Une saison 3 pour Euphoria

Salut les sériephiles,

Alors que la saison 2 d’Euphoria bat son plein et me fait atteindre de nouveaux sommets de vues sur le blog dans les stats hebdomadaires, HBO, la chaîne qui la produit et diffuse a fait une annonce fracassante et ô combien surprenante aujourd’hui : la série est renouvelée pour une saison 3. Bon, d’accord, ce n’est pas si surprenant qu’ils tiennent à cette poule aux œufs d’or qui leur rapporte bien du fric. Mais tout de même, je suis surpris par l’annonce pour deux raisons principalement.

Voir aussi : Les critiques de la saison 2

Pas encore victime de son succès

D’abord, je me dis que Zendaya doit être une actrice au cachet de plus en plus compliqué à négocier, surtout en ce moment où Spider-man No Way Home continue de rapporter chaque semaine des recettes hallucinantes. Je ne sais pas exactement comment HBO parvient encore à la payer, et j’espère qu’elle ne se fait pas trop avoir, parce qu’on connaît les inégalités salariales, mais c’est impressionnant de se dire qu’elle rempile pour une saison 3.

Ensuite, je dois bien avouer que je me pose aussi la question de ce que va donner la série si elle continue une saison de plus. La saison 1 se terminait sur une rechute de Rue, la saison 2 nous la montre en train de s’enfoncer de plus en plus dans la drogue et… bon, elle frôle l’overdose de manière hebdomadaire, et ce n’est même plus le pire de ses soucis après le cliffhanger de l’épisode de cette semaine. Franchement, je pensais que la série allait se terminer le 28 février avec le final de la saison 2 et la mort de Rue d’une manière ou d’une autre.

Un scénario de plus en plus inquiétant

Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour Rue que la série soit renouvelée ? A-t-on vraiment envie de la voir tomber plus bas ? La réponse est non, sauf que c’est le fond de commerce de la série tout de même. Quand elle ira mieux, ce ne sera pas possible d’avoir une série aussi captivante : c’est bien la narration éclatée et les prises de vue esthétiques qui fascinent et donnent envie de revenir, et on les doit à la drogue prise par le personnage. Une fois sobre, la série a tendance à être plus calme et plate – il n’y a qu’à voir les épisodes spéciaux de l’an dernier, incroyables, mais moins ambitieux, forcément.

Ah, et d’ailleurs, parlons-en de ça aussi. Les héros de la série vont vraiment connaître le lycée le plus long du monde. Il y a eu quasiment deux ans entre les deux premières saisons, en partie à cause du covid, certes, mais aussi à cause du planning de Zendaya. Est-ce vraiment jouable d’envisager une saison 3 alors que sa carrière a décollé encore plus qu’en fin de saison 1 ?

Les années lycée les plus longues du monde

Je n’ai pas spécialement envie de voir les personnages coincés pendant six ans dans la peau de lycéens, surtout que ça devient déjà dérangeant en saison 2 où certains acteurs interprétant des adolescents sont vraiment trop visiblement devenus des adultes pour que ça passe encore. Ce n’est peut-être pas plus mal vu toute la nudité dans la série de savoir qu’ils sont adultes… mais tout de même, c’est étrange de les voir incarner des lycéens, non ?

Bref, je suis vraiment content de me dire qu’il y aura de nouveaux épisodes, mais je m’inquiète quand même de la date de diffusion de cette saison 3, de ce qu’elle aura à raconter et même de sa qualité. Je n’ai pas envie de voir la série devenir chiante ou médiocre. Je ne suis jamais satisfait, quoi !

Ces séries vues en janvier 2022

Salut les sériephiles,

Jusqu’ici, ces bilans mensuels avaient un but assez simple : compiler toutes les saisons terminées sur le blog. Le problème, c’est que cet article finissait par me lasser, eh oui. Par conséquent, j’ai décidé qu’en 2022, il était temps de se réinventer, et je reviens donc avec une nouvelle formule, en espérant qu’elle vous plaira… et qu’elle me plaira aussi.

