9-1-1 – S05E12

Épisode 12 – Boston – 19/20
Difficile de faire la fine bouche sur un épisode pareil : je l’ai attendu sur une grosse partie de cette saison 5, que j’ai mis des mois et des mois à voir. Bref, ça fait presqu’un an que j’attendais la suite de cette intrigue. Elle me plaît toujours autant. Bien sûr, c’est quelque peu précipité parce que c’est le style de la franchise et bien sûr, il y a quelques problèmes avec la manière dont se termine l’épisode par rapport à ce que la réalité donnerait… mais eh, je suis bon public, ce n’est pas près de changer !

Spoilers

Il est temps, enfin, de savoir ce qui est arrivé à Maddie après son départ.


I almost killed our daughter.

J’ai énormément d’épisodes en retard dans mes diffusions hebdomadaires, mais eh, la saison 6 de la série s’apprête à commencer et je ne suis toujours pas à jour ? Ce n’est pas normal, et je m’étais promis d’y arriver à temps – j’aurais même dû le faire plus tôt pour gagner des points Bingo Séries. Me voilà donc bien motivé à regarder les sept derniers épisodes pendant le week-end, quitte à y laisser ma santé (et surtout ma productivité).

Ce n’est pas grand-chose sept épisodes ? En plus, cet épisode commence par une scène magnifique et plus qu’attendue : le retour de Maddie, enfin ! Bon, par contre, j’aurais espéré que son retour se fasse dans des conditions moins déprimantes : au milieu des flashbacks sur son départ en début de saison, nous retrouvons Maddie en pleine tentative de suicide. C’est ?

Dur. Vraiment, c’est dur à voir comme début d’épisode, parce qu’il y a toujours la crainte que les scénaristes se débarrassent de l’actrice. Ce n’est pas le cas et Maddie finit, trois jours plus tard, par avoir le bon réflexe : celui de se rendre dans une clinique pour qu’on s’occupe d’elle et de ses pensées suicidaires. L’actrice est franchement douée pour nous vendre la dépression du personnage. On en arrive même au stade, au moment de l’admission, où je ne la reconnais presque plus ? C’est exceptionnel ce genre d’épisode.

L’air de rien, j’ai aussi l’impression que le personnage se prend un coup de vieux. Sa routine à la clinique n’est pas extra, forcément : de quoi papoter en journée, des petits-déjeuners et repas tous moins appétissants les uns que les autres et des prises de sang – ou d’urine – bien régulières. Tous les examens médicaux ont toutefois du bon : Maddie n’a pas qu’une dépression post-partum très clairement aggravée… Elle a aussi un problème de thyroïde post-partum.

Elle est passée à côté de ses symptômes, cependant, parce que ça commençait par des symptômes dignes d’une dépression post-partum, effectivement ; et même d’une simple fatigue post accouchement bien légitime. C’est horrible de voir la série lui révéler la vérité de manière si désintéressée, si vite expédiée.

L’avantage, c’est que ça explique pourquoi elle allait si mal et qu’elle peut désormais être soignée pour de vrai, et probablement plus rapidement. Cela n’enlève rien à tout le poids de ce qu’elle a vécu depuis son accouchement, cependant. Maddie est alors transférée en-dehors de la clinique : elle va suffisamment mieux pour rentrer chez elle. C’est supposé être une bonne nouvelle, mais son départ s’est fait de manière si précipitée que ça ne peut pas être une nouvelle qui la réjouisse vraiment.

Elle se trouve un appartement et continue de se rendre à des réunions au centre de soin, ce qui lui permet de rencontrer une nouvelle amie. Cette dernière a un passé similaire au sien, parce qu’elle culpabilise aussi d’avoir failli tuer son enfant, même si elle ne le voulait pas non plus. Simple, comme manière de devenir amies. Je trouve toutefois que tout cela fonctionne bien pour Maddie. Elle reprend pied peu à peu, en continuant malheureusement de penser que Chimney la déteste.

