Walker – S03E08

Épisode 8 – Cry Uncle – 14/20
Pas si mal pour une reprise, ma foi. L’épisode repousse complètement le fil rouge pour se concentrer sur tout le drama familial et propose des résolutions parfois simplistes, mais peut-on vraiment attendre autre chose de leur part ? Probablement pas. Bref, j’ai eu ce pourquoi j’étais venu finalement : des personnages écrits avec flemmardise, un statu quo qui se réinstalle toujours et des intrigues étirées sur une vingtaine d’épisodes.

Spoilers

Abby survit-elle à son malaise ?

La réponse est évidemment que oui ! C’est même presque frustrant, parce que tout le début de l’épisode était à hurler (de rire) quand August et Cordell retrouvent Abby dans la neige. Sincèrement, quelqu’un a oublié de prévenir les scénaristes que nous n’étions plus en 1980 ? Pas un Walker ne pense à appeler le 9-1-1. Alors bien sûr, je suis en parallèle en train de me rattraper mon retard dans la franchise 9-1-1 et ça joue sur ma réaction, mais les voir tous courir dans tous les sens et ne rien faire pour venir en aide correctement à la grand-mère, c’était bien frustrant.

Bref, finalement son malaise n’était qu’une idée pour nous inquiéter pendant la pause : elle survit bien évidemment et tout va pour le mieux avant la fin de l’épisode. Certes, elle va passer son épisode à devoir gérer son mari inquiet pour elle et franchement insupportable à vouloir quoiqu’il arrive la fliquer sur ce qu’elle mange et fait, mais elle paraît en meilleure santé dans cet épisode que dans le début de saison où elle était super absente ? Bizarre comme choix d’intrigue.

Et puis le mari qui est insupportable là alors qu’il a passé trois plombes à cacher sa maladie ? Ah vraiment, il était énervant. Cela dit, l’écriture de l’épisode était assez maligne pour souligner le problème et proposer une écriture de personnages crédible, ça me faisait plaisir.

Il ne faut pas s’attendre pour autant à une écriture brillante, hein, mais de ce côté-là, c’était plutôt crédible. Vous sentez venir la suite de la critique normalement : ce n’était pas le cas pour d’autres choses dans l’épisode. Ainsi, Abby décide d’envoyer Cordell, Stella et August chercher son frère et, bizarrement, le trio accepte sans poser la moindre question. Stella, qui était hyper énervée contre son père, est de nouveau écrite comme sa fille chérie : le câlin en début d’épisode, les scènes dans la voiture où elle fait tout ce qu’il dit sans broncher, les remerciements de Cordell… C’est bon, tout un pan de l’intrigue qui réussissait à rendre Stella un peu intéressante est clairement jeté à la poubelle.

À côté de ça, on veut nous faire croire qu’un ado est capable d’oublier son chargeur de portable alors qu’il s’apprête à aller passer une nuit loin de chez lui ; et que le portable n’est pas chargé quand il monte en voiture. L’idée est à nouveau de nous plonger en 1980, j’imagine ? Et pourquoi Stella et August sont-ils sur la banquette arrière tous les deux alors qu’ils ne peuvent pas se piffrer ?

Cela n’a aucun sens, ne cherchez pas à répondre. Et si vous le faites, prenez en compte le fait qu’en fin d’épisode, Stella monte à l’avant et pas à l’arrière, alors qu’elle est réconciliée avec August et veut partager ses écouteurs avec lui. C’était vraiment juste pour le drama de nous rappeler qu’ils étaient des enfants que Cordell pouvait déposer sur le bord de la route, parce que c’est bien connu que c’est une bonne idée de laisser des ados marcher au bord de l’autoroute hein.

Insupportable, parfois, les séries comme ça. Le frère d’Abby est également un cliché sur patte qui change d’avis juste pour le bienfait de l’intrigue, sans qu’on nous explique vraiment pourquoi. August ? Il passe de détestable à… ben à rien, justement. Il redevient un peu égal à ce qu’il était avant sa crise d’adolescence. Malgré une Abby qui frôle la mort, August ne se remet pas tellement en question, il n’est remis à sa place par à peu près personne et la seule qui le faisait se retrouve à compatir parce que bouhou sa maman lui manque.

