9-1-1 – S04E07

Épisode 7 – There Goes the Neighborhood – 15/20
L’épisode apportait beaucoup d’humour bien senti sur un sujet universel et important en temps de pandémie… mais après, le traitement est purement à la sauce américaine, avec une petite conclusion bien lourde. N’est pas This is us qui veut on va dire. C’est à la rigueur mieux quand ils se prennent pour Hitchcock dans cet épisode, mais ça met du temps à venir les interventions !

Spoilers


Are you guys high right now?

Pas évident de réviser et de faire ses études à distance quand on a une mère qui fait une crise sévère de la quarantaine avec un groupe de rock entre mères ayant trop de temps libre. Les mères aiment même se droguer entre elles, ce qui vire à la catastrophe, inévitablement : elles se retrouvent à saigner des orifices du visage, Ebola-style. Les pompiers débarquent, mais en mode quarantaine, parce que 2020 nous a appris à être précautionneux avec les pandémies. C’est un vrai début de films zombies tout ça, et l’ado s’évanouit en les voyant. Quand Buck envisage Ebola, on comprend vite qu’il s’agit probablement d’un prank. Non ?

Ben non, c’est bien la drogue qui les fait saigner, et en plus, elles en ont filé à tout le quartier, alors les pompiers sont bons pour un peu de porte à porte, qu’on ne verra pas car la série a déjà passé assez de temps sur cette intrigue apparemment.

Contre toute attente, on retrouve ensuite Buck en plein rencard avec une nana qui est bien dépitée par la vie et par les humiliations de la vie que tente de lui raconter Buck, restant coincé sur cette affaire de nana qui s’est retrouvée coincée à ne pas assumer ses excréments. C’était une histoire drôle, et une histoire marquante en plus.

La nana, Veronica, ne le vit pas comme ça, cela dit. Veronica est atroce avec lui, mais aussi beaucoup trop drôle à tout prendre mal autant que possible. Et même autant qu’humainement impossible. C’était bien drôle d’avoir Veronica qui pense qu’il est en train de la body-shamer juste parce qu’il lui dit qu’ils vont avoir des calories à brûler.

Il est pompier, meuf, tu t’attends à quoi ? Le plus marrant dans cet épisode, c’est toutefois lorsque Buck découvre alors que Veronica est évidemment sa nouvelle voisine au moment où il confiait à son nouveau coloc que le seul point positif de ce rencard serait de n’avoir jamais à la revoir. Sinon, ce ne serait pas drôle. Le titre de l’épisode nous avait bien dit qu’il serait question de voisinage !

C’était une bonne scène, mais c’est gros de nous faire croire qu’ils se rencontrent sur une application avant le hall de leur immeuble, cela dit. Dur aussi de ne pas penser que Veronica s’imagine aussitôt qu’il est un stalker, vu le caractère.

Bien sûr, Hen s’imagine tout de suite le pire, envisageant qu’il s’agit des services sociaux… pour être loin du compte : derrière la porte, elle découvre sa mère. L’angoisse. Sa mère lui ressemble énormément, et elle débarque avec une nouvelle qui va chambouler sa vie de famille : la grand-mère débarque à Los Angeles… pour de bon.

Hen n’est pas ravie du tout, et elle passe alors sa journée à raconter sa vie aux autres pompiers, y compris en pleine intervention dans un quartier où sévit un agresseur qui s’amuse à s’attaquer à tous les habitants du quartier. L’agresseur s’appelle Sunny et non, ce n’est pas un humain, mais un dindon. Buck – toujours à parler de Veronica – et Eddie sont ceux qui sont chargés de l’arrêter, évidemment.

Et une fois que c’est fait ? Buck se réfugie chez Chimney et Maddie, parce qu’il a peur de tomber sur Veronica en rentrant chez lui et qu’elle lui casse son cocon réconfortant. Ben voyons ! Faut arrêter d’abuser, ce n’est jamais qu’une voisine. Par contre, toutes les réflexions sur Chimney et Maddie (qu’est-ce que c’est que ce ventre énorme d’un coup ?) qui vont bientôt rencontrer les voisins avec leur bébé qui hurle (et le cadeau de la paix à la fin de l’épisode ahah), ça m’a fait rire et c’était judicieusement placé.