Pourtant, il lui envoie des mails avec des vidéos de leur bébé, ce qui prouve bien que ce n’est pas le cas et qu’il est toujours amoureux d’elle, non ? Elle ne le raisonne pas comme ça et quand elle prend enfin le temps de découvrir ses mails, elle préfère engueuler Buck d’en avoir trop dit à Chimney. Le pauvre. Maddie est forcée de raccrocher bien vite, parce qu’une cloche célèbre de Boston sonne derrière elle et qu’elle sait que Buck s’empressera de raconter ça à Chimney. Elle se prépare donc à quitter la ville et…

Buck lui donne raison. Evidemment qu’il raconte tout à Chimney à la première occasion. La suite de l’épisode se concentre donc sur lui. Grâce à cela, cet épisode marque aussi le retour d’Howard, le frère de Chimney. Pendant son absence, il a gagné une moustache qui ne lui va pas trop bien, et c’est à peu près tout. Chimney continue donc ses recherches pour retrouver Maddie, et cela le mène à Boston. Il fait appel à un collègue (je trouve que la série manque l’opportunité de nous envoyer Maddie au Texas pour un crossover) pour avoir un lieu où crécher et se met en quête de retrouver Maddie en faisant le tour des hôpitaux et en demandant à Athena de faire appel à ses contacts.

La seule piste qu’il obtient est bonne : il est question du centre que fréquente Maddie, mais personne ne lui parle d’elle. Il en est donc réduit à s’occuper de son bébé comme il peut, tout en espérant voir Maddie sortir du centre de santé pour les femmes, centre se spécialisant dans la dépression post-partum. C’est triste pour lui, mais il n’est pas 100% inactif pour autant.

A l’occasion de la St Patrick, on le découvre donc volontaire dans un centre de soin lui aussi. C’est l’occasion pour la série de nous donner une petite intervention d’urgences, mais ce n’était pas intéressant du tout pour autant. Heureusement, après ça – et un appel inutile pour justifier le salaire de l’acteur jouant Bobby – on en revient à Maddie. Cette fois-ci, elle se sent enfin prête à rentrer chez elle et à s’occuper de sa petite fille.

Si elle est prête à se confronter à Chimney, elle est retardée à nouveau quand sa seule pote de Boston, Kira, retombe dans l’alcool. Elle est hyper désagréable avec Maddie lors de sa dernière confession au centre de paroles, et ça ne plaît pas tellement à notre héroïne de la série qui cherche aussitôt à comprendre ce qu’il se passe. Ce n’est pas bien compliqué : Kira se remet à boire du whisky. Pour lui venir en aide alors qu’elle est censée aller à un rendez-vous avec les services sociaux, Maddie l’emmène à l’hôpital afin de la faire décuver vraiment rapidement.

Tout pourrait bien se passer, mais Howard est passé par là : il a laissé des affiches à l’hôpital avec la tronche de Maddie. Cela fait comprendre à Kira que Chimney n’en veut pas du tout à Maddie, contrairement à ce qu’elle lui a dit. La confiance de Kira est trop entamée à ce stade pour qu’elle reste avec Maddie. Elle s’enfuit donc dans la rue, en pleine parade de St Patrick.

Pas la meilleure des idées pour elle, parce qu’elle va finir par se bourrer avec tous les passants. Et parmi eux, il y a pas mal d’urgences à traiter d’ailleurs. Chimney a ainsi une journée plutôt chargée, entre les musiciens avec des irritations ridicules et les types qui se prennent des haches dans la tronche parce que leurs potes sont incapables de viser correctement. La série joue vraiment avec nos nerfs à ce stade, parce que Maddie semble passer à proximité de Chimney au moins quatre fois et que lui semble regarder dans sa direction au moins deux fois sans qu’ils ne se croisent jamais.

Il faut dire qu’il est occupé à soigner le type pendant que Maddie cherche Kira. De retour à l’hôpital, Chimney remarque bien que l’affiche avec Maddie a disparu, et ça ne fait que continuer de jouer avec nos nerfs. Au stade où nous en sommes, la rencontre ne se fera qu’en fin d’épisode, surtout que Chimney termine son service.

Par chance, Kira a la bonne idée de boire beaucoup trop d’alcool et de faire un malaise devant le bar où elle se bourrait. Maddie a toujours ses bons réflexes et appelle le 9-1-1, et c’est évidemment l’ambulance de Chimney qui est la plus proche, puisqu’elle vient juste de partir de là. N’est-ce pas merveilleux ? Maddie ne peut pas vraiment fuir, en plus, parce qu’elle parle d’abord à Eli, le pote de Chimney, sans qu’ils ne se reconnaissent, à cause de la panique que provoque Kira.

