Riverdale (S04)

Synopsis : La saison 3 se terminait avec enfin le départ de la Ferme loin de Riverdale et en ouvrant quelques pistes pour la suite, la plus intéressante étant un flashforward nous montrant une scène dans les bois bien embêtante pour les fans de Jug.

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Pour commencer, je ne suis là que parce qu’il y a le podcast 42 minutes et que je veux continuer ma petite chronique « minute Riverdale » qui dure trois plombes et déprime mes co-équipiers regrettant probablement tous les quinze jours de m’avoir fait regarder cette série. Je suis aussi là parce que la série est désormais dans mon Challenge Séries 2021 et que je vais tenter de rester en-dessous de la barre des vingt épisodes de retard. Ce serait pas mal de finir la saison 5 en même temps que tout le monde, non ?

Et en même temps, une fois que la série sera terminée, qu’est-ce que je vais faire de ma vie, franchement ? Bon, laissons de côté cette considération pour se concentrer sur ce début de saison qui est particulier et triste, puisqu’un acteur est décédé dans l’entre-saison, tout de même. Au moins, le premier épisode de cette saison ne pourra pas être raté. Pour le reste, il paraît que ça s’améliore. J’espère que c’est vrai.

Il n’y a toutefois qu’un seul moyen de le savoir, et c’est en regardant les épisodes…