Degré zéro de l’écriture et du développement de personnage sur ce versant de l’écriture, donc, avec un retour à un statu quo malvenu. Disons que je me demande pourquoi développer tout ça si c’est pour en revenir là. Cela dit, j’ai bien aimé la dernière scène avec Bonham qui vire Cordell de chez lui. Il est effectivement plus que temps qu’il arrête de vivre chez ses parents, parce qu’il se repose en permanence sur eux et se fait manipuler par eux sans même s’en rendre compte.

C’est peut-être un gros problème d’ailleurs : Cordell n’a vraiment pas inventé l’eau chaude et se laisse manipuler et balader par tout le monde depuis la saison 2. J’avoue, j’ai oublié la saison 1, je ne sais plus s’il a toujours été comme ça, mais il est vraiment un personnage principal soporifique qui finit par être relayé à un poste de figurant. Il ne s’occupe pas vraiment de la convalescence d’Abby, pas de la crise d’ado d’August, pas de Stella… Franchement, il est juste chauffeur de taxi à ce stade. Espérons que le voir emménager dans son propre appartement changera un peu la donne.

En attendant, il faudra le voir ramer pour récupérer la confiance de James. Ce dernier était super énervant durant l’épisode : il en veut clairement à Cassie et Cordell, mais il ne dit rien et c’est finalement Trey qui se prend tout dans la gueule en fin d’épisode, alors que Trey n’a fait que son travail correctement tout du long.

L’enquête policière de l’épisode était sympathique parce qu’elle m’a apporté un point du Bingo Séries (c’est un jeu vidéo, non ?) et parce que c’est censé être la base de la série de parler d’enquête, mais elle était aussi bâclée, ce qui est dommage. Son seul but semblait être de nous confirmer que James était énervé après Cass, donc j’ai hâte que ce fil rouge soit remis en avant. Je veux comprendre pourquoi Cordell a été enlevé, bordel, et je suis sûr que ça passe par le dénouement de tout ce mystère.


Vus cette semaine #01

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Puisque nous sommes en 2023, il est temps de refaire l’effort de compiler tous les épisodes vus, surtout que j’aime faire le compte… Mais je change un peu la formule, parce que je n’ai pas tout publié du côté des critiques !

26 épisodes vus

9-1-1ManifestMissionsNCISNCIS Hawai’iUpa NextWalker

Merci le #WESéries, je vais avoir plein de critiques à publier dans les semaines à venir… Mais en attendant, il y en a déjà eu sept sur le blog pour cette première semaine de 2023 :

9-1-1

9-1-1 – S06E09 – Red Flag – 14/20
J’espérais un peu plus de folie pour cet épisode, surtout avec un titre et un synopsis comme ceux-là. Finalement, cette mi-saison est plutôt calme par rapport à ce que la série peut proposer parfois. J’ai bien aimé les cliffhangers, mais l’attente ne sera vraiment pas insoutenable avant la reprise. Et puis, j’ai pas mal de 9-1-1 Lone Star en stock de toute manière. Pas sûr de les regarder tout de suite, en revanche, j’ai encore un peu de temps pour me mettre à jour tranquillement avant la reprise. Oui, je change totalement mon planning de #WESéries, et alors ?
9-1-1 – S06E08 – What’s Your Fantasy ? – 14/20
Je me rends compte que je ne suis vraiment plus objectif avec cette série, parce que dans l’ensemble, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour. Quand elle se concentre, comme dans cet épisode, sur des personnages que j’aime, ça passe toujours un peu mieux, mais eh, l’excès en permanence finit par me donner le sentiment qu’ils ne parviennent plus à surprendre autant qu’avant. C’est toujours cool à voir, mais ça finit par être prévisible. L’adrénaline est toujours là… mais on s’y habitue.
9-1-1 – S06E07 – Cursed – 13/20
L’épisode est un brin trop prévisible et propose un humour auquel je n’ai pas tout à fait accroché, mais c’est autrement efficace. Comme toujours, les interventions font qu’on reste scotché à l’écran pour voir comment les personnages vont s’en sortir alors que ça paraît aussi impossible qu’improbable qu’ils s’en sortent ou vivent ce genre d’accidents. Le thème de l’épisode est sympa, même si ça commence à être redondant ce type d’épisodes après six saisons.