Quand Chimney arrive en revanche, les regards des deux mariés se croisent enfin. Il y a toutefois une urgence à traiter, alors la conversation se contente du pur nécessaire : Chimney veut savoir si Maddie va bien, Maddie si Jee-Yun va bien. Tout le monde va bien, Jee-Yun n’est pas si loin et Kira elle-même survit. Elle est toutefois hospitalisée, contrairement à ce qu’elle voulait, mais bon, la série lui réserve un happy end, en quelque sorte. La fin d’épisode nous confirme en effet qu’elle est prête à recommencer sa cure de désintoxication pour revoir enfin son fils.

Entre temps, Maddie et Chimney ont enfin eu le temps de se parler. C’était beau comme scène, parce que la série ne leur laissait plus beaucoup de temps pour s’expliquer. Il y avait beaucoup à dire et faire pourtant : Maddie expliquant à Chimney sa tentative de suicide – et sa volonté de survivre pour Jee-Yun et pour Chimney. La scène est poignante, et la résumer ne lui rendrait pas justice.

Je préfère enchaîner sur la fin d’épisode : Maddie souhaite revoir sa fille, mais elle se considère soudainement comme une étrangère pour elle. Il s’est passé beaucoup de choses en six mois dans la vie des deux parents, mais pour Jee-Yun, c’est carrément un changement physique de dingue qui s’est opéré. Maddie vit mal de découvrir tout ce qu’elle a raté. L’avantage, c’est que ça permet un câlin avec Chimney. S’il est encore prêt à s’occuper d’elle comme ça, c’est que leur couple peut tenir malgré la distance, le temps, la rancœur possible, les événements. Ah, Chimney, je savais qu’on pouvait compter sur toi.

Il s’en confie à Eli, craignant un peu la décision suivante de Maddie. Par chance pour lui, Maddie est prête à rentrer à la maison, enfin. Bon, le timing va être mauvais car Chimney est remplacé depuis très peu ; mais Buck a bien besoin d’une Maddie pour le raisonner à nouveau. J’ai hâte de voir les retrouvailles. Cependant, les plus belles retrouvailles, les plus émouvantes, furent celles de Maddie et Jee-Yun qui reconnaît sa mère à sa voix lorsque celle-ci chante. Mignon comme tout, et juste ce qu’il faut pour que le cœur craque !

> Saison 5

 

Les Anneaux de Pouvoir – S01E04

Épisode 4 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.

Spoilers

Il est temps de comprendre pourquoi Numénor ne respecte plus les elfes comme avant – et de savoir si Adar est vraiment un grand méchant.

Cease comparing me to a horse.

Est-ce que je me fais au générique ? Peut-être bien. Petit à petit, ces grains m’hypnotisent. Une fois que c’est fait, l’épisode reprend au royaume de Numénor où la reine nous fait un petit baptême de tous les bébés, interrompu par ce qui ressemble bien à un tremblement de terre. Elle a beau tenter de minimiser ce qu’il se passe, on a u beau tsunami qui vient renverser tout Numénor et… vraiment, c’était inattendu ?

Tellement que les scénaristes se ravisent et nous ramènent dans les rues de Numénor où le peuple critique la reine qui a eu la drôle d’idée d’accueillir l’elfe et de la recevoir pour le thé – ou pas.  Franchement, tout ça ressemblait fort à une réunion d’extrême droite, et c’était bizarre d’avoir un homme inquiet de voir les elfes voler le travail des habitants de Numénor ? Il n’y en a eu qu’une seule ? Non loin de là, pendant le marché de la ville, nous suivons alors deux nouveaux personnages, encore. Le problème, c’est que parmi ceux-là, il y a un homme un peu plus vieux, barbu et clairement très riche qui en profite pour venir faire sa politique anti-elfes.

Ce n’est pas un tsunami que Miriel, la reine, devrait craindre : c’est le renversement par son peuple. Eärien observe tout ça, avant de se faire draguer par un certain Kemel (le fils du barbu ?). Ils sont interrompus quand elle est forcée de retourner au travail ; mais Kemel ne lâche pas l’affaire pour autant : il la retrouve le soir-même pour continuer de la charmer. Je ne sais pas où ils vont avec cette sous-intrigue, en revanche.

Pendant ce temps, face à la reine, Galadriel fait ce qu’elle peut pour convaincre la reine que son allié a bien raison d’être violent et que l’aide de la reine pourrait tout changer pour eux. Elle a toujours pour volonté de gagner la guerre sur les Terres du Milieu, mais elle n’arrive pas à grand-chose avec Miriel. Celle-ci est tout aussi bornée que Galadriel alors elle refuse de l’aider – et elle pense que son allié doit être jugé.