35 épisodes vus

On a connu des mois plus divertissants que ce mois de janvier où je me suis contenté de séries procédurales, toutes en pause cette semaine, au secours ! Plus sérieusement, ces séries-là sont clairement sur un rythme de croisière, même avant de partir en pause… C’est un peu frustrant !

Par conséquent, ce sont onze séries (à retrouver en fin d’articles) qui peuplent ce premier mois de l’année et, malgré quelques petits événements (le centième épisode de Riverdale !), je ne suis pas convaincu que ce mois restera particulièrement gravé dans ma mémoire. On va voir ci-dessous que j’en garde des souvenirs, hein, mais j’espère que ça ne fera pas le poids face à une suite d’année que j’espère plus incroyable encore.

Du côté des nouveautés, il faut souligner que j’ai pu commencer six saisons, ce qui n’est pas rien. Oui, mais rien de bien fascinant également, même si je me suis un peu attaché à The Cleaning Lady ou à l’intrigue plus suivie de 9-1-1 Lone Star. Enfin, le retour de Resident Alien fait plaisir, mais je n’en ai pas encore vu assez pour l’instant.

Meilleur épisode vu : 
Euphoria – S02E03

Un vrai coup de cœur esthétique et narratif !

L’épisode réussit principalement à marquer par son introduction qui nous téléporte à une autre époque et nous fait apprécier un personnage normalement détestable. La réussite vient des prises de vue magnifiques, du jeu des acteurs et surtout de l’ambiance musicale des vingt premières minutes.

Euphoria reste une véritable pépite, n’en déplaise aux rageux.

Pire épisode vu
Riverdale – S06E03

Quel dommage ! Et en même temps, rien de surprenant avec cette série. 

Le troisième épisode de la saison 6 est une véritable catastrophe avec un Mr Cypher dont je n’avais rien à faire et des idées vraiment pas dingue pour en arriver là.

Les personnages sont vraiment insupportables, l’histoire tourne en rond et les deals passés avec le diable sont tous plus prévisibles les uns que les autres. Vite, passons à autre chose !

Episode le plus attendu :

How I met your father – S01E01

Le premier épisode de la série devait rebooter la franchise et la rendre cool à nouveau, près d’une décennie après la fin de la première série. C’est un échec complet : les personnages font des blagues qui font grincer les dents et ne parviennent pas à paraître modernes… bien au contraire.

Je continue à regarder pour le principe, mais c’est une vraie déception. Pourtant, il a été question d’un projet comme celui-ci dès la fin de la première série, alors on ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu le temps de réflexion avant d’en arriver là. C’est trop convenu, les acteurs font presque de la peine à être enfermé dans des clichés de « jeunes » vus par des plus vieux. Et toute la saison semble être partie pour être dans ce ton, malheureusement.

Voir aussi : Vus en 2022

Personnage préféré
Carlos – 9-1-1 Lone Star

Il n’a pas encore eu grand-chose à jouer cette année, mais il a déjà voler mon cœur. Comme l’an dernier, je suis sous le charme de cet acteur qui gère parfaitement ce qu’on lui demande de faire. Tout est dans son regard, je crois, il est hyper expressif.

La fin de l’épisode 3 était déchirante, principalement parce qu’il est un acteur brillant.

Bien sûr, TK aurait pu avoir l’honneur de cette position… une prochaine fois, peut-être ?

Personnage détesté :
Boba – The Book of Boba Fett

Je vais me prendre une avalanche de tomates pourries, pas vrai ? 

C’est un peu un choix par défaut, parce que je n’allais pas m’acharner gratuitement sur la même série pendant tout l’article, c’est un peu mérité malgré tout.

Je n’arrive pas à m’attacher à ce personnage, et pourtant j’essaie. 

