues au cours de votre week-end. Essayez de faire un fan-art par défi… et si vous êtes restés sur la même série tout du long, ben variez les persos mis en avant ? N’oubliez pas le # 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition, j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (ça commence à dater cette affaire), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. Il fait encore beau demain en plus !

Défi optionnel : Quatre fan-arts sur vos séries vues au cours du week-end, toujours avec le # si possible, et bien sûr, il faut que ce soit fait par vos soins !


Mon objectif


Comme d’habitude, c’est encore trop tôt pour que je me prononce et je me laisse un peu de temps pour me décider. Oui, c’est toujours trop tôt en fait, même à 19h aujourd’hui, ce sera trop tôt. J’ai tellement d’épisodes et séries à voir, je ne sais pas encore ce que je vais faire. En vérité, j’ai aussi pas mal de petites choses prévues ce soir et en journée demain.

Le gros de mon challenge sera donc ce dimanche. D’ici là, j’espère réussir à voir les hebdos non vus cette semaine (HSMTMS, Resident Alien et Evil, même si ça, c’est dimanche matin) pour passer ensuite mon dimanche sur la même série. Probablement. Peut-être pas, cela dit, on verra. Je vise soit le niveau basique, soit le niveau moyen, selon l’heure de mon réveil dimanche, donc. Et pour le principe, j’aimerais bien finir la saison de Walker (il ne me reste que trois épisodes) pour pouvoir avoir la satisfaction de me dire que j’ai terminé une autre saison cette semaine – j’essaie d’en surligner au moins une par semaine sur ma longue liste de séries à voir cet été.

Bref, restez connecté sur Twitter et le blog pour en savoir plus !


Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… Franchement, il n’y a plus que les nouveaux pour lire cette rubrique, j’imagine. Et moi pour la relire (et y trouver encore des fautes parfois) 😉
  • La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer ! Et cet été, c’est vraiment la catastrophe : je me suis rendu compte que j’avais vu deux fois moins d’épisodes que d’habitude à cette période de l’année, donc bon, ça ne me fera pas de mal ce week-end.
  • Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Séries, et c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure… mais aussi quand on convertit des amis ou des connaissances de longue date, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !
  • D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries… Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV CE SOIR À 19h !

Uncoupled – S01E01

Épisode 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Spoilers

Michael organise une fête d’anniversaire à son copain Colin pour ses 50 ans. Après 17 ans de relation, il ne se doute pas du tout que Colin souhaite le quitter.

Colin’s not coming.

L’épisode commence directement par un couple heureux, un peu trop vu le titre de la série. Il est difficile de ne pas voir immédiatement Barney dans la série, parce que dès la deuxième scène, il enfile un costard. Vraiment, bien que le rôle soit différent, le costume est le même, et Neil Patrick Harris fait du Neil Patrick Harris. La bonne nouvelle, c’est qu’entre lui et l’acteur incarnant son mari, la série marque déjà des points : ce sont des acteurs que j’aime, c’est bon signe pour la suite.

Si le couple est heureux, on voit bien que celui dont c’est l’anniversaire, Colin, n’est pas ravi d’avoir cinquante ans, et que ça l’affecte plus profondément qu’il ne le montre ou que son copain ne semble le voir. D’ailleurs, c’est surtout ça le problème : on sait déjà qu’ils vont rompre, et on voit bien que le problème vient en partie de Michael qui ignore totalement ce que lui dit son copain.

Ainsi, alors que Colin explique qu’il ne veut pas fêter ses cinquante ans, nous suivons de toute manière la vie de Michael pendant qu’il se rend au travail, tout en organisant la soirée d’anniversaire de son mec. Et il ne fait pas dans la demi-mesure, on l’apprend bien vite, notamment quand il parle avec sa collègue : il y a toute une reconstitution de boîte de nuit et beaucoup trop d’invités pour quelqu’un qui ne veut pas fêter son anniversaire.

Quant à la collègue, j’adore cette actrice, je ne savais pas qu’elle serait là, alors je suis content. La journée possède tout de même un signe avant-coureur de ce qui attend Michael, je crois : il reçoit un appel qui lui annonce qu’ils ont été cambriolé avec Colin. C’est une employée qui remarque qu’il manque une partie des affaires du couple… mais une partie seulement. La collègue de Michael ne peut s’empêcher de faire une blague sur ce qu’il manque qui serait pas mal pour un vide-grenier gay, loin de se douter de ce qu’il va bientôt se passer.