Non seulement, elle n’accorde pas ce que Galadriel demande, mais en plus, elle finit par la faire emprisonner pour sédition quand l’elfe demande un entretien avec le vrai roi de Numénor, remettant Miriel à sa juste place de régente. Au moins, l’avantage, c’est que Galadriel se retrouve en cellule avec son pote. Elle peut ainsi passer sa journée à faire les cent pas sous son regard. Les deux personnages peuvent donc papoter, et il cherche à comprendre ce qui peut bien faire en sorte qu’elle soit en prison.

Cela permet à Galadriel de… passer pour une débile ? A quel moment elle a besoin de lui pour comprendre que l’histoire du roi est LE problème qui a énervé Miriel ? C’était juste évident. Bref, ils sont interrompus eux aussi par des soldats qui proposent à Galadriel une escorte pour la ramener chez les elfes en bateau. Elle ne l’entend toutefois pas comme ça : elle compte bien parler au roi de Numénor, tout de même. Elle réussit donc à s’évader, sans trop de problème d’ailleurs, au point que c’en est amusant.

En parallèle, nous retrouvons de nouveau Isildur sur son bateau où il continue d’être appelé – provoquant sensiblement le même accident que la semaine dernière. Cette fois, ça le fait virer, et il entraîne dans sa chute deux de ses potes qui n’avaient rien demandé et ne le prennent pas super bien d’être viré de la carrière qu’ils ont voulu faire toute leur vie.

Eärien aussi est surprise de voir son frère être viré, même si elle sait qu’il souhaite aller à l’Ouest depuis un moment.  Leur conversation ne dure pas longtemps avant qu’ils apprennent la fuite de Galadriel. Si les soldats semblent partir vers la mer, il est pourtant évident que ce n’est pas le plan de Galadriel. Miriel le comprend bien, elle l’attend donc dans la chambre de son père, toujours aussi malade.

Il est donc temps pour un petit récit de la part de Miriel, parce que Galadriel connaît désormais le secret de la santé fragile du roi. Elle en profite pour négocier toute la vérité, et Miriel l’emmène dans une pièce cachée du royaume où son père conservait un Palantir, une pierre de vision permettant de mieux comprendre pourquoi Numénor ne fait plus confiance aux elfes.

La vision que la pierre montre ? Le tsunami impressionnant du début d’épisode, mais avec moins de classe et de budget. J’aime bien cette explication pour nous faire comprendre exactement le problème de Miriel : elle a peur que Numénor ne coure à sa perte en suivant les ténèbres, et donc la guerre proposée par Galadriel. Cette dernière est forte par contre, parce qu’elle met aussitôt sur pied un beau discours sur la peur et la foi. Malgré tout, Miriel préfère la peur, parce que la foi, ça va deux minutes quand il est question d’un peuple entier. Eh, j’aime bien Miriel, ça fait une leader de qualité.

Galadriel est forcée de se résoudre à rejoindre son peuple, sans son allié… mais je ne le sens pas pour Numénor quand même. Je pense que Miriel a pris la mauvaise décision, même si c’est la plus sage. Et ça se confirme rapidement : Miriel observe une neige de fleurs d’arbres blancs qui semble bien indiquer la fin prochaine de Numénor. C’est en effet le signe que les Valars, qui ont donné cette île à Numénor, pleurent. Et si les Valars pleurent, ils peuvent bien décider de détruire toute la cité pour se consoler.

Le discours de la reine change d’optique d’un coup : elle fait revenir Galadriel à ses côtés pour annoncer qu’elles partiront ensemble en Terre du Milieu pour défendre les hommes du Sud, pris d’assaut par Sauron. Une bonne chose, ça. Le truc, c’est que ça motive les potes d’Isildur (et ce n’est que maintenant que je capte qu’il s’agit de Kai de NCIS Hawai’i avec des cheveux longs !) à s’engager pour protéger la reine… Isildur se propose à son tour, choquant sa sœur et son père, mais lançant un véritable mouvement. Franchement, je pensais qu’il serait le premier à lever la main ! Cela fait une bonne fin épique cela dit.

Loin de Numénor, nous retrouvons également Arondir dans cet épisode. C’est une intrigue qui m’intéresse bien plus, mais l’arrivée d’Adar n’est pas si exceptionnelle que ça : contrairement aux orques, je trouve qu’Adar est loin de faire peur. Certes, il aurait bien besoin d’un shampoing et d’une manucure, mais autrement, il n’est pas si flippant que ça ?