NCIS

NCIS – S20E04 – Leave No Trace – 13/20
Je trouve que cet épisode s’aventure dans des eaux pas bien originales et efficaces pour la série, et c’est d’autant plus frustrant qu’il suit une piste que je voulais voir explorée depuis un moment. Pour le reste, l’enquête était sympathique et c’est un épisode qui tombait bien avec le nouveau Bingo Séries.

Walker

Walker – S03E06 – Something There That Wasn’t Here Before – 12/20
C’est moins mauvais que l’épisode précédent et je me dis ainsi que j’ai bien fait de reprendre mon visionnage de séries par cet épisode. Il fallait bien reprendre quelque part, autant le faire par la série qui m’a propulsé dans ma panne. Autrement, les intrigues avancent, mais je reste toujours aussi confus par rapport à ce début de saison 3 qui n’arrive pas à expliquer clairement ses enjeux. C’est bien dommage.
Walker – S03E07 – Just Desserts – 14/20
La série remonte clairement la pente avec cet épisode : ce n’est toujours pas l’enquête policière qu’on pourrait attendre d’une série nommée « Texas ranger », mais je m’éclate bien face au drama familial proposé par la série pour ce dernier épisode avant leur pause. Et en plus, petit bonus : me voilà à jour dans la série… à temps pour son retour la semaine prochaine.

Upa Next

Upa Next – S01E01 – 15/20
Ces 57 minutes furent longues… mais en vrai, j’ai plutôt bien apprécié cette introduction pour la nouvelle génération d’Upa. Les personnages sont tous plus stéréotypés les uns que les autres, on reprend clairement les mêmes formules qu’il y a quinze ans, mais l’ensemble se tient et est plutôt agréable à regarder. J’espère que côté musical, ce sera mieux dans les prochains épisodes, en revanche, car je ne suis pas fan pour le moment… C’est peut-être mieux comme ça !

> Vus en 2023 

 

Mes meilleurs et pires épisodes de 2022

Salut les sériephiles,

Vous savez quoi ? Je me suis dit que si je n’étais plus capable de publier un article par jour avec les bugs de WordPress, j’étais quand même capable de tenir le rythme d’un podcast toutes les deux semaines (dit-il alors qu’il y a déjà problème pour dans un mois). Partant de là, il est temps d’inaugurer un peu plus officiellement ce qui a déjà existé par le passé : la 43e minute, celle où je publie un article en rapport avec le podcast.

Ce soir, l’épisode s’intitulait sobrement « Les meilleurs et pires épisodes de 2022 ». Je n’en ai pas vu beaucoup cette année, mais ça ne m’a pas empêché d’en trouver cinq géniaux et trois catastrophiques… Comme j’avais l’habitude d’écrire cet article pour le TFSA ces dernières années, je me suis dit que j’allais tout simplement continuer la tradition. Voilà donc mes notes du podcast… et peut-être un peu plus. Pour une fois que je le prépare…

Voir aussi : Vous avez 42 minutes devant vous ?

Les meilleurs de 2022

Quelques petits spoilers dans l’article, notamment à cause des images utilisées.

  1. The Orville – 3×06 – Twice in a Lifetime

Il était improbable de ne pas évoquer un épisode de cette saison 3 de The Orville. Déjà, parce que j’ai adoré cette saison et ensuite, parce que j’adore faire hurler de rage et désespoir Aurélien. Mais voilà, moi, j’ai trouvé que la saison 3 fonctionnait vraiment bien avec ses épisodes de la durée d’un film et, avec le recul, l’épisode dont je me souviens le plus est celui-ci. C’est probablement grâce à sa guest parfaite qu’était Leighton Meester – même si avec elle, il n’y a pas que des bonnes affaires, on en reparlera dans mes pires épisodes.

Le synopsis ? C’est la seconde chance pour Gordon d’avoir un amour qui brise toutes les lois temporelles.

Si l’épisode – et la saison – s’écoute beaucoup parler, moi, je l’ai adoré. Il a réussi à me faire aimer un personnage que je n’ai jamais apprécié plus que ça et il racontait une histoire complète et sympa. Dans le même temps, il m’a fait apprécier un autre personnage que je détestais depuis son introduction en début de saison, et ça a permis de continuer de développer Isaac. Tout bon pour moi.