Finalement, le soir même, au moment où Michael s’apprête à faire entrer Colin dans le club qu’il a loué pour la fête d’anniversaire, Colin révèle qu’il a l’intention de le quitter et qu’il a déménagé. C’est la douche froide pour Michael, mais bon, Colin ne pouvait pas non plus se douter que son mec l’emmenait à une énorme soirée surprise. Ca pour une surprise, c’est une surprise.

Cette soirée est l’occasion pour nous de rencontrer les amis de Michael et Colin, notamment les Jonathan qui ont l’air plutôt marrant à voir et à connaître. Michael a aussi ses parents sur place, tant qu’à faire, et tout le monde est bien heureux d’être là à l’anniversaire de Colin organisé par Michael. C’est bien triste pour Michael, parce que tout le monde fait la fête et célèbre non pas seulement Colin, mais aussi son couple avec Michael.

Ce dernier se retrouve ainsi à porter un toast à Colin sans avoir eu le temps de lui parler, et forcément, ça se résume au fait qu’il est amoureux de lui et qu’il ne peut pas vivre sans lui. C’est beau, c’est mignon, mais c’est aussi étouffant – et je ne parle même pas de la chanson qui rappelle que son mec a 50 ans alors qu’il lui avait dit ne pas vouloir le fêter. La chanson est géniale, je veux bien des amis comme ça, mais apparemment, ce n’est pas ce que veut Colin.

La rupture ? Elle a lieu à la fin de la soirée, et elle est dure à vivre, avec Colin qui reproche à Michael de toujours tout ramener à lui – ce qu’il fait effectivement sous le choc de savoir qu’un agent immobilier de New-York qui n’est pas lui a trouvé un appartement pour que Michael puisse le quitter.

Le lendemain, Michael cherche donc à parler à Colin comme il le peut, mais ça n’est pas si évident quand Colin ne lui répond pas vraiment ; à part pour lui expliquer par SMS qu’il a pris rendez-vous avec un thérapeute de couple. Cela laisse au moins de la place pour l’espoir à Michael, qui se raccroche à ça. Un peu trop, peut-être.

Michael en parle forcément à sa collègue, sur le lieu de leur travail, sans se rendre compte qu’il est encore au travail. Sans trop de surprise, elle en revient donc au travail sans être de vrais bons conseils pour lui. J’ai des doutes sur les amis qui entourent Michael dans sa vie, franchement, et Michael lui-même semble se porter bien pour une rupture après 17 ans de relation. La série manque d’un quelque chose pour que j’accroche à fond, avec des amis qui sont très détachés de ce qu’il se passe dans la vie de Michael parce que lui-même semble s’en détacher.

Il poursuit donc sa vie comme si de rien n’était. Quand il s’agit d’aller au travail, pourquoi pas – encore que le lendemain d’une grosse soirée comme ça, tu peux prendre un jour de congé, non ? – mais quand il s’agit d’aller à une soirée ? Bof. Non ? Je ne sais pas, c’est étrange.

En tout cas, Michael refuse de se dire célibataire, expliquant que son partenaire n’est simplement pas là pour la soirée. Il est un peu dans le déni, mais ça ne l’empêche pas de sécuriser un rendez-vous pro important pour le lendemain matin. En effet, il est à côté d’une femme qui divorce et dont l’appartement incroyablement superbe va se retrouver à vendre.

Pas de bol pour lui, le lendemain, Suzanne, sa collègue, est en retard. Cela le fait plutôt mal voir par la propriétaire du lieu, mais elle reste très amicale avec lui, lui racontant ainsi son divorce – ou en tout cas la rupture surprise. Son mari ne la trouve plus drôle et prend de la distance, partant vivre dans un autre appartement. Cela fait carrément flipper Michael parce que la situation est beaucoup trop similaire à la sienne.

L’appartement ? Ce n’est pas le point le plus intéressant pour les scénaristes, qui préfèrent juste faire de l’humour avec l’arrivée en retard de Suzanne et la présence de Tyler Hawkins, un concurrent direct de nos agents immobiliers. Il est introduit comme un personnage que l’on reverra et comme un concurrent tellement direct de Michael que ça n’annonce rien de bon.