Note moyenne de la saison : 13/20

S04E01 – In Memoriam – 15/20
L’épisode est loin d’être parfait, mais je n’ai pas à cœur d’être aussi brutal que d’habitude dans ma critique, parce que Luke Perry est mort tout de même. C’est triste, l’épisode parvient à l’être par touche et ce début de saison est tout particulier, forcément. Il ne donne pas encore de piste pour la suite, mais ça fait du bien ce calme pour la série. C’est la preuve qu’ils peuvent faire des épisodes bons, finalement.
S04E02 – Fast Times at Riverdale High – 15/20
Oh, on ne m’aurait donc pas menti en m’affirmant que cette saison allait être mieux ? Je me méfie, parce qu’il y a eu d’autres débuts de saison que j’aimais bien et qui ont très vite mal tourné, mais je dois dire que les perspectives offertes par l’épisode sont sympathiques. C’est toujours très perché comme série, c’est peu crédible et tout… mais ça marche bien comme divertissement là.
S04E03 – Dog Day Afternoon – 14/20
C’est tellement mauvais que c’en est ultra-comique et franchement réussi. J’ai mal au ventre après cet épisode – mais pas autant que celui qui, dans cet épisode, voit son ventre être occupé. Je n’en dis pas plus, je ne veux pas spoiler, mais bon dieu, la série est de retour au stade où elle est risible, le sait très bien, mais préfère en jouer sérieusement que de tenter d’être crédible. Ca marche mieux sur moi que l’insupportable saison 3, pour le moment en tout cas.
S04E04 – Halloween – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant. Je n’avais pas pensé à ça, aux costumes d’Halloween et aux pelles hors écran de cet épisode.
S04E05 – Witness for the Prosecution – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant.
S04E06 – Hereditary – 12/20
Toute la saison semble être construite par la poursuite en parallèle de plusieurs intrigues qui ne se croisent quasiment jamais. Je dois dire que c’est reposant à critiquer après le chaos qu’était la saison 3, mais ça commence aussi à m’ennuyer que les personnages ne se croisent plus vraiment ; ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus quoi faire de certains d’entre eux. Et ce n’est probablement pas qu’une impression.
S04E07 – The Ice Storm – 09/20
On repasse sous la moyenne parce qu’il ne se passe absolument rien dans cet épisode. Je veux dire, ça parvient à peine à être drôle tellement il n’y a rien d’exceptionnellement con (ou presque), je suis en train de perdre mon pari misérablement alors que j’étais à ça de le gagner et les intrigues ne me fascinent pas. C’est décevant, c’est tout.
S04E08 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.
S04E09 – Tangerine – 11/20
Certaines intrigues semblent arriver enfin à leur fin dans cet épisode, mais le problème, c’est donc qu’on se rend compte qu’on nous a sorti un truc pendant neuf épisodes pour… absolument rien ? Genre, ça n’apporte rien à la série, ça comble juste le temps. Pour le reste, la série nous pond quelques membres de famille supplémentaires, mais ça ne donne toujours pas envie de faire partie d’une famille de la ville. Quant à la mandarine… Écoutez, sérieusement ?  
S04E10 – Varsity Blues – 12/20
Changement dans l’équipe de scénaristes ! Les nouveaux oublient encore de regarder les épisodes précédents et on se retrouve plongés à nouveau dans une série pour ados avec des intrigues d’adolescents, même si quelques personnages continuent d’être des mineurs en plein dans un business de personnes majeures. Ils ne tentent vraiment même pas de faire semblant, et je me demande ce qu’il se passe dans la salle des scénaristes pour en arriver à un tel résultat, honnêtement !
S04E11 – Quiz Show – 10/20
Ah lala, ça n’en finit plus de n’avoir aucun sens et ça nous sort de nouvelles intrigues qui franchement me perturbent énormément parce que je ne sais pas comment ils peuvent en avoir l’idée. Je crois que certains scénaristes veulent concrétiser des fantasmes chelous, et c’est tout. Ou ils se droguent tous. Ou les deux. En tout cas, jamais une série ne m’aura autant questionné sur ce qu’il se passe dans les coulisses de la salle des scénaristes.
S04E12 – Men of Honor – 10/20
Non, je ne veux pas descendre sous la moyenne, parce que je continue de regarder et que ça a toujours son côté addictif avec 150 intrigues qui n’ont aucun sens et continuent d’un épisode à l’autre, et parce qu’il y a toujours des moments qui me font rire ou me font dire que je vais y revenir encore. Mais franchement, ce n’est pas fou du tout et la qualité n’est plus là depuis bien longtemps !
S04E13 – The Ides of March – 13/20
Plutôt soulagé de voir que la série perd moins de temps que prévu avec cet épisode qui contient déjà des scènes que je ne pensais pas voir avant la fin de saison. C’est une bonne chose, car je m’approche peu à peu de la fin de la saison 4 et que l’intrigue peut ainsi s’emballer un peu – suffisamment pour que je sois à nouveau motivé à poursuivre tout ça et voir jusqu’où ça ira.
S04E14 – How to get away with murder – 16/20
Pourquoi la série assume-t-elle dans son titre la référence à une autre série d’une chaîne concurrente sur l’épisode qui ressemble le moins à un épisode de celle-ci du côté de la structure ? Encore un mystère pour Riverdale ! Cela dit, l’épisode est plutôt du genre excellent pour cette série, avec certes des répliques soi-disant sérieuses à se tordre de rire, mais aussi avec une intrigue prenante. Tant pis si on laisse de côté des personnages, l’arc qui s’ouvre là donne envie d’en voir plus.
S04E15 – To Die For – 13/20
Franchement, cet arc narratif pourrait être si bien que je me demande vraiment pourquoi ils ont fait le choix d’introduire dans cet épisode des absurdités et des trucs grillant tout le suspense à 1000 kilomètres. Ah oui, c’est cette série, pourquoi j’essaie encore de croire qu’elle peut être cohérente alors que je sais que non ? Je n’en peux plus, mais au moins, avec cet épisode, je gagne mon pari de base de visionnage de la série, commencée il y a un peu plus d’un an. Qu’on ne me dise pas que je ne suis pas courageux parfois !
S04E16 – The Locked Room – 16/20
C’est étonnant, mais cet épisode réussit vraiment bien à atteindre l’ambiance qu’il souhaite. C’est frustrant, parce que c’est la fin d’un arc qui aura vraiment été chouette dans la série, mais c’est aussi hyper bavard et exagéré à plein d’égards. Allez, c’était dix fois mieux que le reste de la saison et je me suis bien amusé des révélations qui se jouaient dans cet épisode. C’était top.
S04E17 – Wicked Little Town – 14/20
Eh, pas si mal cette saison finalement, elle va avoir une meilleure note que ce que j’imaginais. Cet épisode est insupportable d’intrigues plus ridicules les unes que les autres, hein, ne vous méprenez pas face à une note pas si mauvaise… Les chansons sont plutôt sympathiques et ça aide à faire passer la pilule de certaines idées qui sortent de nulle part. Comme d’habitude, je suis bon public sur les épisodes musicaux. Ca me motive, écoutez.
S04E18 – Lynchian – 10/20
Et merde, j’y croyais, on était sur une bonne lancée, mais voilà la série qui retombe dans tous ses pires démons. Le bon fil rouge étant évacué, il ne reste que des intrigues vraiment peu prenantes et qui finissent en queue de poisson dans cet épisode. Quant au nouvel arc entamé, je ne comprends pas bien l’évolution qui est suivie ici. Dire qu’il y a encore deux saisons au moins alors qu’ils n’ont plus rien à raconter déjà et qu’ils se recyclent sur plein de trucs !
S04E19 – Killing M.Honey – 18/20
Oui, oui, 18, j’y vais à fond, mais c’est parce que j’ai vraiment aimé cet épisode, en grande partie indépendant de toutes les intrigues en cours et justifiant tous les moments les plus nazes (ou presque) par une explication qui tient la route. C’est tellement inhabituel ! Comme trop souvent, la série me donne l’impression qu’elle va faire une super intrigue et tout, mais je suis sûr qu’en deux épisodes tout sera à nouveau ruiné. Ah, et pour une fin de saison improvisée car imposée plus tôt que prévu par le Covid, je trouve qu’ils s’en sortent vraiment bien !

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9-1-1 – S04E01

Épisode 1 – The New Abnormal – 19/20
La série revient en grande forme après des mois d’absence ! On reprend sur une énorme catastrophe, forcément, mais celle-ci ne nous empêche pas de retrouver un à un les personnages que l’on aime. Certes, tous ne sont pas hyper développés pour cette reprise, mais on arrive à avoir une idée générale d’où ils en sont, tout en les voyant sauver des vies, ce qui reste le but de la saison. Il y a de bonnes idées en cours de route, les personnages à sauver réussissent à être attachants et le coronavirus est exploité par les scénaristes avec le bon dosage pour que ce ne soit pas trop lourd.

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Spoilers

We’re all dying to get out there and see the world

Ouh, comme ce début d’épisode passe mal. La série prend le choix de laisser totalement de côté l’horrible période de confinement et d’irruption de la pandémie pour reprendre en septembre, où les infections étaient au plus bas et où on commençait à reprendre espoir d’une vie meilleure – et normale – partout dans le monde, et particulièrement aux États-Unis. Je trouve que c’est une excellente idée… mais ça ne passe pas si bien en janvier où l’épidémie a repris de plus belle un peu partout en Europe, alors que les États-Unis ont dépassé côté décès liés au Covid19 le seuil critique du nombre d’américains morts pendant la seconde guerre mondiale.