J’attendais plus de prestance de sa part ; et le voir tuer un orque n’aidait pas à le faire paraître pour un méchant. Je veux dire… Tout le monde s’en fout de la vie des orques, même les orques. Du coup, nous découvrons un aspect trop humain pour ces créatures. Il est ensuite révélé qu’Adar parle le langage elfique ; et il s’intéresse à la vie d’Arondir. Mais attendez, pourquoi il prend la peine de parler à un elfe rebelle ?

Et alors qu’Arondir aurait une belle occasion de tuer Adar, la scène se termine sur Adar le libérant pour qu’il puisse délivrer un message au reste des hommes, planqués dans une tour. Le garde-poste où les humains se réfugient ne donne pas envie, par contre. On y retrouve la copine d’Arondir, Bronwyn (c’est pratique le X-Ray), qui tente de rationner quatre pommes de terre pour cent-cinquante hommes. C’est mal barré, cette affaire. Son fils souhaite l’aider en faisant demi-tour, ce qu’elle refuse… mais Theo est plus borné qu’elle.

Il emmène donc son meilleur pote, Rowan, dans le village voisin pour récupérer toute la bouffe disponible. Au passage, il en profite pour faire un détour par la caverne, alors que la ville fantôme ne donne pas trop envie de s’attarder. Elle est pleine de bœufs égorgés, c’est peu appétissant. Theo aurait mieux fait de s’enfuir tant qu’il le pouvait : s’il souhaite récupérer des sacs de blé dans la taverne, il ne voit pas que des nuages permettent aux orques de sortir des maisons tout autour. Pire, il y en a un dans la taverne.

Rowan se barre en courant, Theo est attaqué par un orque et… il s’en sort, contre toute attente. Il faut dire qu’il a toujours sur lui la poignée, l’objet au symbole de Sauron. Grâce à ça, il perturbe l’orque qui le laisse s’enfuir – mais pas très loin. Theo se planque comme il peut dans un puits, ce qui est bien risqué. La scène était sympa, même si prévisible de bout en bout.

En plus, il est un peu idiot Théo : il attend la nuit pour sortir de son puits, et j’ai trouvé ça bien débile parce que bon, il est recherché par des orques qui comptent bien le trouver pour ne pas décevoir leur chef. La scène de la fuite est une jolie scène en plan séquence, cependant, j’ai beaucoup aimé la suivre, parce qu’elle était haletante. Bon, après, Theo prend vraiment beaucoup de risques. Et plutôt que de s’enfuir les mains vides, il prend le temps de piquer un sac de blé.

Sans trop de surprise, il est alors retrouvé par un orque qui envisage de lui couper le bras, mais il est sauvé de justesse par… Arondir. La scène était bien foutue, car j’ai sincèrement pensé qu’il avait perdu son bras. Par contre, voir Arondir débarquer comme ça, c’est abusé : il n’est même pas un minimum blessé ?

Bon. Il sauve Theo, c’était cool à voir, mais j’ai moins aimé la scène suivante : ils s’enfuient à travers bois, poursuivis par les orques qui les attaquent avec des flèches. En chemin, il tombe sur Bronwyn qui, inquiète pour son fils après avoir réceptionné Rowan et sa viande, a décidé de partir à la recherche de Theo. J’ai franchement cru qu’elle allait se prendre une flèche pendant toute la scène, y compris une fois « à l’abri » en plein milieu d’une clairière à la lumière du jour.

Je l’avais dit que c’était débile de sortir de nuit ; mais j’ai eu peur qu’elle se prenne une flèche quand même. Finalement, Bronwyn et Arondir peuvent se retrouver au soleil, dans l’avant-poste où tout le monde s’est réfugié. Ca m’a donné une petite vibe de The Outpost, avec plus de frics dans les décors…

Arondir peut enfin donner le message d’Adar à Bronwyn : son peuple peut survivre, seulement s’ils abandonnent les terres et acceptent Adar comme nouveau souverain. Ce n’est pas gagné, cette affaire, surtout qu’en parallèle, Theo se fait menacer par un vieil homme avec le signe de Sauron sur le bras. Il lui annonce le retour de Sauron prochainement, notamment annoncé par l’étoile filante. Pas de Nori dans cet épisode, d’ailleurs, c’est abusé, parce que ça veut dire qu’on passera beaucoup de temps avec les hobbits plus tard et… bof ?