Tout ça nous mène finalement au rendez-vous de thérapie de couple pour Colin et Michael. Ce dernier est content d’être présent à la thérapie et espère pouvoir écouter Colin. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe : Michael couvre de cadeaux Colin, lui coupe la parole et monopolise clairement le temps de la thérapie. Le psy essaie de se montrer encourageant, mais bon, j’ai du mal à envisager une issue positive pour Michael.

Et apparemment, je fais bien : il lui envoie un SMS pour le prévenir qu’il ne viendra pas à la soirée à laquelle ils sont invités. C’est d’autant plus bâtard qu’il avait dit pendant la thérapie qu’il le rejoindrait et qu’il profite d’un autre SMS pour lui dire qu’il n’envisage pas une suite à leur relation. Du tout. Malgré le rendez-vous chez le psy la semaine suivante.

Michael se retrouve donc seul chez lui le soir, à ouvrir le cadeau qu’il avait prévu pour Colin : une photo d’eux. Angoissant, un peu. Suzanne l’appelle alors pour lui révéler qu’elle sait où Colin vit. Et avec qui. Ah. Possiblement, ça va tout changer, parce que pour l’instant, ma vision des choses, c’est quand même que Michael aurait pu prendre plus soin de son couple. Maintenant si on nous dit que Colin est parti vivre avec Tyler (ou avec le fils de Suzanne, ce serait drôle), ça va un peu trop nuancer le tout et permettre à Michael de se plaindre vraiment.

Uncoupled (S01)

Synopsis : Michael et Colin sont en couple depuis 17 ans. Aujourd’hui est le dernier jour de leur relation, mais Michael ne le sait pas encore.

Pour commencer, je sais bien que j’avais dit que je ne commencerais plus de série tant que je n’étais pas à jour dans le reste, mais eh, c’est une série avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, ça vaut bien une petite entorse à ma règle ? En plus, il n’y a que huit épisodes, ce qui fait un total de 4h, ce n’est pas grand-chose. Et puis, c’est une série avec Darren Star comme producteur, c’est généralement un gage de qualité et le genre de série que je peux regarder sans avoir à m’épuiser dans l’écriture de la critique.

Pour autant, je n’ai pas l’intention de passer quatre heures d’un coup devant : je sais que le rythme Darren Star peut être épuisant. Je me demande aussi ce que ça va donner avec le mix Netflix. Emily in Paris a trouvé rapidement un ton qui lui était propre et qui fonctionnait, mais je ne parie pas sur le même délire avec Uncoupled.

C’est une comédie Netflix, je sais à quoi m’attendre avec eux, ça va être trente minutes d’épisode qui seront probablement longues car il se passe plein de choses, mais pas forcément parce que je ris beaucoup comme avec Younger. Pour une fois, j’ai vu la bande-annonce avant de me lancer, et je vois vraiment vers quoi on se dirige : une bonne série, qui ne parviendra pas à se démarquer pour autant. Autrement dit, je la vois comme un bon divertissement pour l’été : je suis en vacances, voir Neil Patrick Harris qui va recommencer à enchaîner les conquêtes tout en essayant de guérir de sa rupture, ça me paraît bien comme planning, mais à petite dose.

Voir aussi : Cinq séries à savourer cet été

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

A-t-on fait le tour du Marvel Cinematic Universe ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je poste un article que j’ai repris tout au long de la semaine dernière, pour vous dire à quel point il m’a travaillé. Attention, spoilers sur tout le Marvel Cinematic Universe, soyez à jour avant de lire !

Voir aussi : Le résumé Marvel pour les néophytes 3 (Phase 4)

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Spoilers

Thor: Love and Thunder - Réservez vos places & bande-annonce | DisneyAvec la diffusion du dernier épisode de Ms Marvel le jour de la sortie officielle de Thor Love & Thunder, hier, le MCU s’apprête à marquer une pause de quelques semaines avant de revenir au cours de l’été par le petit écran, une fois de plus. Alors que She-Hulk et la mini-série animée sur Groot préparent leur arrivée, force est de constater que la phase 4 se disperse dans tous les sens ces derniers temps, et que ce n’est plus aussi efficace qu’il y a quatre ans.

