You’re the Worst – S05E01

Épisode 1 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.

Saison 5


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Do you think it’s because we don’t have a love story ?

La saison commence au cœur des années 90 dans un magasin où nous suivons deux vendeurs de VHS et albums qui sont en désaccord profond : l’un veut vendre un peu de tout et l’autre en a marre de se contenter de vendre uniquement les dernières sorties. Alors disons-le tout de suite, ce n’est pas parce qu’il y a un grand carton du film Buffy qu’ils arrivent à me convaincre que ça va être bien. Sans le générique, j’aurais fini par me dire que je n’étais pas sur le bon épisode, et pourtant si.

Après celui-ci, on retrouve le vendeur hipster avant l’heure qui est ravi d’enfin vendre la sélection de cassettes qu’il a fait de films à voir, qui s’inspire de la liste d’un prof de fac. Bon, pourquoi pas, j’aime bien les épisodes qui prennent un peu par surprise, mais ça s’annonce long : l’idée est de suivre la romance qui va s’instaurer entre ce personnage et l’acheteuse qui lui demande trouver un film totalement introuvable pour prendre un verre avec lui.

Heureusement, son collègue est capable de hacker l’internet, ce qui me fait au moins un point de Bingo. Les scénaristes partent dans un grand délire de réalité virtuelle où le personnage finit par dérober le film à un français, mais ça n’a plus ni sens ni cohérence, parce qu’il retire son casque de réalité virtuelle et se retrouve avec la VHS en main. Bien sûr, bien sûr. Il a au moins le film « The Intransigeance of Love » qu’il cherchait.

On enchaîne avec la mort de la Diana qui est l’occasion pour Jake, le vendeur dépressif, de retrouver la fille qu’il souhaite emmener boire un verre. La rencontre se passe extrêmement bien, malgré la circonstance étrange, mais est interrompue par un pote (ou le copain ?) de la nana qui n’est qu’un gros con avec Jake et son collègue, Greg. Ce n’est vraiment pas passionnant et ça accentue la dépression de Jake qui se retrouve à attendre encore et encore le passage de la nana pour regarder avec « The Intransigeance of Love ».

Elle met beaucoup, beaucoup de temps à le faire, mais quand elle vient, il cède immédiatement. C’est une nuit de pluie tout ce qu’il y a de plus cliché, il est question d’amour et rapidement, ils font l’amour et couchent ensemble. Après ça, elle se réveille affamée au milieu de la nuit et se dirige vers le comptoir du magasin. À la porte, elle aperçoit son mec qui vient s’excuser et hop, elle abandonne Jake.

Plus de la moitié de l’épisode est passée pour nous montrer ça, ce qui aurait pu tenir en quatre ou cinq minutes franchement.

Même si on aperçoit Gretchen et Jimmy nous expliquer rapidement qu’ils sont en train de raconter « leur » histoire, je ne vois pas bien l’intérêt de tout ça. Quand on reprend le flashback, on suit toujours la même histoire, mais cette fois-ci interprétée par Jimmy et Gretchen. Il est assez clair qu’ils racontent leur histoire d’amour à quelqu’un en modifiant totalement au fur et à mesure qu’ils improvisent, et en s’inspirant de nombreux films. Les deux personnages finissent par se retrouver pour un nouvel an ensemble, où ils ne font que se croiser et s’embrasser aux douze coups de minuits.

Evidemment, ils sont rapidement séparés par la force du destin, et tout les monde les prend pour des fous à ne pas continuer de se voir alors qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Quelques temps plus tard, « Gretchen » a fini ses études de cinéma et est devenue une réalisatrice de talent, qui propose le film « Le France » à un festival (Cannes ?). Là, elle reçoit une question d’un membre du public qui n’est autre que « Jimmy ». C’est totalement ridicule et une bien mauvaise parodie de Coup de foudre à Notting Hill, mais ce n’est pas fini.

Jimmy surenchérit en effet, avec une parodie de Fight Club cette fois, qui nous explique donc que le collègue de Jake/Jimmy n’a jamais existé. Sans déconner. Ils ont fait une parodie de deux des quatre films que j’ai revus récemment pour compléter mon poster des cent films à voir avant de mourir, là. Bon, il y avait plein d’autres références tout du long cela dit.

Leur belle histoire d’amour improbable s’arrête là, après deux bouteilles de champagne et bien des mensonges. Evidemment, ils sont toujours les pires : ils racontaient tout ça à des organisatrices de mariage qu’ils ne risquent même pas d’embaucher, profitant juste du champagne et passant leur temps à se contredire et essayer de casser l’histoire de l’autre, parce que ce sont Gretchen et Jimmy. OK, OK, l’alchimie entre eux est toujours là et cette fin d’épisode est excellentissime, mais j’ai du mal à pardonner ce début long et franchement frustrant pour une reprise. Au moins, ça me motive pour la suite : la parodie était vraiment réussie et ça veut dire qu’ils peuvent pondre d’excellents épisodes. La prochaine fois, j’espère juste un meilleur timing !

Saison 5

The Man in the High Castle – S03E04-07

Épisode 4 – Sabra – 17/20
Cette fois, la saison est complétement commencée. Il m’a fallu moins de temps que la semaine dernière pour me remettre le pied à l’étrier et je suis de nouveau complétement captivé par les intrigues multiples qui commencent à se chevaucher. Bref, c’est passionnant, mais je n’en ai jamais douté : j’adore la complexité de cette série.

Saison 3


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It’s déjà vu. Everybody has those moments.

Cet épisode reprend sur l’intrigue que j’ai le moins suivie la semaine dernière, celle de la zone neutre avec Sampson et un mec qui s’est introduit dans sa voiture pour être amené dans une communauté juive afin de tous les tuer. Seulement, ils sont bien planqués sous des allures de communauté catholique. Tout ça avance extrêmement vite : l’intrus se persuade rapidement qu’il est en présence de juifs, et il menace le prêtre présent, ce qui permet d’en arriver à la révélation que… Frank est encore en vie. Ah, ça n’aura pas traîné.