  1. Westworld – 4×07 – Metanoïa

J’ai beaucoup hésité entre les deux derniers épisodes de la saison – et donc de la série, pour finalement me rabattre sur celui-ci. La raison ? Le dernier épisode me frustre encore aujourd’hui, précisément parce que c’est le dernier alors qu’on sentait bien qu’il y avait possibilité pour une dernière saison épique. L’autre raison, c’est que l’épisode 7 m’a beaucoup plus pris par surprise : j’ai compris qu’on se dirigeait vraiment vers la fin de la série avec celui-ci. Les rebondissements étaient bons et inattendus parce qu’ils ont surgi plus vite que je ne l’aurais pensé.

Le synopsis ? L’épisode présente une opportunité de mettre un frein au monde de Charlotte Hale – mais il faudra pour ça que la résistance s’organise bien.

Je n’en dis pas plus pour ne rien spoiler. Franchement, la série a perdu de sa superbe avec le temps et avait plus de mal à nous retourner le cerveau, mais il n’y a pas à dire, cet épisode faisait son taf. La musique et l’image sont sublimes, on passe un vrai bon moment avec ces personnages et on ne sait plus qui on déteste ou qui on adore. En tout cas, ce fut mon ressenti, moi.

  1. Resident Alien – 2×08 – Alien Dinner Party

J’ai eu tellement de ne pas aimer cette saison 2 qui commençait mal que ça me fait plaisir de la citer finalement dans ce top 5 des  meilleurs épisodes de l’année – et à une bonne position en plus ! En effet, j’ai adoré l’épisode de mi-saison de cette année, qui était tellement bien fait que tout le monde a cru que c’était la fin de la saison.

Le synopsis ? Tout Patience se réunit pour célébrer l’anniversaire d’Harry. Le hic, c’est qu’il n’est pas au courant et qu’il y a évidemment un invité très dangereux qui se balade librement chez lui…

Cet épisode touche au sublime parce qu’il a tous les ingrédients que j’adore dans les séries : il réunit tout le casting au même endroit et pour tout l’épisode, en mode bottle episode, déjà. Ensuite, il propose un tas d’interactions entre des personnages, parfois avec des personnages que l’on ne voit jamais ensemble d’habitude. L’humour y était excellent (désolé, mais le coup du saladier, je ne m’en remettrais jamais, j’en ris encore en écrivant ça), le drama aussi. On avait des confrontations, de l’humour, des intrigues qui avancent en se dénouant à vitesse grand V, juste ce qu’il faut de suspense et un cliffhanger aussi improbable qu’attendu. J’adore, quoi.

MAJ 21h36 : Comme quoi, après un début de saison moyen, tout peut arriver quand on est patient… à Patience !

  1. Tales of The Walking Dead – 1×02 – Blair/Gina

Oui, alors là, même moi, je n’en reviens pas de la place que j’accorde dans ce top à un épisode d’un énième spin-off de The Walking Dead. A nouveau, c’est marrant de savoir à l’avance que ça va faire réagir dans le podcast, déjà. Ensuite, c’est un épisode tellement clivant que ça m’amuse aussi de le mettre si haut. Enfin, c’est juste qu’il a tellement réussi à me prendre par surprise que c’est pour moi l’épisode le plus surprenant que j’ai vu en 2022… Et par chance pour lui, dans le bon sens du terme. Bref, je m’en souviens, il m’a marqué et c’est bon signe pour lui !

Le synopsis ? Une réceptionniste qui déteste sa boss et la boss en question sont coincées ensemble alors que la ville d’Atlanta fait face à l’apocalypse de zombies – pardon, de rôdeurs.

Le synopsis ne me disait rien qui vaille, parce que ça semblait être une énième redite du début de l’apocalypse avec zéro réponse dedans… Seulement, les scénaristes sont partis en vrille totale, ont proposé de faire de la comédie en tordant totalement le cou aux règles de base de la série et de la logique, et en ajoutant un twist de science-fiction que j’adore à la sauce Walking Dead. Bref, ce n’était pas du Walking Dead, c’était totalement un OVNI, mais ça donnait du piment à la saison qui promettait de vraiment être une anthologie diversifiée. Bon, finalement, elle fut plus classique que ça, mais j’ai bien aimé l’ensemble de la saison. Quant à cet épisode, ben, j’en garde vraiment un très bon souvenir et ça doit être le seul de la franchise que j’ai vu plus d’une fois au cours des cinq dernières années.