Pendant ce temps, Elrond contemple avec joie de voir les nains et les elfes travailler ensemble, et il remercie l’architecte qui avait prédit tout ça. Je n’ai absolument pas confiance en l’architecte, surtout qu’il semble vouloir manipuler Elrond pour le faire se méfier de Durin. Je ne vois pas encore pourquoi il ferait ça, mais le problème, c’est qu’il a raison : Durin semble bien vouloir éviter l’architecte, comme s’il avait son propre plan.

Sa femme ment totalement à Elrond sur la localisation de Durin, mais Elrond est plus malin que ça. Il voit le mensonge à des kilomètres – littéralement. D’abord, il détruit l’alibi que la femme donne en quelques remarques simples, puis il se place à bonne distance pour lire la vérité sur ses lèvres quand elle retrouve Durin. Si j’ai bien aimé cette utilisation du pouvoir de l’elfe, je trouve ça un peu abusé qu’il puisse si bien lire sur les lèvres.

En plus, il se rend sous un lac où il tombe sur une porte secrète, dont l’ouverture se fait au rythme de la comptine des enfants de Durin. C’en est presque trop simple (et comment pourrait-il penser à ça ?). Elrond se met donc à farfouiller sans autorisation dans une mine secrète de Durin, et il est évidemment surpris par le prince. D’abord énervé comme n’importe quel nain qui se respecte (et là, pour le coup, il a presque raison, moi aussi je déteste Elrond en plus), il finit par se laisser convaincre de raconter toute la vérité à Elrond.

Il lui fait toutefois jurer de ne rien dire à personne d’autre, un serment qui met en péril la paix future entre nain et elfe, forcément, avant de lui montrer un nouveau minerai bleu/argenté… On comprend assez vite qu’il s’agit de mithril, qui protègera Frodon dans un futur pas si proche. Bon. Cela ressemble fort à du fan service, je suis à deux doigts d’envisager la fin de saison où Galadriel se retrouve avec le cadeau qu’elle offrira à Frodon.

La scène est toutefois interrompue par un effondrement de la mine au-dessus laquelle Durin et Elrond sont. Ils mettent donc un bon moment à sauver les quatre nains, permettant à la femme de Durin de nous faire un chant de prière pour la vie des nains. Tous survivent, mais les rêves de Durin sont anéantis : son père refuse que l’extraction du Mithril continue. Par chance, son ami Elrond est toujours là pour s’occuper de lui, lui raconter une petite histoire et lui dire de passer du temps avec son père… avant de le ridiculiser devant sa femme en racontant sa vérité sur leur rencontre.

C’est censé être de l’humour entre eux, écoutez, nous n’avons pas exactement les mêmes amitiés. Durin se rend ensuite auprès de son père, suivant le conseil d’Elrond et j’ai bien cru que le roi était mort. Ce n’est pourtant pas le cas, et le roi parle ainsi à son fils de succession, avant de lui conseiller d’écouter la voix en lui.

D’accord, mais… Et Gandalf ? Déjà que la semaine dernière, on n’avait pas eu grand-chose sur les Hobbits, je crains vraiment le prochain épisode, parce que je n’ai pas envie d’avoir à subir ça !

Vus cette semaine #36

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E07 – Camp Prom – 15/20
Si c’était un bon épisode et que je suis toujours ravi de cette saison, je dois dire que je suis sacrément frustré par la vitesse à laquelle elle a filé. Il est évident qu’elle aurait pu durer quelques épisodes de plus, mais qu’on se dirige vers une conclusion à l’épisode 8. Je ne comprends pas trop, parce que le rythme jusqu’à présent laissait présager plutôt dix épisodes tellement des pistes étaient ouvertes sans être vraiment explorées. Bref, j’ai eu l’impression que tout l’épisode était rushé : il l’est pour son intrigue, pour les fils rouges de la saison et pour les développements de certains personnages. Hâte quand même de voir la fin de saison, parce qu’elle promet des moments épiques – ou d’epic fails, au choix.

Jeudi

She-Hulk – S01E04 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.

Vendredi

Les Anneaux de Pouvoir – S01E03 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.
 