Franchement, c’est abusé comme rebondissement. Bon, je suis très heureux de le revoir, même si du coup je capte (enfin) que c’est le même acteur qu’Harry dans Charmed. J’étais à l’Ouest de ne pas le reconnaître plus tôt, et en plus, sa face brûlée n’aidait pas. Oui, il s’est quand même fait exploser, évidemment qu’il a quelques traces de son accident. Qu’il survive à l’explosion, c’est gros quand même. Déjà quand Kido avait survécu, j’étais pas fan.

Bon, tout ça est vite terminé : l’intrus se fait tuer par une certaine Lila, et puis voilà. Frank peut reprendre sa vie pépère, et sa vie, c’est de peindre contre le fascisme. J’aime beaucoup ses toiles, d’ailleurs. On suit beaucoup Sampson dans cet épisode, ce qui nous permet de savoir que c’est lui qui répand la rumeur de l’existence d’une colonie juive dans les montagnes ; ce que l’on a déjà vu dans l’épisode 3. Ouep, et cette colonie s’appelle Sabra, d’ailleurs c’est le titre de l’épisode, ce n’est pas pour rien.

Toujours dans la zone neutre, mais en ville, Ed et Bobby rencontrent une femme qui leur vend le ceinturon de John Wayne, un truc qui coûte une fortune, mais qu’Ed est prêt à payer encore plus. Allez comprendre. La scène suivante voit Ed devoir quitter son nouveau mec, sur un baiser interrompu par Robert. Ooooo…kay ? Je cherche encore l’intérêt de toute cette intrigue.

Sur le chemin du retour, ils se font arrêter par une bande de motards qui n’hésite pas un instant à leur voler le van plein de bibelots en tous genres. Bref, ils finissent bien mal Ed et Bobby, parce que toutes leurs affaires étaient dans ce van.

Enfin, et pour conclure sur la zone neutre, Lila se rend dans un bar où elle découvre que les japonais sont au courant de la survie de Frank, puisqu’ils le cherchent…

Du côté de San Francisco, Joe poursuit son travail de tueurs à gages comme si de rien n’était, sur une petite musique toute guillerette. Il retrouve ensuite Juliana dans un bar, puisqu’elle le suit – mais sans rien voir de ses activités professionnelles, puisqu’elle n’est apparemment pas discrète. Il est intéressant de retrouver ces deux personnages et de voir Joe lui confier qu’il a sacrifié son père à la cause.

En parallèle, Kido continue d’être aussi imblairable que possible, étant cette fois-ci jaloux de voir son escorte habituelle flirter avec un autre homme. Nous voilà bien, il est jaloux, ça le rend… humain, j’imagine ? Ne nous habituons pas trop : la scène suivante le voit nous interrompre une manif contre l’augmentation du prix de l’essence (promis, j’invente rien, c’est les gilets jaunes cette série en fait). Et il ne le fait pas de manière gentille, hein, c’est à coup de matraques, puisqu’on lui a interdit d’être trop violent. Cela n’empêche pas un homme de s’immoler.

Evidemment, au milieu de cette manifestation, il y avait Juliana. Elle n’a rien à foutre là, mais elle y est quand même. C’est à se demander si elle ne cherche pas la merde quoi, mais heureusement Joe s’est mise à la suivre et la sort d’une situation qui pourrait mal finir si elle était arrêtée. Il l’emmène chez lui où il ne leur faut pas longtemps pour coucher ensemble.

Pendant que Juliana et Joe passent du bon temps, Tagomi fait de même avec la peintre du Golden Gate Bridge. C’est tout plein de saluts et de gêne entre eux, mais elle prend quand même le temps de l’inviter à dîner. Elle s’en va vite, ce qui permet à Tagomi de reprendre sa journée de travail qui consiste à maltraiter Kido qu’il n’aime pas beaucoup. Bienvenue au club.

Juliana et Joe couchent donc de nouveau ensemble dans cet épisode, mais pas avant que Juliana ne lui confie qu’elle a l’impression d’être déjà venue dans cet appartement – et plusieurs fois. Elle le teste sur les multiples vies après avoir su ce qu’il avait fait du film. Il n’empêche qu’il continue de bosser pour Himmler, avec qui il a des coups de fil en ligne directe. Sinon, il suit toujours Tagomi, sur lequel il reçoit même un dossier confidentiel avec des photos de Juliana. Oups.

Il est assez clair qu’il va devoir le tuer, et quand on voit Tagomi aller passer un bon moment chez sa peintre, on ne peut pas s’empêcher de rapidement craindre le pire : quelques plans nous confirment qu’il est suivi, en plus.  C’est là le cliffhanger de l’épisode : Joe est sur le point de tuer Tagomi, qui se concentre pour changer de monde. Reste à savoir s’il y arrivera à temps, et l’impact que ça aura sur Joe. C’est un cliffhanger sacrément intense, pour le coup. Juliana reçoit quant à elle une visite surprise de Liam, qui continue de l’appeler Santa Fe. Je les aime bien ensemble, mais il ne fait pas le poids face à Joe, franchement.

À New-York, Helen est un peu en dépression avec absolument rien à faire et l’envie d’aller voir son psy. Elle pousse un chouilla John à bout tout de même, et il ne sait pas quoi lui répondre. Oui, ça lui fait sûrement du bien, mais ça les met en danger. C’est compliqué, surtout que le corps de l’homme qui avait disparu a été retrouvé. Oups.

John n’est pas au top de sa forme de toute manière : il passe tout son temps libre à regarder le film de son fils et, forcément, finit par rêver de lui la nuit, dans sa chambre, puis dans une rue en feu. Il débarque en pleine guerre, clairement, et la violence est extrême, pour changer : il voit par exemple une mère se faire tuer devant sa fille, avant que la fille ne soit tuée aussi, mais pas par balle, simplement en étant projetée contre un mur. Cette série… toujours aussi peu violente.

Le lendemain soir, il se rend compte qu’Helen non plus n’arrive pas à dormir. Tu m’étonnes. Il l’autorise donc à voir son psy, parce qu’il a dû se rendre compte à quel point ça pouvait être utile d’avoir un psy.