En parallèle, Athéna découvre l’appartement de son ex-mari (ou la maison ?). La vie chez lui est plutôt cool, avec une énorme baie vitrée très sympathique qui lui permet carrément d’espionner les voisins grâce à une longue vue. C’est beaucoup trop drôle, mais il raconte tout ça à Athéna qui n’a rien à en dire apparemment.

En tant que flic, j’aurais pensé qu’elle ne serait pas ravie par cet espionnage, mais bon. En tout cas, j’attendais de la série qu’elle nous file de cette manière-ci une intervention pour les pompiers ou la police, mais non : l’idée est d’approfondir le personnage de Michael qui en est à vivre une crise après son cancer. Il ne travaille plus et cherche quoi faire de sa vie maintenant qu’il vit.

C’est super problématique : il a énormément d’idées, mais avec le covid, compliqué de faire quoique ce soit. Il passe donc sa vie à espionner les voisins, et notamment cet étrange voisin qui a un million de sacs poubelle. Il m’a fait rire à espionner tout le monde comme ça… et Athena m’a fait rire à envoyer sa fille s’occuper de lui en tentant de lui redonner une activité.

Michael est loin d’être bête, et il imagine le pire chez son voisin qui semble se laver les mains pleines de sang. Les choses empirent encore quand elle lui envoie Bobby pour lui changer les idées et que Bobby se prend à son tour à l’enquête. J’ai bien ri. Athena pensait vraiment que c’était une bonne idée pourtant !

Le mec de Michael, quand il rentre, est loin d’être ravi de découvrir un pompier tout aussi cinglé que son copain. Et il a la mauvaise idée de proposer d’aller simplement fouiller les poubelles du type. C’est sûr que c’est plus simple comme solution.

Le problème, c’est qu’ils y trouvent du matériel chirurgical… et ça leur fait peur, mais pas autant que d’apprendre que le type est en train de descendre des poubelles à nouveau. Michael, lui, décide de profiter de ce temps pour aller entrer par effraction chez le type. Il est complètement perché, lui, sur ce coup-là.

Il a toutefois raison : clairement, on a affaire à un trafic d’organes. En effet, il tombe sur une femme à moitié inconsciente dans une salle de chirurgie improvisée de l’appartement de son voisin. C’est fou, ça. Il se fait assommer au moment d’appeler le 9-1-1, forcément.

Pendant que Bobby et Michael prennent du bon temps sur leur enquête, Athena en prend chez Hen avec un dîner de famille rigolo… jusqu’à ce qu’il tourne à la catastrophe. En effet, Hen entend sa mère demander à sa femme si elle ne pense pas qu’Hen est trop vieille pour l’école de médecine. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle nous perturbe Hen. La pauvre Karen gère plutôt bien pour consoler sa femme et tenter de se faire l’avocate du diable, heureusement.

Elle fait bien, cela dit, parce que le lendemain, en promenant les enfants, elle se rend compte que sa belle-mère est SDF : loin d’avoir un charmant B&B, elle vit en fait dans sa voiture après avoir été virée de chez elle. Merci le covid19 ! Le plus drôle est encore que la mère avait peur d’être jugée par sa fille… ce que sa fille lui reproche au mot près, pourtant.

La scène entre mère et fille est très sympathique, et vraiment la mère est sacrément bien castée. Elle devrait rester en plus, puisqu’elle finit par aller vivre chez sa mère. En revanche, ça trainait en longueur et ça m’a rendu triste parce que je voulais juste revoir Buck et Veronica, moi ! En plus, j’avais raison, parce que ça finit de manière prévisible et marrante : Veronica se retrouve en couple avec le frère de Chimney. J’ai bien ri. Buck, non.

