Last Night in Soho (#49)

Salut les cinéphiles,

Last Night in Soho - film 2021 - AlloCinéMieux vaut tard que jamais : alors qu’il m’a fait de l’œil sur toute la période où il était en salle, je n’ai pas pu regarder Last Night in Soho. J’ai donc profité de pouvoir le regarder cette semaine, et sans trop de surprise, il est devenu un coup de cœur à son tour. J’en parlais d’ailleurs à demi-mot dans mon article sur Red Notice, peut-être que certains l’auront deviné avec la référence à Downtown. J’adore cette chanson, le simple fait que ce film l’utilise était déjà bon signe pour lui.

Voir aussi Red Notice : entre classique et modernité, un bon moment sur Netflix (#48)

Bon, ce n’est pas la seule chose qui vaille le détour avec ce film, encore que la bande originale est faite quasi-entièrement de chansons que j’adore, alors ça a largement aidé à en faire un coup de cœur. Pour le reste, il faut déjà passer par la case synopsis : Eloise Turner est une jeune étudiante en mode qui se retrouve bien malgré elle propulsée dans les années 60 durant la nuit lorsqu’elle est forcée de déménager à cause de sa colocataire invivable. Dans ses rêves, Eloise suit toute la vie très sixties de Sandie, une jeune femme comme elle qui espère percer dans le chant à Londres. Malheureusement, pour obtenir la gloire et la célébrité, tout n’est pas toujours rose.

Last Night in Soho's dance trick, explained by Matt Smith and Edgar Wright - Polygon

Forcément que tout n’est pas rose, car le film est classé dans la catégorie des films d’horreur psychologique. Bon. Je n’ai pas trop vu l’horreur dans ce film. Il y a certes des moments pour faire peur, mais l’ensemble est très psychédélique, et ça n’a jamais provoqué de frissons de mon côté. En revanche, la photographie très léchée avec ses jeux de miroirs et de couleurs, les décors sublimes me donnant envie de retourner à Londres (particulièrement durant le générique de fin que j’adore tout simplement pour son originalité), les looks et la bande-son, c’est un grand oui.LastNightInSoho's GIFs on Tenor

Le casting également : au côté de Thomasin McKenzie qui a le rôle-titre, on retrouve aussi deux acteurs qu’on ne présente plus aux sériephiles, à savoir Anya Taylor-Joy et Matt Smith. Un gage de réussite ? Je pense que ça y contribue largement, parce que le succès ne peut pas venir du scénario. Etirée sur deux longues heures, cette histoire est très classique et prévisible. Seulement, on ne prend pas le temps de deviner à l’avance les événements, bercés par les images et tous les beaux détails à admirer. Dans le fond, ça m’a parfois rappelé Cruella, ce côté mode hyper présent qui côtoie la bonne musique, c’est toujours un plus pour moi.

Last Night in Soho | TIFF21 GIFs - Find & Share on GIPHYJ’ai donc passé une excellente soirée devant ce film et mis un peu plus d’une heure à écrire un article très court devant. C’est là tout le paradoxe : si le film se classe dans les coups de cœur pour sa simplicité sublime, j’ai quand même pris le temps de faire autre chose devant… Ce qui veut dire qu’un deuxième visionnage sera peut-être pénible et long. Je vais donc en garder un bon souvenir initial et m’arrêter à cet article qui vous en dit du bien.

Si vous cherchez de quoi passer une bonne soirée, ou si vous êtes très peureux mais avez envie de vous aventurer sur un film d’horreur, ça me paraît être le bon film. Vous n’en sortirez pas traumatisés, juste satisfaits. Ou remboursés ? Nope, je n’ai pas l’argent pour ça, assumez vos choix – si vous écoutez mes conseils et que ça ne vous plaît pas, tant pis pour vous (et moi, puisque j’y perds une personne qui me lisait, snif, revenez quand même svp). Rrrrrrr-ghghghghgh! — Last Night in Soho (2021) dir. Edgar WrightAprès, si vous êtes traumatisés par ce film, c’est que l’horreur n’est vraiment pas faite pour vous, car j’étais même surpris de (re)découvrir pendant le film que c’était censé être de l’horreur tellement c’est mignonnet.

Bonne fin de soirée à tous !