Enfin, Nicole continue de travailler à réécrire l’histoire américaine pour en faire une histoire nazie. Son film de propagande est tout béta, avec des aryens qui détruisent un symbole américain pour ensuite le recréer, le tout sous le regard de sa nouvelle copine. Elle l’emmène évidemment dans son appartement ensuite, où elles jouent toutes les deux au billard et où Nicole lui propose de se revoir plus souvent. Je note surtout que le mari de Thelma s’appelle Wayne, comme le ceinturon de la zone neutre.


Épisode 5 – The New Colossus – 20/20
Wow. La série me bluffe complétement avec cette mi-saison imprévisible. Les intrigues sont alambiquées, ça aide à se laisser balader, c’est sûr, mais franchement, je ne m’attendais pas du tout à la rapidité d’exécution des différentes intrigues de cet épisode, avec deux à trois scènes vraiment marquantes pour longtemps. Forcément, ça sera marquant : c’est mon premier 20 de 2019 !

Saison 3


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I may be on a nazi death list.

Le début d’épisode nous introduit le personnage d’Hans, un aryen qui fait partie des jeunesses lobotomisées pour devenir tueurs à gage opérant en secret pour les nazis. Ainsi donc, c’est devant la Maison Blanche, aux mains allemandes, qu’il tue des fugitifs, sous l’œil bienveillant d’un nazi lui remettant le fameux badge de Lebensborn.

A New-York, John a donc accepté qu’Helen voit le psy, mais il veut garder le contrôle sur ce qu’il se passe : il menace donc le psy, et sa famille tant qu’à faire, pour qu’il ne parle plus que de Thomas avec Helen, et pour qu’il garde le secret quoiqu’il arrive. Il a raison de se méfier, parce qu’évidemment, il y en a qui sont sur la piste d’Helen.

Quant au psy, il dit que seuls les faibles parviennent à avoir un deuil avec une face neutre. Cela sent bon la vengeance vis-à-vis de John, mais ce ne sera bientôt que le cadet des soucis de John : l’enquête sur le meurtre d’Alice est rouverte car un bouton ensanglanté a été retrouvé sous le fauteuil de celle-ci. Et bien sûr le bouton correspond au tailleur que portait Helen ce jour-là. Helen panique… mais réussit à reprendre son sang-froid face à l’inspecteur qui veut clairement la voir tomber. Elle s’en débarrasse en racontant une simple dispute, mais tout est dit.

Une fois l’inspecteur parti et John arrivé, elle change totalement de visage pour reprendre celui de la vraie panique pure et dure. Et ce n’est pas près de s’arranger : John est convoqué par Himmler, en personne et sans avertissement préalable. La situation semble désespérée : John se rend donc voir Edgar, le policier qui essaye de le faire tomber, pour le menacer et le faire chanter. Il a clairement quelque chose sur lui et s’en sert pile à temps, merci Thelma. En effet, Nicole et Thelma continuent de passer du bon temps ensemble, mais Thelma est forcée de quitter Nicole pour rejoindre son mari, Wayne. Le problème, c’est qu’en sortant de l’hôtel, elle comprend qu’elle est attendue par John. Et la terreur est réelle quand il lui demande de prendre les devants cette fois – c’est donc elle qui lui fournit un dossier sur Edgar, j’imagine.

En effet, quand il rencontre Himmler il est accusé de la vérité, c’est-à-dire d’avoir tué le médecin pour que Thomas puisse s’échapper… mais toutes les preuves ont disparu, grâce à Edgar. C’est donc l’accusateur qui se fait finalement arrêté. Quant à Himmler, il n’est pas dupe et il menace malgré tout John, lui rappelant qu’il n’a pas été assez prudent et qu’Helen reste un trop gros point faible dans sa stratégie. Et après tout ça ? John est promu !

Cela lui permet d’assister à une réunion où Nicole présente son projet de refondation de l’Histoire américaine : la Statue de la Liberté sera ainsi remplacée par le nouveau Colosse, une statue immonde aux couleurs du Reich, forcément. Pour finir, John garde tout ce qui concerne Edgar mais lui demande de lui remettre tout le dossier qu’il a sur lui. Il passe alors ensuite une sympathique soirée en famille, alors qu’à Cuba, on retrouve celui qui a tenté de faire tomber John, en vain. Il embauche un couple de danseurs pour un petit show privé et il semble donc se remettre assez facielemnt de tout ce qui lui est arrivé. C’était mal connaître John, qui le fait assassiner hyper violemment. Je cherchais à comprendre l’intérêt de la scène avec les cubains tout du long, mais je n’avais pas vu ça venir.

En zone neutre, Robert est désormais en plein abandon de la vie après avoir tout perdu… sauf qu’Ed a évidemment gardé le ceinturon et la photo prouvant son authenticité. Quel intérêt, autrement ? Ils font du stop pour retourner à Denver sans avoir à rentrer à San Francisco. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, Frank n’a aucune idée de l’importance de sa peinture en ville et se prépare à une cérémonie de Bar-mitsvah, mais il apprend aussi que les Yakuza le recherchent. Cela ne lui plaît que moyennement, forcément, surtout qu’il reproche à Sampson de ne pas lui avoir dit avant. Par conséquent, Frank décide de quitter la communauté… mais le vote démocratique lui dit qu’il peut rester. Le vote est loin d’être unanime cela dit : il représente un vrai danger pour eux.

La série ne traîne pas à résoudre son cliffhanger : Tagomi ne se fait pas tuer, évidemment, mais uniquement parce qu’une patrouille passe par là. Le lendemain, il appelle immédiatement Juliana pour la prévenir, mais celle-ci défend Joe corps et âmes, surtout que Tagomi n’a pas vu l’homme qui l’a suivi. Il n’a qu’un mauvais pressentiment.

Forcément, Joe se fait engueuler par Himmler de ne pas avoir réussi à tuer Tagomi. Même s’il essaye de négocier pour le garder en vie, Joe n’a pas vraiment le choix car Himmler veut qu’il le tue. Après, quand il parle du Man in the High Castle, il l’intéresse, mais ce n’est pas assez. Joe comprend bien ce qu’il doit faire, et il le cache évidemment à Juliana, qui passe lui rendre une visite pour savoir si Tagomi lui a dit la vérité.