Cela n’empêche le choix musical, le retour du soleil et la petite balade en vélo d’être très sympathiques et de nous mettre de bonne humeur… jusqu’à ce que la catastrophe de ce début de saison se dévoile : quelques petits tremblements de terre vont faire craquer un barrage à proximité de Los Angeles, et la femme que l’on suivait en train de faire son petit tour de vélo est désormais complètement foutue. Elle a la présence d’esprit d’appeler le 9-1-1 via Siri, c’est déjà ça.

On repart alors deux heures avant tout ça, et ça nous permet de retrouver nos héros. La série profite assez bien de la pandémie pour nous montrer que les appels en vision ont la vie belle aux États-Unis. Tout le monde a sa tablette ou son ordinateur, et tout le monde se fait des conversations de groupe comme si de rien n’était. Il y a toutefois des surprises sur ce début de saison qui reprend donc quelques mois plus tard.

La série ne prend pas la peine d’expliquer ce qu’il s’est passé avec le covid, et c’est peut-être une bonne idée parce que ça sonne parfois faux quand elles le font – j’ai souvenir de This is us – mais en même temps, je me dis que pour tous les gens qui découvriront la série en retard ou sans avoir connu la pandémie (eh, ça arrivera !), ce sera bizarre comme changement d’ambiance.

Ben oui, le changement est visible dans la construction de l’épisode, parce que les plans sont impactés par la présence des ordinateurs et tablettes. La distance entre les personnages se fait sentir. Il faut dire que nous ne sommes pas aidés par la distance entre Chimney et Maddie, qui ne sont donc pas confinés ensemble.

Buck et Chimney sont confinés ensemble, parce que Chimney a trop peur de contaminer la mère de son futur enfant. Elle, elle vit désormais avec son beau-frère dont j’avais un peu oublié l’existence, mais qui a l’air très chouette avec elle : il prend soin d’elle et tout, et je n’imagine pas comment ça doit créer des situations bizarres dans la maison.

Du côté de Chimney, il était donc confiné chez Buck pendant toute la période où c’était obligatoire, ce qui paraît logique : tous les pompiers l’étaient apparemment, et ça évitait de mettre en danger les proches de ceux-ci. Seulement voilà, le reste de la caserne est rentré chez elle depuis un moment, mais Chimney s’y refuse toujours.

On sent bien que cela commence à peser à Maddie, plus que son propre ventre qui a bien pris du volume pendant ces quelques mois. Forcément. Cela fait plaisir de la voir heureuse pour sa grossesse, mais ça rend triste qu’elle soit déprimée par l’absence de Chimney auprès d’elle pendant la grossesse. C’est bien d’avoir peur et de vouloir être prudent, mais il y a des situations qui exigent tout de même d’être ensemble… Ou pas ? Buck a aussi un covid-crush via webcam, c’est inattendu.

Athena et Bobby sont également ensemble, vivant désormais avec May. Celle-ci n’est pas là, car elle est de garde. Oui, elle a décidé de faire une année sabbatique, et j’aime beaucoup l’idée parce que j’ai deviné assez vite vers quoi on se dirigeait. Avant d’y arriver, il nous restait à découvrir que Michael s’était installé avec son beau médecin, David, qui enchaîne les gardes aux urgences avec le Covid. Il n’a pas l’air si crevé que ça quand on le voit pourtant, et il a même l’air heureux de s’occuper du fils de son mec et de parler avec Athena.

C’est un peu étrange : à quel moment ont-ils pu développer toute une relation comme ça ? Je veux dire, les médecins ont eu tendance à être un chouilla débordés cet été tout de même. Qu’importe, ça fait plaisir de voir tous les personnages à peu près heureux. Il y en a une qui ne l’est pas pourtant : Athena reprend le boulot après son agression. Nous ne saurons pas grand-chose de son arrêt et des consultations psy pour le moment, nous contentant d’apprendre qu’elle est désormais consignée à son bureau. La catastrophe à venir va tout changer, c’est sûr.

En attendant, elle se dit peu ravie de savoir que sa fille, May, est devenue opératrice téléphonique pour le 9-1-1, tu m’étonnes. Quand on la retrouve, on la voit s’entraîner à répondre à des coups de téléphone, et c’est chouette à voir, surtout que Maddie est évidemment sa tutrice. Après tout, c’est à elle qu’elle avait déclaré son envie en fin de saison dernière.

Autrement, les pompiers font des tests de température en entrant dans la caserne, ce qui fait partie du nouveau protocole, et on retrouve enfin Hen à la caserne, ce qui fait plaisir. Eddie met encore plus de temps à revenir et je l’avais presque oublié. Bon, on en oublie presque aussi que nous sommes devant une série catastrophe. L’épisode fait pourtant le job pour nous le rappeler petit à petit : le craquage du barrage est suggéré à plusieurs moments de l’épisode, de bonne manière.

On apprend à découvrir un peu tous les futurs blessés : les conducteurs de transport en commun n’ont vraiment pas de chance dans la franchise, par exemple, puisqu’on se retrouve principalement avec un bus qui se retrouve encastré dans un building, et pas au premier étage, hein. Au passage, il explose une salle de réunion où un employé se faisait engueuler par sa boss et il perturbe les passagers auxquels on a eu le temps de s’attacher brièvement : CJ un élève de terminale qui reprend les cours malgré son handicap (une forme d’autisme ? Je n’ai pas les sous-titres, je n’ai pas bien compris ce qu’il avait), une passagère avec qui il a sympathisé et un passager particulièrement désagréable.