Et tous les soirs, il y avait la critique d’un épisode de la saison 2 de Russian Doll 😉

> Vus en 2022 

 

Ma rentrée des networks

Vous ne rêvez pas, c’est bien un article 500 mots sur… qui sort aujourd’hui. Rédigé en mai dernier, je me suis dit qu’il était temps de le mettre en ligne uniquement parce que c’est la rentrée, enfin. Bon, d’accord, pas uniquement : demain soir à 21h, il y aura un nouveau podcast consacré à la rentrée des séries… Alors hop, d’une pierre deux coups : voilà un peu de promo pour le podcast et déjà les premières pistes de ce que j’évoquerai pendant la soirée.


Salut les sériephiles,

La période des upfronts bat son plein et je suis frustré comme jamais de ne pas réussir à publier tous mes articles dans les temps. Cela me tient à cœur malgré tout de faire comme si et de préparer mon planning de la rentrée séries, même si objectivement, c’est d’une stupidité sans nom : soyons francs, jamais de la vie je ne vais respecter le planning ci-dessous. Je suis en retard dans une centaine de séries au moins, les séries d’été approchent à grands-pas et je ne vois pas cinq épisodes par jour.

Cette dernière partie de phrase est franchement problématique, d’ailleurs, parce que clairement, si je fais mon planning comme d’habitude, j’ai quatre épisodes à voir le mardi et six le vendredi. Improbable, je sais, mais les autres jours se sont vidés avec le pétage de câble de la CW. Voilà donc ce que ça donne pour cette année :

Lundi

The Rookie – Je déteste tout bonnement la saison en cours depuis son premier épisode, au point d’avoir laissé plus d’une dizaine d’épisodes s’accumuler. Cependant, je me connais : je la reprendrai pendant l’été, quitte à arrêter d’en écrire toutes les critiques. Elle passait bien en saison 1 quand j’avais enchaîné tous les épisodes, alors pourquoi pas ?

Note du 11/09 : Pourquoi pas ? Parce que. Je n’ai pas repris la série pour le moment… Cela ne veut pas dire que je ne le ferai jamais, mais pour l’instant, l’envie n’est pas venue.

Mardi

NCIS – Encore une saison pour les agents, et je pense bien rempiler. C’est l’une des rares séries dans lesquelles j’arrive à rester à jour, parce qu’elle se regarde simplement : pas besoin d’écrire la critique en même temps, je mange ou je fais mon trajet de RER devant, puis j’écris vite fait un petit article dessus et hop, c’est en ligne (quand ça ne plante pas). La saison précédente n’est pas encore achevée à l’heure où j’écris, mais je ne doute pas de mon envie de la reprendre en septembre ou octobre.

NCIS Hawai’i – Je crois que je suis tombé dans le piège de la franchise, et ça me fait peur parce que je finis par me dire que je vais regarder NCIS LA aussi si je continue comme ça. Cela dit, j’aime beaucoup cette série pour des raisons bien différentes : on y suit beaucoup plus la vie des perso, c’est agréable. Les enquêtes se regardent bien, les scènes d’action sont chouettes, Hawai’i est un lieu vraiment beau à regarder.

Note du 11/09 : La franchise me manque énormément depuis la rentrée scolaire, j’ai hâte de la retrouver !

9-1-1 – C’est un peu le même délire que The Rookie ci-dessus, sauf qu’elle, j’ai aimé le début de saison. Je n’ai jamais repris à la mi-saison, mais je sais que c’est tout à fait le genre de séries que je me mate en regardant trois ou quatre épisodes d’un coup. Bref, ce sera l’affaire de quelques soirées normalement, tout va bien.

Note du 11/09 : Plus que sept épisodes, j’ai encore envie de croire que je peux être à jour pour la semaine prochaine (même si j’ai une semaine méga chargée).

The Cleaning Lady – Bon, là, c’est le suspense : est-ce que je vais vraiment regarder la fin de saison 1 cet été, ou est-ce que je laisse tomber ? J’adore l’actrice principale, alors ça donne envie de continuer… mais en même temps, j’ai plein d’épisodes en retard et elle n’est pas ma priorité. Peut-être qu’en laissant tomber la critique par épisode pour une critique de saison, ça vaudra le coup ? Affaire à suivre.

Note du 11/09 : Ca valait le coup, j’ai bien accroché à la saison en bingewatch finalement.