Joe n’apprécie pas trop d’avoir une Juliana qui farfouille dans ses affaires et lui pose un milliard de questions. Il finit malgré tout, pour garder sa confiance, par lui avouer qu’il est celui qui a tué son père quand jusque-là Juliana pensait qu’il l’avait simplement balancé. Bien qu’elle soit venue avec un flingue, cette info suffit à convaincre Juliana de la sincérité de Joe qui a bien besoin d’un câlin. N’empêche, ce n’est pas une résolution de leur problème.

Ils se retrouvent une fois de plus à coucher ensemble, mais cette fois, Juliana ne perd pas le Nord : alors qu’il prend sa douche, elle se décide à fouiller pour de vrai les affaires de Joe. C’est ainsi qu’elle tombe sur le dossier de Tagomi et sur tout un tas d’informations… dont le badge Lebensborn.

La douche de Joe ? Un leurre pour vérifier les vraies intentions de Juliana, dont il avait trouvé le flingue. Ah ben là, il est servi. Il peut donc la menacer de son propre flingue : il lui demande de se rhabiller, puis de l’emmener auprès de Tagomi et du Man in the High Castle. Il révèle surtout son vrai visage de nazi pour de bon, convaincu qu’il est de détenir la bonne parole. En fait, il fait tellement peur à Juliana qu’elle se débrouille pour s’enfermer dans la salle de bain, où elle cherche (et trouve !) de quoi l’égorger. Oui, oui, de l’égorger. J’étais clairement pas prêt à ce que Juliana tue Joe aussi rapidement, et aussi violemment. Elle efface ensuite ses traces et s’avère un aussi excellent tueur à gages que Joe lui-même. Franchement, la série me bluffe.


Épisode 6 – History Ends – 17/20
Difficile d’assurer autant que l’épisode précédent et on tombe sur un épisode qui paraît beaucoup trop lent à côté. Toutes les conséquences des différents événements passés sont toutefois explorées dans cet épisode, et cela donne véritablement l’impression que la série avance. Malheureusement, et comme toujours, je n’ai absolument aucune idée d’où ils veulent aller concrètement. Un but fixe et clair est un peu ce qui manque à la narration, mais ce n’est pas nouveau.

> Saison 3


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There is to be no margin of error.

Juliana est loin d’être idiote : elle aeu la bonne idée de récupérer les dossiers de Joe avant de s’enfuir et contrairement à lui qui se suicide à chaque fois qu’il la tue, elle a la présence d’esprit d’éviter de se tuer. Quel couple maudit, n’empêche ! Perdue et sans issue, Juliana appelle Wyatt, qui est en plein deal dont on ne sait rien. Son but est de quitter la ville aussi vite que possible, tant qu’à faire.

C’est Kido qui est chargé de l’enquête sur le meurtre de Joe, et il est intrigué par le badge Lebensborn. Il se charge personnellement d’interroger les prostituées de l’hôtel de passe où résidait Joe, et cela lui permet d’être mis sur la piste de Juliana bien rapidement, car elle n’a pas été super discrète.

À défaut de pouvoir s’en prendre à elle comme elle a fui, Kido décide d’annoncer la mort de Joe à Tagomi directement. Il en profite pour le forcer à le tenir au courant quand elle prendra contact avec lui. Elle ne tarde pas à le faire grâce à un colis qui contient les dossiers sur Tagomi et les cibles de Joe. Tagomi s’en plaint évidemment à Kido, car il faut bien qu’il sache les actions des nazis contre eux. C’est Edgar qui sert d’intermédiaire entre le Reich et Kido, et je n’aimerais pas être à sa place, une fois de plus. Enfin, il y a pire : il y a le Sergent Nakamura qui est apparemment celui qui a monté le dossier sur Tagomi. C’est gênant comme tout, tout ça, parce que Kido s’en rend compte. Bref, je n’aimerais pas être à la place de Nakamura.

À New-York, Helen semble soudainement remise complétement de sa dépression : elle fait la cuisine, le ménage et gère toutes les tâches domestiques sans aide, en plus de son rendez-vous chez le psy. Elle semble drôlement heureuse d’un coup, et je trouve ça suspect, mais son psy respecte à la lettre les demandes de John : il la recadre sur le souvenir de Thomas dès qu’elle déraille un peu de cette piste.

De son côté, John a la chance de pouvoir interroger Fatima, la voyageuse dans le coma introduite dans la série il y a quelques temps déjà. Il était temps qu’on la revoit… mais elle n’est pas d’une grande utilité parce que dès qu’elle comprend qu’elle est dans de sale drap, elle se concentre et disparaît, sous les yeux de John. Cette fois, il n’a pas le choix de comprendre que tout ça est bien vrai. Et en plus, son seul espoir d’avoir des réponses sur les films s’évapore sous son nez.

Il apprend ensuite la mort de Joe et doit l’annoncer à Himmler, qui le prend très mal. Il veut voir Tagomi mort, donc il lui envoie Hans, évidemment. Quant à John, il profite de la nouvelle de la mort de Joe pour terrifier un peu plus Helen. Après sa bonne journée, il lui dit qu’il est important qu’elle continue à avoir de belles journées, car Joe a été tué car il était, soi-disant, un risque pour la carrière de John. C’est abusé, comme tout ce que fait John. Je suis toujours perplexe.

En zone neutre, Ed et Bobby sont de retour à l’hôtel-bar où Ed retrouve son nouveau copain, où Bobby se renseigne sur un éventuel retour à San Francisco et où ils tombent sur… Sampson. Et ce dernier se fait un plaisir d’annoncer la nouvelle de la survie de Frank à Ed. Décidément, il n’a pas grand-chose à faire cette saison Ed, mais il s’en prend plein la tronche. Il doit donc de nouveau quitter son mec pour aller voir Frank, dont il parle à Bobby. C’est la pire des erreurs, ça sent super mauvais pour l’avenir de Bobby dans la série. Déjà que je n’aurais jamais cru qu’il survivrait si longtemps dans cette série.

Pas de perte de temps cette fois, Ed retrouve très rapidement Frank qui n’était pas prêt à revoir son meilleur ami lui non plus. Il culpabilise encore de son attentat, puisqu’il a tué des alliés et en a fait tuer d’autres en représailles. Malgré tout ça, il s’inquiète de savoir où est Juliana, mais Ed n’en a pas la moindre idée.