Personnage le plus surprenant :

Cal d’Euphoria

Forcément, je détestais le personnage avant la saison 2, alors il ne pouvait que s’améliorer avec le temps. J’ai déjà eu l’occasion de vanter les mérites d’Eric Dane dans son interprétation du personnage, mais l’introduction sur le passé de Cal est probablement ce qui m’a fait revoir ma copie sur ce personnage.

C’est bien simple, la passé apporte une perspective bien différente à ce personnage en venant justifier un peu plus ses actions innommables. Ne nous méprenons pas : je déteste toujours ce personnage, et encore plus après l’épisode 4, mais je trouve que la nuance apportée pour nous montrons qu’il n’était pas un connard à la base est quand même vachement importante.

 

J’ai vu 35 épisodes parmi les saisons suivantes :

La suite en février…

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Quoi de neuf ? #05

Salut les sériephiles,  

Le froid est de retour, non ? En fait, ce n’est pas tellement le froid, c’est le vent glacial qui s’abat sur nous ces derniers jours qui n’arrange pas mes affaires. Je suis frileux, moi, c’est plus fort que moi. Est-ce que ça justifie vraiment l’horaire auquel je publie cet article ? Non, bien sûr que non, mais la météo, c’est quand même la plus facile des introductions pour un article.

De toute manière, c’était soit me plaindre de ça, soit me plaindre du RER. Encore. Je passe toutes mes intros d’article à me plaindre, les lisez-vous encore ? Probablement pas, en vrai, donc passons tout de suite au reste de l’article !


D’ailleurs quoi de neuf sur le blog ?

Je pense que le truc que vous avez possiblement vu au premier coup d’œil si vous êtes des lecteurs réguliers, et particulièrement si vous êtes sur un ordinateur, est le changement du design du blog. On en revient à un bleu clair que j’aime bien pour l’hiver. C’est quasiment le même qu’en février dernier, mais bon, pourquoi changer une formule qui me plaît, après tout ?

Côté articles, j’ai eu un petit souci d’articles du jour vendredi dernier, puisque je suis rentré chez moi à une heure du matin, mais rien qui ne soit trop grave pour la continuité du blog, surtout que… le mois de janvier est le mois avec le plus de vues sur le blog. Oui, oui, le plus depuis la création du blog. J’ai découvert ça hier, j’étais un peu surpris, mais eh, il y a eu 1 000 vues de plus en janvier de cette année que n’importe quel autre mois depuis la création du blog.

Bref, tout va bien pour le blog en ce moment, même si vous aurez bien deviné que toutes les vues se concentrent autour des mêmes articles – et de la même série. D’ailleurs, côté séries, ça se passe aussi bien que mal, à vrai dire. Je tiens le rythme sur mes hebdos sans le moindre souci, mais je trouve aussi que les hebdos en question sont loin d’être les plus géniaux de ces derniers mois. On fait avec, donc, mais il y a d’autres séries que j’aimerais avoir le temps de découvrir.

Un jour peut-être ? En attendant, être à jour dans les hebdos, ça fait déjà bien plaisir !


 

Quelques infos-clés :

  • 22 articles publiés la semaine dernière (+5 articles)
  • +11 épisodes critiqués sur le blog.
  • 115 commentaires échangés ensemble (+6 par rapport à la semaine précédente… avec une cinquantaine de commentaires en attente, encore)
  • La performance de la semaine est… Sydney Sweeney
  • Resident Alien est de retour à la télévision américaine et ça fait plaisir… mais j’espérais un retour plus marquant que ça ! À vrai dire, la série ne me manquait plus ? J’espère que ça repartira mieux par la suite.
Yep, ce n’est pas très poli comme titre, mais écoutez, Spotify doit bien me connaître quand même… Euh non, pas pour les paroles de la chanson, hein, juste pour le style musical qui est totalement ce que j’aime !