  1. Euphoria – 2×03 – Ruminations : Big & Little Bullys

Définitivement mon épisode coup de cœur de 2022, rien que pour ses vingt premières minutes… La qualité se dégrade au fur et à mesure de l’avancée de l’épisode, mais ce n’est vraiment pas grave tant tout y est : la surprise initiale, le changement d’avis sur un personnage que je détestais, de la chanson, du wtf, du LGBT… et surtout du drama.

Le synopsis ? Rue se lance dans une nouvelle entreprise, Jules et Elliot se rapprochent malgré eux, Cassie s’installe dans une routine, Lexi veut monter une pièce de théâtre, la flamme renaîtra peut-être entre Nate et Maddy.

Franchement. Le premier quart d’heure (un peu plus) propose la meilleure histoire LGBT possible, avec la naissance surprise des sentiments sur une bande-son que j’adore. C’était une telle surprise que l’épisode commence si longuement par ça, et c’était tellement réaliste et bien foutu !, que ça m’a marqué plus qu’aucun autre épisode de la série. Dès janvier 2022, j’avais donc déjà mon épisode préféré de l’année. Zendaya nous livre l’une de ses meilleures prestations (musicales, en plus !) de la saison, et toutes les intrigues de la saison se dévoilent. Vraiment, on ne s’en rend pas compte au premier visionnage, mais toute la saison est là : les intrigues s’y côtoient toutes et les graines sont semées pour mener à l’excellente suite.


Voilà donc pour mes épisodes préférés de cette année. Le truc triste dont je me rends compte ? Il semblerait que pour me plaire vraiment en 2022, il fallait qu’un épisode soit capable de vraiment me surprendre, quitte à s’affranchir totalement des règles de la série… C’est pourtant l’inverse de tout ce que j’aimais avant ? En se concentrant sur des personnages inconnus (ou dont on ne comprend l’identité qu’après), en dynamisant une routine trop bien établie ou en avançant à toute vitesse pour aller vers une fin (de mi-saison, de série) inattendue, les scénaristes ont su me provoquer et me faire avoir un rush d’adrénaline. Ce sont des rares moments où je me rappelle que j’aime être sériephile… Espérons que ça se reproduise en 2023 !


Les pires de 2022

Ces épisodes-là, par contre, on s’en passerait bien en 2023 !

  1. Riverdale – 6×03 – Mr Cypher

Autant j’ai bizarrement accroché au twist de ce début de saison 6 qu’était Rivervale, autant l’épisode 3 fut le concentré de tout ce que je détestais dans la série. Une fois mis de côté le jeu de mots vite fait marrant sur le nom du personnage qui donne son titre à cet épisode, on se fait chier sec. Les personnages n’ont aucune réaction logique, l’histoire proposée est un mauvais remake et n’apporte rien – zéro surprise, zéro twist. Et en plus, le jeu d’acteurs était à côté de la plaque. Au secours.

Le synopsis ? Face à l’arrivée du sinistre M. Cypher, les habitants de Rivervale pèsent le pour et le contre. De son côté, Betty rencontre une soi-disant force du mal.

Franchement, je ne me souviens même plus de l’épisode tellement il était naze, mais le simple fait que le synopsis lui-même reconnaisse que c’est une « soi-disant » force du mal en dit long. Bon, par contre, l’épisode a été diffusé le 30 novembre 2021. My bad. Je l’ai quand même vu en 2022… le 3 janvier. L’année commençait si bien… Et on s’étonne que ça termine par une panne de séries, après !

  1. Walker – 3×05 – Mum’s the Word

Ah, justement quand on parle de panne de séries… et de début d’année pas ouf pour les séries, parce que j’ai repris hier les séries avec celle-ci ! Cet épisode était nul, mais nul ! Déjà que les intrigues ne volent jamais bien haut, je n’ai pas compris comment il était possible de proposer cet épisode avec un personnage principal qui faisait tout le contraire de ce qu’il a toujours fait. Le voir autant à côté de ses pompes, c’était ridicule – et énervant au moment du cliffhanger où les rôles semblaient s’inverser sans raison. Entre temps, on a des personnages qui vont à une fête de famille en plein milieu de leur service (wtf ?) et des intrigues parfaitement improbables…

Jared Padalecki Series Walker Season 3 Episode 5: Walker And Cassie-centric  EpisodeLe synopsis ? Walker et Cassie examinent où ils en sont et ce qui les attend dans un roadtrip qui paraissait simple, alors qu’August fait de la merde.