Justement, Juliana est donc en fuite avec Wyatt durant tout l’épisode. Cela les mène à tuer deux soldats japonais en chemin, à leur voler l’essence et à passer la frontière aussi discrètement que possible. Elle est aussi assaillie de souvenirs de sa première rencontre avec Joe, où il lui avait parlé du fait qu’il était meurtrier. C’est triste comme tout ce genre de souvenirs. J’allais dire « ça paraît tellement loin en plus », mais en fait, c’est réellement tellement loin !

Ils arrivent ensemble en zone neutre, à Denver, où elle cherche à en connaître un peu plus sur Liam et où j’ai espoir de la voir tomber sur Ed à un moment. Pour le moment, cependant, elle veut juste retrouver Hawthorne et se débrouille pour le faire. Elle retombe d’abord sur sa femme, grâce à un indic’ de Liam à qui elle dit tout.

La fin d’épisode voit le triomphe de John qui devient le dirigeant de la partie américaine du Reich devant une foule immense, alors qu’en parallèle, Frank fait sa barmitsva clandestine. Pas tout à fait le même destin, quoi… et le début de l’an zéro pour le Reich américain.


Épisode 7 – Excess Animus – 17/20
C’est un épisode beaucoup plus calme que celui-ci, puisque certaines intrigues n’avancent pas tellement. En revanche, c’est aussi un épisode que j’attendais depuis le début de saison du point de vue de certains rebondissements. Et puis, maintenant que je me suis remis tous les personnages et toutes les intrigues en tête, je suis à fond dedans et le passage de l’une à l’autre n’est plus si dérangeant. En définitive, ce n’est pas le meilleur épisode de la saison, mais il possédait des passages vraiment nécessaires pour que cette saison respire.

> Saison 3


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Other lives, parallel worlds… Sorry, it all seems a bit…

Non, vraiment, je n’aimerais pas être la place de Nakamura : c’était un nazi sous couverture et Kido le fait exécuter comme un chien, prenant même soin de se salir les mains lui aussi. L’exécution est violente comme tout : il est poignardé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, ci… générique. OK. Il est vite remplacé cependant, car Kido veut se rendre en zone neutre.

En thérapie, Helen se dit fatiguée et son psy lui conseille de reprendre une activité sexuelle afin d’aller mieux… mais tout ça n’est qu’un fantasme d’Helen. J’ai bien ri : ça sort de nulle part, mais ça explique son bonheur de l’épisode précédent.

De son côté, John apprend que les scientifiques essayent de mettre au point une machine pour passer d’un monde à l’autre. Il n’est pas bien satisfait des résultats médiocres obtenus pour le moment, mais le plan est clair : il veut étendre la domination nazie en passant d’un monde à l’autre. Et il est complétement obsédé par les films qu’il passe sa nuit à regarder, attisant les soupçons d’Helen sur quelque chose de louche. C’était trop beau de la voir heureuse, j’imagine. Au moins, on apprend que l’ordre de tuer Tagomi a été retiré par Himmler, c’est un début.

Quant à John, à force de regarder les films, il finit par s’endormir pour faire de chouettes cauchemars avec Thomas qui l’obsède et quelques corps au fond d’un lac, parce qu’il culpabilise de tous les cadavres qu’il a sur la conscience. Magnifique. À côté de ça, Helen qui se bat contre ses désirs sexuels et son attirance pour son psy, ce n’est pas grand-chose. Bref, le couple ne servait pas tellement dans cet épisode par rapport à d’habitude, c’était un peu décevant. Ils sont pourtant placés en cliffhanger, avec Helen invitant John à venir dormir avec elle. MOUAIS.

Pendant ce temps, Bobby rentre chez lui… pour découvrir que sa maison a été donnée à des japonais en son absence. Sympa. Je reste beaucoup trop inquiet qu’on continue de suivre sa vie, ce n’est pas bon signe, je suis sûr qu’il va finir par balancer l’info de la survie de Frank aux mauvaises personnes. Désespéré, il se rend chez la même prostitué que Kido, et c’est bien ce que je dis : ça craint.

Il se fait tabasser par la sécurité parce qu’il n’a soi-disant pas payé assez et décide ensuite de retourner chez lui pour récupérer ses affaires. Inutile de dire que la nouvelle propriétaire des lieux décide d’appeler la police et que de là, on sait très bien vers quoi on se dirige. Cela ne manque pas : Kido prend un malin plaisir à interroger Bobby sur les activités d’Ed dans la zone neutre. Il veut savoir où le trouver exactement à Denver… Putain, Ed n’aurait jamais dû lui dire quoique ce soit.

Bon, au moins, Bobby n’est pas torturé : il dit à peu près tout ce qu’il sait juste par peur. J’ai souvenir de la torture de Frank en saison 1 et si on peut s’en passer, ça me va. En tout cas, c’est un excellent épisode pour Kido : Tagomi lui avoue ensuite tout ce qu’il sait des mondes parallèles. C’est un sacré résumé de la série : c’est un voyageur, il a récupéré dans un autre monde (le nôtre ?) un film de la bombe atomique qui a dissuadé les américains, dans leur monde, de passer à l’attaque. C’est grâce à ça que les japonais et allemands ont gagné la guerre. Quant à Juliana, elle veut arrêter les allemands avant qu’ils ne construisent une machine permettant de passer d’un monde à l’autre, parce qu’elle est du côté japonais depuis le départ, malgré le flirt avec Joe côté allemand. Tadaa, c’est facile de comprendre la série, finalement, et Kido fait de la merde, voilà tout. Heureusement, pour une fois, il semble tout gober sur parole – mais faut dire que les deux Trudy, c’était un peu violent – sans même que Tagomi n’ait besoin de lui parler du monde dans lequel Juliana est sa belle-fille.

En parallèle, des hommes se pointent aux portes de Sabra, à la recherche de leur ami, exécuté par Lila. Ironiquement, c’est elle qui les accueille en leur demandant de partir. Elle est évidemment inquiète de ce qu’ils pourraient faire en revenant et s’en confie à Sampson… avec qui elle est en couple.