Quoi de neuf ? #47

Salut les sériephiles,  

Euh, comment ça il est 22h30 ? Bordel, j’ai la double impression que cette journée passe hyper vite et qu’elle est interminable. C’est plutôt logique : j’ai eu formation ce matin très tôt, puis une après-midi au boulot, puis du boulot et des choses à gérer ce soir, ce qui fait que j’ai l’impression d’avoir eu trois journées en une, sans vraiment laisser la place au divertissement. Bon, j’exagère, j’ai pu voir The Magicians en mangeant, tout de même.

En vérité, tout ça est bien logique : je paie les conséquences de mon WE en séries parce que c’est bien beau de se regarder plein d’épisodes pendant tout le week-end, mais à un moment, le boulot qui n’a pas été fait doit bien être fait, hein. Je m’en doutais de toute manière, je l’avais annoncé avant. Les séries cette semaine, ça va être le régime sec à nouveau, je crois. Quoique, j’ai peut-être samedi pour faire semblant.

On verra bien, en attendant, vous êtes là pour des nouvelles du blog.


Alors, quoi de neuf sur le blog ?

Le WESéries fut une énorme réussite pour moi : j’ai réussi à atteindre le niveau ultime (de justesse, mais ce n’est pas grave) en finissant quatre saisons et en balayant pas mal ma liste de séries à voir sur TVtime. Il me reste plein de retard encore et je n’ai pas de quoi faire un top 50 pour mon calendrier de l’avent annuel, mais ce n’est pas grave, c’était satisfaisant de se sentir en train d’avancer. Malheureusement, le répit est de courte durée avec Disney qui nous balance deux épisodes de Hawkeye dès demain. J’ai hâte de les voir, mais sachant qu’il y a aussi deux films que je souhaite voir au cinéma et que j’ai des réunions jeudi et vendredi soirs… Ben merde, quoi. 

Côté articles, j’ai aussi des choses à prévoir cette semaine, comme par exemple les derniers coups qui sont en retard ou les sept clichés TV du mois. Je ne sais pas encore sur quoi ils vont porter par contre. On va dire que je vais avoir une idée brillante à un moment. J’espère.

En ce qui concerne les séries, le week-end dernier m’a fait avancé pas mal et j’ai pu me mettre à jour dans les hebdos qui comptent vraiment. Ma priorité est maintenant de terminer High School Musical The Musical The Series, Are you afraid of the dark et Manifest afin de pouvoir parler des saisons terminées sur la période 2020/21. Je crois que ce sont les principales qu’il me reste à terminer, j’abandonne l’idée d’être à jour dans Big Shot pour l’instant.


 

Quelques infos-clés :

  • 25 articles publiés la semaine dernière (+14)
  • +18 épisodes critiqués sur le blog, pour 25 vus.
  • 34 commentaires échangés ensemble (+30)
  • La performance de la semaine est… Okieriete Onaodowan
  • J’ai aussi vu quelques épisodes de The Magicians et terminé la saison 1 – et j’en suis au 2×03. C’est tellement bien.
Avec un titre pareil, je ne pouvais qu’écouter pour voir ce que ça donnait. C’est du Adele, pas forcément ma tasse de thé, donc, mais j’avoue, ça s’écoute tout seul et la fin, wow.

la purge saison 2 qui meurt

Sérieusement, mais regardez la série plutôt que de vous spoiler comme ça dans vos recherches Google. Je ne comprends pas. Et ça m’énerve de me retrouver à spoiler des gens contre mon gré, même si eux sont volontaires. J’aurais dû parler de ça aussi dans le podcast d’hier, tiens, les recherches menant au blog et prouvant que les gens aiment se spoiler.

 

The Purge (S02)

Synopsis : Chaque année, pendant une nuit seulement, tous les crimes sont permis aux États-Unis sans que personne dans les autorités n’intervienne. Cette nuit-là s’appelle la Purge, et cette saison 2 suit de nouveaux personnages qui…

Les articles les plus lus :


C’est marrant ce retour de l’article Euphoria… Il aura vraiment tenu quasiment toute l’année en tant qu’article le plus lu de la semaine, ça nous spoile totalement quel sera l’article le plus lu du blog cette année, je crois. En plus, ça va repartir en vrille : Zendaya sera bientôt à nouveau sur grand écran et la saison 2 est prévue pour 11 janvier. C’est bientôt !

Le reste du classement de la semaine ne possède pas vraiment de surprise : on repart sur les gros classiques du blog et sur la période de Noël. Elle commence à être légitime cette période de Noël en plus : plus qu’un mois. Et en plus, ça veut dire qu’il me reste moins d’un mois avant les prochaines vacances. Eh, on tient comme on peut – surtout que je pense vraiment me prendre une semaine complète.