Purée, j’ai failli oublier de parler d’August ici… Il a détrôné Stella en tant que personnage le plus insupportable de la série, et ce n’était pas gagné. AH, et n’oublions pas non plus qu’Abby n’est même pas dans l’épisode. Un comble pour un épisode qui s’appelle Maman ? De toute manière, je n’aimais pas les mamans en 2022, si j’en crois le pire épisode de l’année…

  1. How I met your father – 1×05 – The Good Mom

Dire que la série revient dans à peine deux semaines, j’ai hâte dis donc… Dans cet épisode, Sophie retrouve sa mère. Je crois que c’est le pire épisode de cette saison. Il est symptomatique de tout ce que j’ai détesté : les personnages sont insupportables, les gags sont tous plus lourds et rétro les uns que les autres, on passe à côté des rares blagues qui pourraient fonctionner et on sous-utilise des acteurs brillants jusque dans les guest stars – Paget Brewster et Leighton Meester sous-exploitées ? Déprimant.

Le synopsis ? La visite surprise de la mère de Sophie augmente les inquiétudes de Val pour sa meilleure amie. Charlie aide Jesse et Sid à faire face à un trauma – mon dieu – et Ellen a besoin de se racheter des tomates.

Purée, l’intrigue d’Ellen là ? Cela n’avait aucun sens de se prétendre la meilleure amie, c’est si débile que je ne comprends même pas comment l’idée a pu être proposée. Pas étonnant que les acteurs rament à jouer ça, en tout cas… C’est triste pour Hillary Duff, elle enterre définitivement sa carrière, je crois. Et à ce sujet, ne me lancez pas sur la gênance de Kim Cattrall, d’ailleurs.


Voilà donc tout ce que j’avais sous les yeux pendant le podcast… Non, je n’ai pas tout lu exactement comme ça, évidemment, et rien ne vaut nos interactions avec Aurélien et Morgane. Pour découvrir les classements et les réactions face aux miens, rien ne vaut le podcast, d’ailleurs… alors faites play :

A dans deux semaines pour une nouvelle 43e minute ?

Espérons-le. En attendant…

Voir aussi : Mes cinq épisodes les plus marquants de 2021 | 2020

 

Walker – S03E07

Épisode 7 – Just Desserts – 14/20
La série remonte clairement la pente avec cet épisode : ce n’est toujours pas l’enquête policière qu’on pourrait attendre d’une série nommée « Texas ranger », mais je m’éclate bien face au drama familial proposé par la série pour ce dernier épisode avant leur pause. Et en plus, petit bonus : me voilà à jour dans la série… à temps pour son retour la semaine prochaine.

Spoilers

C’est l’heure de Thanksgiving – et donc de la pause de mi-saison avec un bon cliffhanger.

Allez, on est le 4 janvier, mais joyeux Thanksgiving. L’épisode commence avec un drôle de filtre sombre, et pourtant, il n’est pas question de flashback ? C’était étrange, mais c’est peut-être la qualité de l’épisode qui est moins bonne, tout simplement. Peu importe franchement, c’est Walker, je ne cherche pas la perfection.

Les scénaristes non plus apparemment : on oublie de nouveau le côté procédural de la série pour passer plus de temps à fêter Thanksgiving. C’est plutôt logique, mais de là à voir Liam, Cordell et leur père partir à la chasse le jour même… Evidemment que c’est une catastrophe et qu’il ne parvienne pas à trouver leur dinde. En plus, franchement, Cordell insiste tellement pour dire à sa mère que le dîner sera mis à temps sur la table qu’on sait très bien que ce ne sera pas le cas, franchement.

Autrement, Ben et Cassie sont évidemment invités chez les Walker, et on les retrouve en pleine dispute. Ils ont beau aimer les Walker, ils n’ont pas envie pour autant de passer toute la journée avec eux apparemment. Liam est pourtant si heureux d’avoir son mec au ranch qu’il ne s’est pas posé la question de ses traditions familiales à lui : Cassie et Ben ont l’habitude d’aller au centre commercial pour le Black Friday.