En zone neutre, Juliana regarde un film avec Liam, l’indic, Hawthorne et sa femme. Liam a du mal à croire à tout ça, mais Juliana est aussi convaincante que convaincue quand elle parle de ses visions d’un autre monde. Et puis, Hawthorne la croit surtout. Elle a l’information que les nazis veulent voyager d’un monde à l’autre, et ça la fait flipper. Par conséquent, elle décide de… retourner dans le Reich. Il ne manquait plus que ça.

En chemin, elle s’arrête toutefois à Sabra où Lila décide de la laisser entrer. Autant dire qu’à ce stade, j’étais à fond dans mon épisode car son arrivée ici ne pouvait signifier qu’une chose : elle allait enfin retrouver Frank, et possiblement Ed, et j’adorais le travail d’équipe de ce trio. Cela ne manque pas, évidemment : elle aperçoit Frank et le reconnaît malgré sa démarche et sa face cramée. Trop forte. Moi, je suis même pas capable de le reconnaître dans une autre série, franchement.

Ils rattrapent vite le temps perdu sur le film, mais sont interrompus par l’arrivée d’Ed, et c’était tellement chouette d’avoir ENFIN un peu de joie dans la série quand Juliana et Ed se retrouvent. On reprend vite la gravité de la situation finalement, avec Juliana montrant le film de la chute du Reich à Lila. Son but ? Trouver des alliés pour l’aider à changer cette réalité.

À défaut, elle retrouve au moins ses amis avec Ed et Frank. Mon dieu, ils ont même le temps de rire. J’ai l’impression d’avoir changé de série, et je me rends compte que les relations de ce trio manquaient vraiment à la série dans ce début de saison. Et puis, ils ont tellement à se raconter : Juliana a fait mille découvertes depuis la dernière fois qu’elle a vu Frank. Ils retombent dans les bras l’un de l’autre, avec de jolis rêves et projets… juste pour une nuit, parce que Frank ne peut pas accompagner Juliana.

En parallèle, Wyatt arrange le passage de Juliana de la zone neutre au Reich et Sampson prend un verre avec un homme qui se fait tuer de sang froid par ceux qui voulaient rentrer à Sabra.

Sinon, Nicole apprend la mort de Joe et en parle à Thelma, parce qu’elle est dévastée, inévitablement. Enfin, elle ne l’est pas bien longtemps hein, suffit de recommencer à coucher avec Thelma pour que tout se passe bien. Je ne sais toujours pas à quoi le personnage de Nicole sert franchement, j’ai beau chercher, les liens avec le reste de la série sont là, mais pas hyper utiles.

> Saison 3

Bingo Séries #22

Salut les sériephiles,

On se retrouve pour une nouvelle grille de Bingo Séries ce soir, et avant tout, bonne année à tous ceux d’entre vous à qui je n’aurais pas eu l’occasion de le dire encore durant cette première semaine chargée en articles de 2019. Une nouvelle fois, merci à tous pour votre présence fidèle à chaque grille, c’est toujours un plaisir de vous en proposer une nouvelle – malgré un petit stress à chaque fois (est-ce que c’est trop dur ? Est-ce que c’est trop simple ?), il faut bien l’avouer. Un autre truc à avouer ? Je sais bien que vous n’en avez rien à faire de ce paragraphe, vous êtes là pour savoir avec quoi on va jouer ce mois-ci !

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 janvier au 7 février 2019. Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a désormais un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

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2019

  1. L’épisode se déroule cette année : Je recycle ici un point qui avait bien marché en 2018 ! Il faut qu’un personnage dise être en 2019, ou que ce soit écrit à la télé, dans les journaux, sur le portable… Vous l’aurez compris, l’idée, c’est de traquer 2019 dans vos séries en janvier. Bon courage ! Pour info, tout de même : la fin de la première saison de Dollhouse se déroule en 2019, de même que la série Dark Angel ou le première épisode de Batman, la relève. Si ça peut en inspirer certains !
  2. Quelqu’un dit « 19 » : peu importe la langue ou le contexte, on veut juste quelqu’un qui dit 19. Facile… ou pas, on verra bien ! Bien sûr, ça fonctionne aussi pour 119, 219, 319… et pour 2019, tant que ce n’est pas avec celui-là que vous validez le point 1.
  3. Voir un cochon : l’animal, une photo, une illustration, qu’importe. Quel rapport avec 2019 ? Le 5 février, ce sera le Nouvel an chinois (bon, le 6 chez nous) et ce sera l’année du cochon de terre, tout simplement. Cela signifie fortune et chance… et on en a besoin pour ce Bingo !
  4. Voir le tableau périodique des éléments : vous ne le saviez peut-être pas, mais l’ONU a déclaré 2019 année internationale du tableau périodique des éléments. Le point le plus difficile de cette grille consistera donc à trouver ce fameux tableau, ou au moins un de ses composants (une case) dans une de vos séries. Cela peut être que le tableau est visible, que quelqu’un en parle (oui ça suffit), que ce soit sur un t-shirt (les parodies fonctionnent aussi), etc. Bref, privilégions des séries qui se déroulent à l’université et/ou qui parlent un peu de chimie. Je n’ai aucune idée d’où le trouver dans ce que j’ai prévu de regarder, donc ne me tuez pas, merci, on est dans la même galère.

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Bleu

Py_Heck a tiré le thème « Couleur » et a choisi le bleu pour entamer cette nouvelle année. C’est un thème tout ce qu’il y a de plus simple, heureusement pour nous après ce thème 2019, pas vrai ?