Il paraît qu’ils ont essayé de casser internet avec cette vidéo. Je ne pense pas que ça soit le cas, mais ils ont cassé mon Spotify et les suggestions habituelles. Cela dit, ça finit ici parce que j’ai bien aimé quand même.

Trois saisons qui cartonnent :

Charmed – On ne déloge plus les soeurs Vera de ce classement des saisons très consultées sur le blog, mais je ne sais toujours pas pourquoi elles connaissent ce succès en ce moment. Dire qu’il faut attendre mars pour les retrouver, et même pas toutes.

Station 19 – Je ne suis pas surpris de voir cette série ici : j’ai vu deux épisodes cette semaine, et il s’agissait en plus d’épisodes marquant un vrai tournant dans la série. Je ne suis pas certain d’avoir bien digéré ce que j’ai regardé, d’ailleurs.

9-1-1 – Je suis capable de faire à peu près le même commentaire que pour la précédente… mais le tournant est moins dramatique tout de même. Il l’est suffisamment pour dégager Grey’s de ce classement, en revanche.


Et avant de partir, ne manquez pas…

Un article que j’ai publié tout récemment a failli entrer dans le top de la semaine, et c’est assez rare donc je le repartage ici pour la postérité :

Red Notice : entre classique et modernité, un bon moment sur Netflix (#48)

Salut les cinéphiles, J’étais parti à l’origine pour cet article sur l’idée d’écrire mes derniers coups aujourd’hui. Franchement, ça me paraissait une bonne idée, j’avais du temps et on était en milieu de mois… Et puis, paf, la vie s’en est mêlée, il est 22h quand je commence à rédiger cet article et c’est foutu…

Bonne semaine à tous !

 

Riverdale – S06E01

Épisode 1 – Welcome to Rivervale – 12/20
Alors, comment dire ? La série se réinvente une fois de plus, juste après l’avoir fait dans l’épisode final précédent… et c’est déstabilisant parce que concrètement, on sent bien qu’ils ne réinventent absolument rien d’autre qu’un nom propre. C’est juste l’occasion pour eux de contourner leur cliffhanger un temps et de proposer une intrigue perchée qui aurait trop de conséquences sur la série si elle devait avoir lieu pour de vrai.

Spoilers

Riverdale devient Rivervale histoire de pouvoir faire n’importe quoi avec les personnages puis expliquer que tout n’était qu’un rêve ?

It’s not like we’re curse now.

Oh bordel. Dès le début, c’est juste mauvais avec Jughead qui se prend pour un animateur de téléréalité à la Bachelor. Je ne comprends pas comment la série parvient encore à garder ses acteurs à ce stade. Remarquez, ils sont coincés, après un projet pareil, peuvent-ils être embauchés ailleurs ? Allez savoir. En tout cas, oubliez Riverdale, cette fois-ci, les scénaristes ont fait une faute de frappe : bienvenue à RiverVale. MAIS. POURQUOI ?

Allez, passé le fou rire, Jug nous introduit tous les personnages de cette nouvelle saison où il n’y a pas de fautes de frappe. Fangs et Toni galèrent à endormir leur bébé, Reggie et Veronica sont un power couple épuisant, Tabitha reprend Pop’s à merveille, Alice et Frank continuent de flirter sans vivre ensemble, Betty et Archie sont en couple et couchent ensemble. Sans bombe.

La bombe, elle est dans le cauchemar d’Archie uniquement. OK, il est probablement dans le coma et se réveillera dans cinq épisodes, donc ? En attendant, une fois de plus, Kevin est aux oubliettes en début de saison puisque Jug ne nous le présente pas. A la place, il appelle Betty car il a trouvé un cerf mort durant son jogging matinal. Pas de bol, le cerf est sur les terres sacrées de Thornhill apparemment. Cherryl vire donc Kevin, Archie et Betty de ses terres où le FBI n’a apparemment pas de pouvoir.

Je ne cherche même pas à comprendre ce délire, mais notons que le cerf était éventré bizarrement et que Cheryl est toujours dans son grand délire : elle a désormais une école de filles à ses ordres, toutes archères. Soit. Elles récupèrent le cerf pour le bouffer parce qu’il fait partie du cycle de la vie. Soit. Les filles semblent toutes à fond derrière Cheryl malgré le fait évident qu’elle est une psychopathe.