Pour en revenir à notre Fenêtre sur cour de l’épisode, Michael est retrouvé et soigné par son mec, heureusement, mais il n’y a personne d’autre dans l’appartement. Oh, il donne quand même le signalement de la femme inconsciente à Athena, puis déduit avec Bobby et David que la femme doit vivre dans l’immeuble, juste parce qu’elle n’avait pas de sac à main.

On nous prend pour des gens stupides à nous faire croire qu’Athena déplace des montagnes et un nombre d’hommes impressionnants juste pour retrouver la femme en question, en défonçant une porte au passage. Franchement ! Bon, l’essentiel, c’est que la femme est retrouvée et survit, alors que le voisin véreux s’avère être simplement un médecin qui faisait des chirurgies au noir, parce que ça paie bien. Malgré tout, Athéna est contente de savoir que Michael retrouve du job, parce que l’avoir comme collègue, ça ne lui plaît que moyennement.

Dans tout ça, j’en oublie cette intrigue merveilleuse où une dispute entre voisins est interrompue par un pick-up militaire qui tombe du ciel. NORMAL. Tout ça nous mène à une voix-off de Hen faisant une petite conclusion sur ce que sont les voisins, l’importance des compromis et des familles. Alors. Je comprends l’idée, surtout en pleine pandémie, mais MOUAIS. Je n’ai jamais eu de voisins si cool qu’ils redéfinissent ce qu’est pour moi une famille.

Même si, OK, je reconnais que j’ai servi de plombier une fois, en plein WESéries en plus, parce que je n’avais que ça à faire.

> Saison 4

 

Vus cette semaine #09

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S10E17 – Home Sweet Home – 18/20 – Episode d’aujourd’hui, concrètement
Oh purée, pour un épisode qui surgit par surprise en ce lundi, c’était beaucoup, beaucoup trop bon. Je suis très surpris parce que je m’attendais à un tout autre genre de retour pour la série qui semblait vouloir prolonger la saison de la pire des manières. Là, j’ai juste eu l’impression de voir une nouvelle saison – même si effectivement, ce n’est pas écrit comme un premier épisode. Bon, bref, de belles performances d’acteurs, de l’action et un développement intéressant, c’est déjà beaucoup – vraiment – pour un épisode de cette série !
Charmed – S03E04 – You Can’t Touch This – 17/20
Cette fois, on a très clairement un premier épisode de saison dans la structure et les changements de look, et ça fonctionne plutôt bien. J’aime beaucoup la nouvelle intrigue de cette saison, même si ce fil rouge va nous mener vers des effets spéciaux difficiles à regarder, je sens. L’avantage est également que la série semble effectuer une sorte de réconciliation entre les premières séries, en réajustant à nouveau l’équilibre entre vie humaine/vie magique des sœurs. Et c’est bien mieux comme ça.
The Rookie – S03E06 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.

Mardi

9-1-1 – S04E06 – Jinx – 16/20
L’épisode développe principalement un personnage que je n’aime pas, mais il le fait plutôt bien, entre deux interventions. Enfin, deux… J’aime beaucoup le postulat de départ de cet épisode qui possède grâce à ça un rythme infernal, avec tous plein de petits moments plus ou moins explosifs qui se succèdent sans nous laisser respirer. Difficile d’attendre autre chose de la part de cette série !
9-1-1 Lone Star – S02E06 – Everyone and Their Brother – 15/20
Je passe plus de temps à me demander ce qu’il se passe hors écran qu’à l’écran à ce stade, ça devient embêtant. Les intrigues de l’épisode étaient sympathiques, mais un peu trop longues et négligeant trop certains personnages que j’aime. Je suis donc mitigé face aux choix d’écriture de ces quarante minutes, mais le divertissement restait plutôt bon.

Mercredi

This is us – S05E09 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.

Jeudi

Resident Alien – S01E01 – The Ride – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !
Resident Alien – S01E02 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.

Vendredi

WandaVision – S01E08 – Previously on… – 18/20
D’accord, d’accord, mais comment est-ce qu’ils comptent tout régler en un seul épisode après celui-ci ? Bon, je suis toutefois censé me concentrer sur l’épisode du jour. Il est bon, excellent même, comme toujours. Les réponses apportées vont dans le sens d’un certain nombre de théories, mais il y a tout de même des surprises et de bonnes idées pour nous justifier tout ce que l’on a vu avant, alors j’accroche toujours autant. En plus, bonjour l’intensité émotionnelle de certaines scènes !