Westworld Dolores cinglée

Ma foi, les recherches menant au blog trouveront toujours des raisons de me surprendre. Ce n’est pas bien, mais ça m’a fait rire. Et ce n’est vraiment pas bien, parce qu’elle n’est pas cinglée, elle a de bonnes raisons de faire ce qu’elle fait !

 

Les articles les plus lus :


Le règne de la série d’HBO continue, avec un peu plus du cinquième des vues du blog venant des critiques de la série. Ce n’est pas tellement une surprise : déjà l’année dernière, je disais qu’avec plus d’épisodes, la série aurait explosé toutes les stats. Cela ne manque pas maintenant que nous en avons d’autres, et pourtant, les articles sur la saison 2 ne sont pas ceux qui ont le plus de vues. Je l’ai déjà dit les semaines précédentes, c’est lié à l’algorithme, tout simplement, qui continue de proposer en priorité la saison 1.

Et comme d’habitude, je termine donc ce bout d’article qui promet d’être squatté par Zendaya pendant encore au moins un mois en vous donnant le lien vers la toute dernière critique de la série. Forcément, on ne sait jamais, ça pourrait donner des idées à l’algorithme de Google !



Changement d’ambiance, je sais ! Je suis retombé sur un vieil album des Pointer Sisters sur Spotify, et j’ai redécouvert cette chanson en particulier. La vie est pleine de surprises !

Trois saisons qui cartonnent :

Euphoria – Toujours pas de quoi être parmi les articles les plus vus du blog, mais toujours très en forme malgré tout : la saison 2 attire chaque semaine son public avec la critique du nouvel épisode… mais aussi avec les critiques des épisodes précédents.

Station 19 – TF1 a commencé la diffusion de la saison 4 de la série. Il serait temps ! C’est fait en dépit du bon sens, bien sûr, car dans le désordre si on considère Grey’s… C’est peut-être pour ça que ça fait un carton sur le blog ? Entre ça et l’horaire hyper tardif qui fait que certains abandonnent en cours de route les épisodes : paf, plein de vues !

NCIS Hawai’i – Avec deux épisodes au lieu d’un la semaine dernière, c’est sans surprise que la série conserve sa troisième place dans ce classement ! Je suis autrement déçu de ne pas avoir d’épisode cette semaine, alors j’imagine que c’est que la série a réussi à imposer son rdv hebdomadaire, l’air de rien.


Et avant de partir, ne manquez pas…

En retard et précipités, mais en ligne tout de même, les articles du jour de ce week-end valent peut-être un détour :

Sept clichés TV sur… les bars dans les séries !

Salut les sériephiles, Oui, il n’y a pas eu d’article du jour hier sur le blog, et c’est une catastrophe industrielle ce caillou dans mon rouage bien huilé. Désolé ! On verra si j’ai de quoi en écrire deux aujourd’hui ou demain pour compenser. La faute à une envie d’un apéro bien mérité après une semaine…

Bonne semaine à tous !

 

Euphoria – S02E04

Épisode 4 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.

Spoilers

Jules et Elliot se rapprochent, Cassie espère encore beaucoup de son couple avec Nate et Cal a du mal à se remettre des révélations de l’épisode précédent qui ont fait voler en éclat sa petite vie tranquille.

Should we all just fuck ?

À peine rentré du travail que je me suis jeté sur cet épisode, inévitablement. Comment faire autrement ? Et bordel, j’ai adoré dès le départ l’impertinence du délire de nous proposer Rue et Jules en train de coucher ensemble pour enchaîner sur des mises en scène incroyables nous montrant Jules et Rue dans des parodies d’œuvre d’art. Je ne suis pas sûr d’avoir tout eu franchement, mais qu’est-ce que j’ai aimé ce début d’épisode.

On sent que la série part en vrille dès ses premières secondes, mais les mises en scène copiant les films cultes sont incroyables. Je veux dire Titanic, c’était bluffant, et Blanche Neige avec le clin d’œil au consentement, c’était une super idée. Brokeback Mountain, c’était facile, et là aussi, ça ajoute une notion de consentement bien vu. Bref, Rue a des pensées bizarres quand on lui fait un cunnilingus, mais on comprend bien que l’idée est qu’elle se projette dans toutes les relations amoureuses qu’elle connaît.