Elle a un problème, notre psychopathe préférée : ses érables sont en train de mourir. Selon elle, c’est parce que les vieilles coutumes ont été oubliées. Vous le voyez venir, il va falloir reprendre les vieilles coutumes pour satisfaire une déesse qui assurait la fécondité de la terre. Et pour revenir à ces vieilles coutumes, il faut revenir au don de sang à la déesse apparemment. Avant d’aller jusque-là, cependant, il faut tout de même que Cheryl gère n autre problème.

En effet, Archie a décidé de fournir à chaque habitant de la ville des érables. Le but de l’opération est de récupérer un business qui fonctionne bien, hein. Tout le conseil des quatre semble d’accord avec cette décision… mais ça ne plaît pas à Cheryl. Elle ne peut pas y faire grand-chose, cependant : Archie a bien raison, elle ne possède pas de brevet pour le sirop d’érable alors il peut bien faire ce qu’il veut, et il ne lui doit rien du tout puisqu’elle n’est pas citoyenne de la ville.

En parallèle, on continue de suivre l’intrigue de Fangs et Toni n’arrivant pas à gérer Anthony. Il s’avère donc que le bébé a des coliques et que rien ne peut être fait pour les arranger. Le médecin (légiste) de la ville leur propose une solution peu satisfaisante, alors Fangs appelle sa famille pour avoir des conseils. Il y gagne… un super conseil ! On lui propose d’abandonner son bébé une nuit dans les bois. C’est vrai, c’est tout à fait ce qu’il faut faire.

Allez savoir pourquoi ou comment, Toni se laisse convaincre. Elle emmène donc le bébé dans les bois, de nuit. Et en toute logique, une fois dans la forêt, elle tombe sur Cheryl. Qui d’autre ? Cheryl est évidemment capable de sauver le bébé de ses coliques sans la moindre difficulté, mais pour ça, il faut que Toni accepte d’être témoin des anciennes coutumes. Pff J’ai soupiré pour de vrai, sur ce coup-là, promis.

Les vieilles coutumes consistent apparemment à planter des poupées sur des pics de bois qu’Archie retire bien vite pour planter à la place des érables – les siens. Et il garde les poupées avec lui, en plus. Il n’en faut pas plus pour que tout le monde soit angoissé dans son équipe et pour que Betty soit intriguée. En effet, elle reconnaît les poupées qu’elle aurait déjà vu dans une affaire non résolue. Of course.

Quant aux pousses d’érable, elles sont toutes arrachées et détruites bien rapidement, ce que Kevin constate vite car il a oublié sa pelle sur place. Logique, c’est vraiment un objet tout petit et discret qu’on peut facilement oublier quand on vient planter des arbres, pas vrai ? Allez, qu’importe : ce qui importe, c’est que Cheryl a un coup d’avance sur Archie quand il souhaite s’en plaindre au conseil des quatre.

Elle a en effet invitée toute la ville à une fête de l’érable sur son domaine, et les quatre ont accepté. Tant pis pour Archie, et tant pis pour Betty qui cherche à confronter sa cousine sur les poupées aux initiales d’une autre de ses ancêtres, Rose.

Pendant ce temps, Jug et Tabitha emménagent ensemble avec l’aide de Betty et Archie. CREEPY. On découvre que Jug a plein de comics books, apparemment, mais faudra m’expliquer où il les stockait pendant tout ce temps. Bon, il n’habite plus à New-York en tout cas… mais dans un appartement hanté de Riverdale. Rivervale, pardon.

En effet, l’appartement est maudit, et c’est de sa faute : Jug y a tué une araignée, et selon Tabitha, ça porte malheur. Le lendemain matin, Jug trouve ainsi des cafards dans ses céréales et la nuit suivante, le jeune couple se fait bouffer par des insectes invisibles. Ils ont ainsi des traces de morsure un peu partout sur eux, ce qui fait que Cheryl peut les remarquer sur les bras de Tabitha. Et hop, elle récupère Tabitha dans sa poche : Cheryl promet de pouvoir faire quelque chose pour l’aider à se débarrasser de ses horribles insectes invisibles, en échange de toute son aide et de celle de Jug pour préparer sa fête de l’érable.