Ils ont tous eu le temps de voir la vague leur arriver en pleine tronche, même Vanessa qui conduisait ce bus, mais au moins, ce n’est pas un tsunami comme le remarque les pompiers assez justement. J’ai rigolé, j’avoue. Bref, l’épisode fonctionne bien et cette affaire de bus est vraiment prenante lorsque les pompiers arrivent sur place.

On a eu le temps de s’attacher à tout le monde et il est très cool de voir CJ décider de faire un garrot au passager malpoli pour lui sauver la vie, comme il est cool d’avoir une touche de féminisme avec l’employé bloqué sous le bus qui révèle à sa boss qu’il l’a bien tenue à l’écart d’une réunion pour de mauvaises raisons. J’ai vraiment aimé cet épisode et cette intervention. Cela fait du bien de retrouver tout le monde. Quant à CJ, il se calme grâce à Bobby pour qui les choses manquent de peu de tourner vraiment mal. Franchement, il survit à une explosion de manière bien peu crédible, mais eh, c’est 9-1-1. Oh, sinon, j’ai aimé aussi voir Hen s’occuper vraiment des urgences médicales : on voit bien que ses études ont continué, même si elle est encore à la caserne.

Contre toute attente, la série nous fait alors un flashback pour revenir six mois en arrière, dans un monde pré-covid. Tout cela n’a aucun sens, mais ça sent l’arrivée d’un personnage qui aura son importance dans la série : Janelle. C’est celle que nous avons vu en début d’épisode faire son petit tour de vélo et qui a survécu à la masse d’eau lui arrivant dans la tronche. Elle est enterrée vivante désormais, mais il y a quelques mois, elle vivait une vie heureuse.

C’est tellement violent tout ça. La série nous explique le coronavirus de la meilleure et la pire des manières à la fois : mois par mois, quelques secondes de sa vie parfaite devenant de plus en plus horrible, avec son mari qui meure du virus en cours de route. C’est un personnage auquel on s’attache vraiment bien, parce qu’il est difficile de ne pas s’y reconnaître, même si on n’a perdu personne : elle vit désormais seule et sa solitude lui pèse. Oui, elle parle au téléphone avec d’autres, comme tout le monde, mais elle est seule quand même.

Et elle l’est tout autant quand elle se prend la masse d’eau et finit enterrée vivante. Elle est sauvée grâce à l’aide de Maddie qui intervient à temps et la prend en charge de la meilleure des manières, même si on comprend qu’il s’agit d’un appel difficile pour elle. J’imagine qu’elle s’attache aussi à elle parce que la solitude lui rappelle un brin sa situation. Bref, Janelle est finalement sauvée de justesse, et ça nous permet de voir qu’il y a une belle traversée d’eau à travers Los Angeles.

Ce n’est pas fini pour autant : un glissement de terrain est annoncé, et Athena est finalement envoyée sur le terrain, comme prévu. Elle ne peut pas rester derrière son bureau quand il y a tout un quartier résidentiel à évacuer et qu’il y a un manque évident de flics. Athena fait tout ce qu’elle peut pour évacuer le quartier, et elle rencontre ainsi une femme qui refuse de quitter sa maison.

Ce n’est pas le confinement qui lui a fait aimer ça, bien au contraire : elle est confinée chez elle depuis sept ans parce que le monde extérieur est dangereux. La vie lui a donné raison sur ce coup-là. Malheureusement, elle refuse vraiment de quitter sa maison, même lorsqu’Athena pense avoir réussi à faire ce qu’il fallait pour ça.

C’est embêtant, et c’est notre cliffhanger du jour : May, Maddie et Josh (à qui la promotion fait énormément de bien tout au long de l’épisode, j’aime le voir en charge de l’équipe !) découvrent en effet au même moment que le glissement de terrain est en cours. La maison s’effondre donc, de même que le signe si célèbre d’Hollywood, que l’on avait vu à plusieurs reprises pendant l’épisode, comme pour nous indiquer ce qui allait se passer. Oh boy. Vivement mardi, parce qu’Athena est dans la merde, là.

> Saison 4

9-1-1 (S04)

Synopsis : La vie des opérateurs et équipes d’urgence continue à Los Angeles, cette fois-ci en temps de Covid19. Bon courage à eux, déjà que sans pandémie, c’était toujours la merde…

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9-1-1 Lone Star (S02)

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Pour commencer, je suis un brin frustré et énervé après moi-même, parce que cet épisode est disponible depuis mardi, nous sommes dimanche, et je ne l’ai toujours pas vu. C’est fou comme avec cette série, je suis dans un entre-deux permanent : je l’aime assez pour avoir envie d’être à jour, mais pas assez pour faire ce qu’il faut pour l’être apparemment.

Il faut dire aussi que je trouve que la série fonctionne vraiment bien en bingewatching de plusieurs épisodes d’un coup… Jusqu’ici, je n’ai jamais réussi à rester à jour tout au long d’une saison. Peut-être que cette année, ce sera un peu plus simple : la série a eu la bonne idée de revenir le même jour que son spin-off : nous aurons donc une double dose chaque semaine. Et comme je dis précisément que ça marche bien en bingewatching, ça veut dire que je vais au moins avoir plusieurs épisodes cette fois.

C’est un peu le point positif auquel je m’accroche, avec le fait également qu’il y a peu de séries diffusées en même temps en ce moment, parce que la pandémie affecte tout de même les plannings de toutes les séries.