Mercredi

The Rookie Feds – Première nouveauté de ce planning, premier gros doute sur la nécessité de cette série. L’idée d’une bleue trop âgée pour être là chez les agents fédéraux est plutôt marrante, les différents entre FBI et police dans la série-mère promettent des crossovers marrants, le choix de casting du personnage principal est bon pour être un peu novateur. Je vais lui laisser sa chance.

Jeudi

Pas une seule série ? C’est triste, mais bon, j’ai eu droit à quelques annulations alors forcément, ça dégage du temps. Il y a fort à faire pour voir tout le reste de toute manière, et au pire, je ne doute pas que Netflix ou Disney+ sauront me donner des envies d’aller voir ailleurs.

Vendredi

So Help me Todd – Le synopsis me blasait énormément et je ne comptais pas lui laisser la moindre chance. Et puis, j’ai vu que Skylar Astin était casté dans le rôle principal et j’ai complètement changé d’avis. Pour lui, je peux bien tenter de regarder et voir si la mayonnaise prend. Il y a de grandes chances que la série ne soit pas exceptionnelle, mais le trailer fonctionne à peu près. On suit dans cette série la vie d’un détective privé qui travaille pour sa mère, avocate. Et ce n’est pas par choix.

Walker – Encore une série dans laquelle je ne suis pas à jour, mais elle occupera certains repas solitaires de cet été, donc les quelques épisodes de retard seront vite rattrapés. La série a réussi à survivre au départ de son actrice principale, ça restera un procédural peu prise de tête à regarder.

Walker Independance – Je ne devrais même pas laisser sa chance à cette série qui va raconter la vie d’Abby, l’ancêtre de Cordell Walker, interprété par Katherine McNamara dont j’ai adoré détester la performance dans Shadowhunters. Oui, mais voilà, le casting m’intrigue. Ce sera vraiment la série que je ne regarde que d’une oreille en corrigeant des copies, je crois.

Grey’s Anatomy – J’ai quelques épisodes à rattraper et la saison commencera, si j’ai bien compris, sur son 401e épisode. Je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, ce sera toujours un plaisir de la retrouver. Je l’ai écrit il y a peu, de toute manière.

Station 19 – Si je n’étais pas convaincu par les choix opérés en saison 2, ça va quand même beaucoup mieux depuis la saison 4. Je suis même plutôt extrêmement fan de la série et de ce qu’elle propose désormais, du côté des personnages, des évolutions et des messages qu’elle veut faire passer. C’est important, et rien que pour ça, je reste !

Law & Order SVU – Encore une série que je ne regarde que de loin, mais maintenant que j’ai pris le pli de la regarder, je dois avouer qu’il m’arrive d’avoir vraiment envie de la regarder. Bref, je vais la continuer, c’est certain.

Note du 11/09 : Autant je suis à jour dans les séries Shondaland, autant il me reste toujours une petite poignée d’épisodes pour celle-ci. Ca ne m’inquiète pas, c’est mon rythme habituel.

Samedi

Fire Country – Il faut bien tenter quelques nouveautés, et au moins, celle-ci n’est pas un reboot ou un spin-off ? Par contre, c’est sacrément redondant avec d’autres séries que je regarde déjà. Franchement, je ne pense pas la regarder, mais on ne sait jamais : si les audiences sont en rendez-vous, si Twitter m’en dit beaucoup de bien… peut-être que je regarderai ? Peu probable, je sais.

Dimanche

Et rien le dimanche, mais ça, c’est déjà plus habituel.

Voilà donc pour le planning de rentrée… Et c’est franchement déprimant. Je sais que j’ai déjà écrit que je trouvais les networks trop fades (et c’était déjà le cas en 2020 !), mais ça se confirme. À l’heure où les plateformes de streaming proposent de sacrées séries événements et des projets qui me tentent, je suis bien triste de me rendre compte que les networks peinent tant à trouver encore un moyen de m’attirer.

Il faut toutefois contraster cette conclusion avec l’espoir de la mi-saison : une fois n’est pas coutume, c’est elle qui m’inspire plus et que j’attends impatiemment. Il n’y aura que 9-1-1 Lone Star pour les retours, mais un paquet de nouveautés qui me font de l’œil. Le problème, c’est que d’ici là, je ne sais pas si j’aurais le temps pour True Lies (en critique express), Not Dead Yet, Accused ou l’animé Krapopolis (c’est du Dan Harmon, je vais lui laisser sa chance).

Le temps nous le dira (si je regarde mes séries d’ici là – et si WordPress me laisse publier mes articles). Pas sûr, donc !