La fête de l’érable ne donne pas trop envie à Betty et Archie par contre. Ils ont leur intrigue à gérer eux aussi, avec la mère d’Andrew qui est pressée de les voir se marier et d’avoir des enfants. Bon, ils ne veulent pas se marier vu les mariages de la série qui sont tous foireux et ils ne peuvent pas avoir d’enfants parce que Betty n’est pas si fertile que ça. Et ce n’est pas la seule en ville apparemment. Malgré tout, Betty ne perd pas de vue son envie d’avoir un bébé et son désir de mener des enquêtes en permanence.

La voilà donc qui mène son enquête sur Cheryl et ses poupées de fertilité. Pas de bol, ça part en vrille cette intrigue : on sent bien que pendant qu’elle mène l’enquête à Thornhill au milieu de la fête de l’érable, elle se fait convertir comme tous les autres. Tous les autres, mais pas Archie, évidemment. Ainsi, même si ça n’intéresse personne, les scénaristes prennent le temps de revenir sur le couple entre Alice et Frank dans cet épisode. Ils ne sont pas vraiment un couple, par contre. Alice envoie tout ce qu’elle a pour le convaincre de coucher avec elle, hein, mais Frank s’y refuse à cause de son passé familial. Oui, tout. Pourtant, ce qui fonctionne, c’est finalement une proposition de Cheryl.

Dans le même genre, Veronica et Reggie finissent par être convertis à la religion cheloue de Cheryl quand elle propose à Veronica de régler leur problème de couple. Bien sûr qu’ils ont des problèmes avec un Reggie qui ne se sent jamais tout à fait en sécurité face au pouvoir toujours plus grandissant de Veronica et aux abdos d’Archie. Je ne sais pas trop pourquoi la série a décidé de nous ramener le couple Veggie, mais vraiment, ce n’est pas la meilleure de leurs idées.

La scène où ils couchent sur un lit plein de billets étaient creepy à souhait, celle où ils s’engueulent parce que Veronica a oublié de lui faire un bureau dans les plans du casino pas bien exceptionnelles. Il n’empêche que Veronica s’inquiète pour son couple, alors elle laisse Cheryl la convaincre de l’aider. Pour l’aider, Cheryl se sert tout simplement de la fête de l’érable et de l’élection du roi et de la reine de l’érable.

Clairement, des scénaristes ont vu Midsommar, hein. L’idée est donc de suivre Archie alors qu’il est en train d’être élu roi suite à un concours de celui bouffant le plus de pancakes au sirop d’érable (ce n’est pas Jug, qui l’aime comme un frère), celui sciant le plus vite un tronc d’érable (ce n’est pas Reggie, jaloux malgré tout de la victoire d’Archie) et celui visant le mieux au lancer de hache. Cette épreuve-là, Archie la perd… mais contre Betty. Elle devient donc reine de l’érable, et il est logiquement le roi.

Le soir, Betty s’assure qu’Archie mange la tarte reçue en consolation avant de faire l’amour à son rouquin préféré. Ainsi, elle peut tomber enceinte, car c’est à ça que servent les femmes selon Cheryl. Et puisque les femmes servent à concevoir des héritiers, inutile de préciser qu’elles ne peuvent pas être sacrifiées. Archie le peut, lui. Il est donc appelé au milieu de la nuit par Kevin, feignant la panique et lui expliquant que Betty a été enlevé. En réalité, toute la ville fait désormais partie d’une énième secte prêt à sacrifier le roi de l’érable pour son sang. SUPER. L’épisode se termine par Archie sacrifié par Cheryl devant toute la ville, avec l’aide notamment de Veronica et Jug, ainsi que l’approbation de Betty.

Je ne sais pas ce qu’ils ont encore consommé en salle des scénaristes, mais cette série promet de partir en vrille elle aussi. Cette fois, même les acteurs sont dépités apparemment, l’actrice incarnant Betty a quand même tweeté « I know it’s confusing ». Tout est dit.

Compteur d’Archie à poil : +4, c’est bon, c’est bien un début de saison, ça !

Riverdale (S06)

Synopsis : Maintenant que Riverdale est de nouveau une ville, il est temps d’entamer une nouvelle ère qui changera tout pour la ville. Ou pas. Ah, et aussi : Archie et Betty sont-ils morts dans l’explosion ? Suspense. Ou pas.