Je ne serais pas surpris que les networks finissent par passer sur le même mode que les plateformes à la Disney +, en ne diffusant les épisodes d’une saison qu’une fois que celle-ci sera complètement enregistrée… C’est peu probable pour le moment, car ça révolutionnerait toute l’industrie et le mode de fonctionnement financier des networks, mais ça va devenir de plus en plus impératif avec les couvre-feux, quarantaines et confinements fréquents. A moins que le vaccin nous rétablisse un monde normal rapidement, mais difficile de rester positif.

Cette intro est partie super loin super vite, je m’en excuse. Posons-nous tranquillement pour parler de l’épisode de reprise plutôt !

Voir aussi : 9-1-1, wha’s your récap des saisons précédentes ?

Note moyenne de la saison : 17/20

S04E01 – The New Abnormal – 19/20
La série revient en grande forme après des mois d’absence ! On reprend sur une énorme catastrophe, forcément, mais celle-ci ne nous empêche pas de retrouver un à un les personnages que l’on aime. Certes, tous ne sont pas hyper développés pour cette reprise, mais on arrive à avoir une idée générale d’où ils en sont, tout en les voyant sauver des vies, ce qui reste le but de la saison. Il y a de bonnes idées en cours de route, les personnages à sauver réussissent à être attachants et le coronavirus est exploité par les scénaristes avec le bon dosage pour que ce ne soit pas trop lourd.
S04E02 – Alone Together – 16/20
L’écriture des personnages n’est vraiment pas dans la subtilité cette semaine, et même les histoires des victimes de l’épisode n’ont pas réussi à vraiment me toucher… Par contre, la série est toujours impressionnante visuellement et place les jalons de futures intrigues qui pourraient être très sympathiques. Je suis donc surtout curieux de voir la suite de la saison après ce petit épisode catastrophe.
S04E03 – Future Tense – 17/20
Un très bon épisode cette semaine, avec la mise en place d’une intrigue qui me laisse vraiment désireux d’en savoir plus et un focus fait sur tous les personnages que j’aime le plus dans cette série. Les interventions servent surtout à apporter de l’humour et on a de bons développements pour nous mener assez logiquement à un crossover annoncé depuis un moment. Bref, un très bon épisode (qui fait aussi oublier le port du masque, d’ailleurs, c’est très fluide).
Crossover : 9-1-1 Lone Star – S02E03 – Hold the Line – 18/20
S04E04 – 9-1-1, What’s Your Grievance ? – 16/20
L’épisode est un peu plus classique, mais j’aime toujours autant les personnages autour duquel est construit cet épisode, ce qui aide à vraiment accrocher. En fait, il y a peu de personnages que je n’aime pas du tout à ce stade de la série. En ce qui concerne l’écriture, par contre, dur d’aimer cette manière constante de tourner autour du pot, mais je n’attendais pas autre chose de la série. Pas après quatre ans.
S04E05 – Buck Begins – 17/20
Pour un épisode “Begins”, celui-ci a réussi à bien me captiver et beaucoup me plaire, tout de même, je suis donc plutôt content. L’écriture permet d’apporter un vrai approfondissement sur le personnage et de mieux comprendre certaines scènes du passé, tout en rajoutant une couche d’émotions à des moments passés. Là-dessus, c’est une vraie réussite. Après, ça reste bien prévisible et ça continue de vraiment poser un problème du point de vue du gaybait, mais bon… On a l’habitude.
S04E06 – Jinx – 16/20
L’épisode développe principalement un personnage que je n’aime pas, mais il le fait plutôt bien, entre deux interventions. Enfin, deux… J’aime beaucoup le postulat de départ de cet épisode qui possède grâce à ça un rythme infernal, avec tous plein de petits moments plus ou moins explosifs qui se succèdent sans nous laisser respirer. Difficile d’attendre autre chose de la part de cette série !
S04E07 – There Goes the Neighborhood – 15/20
L’épisode apportait beaucoup d’humour bien senti sur un sujet universel et important en temps de pandémie… mais après, le traitement est purement à la sauce américaine, avec une petite conclusion bien lourde. N’est pas This is us qui veut on va dire. C’est à la rigueur mieux quand ils se prennent pour Hitchcock dans cet épisode, mais ça met du temps à venir les interventions !
S04E08 – Breaking Point – 15/20
Léger mieux cette semaine avec un épisode aux intrigues assez prévisibles, mais tout de même sympathiques car capables de provoquer un certain nombre d’émotions. C’est une mi-saison qui s’inscrit bien dans l’actualité et passe mieux que la semaine dernière où l’ennui guettait presque. En plus, les intrigues des personnages avançaient… Par contre, je m’attendais à un cliffhanger plus choquant encore.
S04E09 – Blindsided – 19/20
Une excellente reprise pour la série qui nous aveugle – c’est le titre de l’épisode après tout – avec son petit twist attendu sans qu’on ne comprenne exactement ce qu’il sera. Au-delà du jeu de mots du titre, j’ai bien aimé l’ensemble de cet épisode, avec des évolutions intéressantes pour les personnages (même si certains m’ont énervé) et des avancées dans un paquet d’intrigue. Par contre, pour une reprise, il est frustrant de voir certains personnages presque cantonnés à de la figuration. C’est habituel avec cette série, je sais.
S04E10 – Parenthood – 17/20
Un épisode très sympathique qui gère les conséquences du précédent sans se prendre trop la tête. J’ai particulièrement aimé le retour de certaines intrigues oubliées jusqu’ici. Cela fait plaisir de les revoir comme ça à l’écran, surtout que l’évolution des personnages se fait avec beaucoup de naturel ; même lorsque l’on sait bien que les scénaristes sont juste en train d’essayer de pérenniser la série pour d’autres séries avec certains personnages. Eh, il y en a même une qui pourrait finir par lancer un troisième spin-off en déménageant, franchement.
S04E11 – First Responders – 17/20
Un épisode très sympathique cette semaine, avec une écriture intéressante qui permet aux intrigues d’avancer de manière fluide, tout en se concentrant sur des personnages secondaires que l’on apprend à mieux connaître. C’est tant mieux, car ça me fait les apprécier davantage ! En plus, comme toujours avec cette série, certaines scènes sont suffisamment marquantes pour qu’on se souvienne longtemps de l’épisode.
S04E12 – Treasure Hunt – 17/20
J’aime bien ce genre d’épisode comme la série sait si bien le faire : il y a clairement un aspect enquête parodié dans la chasse au trésor de cet épisode, mais c’est prenant. Pas besoin de développer énormément les personnages à chaque épisode après tout, parfois, ça peut rouler comme sur des roulettes sans rien avoir à faire. La preuve.
S04E13 – Suspicion – 17/20
Pfiou, quelques semaines après tout le monde, je rattrape cet épisode qui est chargé en émotions. Comme d’habitude, on sent bien que les scénaristes savent comment faire pour toucher nos cordes sensibles et pour viser juste à chaque fois. Pardon, c’est presqu’un mauvais jeu de mot sur la fin de l’épisode, ça. En tout cas, content de ne pas avoir à attendre une semaine pour voir la fin de saison !
S04E14 – Survivors – 17/20
Un fantastique début d’épisode, mais une résolution un peu trop précipitée et prévisible à mon goût font de cette fin de saison un agréable moment (de stress !) à passer. Je ne pense pas que ce sera l’épisode qui me marquera le plus, mais la transition vers la saison 5 est enclenchée et fonctionne plutôt pas mal.