Malgré cela, Cassie décide d’inviter son +1 au ranch Walker. Oui. Cela n’a aucun sens, mais c’est pire quand on sait de qui il s’agit : Cassie continue de parler avec Kevin durant cet épisode. Je ne pense pas accrocher à ce couple sur le long terme, mais ça fait plaisir de la voir sourire et être heureuse après son Miles là. La voilà donc qui, pour un premier rencard, invite Kevin chez les Walker, avec toute la famille… mais aussi James, parce que pourquoi pas ? Tout le monde invite son patron pour Thanksgiving après tout, et tout le monde gaffe sur un nom qu’il n’est pas censé connaître parce qu’il a ouvert des preuves à ne pas ouvrir… pfiou.

Bon, dans tout ça, Cordell veut absolument que leur Thanksgiving pour convaincre Stella de rentrer à la maison, parce que c’est nécessaire, hein. Pas de bol pour lui, l’adolescente n’a toujours pas envie de le voir. Pour une fois, j’arrive à la comprendre, franchement. Pour une fois aussi, la série propose une intrigue à peu près réaliste. Non, ce n’est pas la partie où Stella et Colton gèrent le bar qui est logique, mais le fait que la ville décide de faire fermer le bar suite à la soirée d’August. Après tout, il y a eu de l’alcool servi à des mineurs.

Ce rebondissement la force finalement à retourner au ranch alors qu’elle ne voulait pas y mettre les pieds, et ça provoque un moment gênant (donc sacrément drôle) où Cordell est heureux de retrouver sa fille… Tout ça pour qu’elle l’envoie bouler, alléluia ! Elle a d’autant plus raison qu’elle le fait après avoir appris qu’August a récupéré sa chambre. Cet ado est incroyable : il a réussi à se débarrasser de sa sœur et a récupéré la chambre qu’il voulait, en ayant son père de son côté. Joli coup.

La confrontation avec Stella était ainsi une des scènes que je me retrouvais à attendre ? C’est fou cette affaire ! Je déteste ces personnages, mais ils sont finalement les plus intéressants dans cet épisode. C’était franchement l’affaire familiale la plus intéressante, parce que le coup de la tempête, de la coupure de courant, de l’arbre qui tombe sur la maison, brise une vitre, gâche le dîner, mais est débarrassé entre deux scènes de trente secondes… J’ai ri plus qu’autre chose.

Le message était clair et prévisible : l’important, c’est la famille ; tout se passe toujours bien, blablabla. L’histoire d’Abby ayant perdu sa mère à Thanksgiving ne nous disait pas autre chose finalement. Mieux encore : Stella reste finalement pour le dîner puisque les routes sont fermées. C’était too much, comme l’ensemble du dîner…

A défaut d’avoir eu un épisode avec une intrigue policière, on a au moins un bon drama familial. C’est fou quand même comment les épisodes de Thanksgiving finissent toujours comme ça : tous les secrets explosent, et c’est finalement Abby qui remet August à sa place – et Cordell est remis lui aussi à sa place au passage. Devant l’intégralité du casting de la série (sauf Tray, faut bien un ranger qui bosse, et Geri, on verra en deuxième partie de saison !).

Et il peut sortir les rames pour se réconcilier avec Stella autant qu’il veut, elle n’est pas prête à lui pardonner. C’est elle la bitch de l’épisode, finalement, pas la grand-mère comme August le dit. Malgré cette insulte odieuse, August n’est pas franchement réprimandé par son père comme il se doit. Il le sera par la vie : Abby fait un malaise qui n’annonce rien de bon vu la manière dont il a lieu. C’est dommage : c’est un des rares épisodes où je la trouvais vraiment intéressante et la voilà qui s’étale comme une crêpe après avoir enfin remis les pendules à l’heure.

Bon, c’était évidemment le cliffhanger et je mets la charrue avant les bœufs. Les bœufs ? Ben, ce sont les autres intrigues : Ben & Liam sont mignons en couple, Cassie et Kevin, je n’accroche toujours pas. Et James souhaite parler avec Cordell et Cassie de taf, ce qui semble suggérer qu’il sait qu’ils ont ouvert le caisson de preuves qu’ils ne devaient pas ouvrir dans le pire épisode de ce début de saison.

Le timing va rester mauvais après ce malaise d’Abby cependant. Comme l’actrice a été pas mal absente du début de saison, je me demande si elle n’a pas juste envie de partir à la retraite. On verra bien.