Rattrapage

Walker – S01E03 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Challenge Séries 2021

Riverdale – S04E05 – Witness for the Prosecution – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant.
Riverdale – S04E06 – Hereditary – 12/20
Toute la saison semble être construite par la poursuite en parallèle de plusieurs intrigues qui ne se croisent quasiment jamais. Je dois dire que c’est reposant à critiquer après le chaos qu’était la saison 3, mais ça commence aussi à m’ennuyer que les personnages ne se croisent plus vraiment ; ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus quoi faire de certains d’entre eux. Et ce n’est probablement pas qu’une impression.

J’ai également commencé la saison 3 de La légende de Korra, avec quatre épisodes ce week-end.

> Vus en 2021 

Sept clichés TV sur… Le Covid19 !

Salut les sériephiles,

Hier, je vous disais que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire mon article, avant de me lancer dans un verbiage de 1500 mots sur la fin de LOST. J’aurais mieux fait de me contenter de l’article prévu, mais le voici enfin ! Comme hier, il m’est partiellement inspiré par Geeleek et Morgane, parce qu’ils n’ont pas encore assez de séries parlant du covid19 à leur actif pour réussir à en faire un podcast de 42 minutes. Qu’à cela ne tienne, j’en fais un article de mon côté… Comme ça, il y aura un article sur mon blog quand ils se décideront à faire ce sujet de podcast, dans un an !

Bref, en attendant, il y a un certain nombre de séries de networks qui ont fait face à l’actualité et ont décidé de parler du covid19 dernièrement ; alors forcément, il y a déjà certains clichés qui ressortent. Sont-ils vraiment représentatifs de notre vie ? Pas forcément… Y aussi des trucs très américains. Ne vous inquiétez pas, c’est majoritairement sans spoiler ; je ne donne pas de détails explicites.

Voir aussi : Sept clichés TV sur le couvre-feu

Top 30 Greys: Season 11 GIFs | Find the best GIF on Gfycat

1) Les conversations en visio ont pris une place prépondérante dans nos vies, comme dans Grey’s Anatomy

S’il y a bien une série marquée par la pandémie cette année, c’est celle-ci… Mais outre l’hôpital qui est en manque flagrant de moyens et les patients qui tombent tous malades, ce qui est flagrant avec la série de Shonda Rhimes, c’est l’omniprésence des conversations en visio pendant une pandémie. Ce n’est pas vraiment une surprise : la série a toujours aimé les conversations téléphoniques en visio… mais là, ça devient carrément un incontournable. Et s’il est évident que oui, les conversations en visio se sont imposées pendant le premier confinement, je n’ai pas tellement l’impression qu’elles perdurent autant depuis. C’est donc à la fois VRAI et FAUX : de mon côté, je n’en fais pas beaucoup plus qu’avant, et je les privilégie toujours pour retrouver des amis habitant loin… En fait, j’en faisais déjà suffisamment avant pour que ça ne change que partiellement ma vie (cela dit, cette série aussi, le gif ci-dessus date d’il y a six ans !). Quitte à parler de cette série toutefois, et c’est un chouilla spoiler, soulignons tout de même qu’il reste dangereux de se servir des conversations en visio pour tenter de retrouver une vie sexuelle, même avec un partenaire de confiance. Personne n’est à l’abri de se faire hacker…