Le problème, c’est que même si elle est amoureuse, elle est aussi défoncée en permanence, et ça n’aide pas vraiment sa relation avec Jules. Elle ne sent pas grand-chose quand elles font l’amour, et elle est ainsi forcée de simuler l’orgasme – mais comme elle est défoncée, elle simule sacrément mal. Jules, vexée, s’en confie donc à Elliot qui décide de lui apprendre comment faire des cunnilingus en pratiquant sur sa main.

Bordel, ça ne pouvait que mal tourner, et ça ne manque pas : on le voyait bien la semaine dernière, l’alchimie entre Jules et Elliot est énorme. Ils s’embrassent, commencent presque à coucher ensemble… et sont interrompus par l’arrivée de Rue qui, heureusement, prévient avant. C’est la douche froide cette intro – moi qui regrettais presque de ne pas avoir la même intro que d’habitude.

On les retrouve plus tard dans l’épisode, tous les trois à faire la fête. Et dès que Rue se rend dans la salle de bain, Jules se précipite sur Elliot pour l’embrasser.

On enchaîne ensuite sur une scène beaucoup trop toxique avec des actions ou vérités se limitant à des gages où Elliot sert d’esclave sexuel aux filles. Sérieusement. Et il n’est pas si bien que ça à faire semblant de se droguer, c’est évident. Il leur propose aussi d’aller voler de la bière, ce qui n’est jamais une bonne idée et mène à une scène certes bien filmée, mais totalement répréhensible.

Le problème, c’est donc que Rue se met à boire de la bière elle aussi une fois que Jules et Elliot sont de retour dans la voiture. Si Elliot s’inquiète de la voir boire car ce n’est pas hyper compatible avec la drogue prise avant, Jules s’inquiète surtout de la voir boire parce que ce n’est pas compatible avec sa cure de désintox. Malheureusement, Rue est déjà trop perchée pour se contrôler : elle explique donc à Jules qu’elle en a marre d’elle. En des termes bien moins polis et chouettes que ça.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Rue soit laissée seule chez elle par Elliot et Jules. Sans surveillance. On n’est pas loin d’en revenir à la fin de saison 1 : Rue trouve la valise de l’épisode précédent sous son lit et n’hésite pas à se servir dans les drogues qu’elle a. Putain. Tu m’étonnes que l’épisode soit aussi éclaté si elle se met dans cet état et que c’est elle qui nous le raconte. Elle n’est peut-être pas en état de nous balancer ses discours habituels ?

Complètement défoncée, Rue imagine ensuite son enterrement, dans une scène bien étrange. Eh, ça ne peut que terminer comme ça vu toute la drogue qu’elle se bouffe. Elle fait alors un slow avec un chanteur à la voix magnifique et ce slow se transforme aussi en câlin avec son père… dans sa tête tout du moins. En vrai, l’épisode nous montre bien qu’elle fait un slow seule. Et vous allez voir que ce n’est pas la seule.

Pendant ce temps, il va de soi que Jules rentre chez Elliot et prend une douche chez lui. Cela ne peut que mal tourner, à nouveau. Bizarrement, ça tourne pourtant plutôt bien : alors que Jules se jette sur Elliot pour coucher avec, celui-ci se rachète une conscience et devient vraiment l’un des personnages que je préfère cette saison : il explique à Jules que Rue n’est pas sobre du tout et qu’ils se droguent ensemble depuis qu’ils se connaissent.

En parallèle, Nate et Cassie continuent donc de se voir, et ça fait toujours souffrir Cassie. L’actrice en profite pour continuer ses incroyables performances, alors que le personnage est clairement tiraillé entre ses désirs et son amitié pour Maddy à qui elle apporte un magnifique gâteau d’anniversaire et un livre photo sur leur amitié. Maddy ne se doute de rien, elle, et est toujours aussi à l’aise dans la maison où elle est supposée travailler.