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9-1-1 Lone Star (S02)

Station 19 – S04E05

Épisode 5 – Out of Control – 20/20
Je sais, je surnote toujours tout. L’épisode bénéficie d’un sacré effet de surprise, parce que je ne pensais vraiment pas qu’il avait été conçu comme un épisode de mi-saison si tôt dans celle-ci. Et pourtant, il n’y a aucun doute que ça en est un. Tout est mené avec beaucoup d’efficacité dans une intrigue qui commence d’habitude, mais qui, petit à petit, devient véritablement dure à regarder. C’est une réussite en ce qui me concerne, et les sujets d’actualités abordés font mal.

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Spoilers

Just so we’re very, very clear, those girls are the victims.

Dernier épisode avant le mois de mars, il va falloir en profiter. On commence par nos pompiers qui rentrent d’intervention et sont fiers d’eux parce qu’ils interviennent plus vite que la caserne 23 et sont excellents. C’est une bonne excuse pour nous proposer un épisode où tous les pompiers organisent une fête chez Maya et Andy.

Après l’épisode de Grey’s Anatomy de la semaine d’épisode, Ben apprend la mort de sa belle-mère. Nous revoilà avec un crossover, ça faisait longtemps. Ben doit rentrer chez lui pour pouvoir annoncer la mort de la grand-mère, et ce n’est pas si simple parce que les ados sont chez lui sont en train de jouer à un jeu vidéo. Il s’y prend tellement mal pour annoncer les choses ! Ce n’est pas simple à dire comme nouvelles, de toute manière.

Crossover : S17E05 – Fight the Power – 16/20

J’aime beaucoup la manière dont cette série permet de développer le personnage du fils de Bailey, mais les scènes n’étaient pas forcément les meilleures. Sans trop de surprise, Bailey décide de continuer de travailler malgré le décès de sa mère et son fils vit mal que ce soit son beau-père qui soit lui annonce la nouvelle. Tu m’étonnes !

Ben le prend toutefois mal d’entendre qu’il n’est pas le père. Lol. Sa sœur, sortie d’absolument nulle part dans le premier épisode et jamais revue depuis, est heureusement là pour lui faire prendre conscience que ce n’est jamais qu’une phrase d’ado en crise – et en deuil en plus ! Je l’aime bien la sœur de Ben, Rose, mais j’ai du mal à comprendre d’où elle sort. On sait pourquoi elle est là au moins, avec les parents qui ne peuvent s’occuper des deux adolescents chez eux (il y a eu un recast d’ailleurs, non ? Ou juste des cheveux qui poussent ?).

Le tout se conclue par une petite scène bien amenée de discours de Ben sur le deuil et les réactions des gens face aux catastrophes. J’apprécie davantage Ben cette saison, les scénaristes font du bon travail avec lui.

Pour en revenir au reste des pompiers, on a ensuite droit à une scène de vestiaire qui réunit toute la caserne. Travis sort de la douche pour les audiences et Jack se fait foutre de lui par tout le reste de l’équipe parce qu’il continue d’affirmer qu’il est célibataire et qu’il n’y a rien avec sa copine du moment chez qui il vit pour l’aider à s’occuper de Marcus tout de même. Genre.

En ce qui le concerne, Robert a de plus en plus de mal à supporter la séparation d’avec Andy. Forcément, il en parle à son parrain et Richard porte son masque comme de la merde. La série revient sur ce qu’elle affirme depuis cinq épisodes grâce à Richard : il explique à Robert qu’il peut désormais voir Andy si elle ne lui donne pas envie de boire parce qu’il n’existe pas de règle pour interdire de faire l’amour avec elle – contrairement à ce que disent toutes les séries américaines, hein.