Voir aussi : Le coronavirus, la France et les séries américaines

torres & bishop | Ncis, Ncis funny, Ncis cast

2) On connaît tous quelqu’un qui a eu le Covid, comme dans NCIS

C’est valable dans à peu près chaque série de l’article, mais NCIS a marqué un coup fort dans son premier épisode traitant de la pandémie. Je n’en dirais pas plus, mais sans aller jusqu’à ce coup fort, il faut bien remarquer que depuis la reprise des séries de networks en novembre, on découvre de plus en plus de personnages dont la vie a été impactée personnellement par ce satané covid19. En même temps, c’est bien normal, et c’est un reflet de la société en 2020. De la société américaine, plus durement touchée que nous, oui, mais aussi de la nôtre. À mon échelle, j’ai de la chance de ne connaître que deux personnes qui sont passées par l’hospitalisation (et sans réa, en plus), mais ne nous leurrons pas : on connaît tous quelqu’un qui l’a eu, et tous quelqu’un qui a en plus subi une forme plus ou moins grave. C’est donc parfaitement VRAI.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

vic hughes on Tumblr

3) On porte le masque en toutes circonstances, comme dans Station 19

Les pompiers font du jogging dans des parcs municipaux en portant le masque, et ça me rend totalement dingue. Je ne sais pas si c’est une vraie norme aux États-Unis ou si c’est juste pour le principe de faire prendre conscience aux gens qu’il faut porter le masque partout, mais pour le coup, en tant que français, ce cliché est FAUX. Oui, il faut encore le porter dans la rue malgré le plein air, mais chaque fois que je croise un joggeur, il ne porte pas le masque et je mets une bonne distance entre ce joggeur et moi. Courir avec un masque, c’est bien compliqué, j’ai essayé pour choper mon bus (j’ai même réussi, d’ailleurs) et je ne recommande pas cette pratique. Du tout. D’ailleurs, le port du masque pour draguer comme le fait Vic ? Je n’y crois pas tellement non plus.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Maybe Check In With The Captain First Amanda Rollins GIF - MaybeCheckInWithTheCaptainFirst AmandaRollins KelliGiddish - Discover & Share GIFs

4) Les masques sont mis n’importe comment, comme dans New-York Unité Spéciale

Si je ne recommande pas de porter un masque pour faire du sport, ça n’empêche que je fais partie des gens qui croient plutôt pas mal en la science et donc en l’utilité d’un port du masque, s’il est fait correctement. Sibeth avait raison : nous ne savons pas les porter. Combien de gens voient-on avec le nez sortant du masque, ou le masque sur le menton, ou le masque bien mis, mais réajusté à mains nues en permanence avant de se frotter les yeux, ou… ? C’est insupportable. Je ne suis pas un exemple parfait, je vous rassure, vous vous doutez bien que moi aussi j’ai des gestes foireux quand je donne sept heures de cours avec dans la journée ; mais il y a quand même des moments où ça ne paraît pas si compliqué de faire bien les choses. Dans New-York Unité Spéciale, on a toutefois un bon exemple de masques mis de manière parfaitement aléatoires. Les masques sont parfois là pour nous rappeler qu’il y a une pandémie, mais on ne sait pas trop ce qui motive les personnages à le mettre : ils peuvent marcher dans la rue sans masque et le mettre une fois qu’ils se séparent ; le retirer au beau milieu d’un hôpital, mais le mettre dans un restaurant et, très souvent, le retirer quand il y a besoin de parler. Mouais. Tout de même, je me dois de souligner qu’un épisode m’a fait mourir de rire : Amanda met son masque pour aller arrêter une nana, mais une fois celle-ci au commissariat, elle l’interroge sans qu’aucune d’elles ne portent de masque. Soit, il y a de la distance, n’est-ce pas ? Non : elle lui hurle dessus à deux centimètres de distance et, sérieusement, ON VOIT les postillons. Beaucoup trop drôle… D’ailleurs, elle a recommencé dans l’épisode de la semaine dernière dans un bar ! Malheureusement, ce cliché est principalement VRAI… PS : ne changez pas de masque dans un commissariat américain, ils s’en servent pour récupérer votre ADN sans votre consentement aha !