Voir aussi : Thor Love & Thunder, une bonne blague ?

C’est plutôt logique : difficile de rivaliser avec Infinity War et Endgame, après tout. Certes, le fan-service de Spider-man a aidé à y croire (malgré des soucis scénaristiques), mais voilà, quand je prends les deux derniers gros films sortis, Doctor Strange et Thor, donc, je vois surtout une frustration concernant le scénario et des promesses qui ne sont pas vraiment tenues concernant le multiverse. On nous a vendu de grandes choses et ça tarde à arriver. Et oui, la fin de Ms Marvel m’aide à revoir légèrement ma copie en nous promettant à la fois un excellent The Marvels et l’arrivée prochaine des mutants (enfin !).

Voir aussi : Ms Marvel (S01)

Ma plus grande frustration vient toutefois de la gestion de l’ensemble des productions Marvel Studios en tant qu’ensemble, justement. Ou plutôt, en tant qu’unité. Si j’ai adoré les premières séries proposées, notamment WandaVision, j’ai bien compris à présent que le but était que les séries aient l’impact le moins grand possible sur les films. Franchement, je sais bien que Wanda finit avec le DarkHold dans la série, mais la voir revenir en tant que méchante alors que toute la série la faisait apprendre de ses erreurs, ça n’avait aucun sens. Au moins, Captain America avait moins fait semblant de voir les personnages évoluer – la série finissait à peu près au même point qu’Endgame.

Voir aussi : WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

Cela pose un problème évident : il devient difficile de s’investir avec autant de ferveur dans tous les projets si ceux-ci n’ont pas vraiment d’impact pour la suite, et surtout s’ils sont moins efficaces. Et autant les premières séries avaient su me convaincre, autant avec Ms Marvel ou Moon Knight, le studio commence à montrer ses limites.

On sent bien que les équipes cherchent à continuer de sortir des sentiers battus et à se renouveler. C’est plutôt une excellente chose en soi, car trop de super-héros risque de tuer le super-héros… Toutefois, les séries patinent un peu à se trouver un rythme en six épisodes. À plusieurs reprises dans mes critiques, j’ai écrit que j’avais du mal à me sentir investi en si peu de temps – que ce n’était pas si triste de voir certains twists par exemple. Pourtant, le temps n’a rien à voir là-dedans : je regarde beaucoup de films depuis deux ans et demi, ça ne m’a jamais empêché d’être triste pour des personnages, voire même de pleurer.

Voir aussi : Moon Knight (S01)

Non, le problème réside ailleurs : le rythme est haché, on condense beaucoup trop d’informations en six épisodes là où il y aurait moyen d’en faire plus et on n’apprend plus à connaître les personnages comme il le faudrait. C’est mon constat sur les dernières productions, et ça ne se limite pas aux séries : que dire du traitement de Valkyrie après avoir vu Thor Love & Thunder ? Et Jane, qui nous a fait trois films (et une scène) et dont on ne sait rien ? De Darcy Lewis qui redevient une random ?

À trop vouloir se disperser dans des intrigues multiples, j’ai l’impression que le MCU s’affaiblit. Il le fait en plus en affaiblissant ce qui a été fait avant, parce qu’à force, on en arrive à se demander comment certains ne se sont pas croisés plus tôt ou pourquoi certains héros ne sont pas intervenus. En plus, le MCU s’éloigne de plus en plus des comics – Ms Marvel change d’origine, Moon Knight de pouvoir, Thor ne ressemble en rien à son alter-égo papier… C’est tout de même déroutant. Je ne suis pas contre quelques surprises de temps en temps, mais pour le moment la phase 4 peine beaucoup à garder la face. 02Ce n’est pas le retour de Daredevil qui me rassure sur le sujet, d’ailleurs.

Voir aussi : À quand le prochain Marvel ?

Clairement, rien n’est perdu et Marvel a encore largement la possibilité d’offrir de grands moments de cinéma et télévision – de nouveau, la scène post-générique de Ms Marvel me l’a confirmé – mais pour l’instant, la multiplicité des projets semble lui faire perdre son souffle. Il serait temps je crois d’en revenir plus vite à ce qui faisait l’unité des projets et permettait de former un grand tout…

Bref, tout ça manque d’un film Avengers, quoi.