C’est une bonne nouvelle pour Sullivan. Il rejoint ainsi sa femme à la caserne où Andy s’éclate et fait quelques pas de danse en passant récupérer quelques provisions pour la fête chez Maya. La scène est inutile, mais elle est sympathique parce qu’elle finit en danse avec Robert. On est habitué avec le Shondaland, mais les écouteurs sans fil, ça aide bien ! Par contre, ça dérape en scène de sexe, et là, c’est moins ouf.

Je suis heureux pour eux, on va dire, mais je n’ai pas trouvé les scènes si sexy. Ils n’en peuvent plus de coucher ensemble, en tout cas, et la reprise du sexe se passe bien pour eux. Il fallait en profiter comme c’est une mi-saison, parce que les choses vont vite dérapés ensuite.

Toujours dans l’optique de préparer la fête chez Maya, Vic fait quelques courses et elle retombe sur son beau pompier comme par hasard en sortant d’un magasin. Lui est en service, mais il s’interrompt tout de même pour lui parler et elle en retire son masque. La conversation se passe tellement bien entre eux que c’en est ridicule de la voir lui affirmer qu’elle n’est pas en état pour un rencard en ce moment quand il lui demande de la revoir autrement que par accident, mais admettons. Ce sera à surveiller en mars quand la série reviendra.

De son côté, Travis en est toujours à gérer l’absence de coming-out de son père dont il sait pourtant les penchants homosexuels. Il en parle donc à Miller et Maya en préparant la fête, alors que Dean, lui, offre un ours en peluche à Vic et Travis pour fêter leur aménagement ensemble… sauf que l’ours est en fait un cadeau pour Prue, de la part de ses parents. Tout ça nous montre donc le quotidien des pompiers, et il faut bien dire ce qu’il en est, l’épisode était mal parti.

Pourtant, quand ils entendent en-dehors de l’appartement des appels au secours d’une voisine (probablement), ils se précipitent tous à son secours. Tous, sauf Maya, qui s’est pris une bouteille de limonade à la face, parce que les pompiers s’amusent bien apparemment. Ils sortent tous en panique sans le masque, pour apprendre qu’une voisine vient de voir sa fille être kidnappée par un homme qui est dans sa maison et refuse de lui ouvrir, forcément.

La scène de panique est quelque peu amoindrie par la distanciation sociale, mais en même temps, ça nous rappelle bien la panique des gestes barrières qui continue d’avoir lieu après tout. Puis, personne n’a de masque donc ça calme forcément les choses, ce n’est pas plus mal. En tout cas, Travis, Ben et Vic sont hyper réactifs, et tant mieux. Ils connaissent assez leur métier et leur société pour ne pas intervenir trop vite : il n’y a aucune preuve que la fille de la femme soit bien dans la maison.

La fille kidnappée est une petite fille noire, donc forcément ça affecte aussi plus particulièrement Miller. Il est un père célibataire après tout. Il a clairement un problème de jugement, en revanche, parce qu’il considère qu’il n’a pas assez de monde pour s’occuper de Prue alors que littéralement, toute la caserne est prête à se plier en quatre pour sa fille. J’ai bien aimé que ça l’affecte plus que les autres et qu’il soit un lion en cage dans cet épisode. Enfin, au début, j’ai bien aimé. À la fin, par contre… Je n’y suis pas encore, chaque chose en son temps dans la critique.

En parallèle, on suit également Jack et sa non copine. Il dort sur le canapé chez elle, et elle lui propose évidemment son lit pendant qu’ils font la vaisselle. La tension sexuelle est palpable et la vaisselle finit par être une scène où les deux s’embrassent. On s’y attendait. Ils couchent ensemble immédiatement, et là aussi, la première fois se passe bien, évidemment.

Par contre, elle le vire assez vite du lit où ils sont en pleine journée. Elle a son fils à gérer – heureusement qu’il est malentendant – et il a une fête à laquelle se rendre. Jack ne le prend pas si bien que ça, pourtant. Il aurait mieux fait de rester parler avec elle, en plus, parce qu’il débarque finalement à la fête chez Maya pour découvrir ce qui est en train de se passer chez les voisins.

Miller veut évidemment agir et même l’arrivée de Jack et de Maya – abandonnée toute seule chez elle – ne suffit pas à le calmer. On notera que ce sont les seuls à réagir dans tout le quartier les pompiers. Le reste du quartier observe tout de loin… C’est triste.

Pour en revenir à l’intrigue, c’est évidemment une occasion pour les scénaristes de rejoindre la thématique #BlackLivesMatter et c’est fait de la manière la plus étouffante possible : l’intrigue est crédible quasiment de bout en bout, ce qui la rend super dérangeante. Lorsque les flics arrivent, ce n’est pas suite à un appel de Maya pour signaler la situation, mais suite à un appel du kidnappeur qui a appelé les flics pour signaler la mère de sa victime qu’il considère comme folle à hurler sur sa pelouse.

Face au racisme assez évident des flics qui ont plutôt tendance à croire les blancs – et c’est présenté de manière hyper pernicieuse, avec un flic ayant tendance à le faire et son collègue le laissant faire, sans que ce ne soit jamais du racisme assumé, mais juste un biais de conscience -, Maya décide d’annoncer qu’il y a une fuite de gaz, parce qu’elle la sent, malgré le masque.