Voir aussi : Le Crève-coeur, une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

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5) On psychote sur l’état de santé des gens, comme dans This is us

Ce point précédent sur les postillons d’Amanda est assez révélateur de l’état d’esprit dans lequel on vit désormais nos vies : difficile de ne pas se sentir détraqué par la pandémie quand on regarde des films ou séries et qu’on repère toutes les situations à risques, non ? This is us rend bien compte de ce cliché parfaitement VRAI, avec des personnages qui n’arrêtent plus de se poser des questions sur les dates du dernier test ou la fiabilité des quarantaines des uns et des autres. Si ça paraît parfois un peu excessif dans la série parce que nous n’avons pas tout à fait les modalités (et facilité d’accès au test ?), c’est extrêmement réaliste de nous montrer cette peur insidieuse qui fait partie de notre quotidien. Et rien que pour ça, j’adore les séries. Par contre, les câlins à distance, faut vraiment calmer les américains.

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Season 4 Help GIF by 9-1-1 on FOX

6) On a de nouvelles routines plus hygiéniques, comme dans 9-1-1

Dans le même ordre d’idée, un certain nombre de séries nous montre bien l’invasion de gel hydroalcoolique et/ou de tests de température avant d’entrer sur un lieu de travail. 9-1-1 a fait un bon travail à nous montrer certaines routines concernant la maison, que ce soit se changer entièrement en rentrant d’un hôpital, se laver les mains chaque fois qu’on rentre ou se faire livrer les courses avec une bonne distanciation. Tous ces clichés sur les nouvelles routines et les protocoles sont VRAIS. On ne se rend même plus compte du nombre flagrant de nouvelles habitudes qu’on a, même si l’on n’est pas de ceux qui psychotent et même si l’on est une de ces personnes portant mal le masque (si c’est votre cas, remettez vous quand même en question svp, il y a des personnes à la santé plus fragile que la vôtre, soyez un peu altruiste ?). Quant à moi qui travaille dans un établissement scolaire, les protocoles sont critiquables, certes, mais le gel à mettre sur les mains de tous les élèves au début de chaque heure (minimum) suffit à souligner que si, si, on a de nouvelles routines, c’est bien VRAI.

Voir aussi : The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

Your favorite Brujas

7) La distanciation nous fait réfléchir différemment sur nos relations, comme dans Charmed

Rassurez-vous, la série ne traite pas directement du coronavirus… mais elle le fait à sa manière, avec un problème de magie qui impose de respecter une certaine distanciation. J’ai adoré ce twist, qui est une belle manière de traiter la pandémie en simplifiant très légèrement le tournage pour eux et en abordant certains points avec nous. Ainsi, les sœurs sont obligées de mettre en place de nouvelles routines pour ne pas se faire avoir par une distanciation insuffisante, ce qui est plus propice à l’humour qu’à la réflexion sur la pandémie – et puis, au sein d’une même maison, on a moins besoin d’une telle distance (quoique, il y a les cas contacts et tout). En revanche, là où j’ai particulièrement aimé le dernier épisode, c’est lorsque la série s’est mise à évoquer la difficulté d’une relation sociale (et pas qu’amoureuse, d’ailleurs) sans son aspect physique. Nous sommes des êtres qui avons besoin de relations physiques (et pas que sexuelles, hein), et c’était bien de le souligner au détour d’une ou deux répliques. Je sais que tout le monde n’y a pas forcément réfléchi, mais j’ai quand même envie de dire que c’est un cliché VRAI, parce que j’ai eu des conversations sur le sujet avec des collègues ou des amis.

Voir aussi : Sept clichés TV sur… le confinement

GIPHY's Most-Viewed GIFs of 2020. 2020… how do we even begin to describe… | by GIPHY | Medium

Et pour conclure l’article, difficile de ne pas souligner une dernière tendance de certaines séries, et particulièrement la franchise 9-1-1 en abusant un peu, qui est un cliché on ne peut plus VRAI : tout le monde s’accorde à dire de 2020 est une année de merde, qui ne peut pas devenir pire ou qui est un flou total car personne n’y a rien fait – ou y a fait la même chose tous les jours. Bref, il y a un impact psychologique de cette pandémie, c’est indéniable… même si moi, j’ai bien aimé quand même mon année 2020, sorry not sorry.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

9-1-1 – S04E06

Épisode 6 – Jinx – 16/20
L’épisode développe principalement un personnage que je n’aime pas, mais il le fait plutôt bien, entre deux interventions. Enfin, deux… J’aime beaucoup le postulat de départ de cet épisode qui possède grâce à ça un rythme infernal, avec tous plein de petits moments plus ou moins explosifs qui se succèdent sans nous laisser respirer. Difficile d’attendre autre chose de la part de cette série !

