Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.
Spoilers
Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.
Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.
Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.
En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.
Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.
Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.
Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.
Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.
Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.
Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.
Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.
C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.
A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.
Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.
En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.
Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.
En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.
La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.
Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.
Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.




En saison 1, on nous plantait le décor et on nous introduisait à des personnages sans vraiment nous annoncer toutes les règles qui régissait cet univers. Le temps passait vite et les magiciens devenaient pros avant même qu’on ne sache comment. La saison 2 est très différente.
Je revois un peu mon opinion avec ce revisionnage : maintenant que je connais vraiment bien l’univers, je trouve que ça marche. En revanche, une fois de plus, je trouve que l’épisode 3 de cette saison marque un tournant bien plus important avec ce qui arrive à Alice. La voir devenir un Niffin, ça lance vraiment la saison vers autre chose – la Bête n’est plus, Alice est perdue, Penny doit récupérer ses mains, ça change – et ça aurait fait une meilleure fin de saison.
Là-dessus, je continue de ne pas accrocher plus que ça au couple Alice/Quentin, mais également de penser que leur meilleure période est définitivement celle où ils partagent un même corps. C’est pourtant une partie qui n’est pas dans les livres… et pourtant ! La série prouve à quel point elle sait adapter le matériel d’origine pour le compléter et pour le rendre encore plus prenant. C’est très visible quand tout le monde veut s’entretuer à cause des trônes ou se met à chanter Les Misérables, forcément.
Pourtant, j’adore les livres, hein, et je n’ai pas envie d’y modifier quoique ce soit. Ce qui fonctionne dans la série n’aurait pas forcément fonctionné dans les livres. C’est justement ce qui rend la série intéressante à mes yeux. Cette saison 2 s’éloigne beaucoup de ce qui est écrit, mais elle sait toujours l’adapter avec intelligence. Des éléments des livres sont développés en quête complète, d’autres sont supprimés ou à peine évoqués ; la série ajoute ses propres couches aux personnages, et ça donne quelque chose de sacrément cool.
Je me suis rendu compte que lors de mon premier visionnage, j’étais passé à côté de moments importants.
Ce qu’il est important de souligner aussi, c’est que la série trouve le moyen d’explorer des thèmes classiques de séries TV – ici, le passage à l’âge adulte, pour de vrai – de manière originale. Voir Elliot et Margo régner sur Fillory en est le meilleur exemple : eux qui n’étaient des personnages comiques très inconséquents se retrouvent avec énormément de responsabilité sur les épaules… et des mariages forcés à gérer. Le coup des golems est terrifiant, en plus, la conception du bébé d’Eliot et Fen, c’est tout de même quelque chose.
Oui, la série s’éclate dans le méta… au point qu’on en oublie le fil rouge. Au premier visionnage, je disais que son rythme infernal me perdait faute d’un fil rouge clair, mais maintenant, je comprends mieux l’avancement général de la série – et la manière dont elle tisse sa toile.
Tant pis, le résumé de la série en fin de saison est tellement génial !
Je pensais que la série partait dans tous les sens, je découvre en la revoyant que ce n’est pas le cas du tout : elle écoute ses personnages et les laisse aller dans la direction qu’ils veulent.


Pour être plus juste, je me dis que peut-être en fin d’année, je ferais le point sur les séries vues qui peuvent entrer dans le cadre du Challenge Séries 2022 : à ce moment-là, on verra ce qu’il en est. J’ai tout de même un certain nombre de saisons non vues dans ce qui est sorti en 2021 :
C’est mal barré cette affaire, tout de même. Voilà donc le pourquoi de cet article au titre un brin putaclic : je ne vais pas le faire en 2022. Je préfère ne pas me fixer une liste, parce que j’ai bien compris que ça finissait par me poser problème et me restreindre. J’essayais de la voir comme un objectif motivant, mais ces dernières années, j’ai toujours tout switché, alors à quoi bon ?
Pas de challenge, c’est un brin tue-l’amour, je sais, surtout que les séries restent mon hobby même si je ne prends plus le temps de les regarder.