  1. Un personnage a les yeux bleus : alors quels seront les plus beaux yeux bleus de 2019 ? Encore un point assez facile, même s’il faudra peut-être espérer quelques gros blancs pour certains. J’ai hâte de voir tous les débats qui vont éclater pour savoir si machin a les yeux bleus ou gris, je prépare mon popcorn (d’ailleurs, vous saviez qu’il existait une fête du pop-corn ? C’est le 19 janvier).
  2. Un personnage se sert d’un objet bleu : ce peut-être un accessoire, genre des lunettes, un objet utile, genre un portable, ou un truc qu’il n’utilisera qu’une fois, genre un élément de mobilier urbain passant par là et permettant de se protéger d’une attaque extra-terrestre. Il faut que ce soit un objet bleu. Evidemment, les vêtements ne comptent pas.
  3. Un personnage déprime et a le blues : I’m blue dabadeedabedaaOn cherche un personnage qui a le blues, quoi.
  4. Quelqu’un a la peau bleue : Eh, quoi ? Vous ne pensiez pas que ça allait être juste simple ? On est dans le Bingo Séries ! C’est moins compliqué que ça en a l’air, cependant, suffit d’une série un brin fantastique et hop, ça se trouve. On en a dans The Orville, on a dû en avoir dans Supergirl, on en a eu dans Agents of S.H.I.E.L.D et je suis sûr que j’en oublie plein ! Eh, même Meredith a eu la peau bleue dans la saison 3 de Grey’s Anatomy. Oui, quelqu’un qui a très très froid ça suffit. Si c’est du maquillage/de la peinture ? Bon, aussi !

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Titres

Thème choisi par Tequi. Il nous était prédestiné, parce que Poluss avait tiré ce thème et hésité à nous le mettre…

  1. Le titre d’un personnage est donné : dr., Sir, pr., Roi, Reine, prince, princesse… Il existe plein de titres plus ou moins nobles, et ça ne devrait pas prendre longtemps à valider ce point.
  2. Un titre de chanson est prononcé : Un personnage doit prononcer le titre d’une chanson, en sachant qu’il parle d’une chanson. C’est-à-dire qu’il parle bel et bien de la chanson, c’est pas juste quelqu’un qui, par hasard, va dire « I’m still lovin’ youuuuuuuuu ». 
  3. On voit un gros titre sur papier : journal, magazine, etc. Je pense que je ne peux pas être plus clair, si ? C’est un truc en grosses lettres qui occupe plein d’espace sur le papier en question. Et en général, c’est une information hyper-méga importante, surtout quand on le voit à l’écran. Ou alors, l’info méga- giga importante est écrite en fait en petites lettres et y a un personnage qui détourne son attention du gros titre pour s’en rendre compte. On s’amuse bien dans les séries. Attention par contre, il doit être sur papier ; donc un journaliste qui l’écrit sur son ordinateur, ça ne fonctionne pas.
  4. Le titre de l’épisode est prononcé : Ah, c’est plus complexe, peut-être ; il faut entendre le titre de l’épisode dans l’épisode que vous regardez. Bon, j’avais prévu ce point avec le thème y a un moment et y a How to get away with murder qui me pète mon délire parce que la diffusion reprend la semaine prochaine et chaque épisode a le titre d’une citation de l’épisode. M’enfin, pour ceux qui ne regardent pas, je vous rassure, beaucoup de séries le font !

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Informatique

Poluss a finalement fait le choix de ce thème, qui n’est pas sans me rappeler « écran » il y a un an et demi. C’est chouette.

  1. Quelqu’un hacke quelque chose : Combien de séries nous font le coup du hacker désormais ? Beaucoup trop. C’est ainsi un point que je vous donne pour compenser les choses plus compliquées – car il y en a !
  2. Une ligne de code est visible à l’écran : Une ligne de code informatique, hein, pas de code de la route ! Ce peut être n’importe quel type de code, du langage HTML à des choses plus complexes ou dans une langue extra-terrestre, mais ce doit être un code informatique qui permet d’afficher/faire fonctionner quelque chose d’informatique.
  3. Trois ordinateurs différents utilisés par un personnage : Au cours de l’épisode, vous repérez trois ordinateurs différents utilisés par un personnage. Prêts pour soupir de soulagement ? Il ne faut pas forcément que ce soit le même personnage. Ce peut être trois personnages sur trois ordinateurs différents. Bref, suffit de compter les ordinateurs, quoi.
  4. Quelqu’un utilise le verbe googler/to google : Parce que Buffy est la première série à l’avoir oser et que ça s’est depuis démocratisé. Comme je ne me veux pas qu’on m’accuse de favoritisme, si vous êtes team Gossip Girl, un personnage qui utilise « to bing », ça marche. Et « to yahoo » aussi, mais je ne l’ai jamais entendu celle-ci. Bref, l’idée c’est d’utiliser le nom du moteur de recherches du perso comme verbe.

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Actions

  1. Regarder un épisode d’une saison débutée en 2019 : Ouep, c’est la reprise des séries, il faut s’y remettre et y en a plein qui arrivent dans les semaines à venir. Cela tombe bien pour ce Bingo, donc.
  2. Voir un épisode sans pantalon : Le dimanche 13 janvier, c’est la journée mondiale sans pantalon, et ça me fait rire d’imaginer vos têtes à la lecture de ce point. Bref, tant qu’à faire, essayez de valider ce point le 13 ! Sans pantalon, ça veut pas dire sans couverture ou sans plaid, donc ça va, ça se passe bien, on déstresse. Ah, puis aussi : on va se faire confiance et se passer des photos, hein :’) #sendnudes
  3. Revoir un épisode de 2018 durant le Blue Monday : Là aussi, je reprends un point que j’avais bien aimé l’an dernier. Le 21 janvier 2019, ce sera le troisième lundi de janvier et il paraît que c’est le jour le plus déprimant de l’année. Comme on ne va pas se laisser abattre par des statistiques pourries, je vous propose de revoir votre épisode préféré de 2018 ce jour-là. Enfin, un de vos préférés quoi… Je ne sais pas si j’aurais le temps pour Sense8, mais limite j’aimerais bien. On verra !
  4. Voir au moins quatre épisodes le jour de leur sortie : c’est-à-dire le lendemain de la sortie aux USA et/ou le jour de la sortie des ST. Je sais que pour certaines séries, les ST mettent du temps à arriver… pour tous ceux qui ont Netflix, en revanche, il y a plein de séries qui vont sortir dans les semaines à venir par exemple. Bon courage !