Elle y invite régulièrement Nate pour des moments entre eux, où elle lui confie qu’il l’a détruite pour du long terme. Tu m’étonnes. Ce n’est clairement pas une relation que l’on aimerait avoir celle-ci : ils passent encore plein de temps ensemble, à parler d’amour et… ça perturbe Cassie. Elle se réconciliait avec elle-même en se disant que Nate n’était plus en couple avec sa meilleure amie, mais cette zone de flou est horrible pour elle désormais.

En bon manipulateur, Nate essaie de la dégrader énormément, mais c’est mal la connaître. En plus, bon, il se trompe de prénom quand il lui parle, alors forcément, Cassie s’énerve. La dispute de couple entre ces deux-là n’est pas sans rappeler ce que donnait les scènes entre Maddy et Nate avant, et on sent que ça part en vrai. Cela me fait presque regretter d’avoir déjà écrit un article sur Cassie et l’incroyable performance de l’actrice ce matin, parce que cette scène mérite tout autant un article !

Cassie rentre chez elle auprès de Lexi qui cherche à renouer le dialogue, sans trop de succès. La scène est mise en parallèle avec les auditions pour le spectacle de théâtre, et ça n’est vraiment pas à l’avantage de la série : ça part en vrille et ça va dans tous les sens pour pas grand-chose. Lexi décide en tout cas d’arrêter de s’inquiéter pour sa sœur.

C’est bien dommage, parce que Cassie aurait bien besoin qu’on s’occupe d’elle. Elle se rend à l’anniversaire de Maddy, donc, pour mieux voir que Nate fait un cadeau magnifique à Maddy. Clairement jalouse, Cassie décide d’enfiler un maillot magnifique pour faire sensation à sa manière avant d’aller dans le jacuzzi en enchaînant les boissons. Et Lexi a beau dire, on voit bien qu’elle s’inquiète toujours pour sa sœur, quoi.

Il y a de quoi : elle se descend une bouteille de vin blanc seule, et c’en est du gâchis de vin blanc quand on voit son état, en dansant, tout aussi seule. Par contre, si elle est seule, elle est tout de même observée par Nate et Maddy, et cette dernière n’est pas tendre du tout avec sa meilleure amie. Elle invite tout de même Nate dans son jacuzzi elle aussi.

Une autre intrigue qui donne l’impression que cet épisode est franchement déconstruit est qu’on en revient ensuite à l’anniversaire de Maddy, avec cette fois un approfondissement du personnage de Kat. Elle est cette fois dépressive à cause d’Ethan, comme à chaque fois, parce qu’elle se sent mal de ne pas l’aimer assez. Il est parfait, mais c’est tout le problème. Je déteste ce genre d’intrigue, mais c’est tristement réaliste.

En tout cas, c’est sans surprise que Kat est ensuite du côté de Maddy quand on lui demande. Elle a beau dire qu’elle a son propre avis – et c’est vrai – évidemment qu’elle est du côté de sa copine quand elle en a l’occasion. L’occasion ? Cassie, bourrée, se joint à la fête dans le jacuzzi et demande à Nate et Maddy s’ils sont de nouveau ensemble. Comme toujours, Maddy est donc super vénère d’entendre Nate répondre la vérité, mais trop rapidement à son goût et elle prend tout le monde à témoin dans leur dispute.

La dispute va jusqu’à Maddy répétant les demandes insensées de Nate qui veut se marier avec elle ou… avoir des bébés avec. Les bébés, ça ne plaît pas à Cassie : elle se met à vomir tout l’alcool ingurgité dans une scène à la fois hyper comique et horrible à voir où elle vomit sur tous ses amis et finit dans un vrai sale état.