Spoilers


At least someone eat today

L’épisode commence par une course poursuite parfaitement inattendue : Athena est en poursuite d’un camion de pompier de la caserne 118, celle de nos pompiers. C’est bien embêtant sans explication et on recommence probablement ensuite par un « 24h avant »… mais la durée n’est pas très claire. Les scénaristes évacuent assez rapidement le problème en se concentrant à nouveau sur Buck.

Il faut bien évoquer les conséquences des épisodes précédents sur lui, et on apprend ainsi qu’il va en thérapie avec ses parents et est persuadé d’être une nouvelle version de lui-même – un Buck 3.0. Très mature et sympathique, ce Buck 3.0 n’hésite pas à parler à une nouvelle recrue de la caserne pour lui demander comment se passe son intégration.

Il va vite le regretter, puisque le bleu annonce que sa première journée fut plutôt calme – et ça provoque la rage de Buck, Chimney et Hen car c’est un mot qui leur porte la poisse. Evidemment. On nous rappelle donc que la dernière fois que Buck a utilisé ce mot, hors contexte par rapport au lave-vaisselle, les pompiers ont subi une journée atroce ; et c’est plutôt marrant à suivre, notamment avec les doutes d’Eddie sur tout ça.

Pourtant, c’est suffisamment connu pour avoir été le sujet d’un épisode d’une autre série il n’y a pas si longtemps (voir ci-contre).

The Rookie – S02E19

Épisode 19 – The Q Word (1) – 14/20 C’est franchement dommage : tout ce qui passe dans l’épisode est super en théorie,…

Athena n’y croit pas du tout non plus et se moque de Bobby lorsqu’il lui confie la superstition de la caserne – en s’en détachant autant que possible. Ils sont en effet amenés à travailler ensemble par une première intervention qui permet aux pompiers d’aider deux victimes d’un accident de voiture causé par un type s’étant scotché à un panneau publicitaire.

Comme la journée est censée être maudite, j’ai soupçonné que ça allait mal se passer pour lui… Mais la série a détourné mon attention avec l’ancienne maîtresse de Christopher : elle a démissionné et s’est brûlée avec du café. Un pompier s’est occupé d’elle, bien sûr, mais elle explique à Eddy qu’il vient de la caserne 47. Oh. C’est louche, ça sent le faux pompier qui volera le camion en fin d’épisode.

En attendant, Eddie drague la maîtresse et ne se méfie pas assez de ce pompier qui a fait de la merde sur sa brûlure, ce qui est une erreur évidente. Quant à l’homme qui est scotché au panneau publicitaire, il finit par tomber, nu devant toute la foule qui le filme, car le scotch ne tient pas et que Buck rate un barreau de son échelle.

Tout ça nous permet d’enchaîner plus rapidement sur la journée interminable et maudite de nos pompiers. Buck qui se fait vomir dessus ou se brûle la lanuge avec du café, un poulpe sur la tronche en allant aux toilettes, un homme coincé sous son siège de cinéma, un homme coincé dans un arbre, un gamin enfermé dans une machine à laver… Vraiment, une belle journée pour les pompiers qui, en plus, n’ont jamais le temps de manger des macaronis qui finissent par être cramés.

C’est plutôt cool à suivre comme montage, le tout sur Don’t stop me now de Queen, et on enchaîne sur un magasin de farces & attrapes avec des clowns coincés sous des bouteilles d’Helium. C’est encore drôle, au moins, et ça force Eddie à penser que vraiment leur station n’est pas sous l’emprise d’un sort. Il n’en fallait pas plus pour qu’un poteau électrique tombe sur le camion. C’était plutôt marrant, tout ça.