Le point bonus : On va faire simple ce mois-ci, ça évitera les malentendus des dernières grilles… enfin j’espère, n’hésitez pas à me demander si je ne suis pas clair ! Bref, le point bonus consiste tout simplement à valider deux fois le même point. Ouep, cela laisse donc la possibilité de ne pas faire l’un des points difficiles et de privilégier un point plus facile. Comme il y a pas mal de points super simples, ça devrait aller !

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Les stats de la saison 2017-18

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve aujourd’hui pour parler de 2018, et plus précisément de la saison 2017-18. Lorsque j’ai rédigé le top 70, j’ai fini par quelques statistiques d’ordre général et je pensais que ce serait bien suffisant comme ça. Finalement, cette semaine, Ludo s’est prêté au jeu des statistiques et m’a demandé de lui faire quelques graphiques et calculs de pourcentages sur ses lectures et ses visionnages de séries sur l’année. Par conséquent, je me suis rappelé que j’étais curieux et que c’était fun de tout chiffrer… C’est pour cela qu’après lui avoir envoyé ses graphiques, je me suis mis à faire les miens. Et tant qu’à faire, autant vous les partager, parce que ça fait un article que j’aime bien lire ailleurs moi, donc peut-être que vous aussi vous aimerez.

Toutes les statistiques présentes dans cet article couvrent la période de septembre 2017 à août 2018, grosso modo. Non, je n’ai pas fait sur l’année car en fait, je n’ai pas de liste à l’année, je procède par saison dans mes décomptes – et puis, je suis prof, alors le début d’année, c’est en septembre, sérieux, pourquoi on fait pas le réveillon le 31 août hein ?

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C’est simple, ces stats couvrent tout ce qu’il y a dans le top 70 et que j’ai terminé (pas les dernières places de ce top donc) ! Commençons par le graphique le plus déprimant car cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé : seules 59% de mes séries ont été renouvelées. Je sais, vous allez me dire que c’est beaucoup, mais non, parce que ça en laisse 37% d’annulées ou de définitivement terminées, et c’est ça qui est énorme. Je m’en suis bien rendu compte en cours d’année, et surtout cet été, mais je trouve ça triste tant d’histoires qui se terminent… En plus, la relève n’est pas assurée pour l’instant, il y a peu de saisons 1 que j’ai vraiment appréciées l’an dernier, et c’est pire cette année !

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Du côté de la durée des épisodes, il n’y a que peu de surprise avec plus de 50% de ce que je regarde calibré sur le format 42 minutes. Je blague parfois en disant que ma vie est rythmée par des tranches de 45 minutes, mais je ne blague qu’à peine je crois. Et après, j’ai du mal à caser les 24% de séries que je regarde et qui font plus de 42 minutes…

En revanche, le graphique que je préfère (mais qui prend un temps fou à concevoir), c’est celui des chaînes de mes séries. Je sais, je sais, Seriesdom pourrait me le faire, mais comme je mets toujours trois plombes à y écrire ce que j’ai vu, ce n’est pas efficace : il y a des épisodes vus en 2017 comptabilisés sur 2018 ; et il y en aura de 2018 sur 2019, et donc ça ne marche pas.

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Qu’à cela ne tienne, je me le suis fait manuellement. Sans la moindre surprise, ABC reste la chaîne dont j’ai regardé le plus de choses l’an dernier ; et en même temps, je crois que j’ai testé 90% de ses nouveautés – allant même jusqu’au bout de Ten Days in the Valley. J’étais persuadé que Netflix serait dans le mal sur la saison, car j’avais l’impression de ne pas rentabiliser mon abonnement.

Finalement, 13% des séries que je regarde sont dessus – et ça ne prend même pas en compte l’Arrowverse, ou The Good Place que j’ai laissé dans les stats de NBC. Mon impression vient surtout du fait que sur Netflix, je suis poussé à consommer rapidement les épisodes, donc je n’y passe pas de temps que ça. Et puis aussi, 13%, ça m’en laisse 87 ailleurs, hein. Mon autre surprise a été de retrouver la Fox en 3e position… Avec toutes les annulations subies en mai, je doute que ce soit encore le cas l’an prochain. Pour moi, la 3e position aurait dû logiquement aller à Syfy que j’ai l’impression de regarder énormément. Comme quoi, les intuitions sont parfois faussées.

Dans le même genre, je n’aurais pas instinctivement pensé que je regardais autant de séries sur la CW que sur AMC : j’ai parfois été en overdose de CW… alors qu’en fait, pas du tout. C’est l’effet niaiserie de Supergirl qui m’a influencé, ça, à tous les coups ; et une fois de plus, mon pseudo-rattrapage de l’Arrowverse n’est pas pris en compte non plus. Et puis, cette saison était aussi la première où je n’ai pas été hyper sérieux dans mes visionnages. Jusque-là, il n’y avait pas grand-chose dans ma liste d’attente TVtime, mais cette année, je me suis laissé déborder comme tout le monde… et je n’ai pas terminé 22% des saisons commencées (ça ne compte donc même pas celles que je n’ai pas entamées) :

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Tristesse ! Pour m’en remettre, je vous propose de vite enchaîner sur le dernier graphique de cet article, parce qu’il me fait énormément rire pour son égalité parfaite en première place ; ça me paraît improbable et pourtant, je vous promets que je n’ai pas fait exprès :

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Là aussi, il y a une surprise : j’étais sûr d’avoir regardé beaucoup moins de comédies cette année, surtout qu’il y en a un paquet que je n’ai pas terminé. Et pourtant, 27%, c’est loin d’être minime. Comme quoi ! Pour le reste de ce graphique, je dois dire que je m’y attendais : oui, la SF a une place de choix dans mes visionnages, rien de nouveau sous le soleil.

Voilà donc pour cette saison. Si ABC est grande première de ces stats, je pense que l’an prochain ira néanmoins à Netflix, car avec le Challenge Séries, je vais rajouter pas mal de saisons du géant du streaming. Et puis, comme je disais plus haut, il y a peu de nouveautés qui m’attirent pour l’instant, et les annulations de séries viennent surtout des networks (merci la Fox). Autrement dit : moins de networks, plus de Network. C’est la vie !

Une dernière stats pour le fun : 6% de ce que j’ai regardé a été produit par une chaîne française. Pas si mal par rapport à d’habitude où ça ne dépasse pas les 5%…