D’ailleurs, notons que les flics débarquent sans masque, tout de même. Comme par hasard, il y a aussi un incendie qui se déclare dans le sous-sol de la maison, ce qui fait que la scène devient officiellement la juridiction de Maya, même si elle est en jour de congé. Humph, ça manque d’une plaque pour les pompiers, comme les flics en ont une.

Andy et Sullivan débarquent pile au moment où l’incendie se déclare. Bien que toujours en froid, Miller et Sullivan décident de se rendre dans la maison en feu aussi vite que possible. Ils n’ont aucun équipement, ce n’est donc pas la meilleure des idées, mais ça marche bien. L’avantage du feu dans le sous-sol ? Les pompiers sont forcés d’ouvrir la fenêtre en pétant les carreaux, et ça me fait un point pour le Bingo Séries, parce que j’ai eu la bonne idée de préciser que c’était une possibilité pour marquer le point.

Il n’empêche que loin de ces considérations pour le jeu, l’intrigue est vraiment bonne et la tension prenante, loin d’être un jeu. Le racisme ambiant est terrifiant, parce qu’il est le reflet évident des biais de conscience et d’une société qui a un gros problème avec ça – comme les statistiques énoncées par Dean le rappellent bien.

Les policiers sont toutefois les premiers à intervenir sur scène, alors il faut faire avec, ce qui énerve pas mal Vic engueulant le propriétaire de la maison. Les pompiers mettent trois plombes à arriver, c’était bien la peine d’organiser une fête pour célébrer la réactivité de la caserne. C’est d’autant plus gênant que dans le sous-sol, les victimes sont coincées par un cadenas et ne répondent plus à Sullivan et Dean. Ils parviennent à défoncer la porte à temps et sauver les deux gamines cependant.

Le suspense est interminable à l’extérieur de la maison, surtout qu’il n’y a aucune liaison radio avec les pompiers. Bon, ils sortent sans difficulté avec les gamines, mais il faut encore sauver les vies de ces victimes intoxiquées. Elles reprennent finalement leur respiration et tout semble bien finir. Tu parles d’une journée de congés. Moi, je ne compte pas faire ça de mes vacances.

La conclusion de l’intrigue ? C’est loin de bien se terminer. D’abord, blâmons les réseaux sociaux ! Les adolescentes (il y a deux amies) sont à peine conscientes, mais il y en a une pour raconter que l’homme leur a donné rendez-vous sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une influenceuse avant de les kidnapper. Entendons que la panique de la mère dans la rue semblait se calmer et pour attirer l’attention, la gamine annonce que sa pote a foutu le feu.

Vic n’a pas le temps de l’arrêter et elle ferme la porte de l’ambulance aussi vite que possible, mais on comprend bien que le flic raciste a eu le temps de noter ces aveux de la victime qu’il passe aussitôt dans la catégorie d’agresseur. Ben oui, bien sûr. Il en parle aussitôt à son collègue qui interroge l’autre victime de manière super lourde et pas bien psychologique.

Maya nous fait une belle démonstration de la manière dont il faut s’adresser aux victimes potentielles de viol et l’épisode montre bien qu’il y a aussi un problème de ce côté-là. Les flics annoncent toutefois que la gamine est responsable de l’incendie et possiblement d’une effraction pour entrer dans la maison, ce qui énerve la mère.

Celle-ci sort de ses gonds et est arrêtée par les flics, alors que les pompiers, débordés, évacuent sa fille en ambulance. Quand il voit la mère de la victime maltraitée par les flics dans son arrestation, Dean s’énerve à son tour et fonce pour la protéger. Les choses dérapent super vite à partir de ce moment-là, puisque Dean se fait mettre au sol à son tour et arrêté pour outrage à agent, exactement comme la mère de la fille qui n’a pourtant rien fait puisque Travis a réussi à la retenir avant qu’elle ne frappe l’agent.

Voir Dean dans cette situation met tout le monde mal à l’aise, et moi le premier. Quelle horreur ce scénario. Et ce n’est pas fini, forcément. Vic se précipite, mais elle est stoppée à temps par un flic – le moins raciste des deux – qui réussit à lui faire prendre conscience du danger apparemment, puisqu’elle lève aussitôt les mains pour indiquer qu’elle n’est coupable de rien.

En revanche, quand Andy et Sullivan y vont aussi, Andy réussit à se faufiler et se fait mettre à terre assez violemment par un flic alors qu’elle veut juste expliquer que Dean vient littéralement d’être le héros qui sortait une gamine de la maison en feu. Robert s’énerve encore plus de voir Andy dans cette posture et il se précipite à nouveau, ce qui fait que plusieurs flics sortent leurs armes de service. Oh. La tension est grimpée si vite, je n’ai rien vu venir pour cette mi-saison.

Sans pression, les flics braquent donc Robert, qui est arrêté, tout comme Dean. Tu parles d’un jour off. Maya a beau tenté de venir en aide à son équipe, c’est en vain, les flics lui proposant juste de l’embarquer elle aussi. Le tout est filmé par des passants toujours aussi inutiles et on sait très bien que la série ne pourra s’encombrer trop longtemps de ces arrestations, mais c’est une sacrée mi-saison que je n’avais certainement pas vu arriver comme ça. Elle se termine sur le reste de l’équipe qui voit partir les héros du jour – ils viennent de sauver les gamines (et donc de se réconcilier autour de la question qui les divisait la semaine dernière, d’ailleurs) ! – menottés dans des voitures de flics. L’angoisse est palpable…

Crossover : S17E06 – No Time For Despair – 17/20

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