En plus, ça permet aux pompiers de contacter le 9-1-1, et ça fait rire le patron sur place de les voir se sentir maudits. Dans le camion, ça tourne au débat entre mauvais sort et malédiction, avec la recherche désespérée d’une solution pour sortir de cette mauvaise passe – et cette mauvaise journée. Bobby a pourtant dit tout ce qu’il fallait en dire : les pompiers sont moins précautionneux et font plus facilement des erreurs.

Certes. De là à avoir un poteau électrique qui leur tombe dessus, hein… J’ai bien aimé tout ça, avec une bonne idée de la part des scénaristes de nous faire échanger l’ensemble des pompiers. Eddie devient insupportable, une fois de plus, à assurer qu’il n’y a aucun mauvais sort ; mais en même temps, je suis de son côté. C’est juste que c’est chiant de le voir être seul contre tous.

Il était plus intéressant d’avoir un développement sur sa vie sentimentale : il s’en confie à Buck qui le balance ensuite à toute la caserne, permettant à Bobby de lui affirmer qu’il est important de réussir à passer à autre chose. Oui, il a perdu son ex-femme, morte de manière tragique, mais il doit prendre le temps de vivre à nouveau – comme lui l’a fait avec Athena.

La conversation a lieu de manière plutôt fluide et agréable, et ça fonctionne d’autant mieux que ça suit une intervention exceptionnelle vraiment sympathique avec des feux d’artifices explosant dans un garage. Rien que ça. Il est surtout intéressant d’avoir Eddie qui y rencontre Ryan, le fameux faux pompier de la 147 – ce qui est confirmé par Bobby qui informe Eddie que la 147 est fermée pour le moment.

L’intervention suivante est également provoquée par Ryan qui affirme à un homme qu’une fuite de gaz risque de faire exploser son restaurant. L’homme le croit sur parole et explose une fenêtre, provoquant l’arrivée de la police, mais aussi des pompiers. Ryan est un peu con : il vient assister aux conséquences de son appel téléphonique ; ce qui fait que Bobby et Eddie le remarquent tout de suite.

Cela n’empêche que l’homme parvient à s’enfuir, en montant dans le camion de pompiers qui l’attend sagement sur le bord de la route.

Comme Buck vient juste de faire le plein, Ryan se retrouve avec 4h de course poursuite possible, rien que ça. Il manque d’écraser une joggueuse qui n’a rien demandé et toutes les voitures de police le suivent à toute allure, menant ainsi à une scène vraiment sympathique. Athena y joue les héroïnes, une fois de plus, et c’est assez logique que ce soit elle qui s’en charge : elle était sur les lieux lorsque le camion a été volé.

Bon, cette histoire de camion volé, c’est gros, parce que je vois mal des pompiers oublier les clés pour aller se chercher à manger en plein milieu d’une journée de garde. Allez, admettons. C’était rigolo à suivre et ça faisait de jolies images, notamment avec des voitures éclatées au passage, juste parce que c’est joli de faire exploser des voitures.

En vrai, l’épisode a dû couter assez cher à produire tout de même, ça fait beaucoup d’explosions et de moments pyrotechniques à mettre en place. Finalement, c’est Eddie qui parvient à raisonner l’homme en lui demandant son aide pour apporter le camion de pompiers sur les lieux d’un incendie où il pourrait sauver des vies.

Oui, même sans leur camion et rien qu’avec une ambulance, les pompiers sont encore déterminés à aller éteindre un feu d’importante envergure. Après tout ça, ils se retrouvent autour d’un brunch payé par Bobby pour les remercier de cette longue garde… et ça se termine mal pour eux, avec une femme faisant un malaise au moment où ils allaient manger. L’humour autour de ce « jinx » fonctionne bien.

Cela dit, il fonctionne encore mieux quand, en fin d’épisode, Eddie s’organise un rencard avec l’ex-maîtresse de son fils et qu’ils prononcent en même temps une réplique pour ne pas avoir de café… Aux USA, quand on dit la même chose en même temps, on dit en effet : « jinx ». Et tous deux le font. C’est qu’ils sont choupis, dites !

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