Saison 1 Saison 2Saison 3Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

Pour commencer, cette nouvelle saison débarque trop tôt à mon goût après la suivante, que je n’avais même pas pris le temps de terminer. En l’absence de hiatus, j’ai l’impression que tout s’enchaîne, et ce n’est pas une impression agréable avec cette série qui part toujours en vrille. J’ai malgré tout hâte de savoir quelles conneries ils nous réservent cette saison. Je sais qu’elle commence par un événement spécial en cinq épisodes… Et je suis curieux, car je n’en sais rien de plus.

Bien sûr, pour ne pas changer mes bonnes habitudes, vous comprendrez que la critique du premier épisode de la saison ne sera pas disponible tout à fait tout de suite : rendez-vous à 21h42 pour pouvoir la lire, mais avant ça, surtout, RDV à 21h pour un podcast de 42 minutes. On ne se refait pas, attendez ! Enfin, si, d’ailleurs, on se refait un peu avec un nouveau compte Twitter : @42minutes_

Note moyenne de la saison : 13,5/20

S06E01 – Welcome to Rivervale – 12/20
Alors, comment dire ? La série se réinvente une fois de plus, juste après l’avoir fait dans l’épisode final précédent… et c’est déstabilisant parce que concrètement, on sent bien qu’ils ne réinventent absolument rien d’autre qu’un nom propre. C’est juste l’occasion pour eux de contourner leur cliffhanger un temps et de proposer une intrigue perchée qui aurait trop de conséquences sur la série si elle devait avoir lieu pour de vrai.
S06E02 – Ghost Stories – 14/20
Non, je ne suis pas tombé sur la tête. Je n’ai vu qu’un épisode cette semaine alors je suis généreux dans la notation, mais je le suis aussi parce qu’une des trois intrigues de l’épisode me plaît assez pour avoir passé un bon moment devant cet épisode. Les scénaristes s’amusent avec leur idée pourrie pour ce début de saison, mais ça donne une ambiance plus sympathique et surtout très cathartique. Il n’y a aucune cohérence entre ces deux premiers épisodes, mais un schéma qui se dessine et qui pourrait me plaire sur un malentendu.
S06E03 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.
S06E04 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.
S06E05 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.
S06E06 – Unbelievable – 15/20
J’ai bien aimé l’épisode ? Les scénaristes semblent vouloir assumer le basculement dans un tout autre type de séries, et ça fonctionne mieux. Après, je reste méfiant : ce n’est pas la première fois que la série semble proposer de nouvelles intrigues vraiment plus intéressantes et à chaque fois, elle s’est enlisée ensuite dans des histoires particulièrement chiantes. On verra avec le temps ?
S06E07 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.
S06E08 – The Town – 15/20
Je ne m’ennuie plus devant la série avec cette intrigue fil rouge. L’épisode va à toute vitesse et nous présente un tas d’événements qui, soyons francs, sont parfaitement incohérents et trop expéditifs pour être crédibles, mais ce n’est absolument pas grave. Au contraire, ça permet de ne pas trop se prendre la tête sur des détails et sur toutes les incohérences : c’est trop rapide. Je n’attends plus rien de la série, ça ce n’est pas nouveau, mais elle parvient de nouveau à me divertir avec cette intrigue sans queue ni tête.
S06E09 – The Serpent Queen’s Gambit – 14/20
Franchement, j’aurais été capable d’enchaîner sur le dernier épisode diffusé, mais j’avais autre chose à faire ce soir, et c’est presque dommage tellement toute l’intrigue parvient à me motiver par rapport à d’habitude. Vraiment, la série me propose plus que ce que j’en attends en ce moment. Bien sûr, ce n’est pas exceptionnel, mais j’ai toujours mes petits fous rires face aux répliques et situations débiles, avec en plus une histoire qui reste sympa à suivre. Bref, c’est mieux que les deux ou trois saisons précédentes, ou alors j’ai juste ajusté mes attentes et sait exactement quoi en attendre désormais. Dans un cas comme dans l’autre, ben, je ne m’ennuie pas.
S06E10 – Folk Heroes – 08/20
J’avais un peu trop d’espoir en lançant cet épisode, mais finalement, la série est toujours aussi médiocre. Lors des épisodes précédents, je m’attendais à une intrigue naze donc je m’étais laisser embarquer par de la mauvaise SF… mais là, j’espérais retrouver cette même sensation et c’est juste un énorme non, beaucoup trop de choses n’allaient pas. Au moins, le compteur repart, c’est déjà ça.
S06E11 – Angels in America – 11/20