Allez savoir pourquoi, la série se concentre aussi à nouveau sur Cal. Complètement dépressif et alcoolique lui aussi, il se remet de sa torture par Fez en buvant toujours plus et en prenant le volant dans des états horribles. Il n’a plus aucune prise sur son fils, sur sa vie, sur son alcoolisme, et c’est terrifiant à voir. Terrifiant, mais aussi super inquiétant, parce qu’on le voit prendre la route alors qu’Elliot est lui-même sur la route avec les filles.

Finalement, tout se passe bien pour lui et il arrive à destination sans trop de mal. Sa destination ? Le bar gay de l’épisode précédent, encore ouvert 25 ans plus tard apparemment. À vrai dire, rien n’a changé depuis l’épisode précédent, pas même le jukebox. Oh bordel, Eric Dane livre là aussi une bien jolie prestation. Certes, son personnage est bourré et ce n’est pas la chose la plus difficile à jouer, mais il le fait bien.

Sans trop de surprise, parce qu’il reste un sacré beau gosse, un type se dévoue pour venir danser avec cet alcoolo qui choisit un slow pour se remuer seul sur la piste de danse. On lit dans le regard de l’acteur tout ce qu’il faut des regrets du personnage et je n’étais pas surpris de voir le type se transformer l’air de rien en Derek, le copain de Cal à l’époque.

Malheureusement, cela donne envie à Cal de faire un peu de lutte, et ce n’est pas l’envie du type qui venait le draguer. Complètement saoul, Cal se fait donc virer du bar et reprend le volant, ce qui est la pire des idées du monde. Il réussit pourtant à rentrer sain et sauf chez lui. Enfin, sain, c’est vite dit. Il est complètement défoncé, et il se met à pisser dans son entrée en étant mort de rire. C’était pile ce qu’il fallait pour réveiller toute la maison et s’enterrer vivant devant sa femme et ses deux fils, tous ravis de voir son pénis se balancer devant eux pendant un moment. Les pauvres.

La scène est super prenante, parce que Cal dit enfin toute la vérité, aussi horrible soit-elle. Ben oui, il balance à son aîné, Aaron, qu’il a couché avec un homme pour la première fois (Derek ???) quand il était encore dans le ventre de sa mère ; mais aussi qu’il a couché avec plein d’hommes depuis. De manière toute aussi charmante, il avoue à Nate qu’il est son pire regret, et Nate ne dit rien à personne pendant toute la scène. Cela vaut mieux, apparemment, parce qu’Aaron se prend dans la tronche que ses parents connaissent les films pornos qu’il regarde, et les films pornos qu’il regarde sont atroces, avec des gang-bangs et des fétichismes chelous.

C’est instructif comme scène. C’est aussi assez dérangeant : on a envie que ça s’arrête sans réussir à décrocher pour autant de l’épisode. Marsha est plus forte que nous pour ça, elle rentre s’enfermer dans sa chambre quand il est question d’un mystérieux amant Facebook. Soit. Cal finit par s’en aller en laissant ses fils décider de qui nettoiera sa pisse, car il ne le fera pas. C’était hyper fort, dérangeant, triste et scotchant.

La fin d’épisode est problématique à souhait : on sait que Fez a un nouveau problème, puisque le corps de Mouse a été retrouvé. La pluie s’abat sur la ville, et par la fenêtre de la chambre de Rue. Si personne n’a fermé la fenêtre, alors ? Et si Jules est nue sur le lit d’Elliott en caleçon alors ? Et Jules se scarifie à nouveau ? La fin d’épisode est tellement perchée et éclatée ! Maddy fait la planche dans sa piscine, Lexi n’est pas bien non plus, Cassie pleure, Kat et Ethan sont dans une voiture (ont-ils croisé Cal ? J’ai sincèrement eu peur pour eux tellement ils n’ont rien à faire là autrement) et… WTF ? Faut arrêter la drogue, même si elle est meilleure que celle des scénaristes de Riverdale.