J’a-do-re. C’est complètement pété et ça n’a aucun sens, je n’ai pas arrêté de rire devant cet épisode qui enchaîne les énormités et nous révèle que l’intrigue de cette saison est encore plus paumée et perchée que d’habitude. Seulement, en parallèle de tout ce ridicule, la série joue avec des éléments que je peux aimer ailleurs – en le faisant mal, certes. Le message de paix que l’épisode souhaite faire penser m’empêche d’être trop sévère dans la critique, m’enfin quand même, tout ça n’a aucun sens ? Finalement, dans les saisons précédentes, les scénaristes n’avaient pas franchi toutes les limites et ils nous prouvent cette fois qu’ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, pour le meilleur et pour le pire.
S06E12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?
S06E13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.
S06E14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.
S06E15 – Things That Go Bump in the Night – 14/20
La série continue d’inventer de nouvelles règles indiscutables et de nouvelles explications improbables à chaque épisode, mais ce n’est même plus si choquant. C’est un peu comme l’absence de logique dans la série, on s’y fait et ça n’empêche pas d’aimer l’ambiance et tout un tas d’autres petits trucs perchés. En plus, les différentes intrigues de l’épisode se croisent plutôt bien pour une fois, alors j’ai eu ce que je venais voir.
S06E16 – Blue Collar – 12/20
À force de voir les épisodes passer, je commence à bien maîtriser et connaître par cœur la structure de la saison, ce qui aide pour construire la saison. Cela n’empêche pas les scénaristes de vouloir aller à toute vitesse sans jamais se soucier des détails. Bref, comme d’habitude, c’était un épisode plein de n’importe quoi pour faire avancer les intrigues vers de nouvelles idées complètement tordues et parfois stupides. Qui est-ce que ça surprend encore à ce stade ?
S06E17 – American Psychos – 09/20
Peut-être que ça y est, j’ai atteint ma dose annuelle de la série, mais vraiment, cet épisode était insupportable. On traîne en longueur sur à peu près toutes les intrigues, on nous propose des scènes qui n’ont aucun sens (malgré des tentatives de les justifier) et on termine sur des constructions de dynamiques/évolutions de personnages plutôt étonnantes – parce que trop rapide alors qu’ils avaient une saison pour nous convaincre. Et il reste encore cinq épisodes, en plus !
S06E18 – Biblical – 15/20
Dire que je me plaignais de la rapidité du scénario dans l’épisode précédent, je ne sais même pas quoi dire face à celui-ci. J’ai l’impression d’avoir vu cinq épisodes en quarante minutes, alors qu’il m’en restait justement cinq à voir dans la saison. Certains passages et retournements de situation étaient terriblement mauvais, d’autres étaient tout simplement excellents tellement la série n’a plus aucune limite. Je suis impressionné.
S06E19 – The Witches of Riverdale – 15/20
Je crois que je n’ai plus les mots pour exprimer ma surprise. J’adore le virage fantastique pris par la série qui permet désormais de justifier à peu près toutes les conneries possibles du monde, tous les revirements et tous les twists. Cette salle des scénaristes doit être en sacrée ébullition en permanence. Comment décident-ils de ce qui est finalement accepté dans la série ? Les règles changent constamment, et là, on nous ressort un spin-off en plus ? Improbable. Et impressionnant. Et… Efficace, bizarrement ?
S06E20 – Return to Rivervale – 16/20
Les scénaristes ont sorti les rames et ont fait plein de remous avec cet épisode qui tente d’apporter toutes les réponses logiques aux questions qu’on ne posait même plus, parce que la série a rarement répondu à nos questions. Le pire est que le puzzle est à peu près cohérent, si l’on accepte la part de « ta gueule, c’est magique » de beaucoup d’autres épisodes avant, le recyclage des idées des autres séries et le grand n’importe quoi général qu’est la série. En même temps, si on est encore là à ce stade, c’est qu’on l’accepte. Par conséquent, j’ai plutôt bien aimé l’épisode. Et oui.
S06E21 – The Stand – 10/20
Franchement, non. Juste non. Comme c’est une fin de saison, les scénaristes se disent qu’il faut partir encore plus dans un grand n’importe quoi que d’habitude. Ils y vont fort dès le début puis proposent finalement des solutions à tous les problèmes de la saison qui auraient pu être proposées il y a au moins dix épisodes, en fait. Toute la saison a fait du surplace, maintenant, il s’agit de la défaire en quarante minutes. Grosso modo. C’est décevant, même pour Riverdale.

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