Salut les cinéphiles,
On est mercredi et ça ne m’arrange pas tellement, parce que ça veut dire qu’il faut que je parle de films alors que j’étais parti sur un article de blabla comme il est assez tard… Bon, ne perdons pas de temps, faisons le point sur quelques films, et sur des coups de cœur de début novembre en plus :
Mirage
Franchement, en lançant le film, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’étais sceptique. Un film hispanique, généralement, ça a le mérite de m’enchanter en VO et de m’accrocher… sauf que si on ne se ment pas, il faut bien dire ce qui est, le cinéma hispanique, ça passe ou ça casse. C’est parfois très glauque et transpirant, avec une violence bien particulière, qui n’est pas toujours ce que j’en attends. Pour ce film-là, mes oreilles ont eu ce qu’elles voulaient, avec un très joli espagnol, et le scénario n’était pas glauque, alors c’était un bon point.
Toujours est-il que ça parle de voyage dans le temps (en quelque sorte) et que c’est un sujet casse-gueule, surtout pour moi qui adore ça et adore réfléchir aux ramifications insoupçonnées et paradoxes temporels. Là-dessus, le film s’en sort en merveille, et c’est un véritable coup de cœur !
Le film nous raconte l’histoire d’un couple qui emménage dans une maison où a lieu un drame une vingtaine d’années plus tôt, drame menant à la mort du petit garçon qui vivait là. Un soir d’orage, la femme du couple voit l’ancienne télévision du petit garçon s’allumer et réussit à communiquer avec lui. La faille spatio-temporelle ne dure que quelques instants… à moins que ce ne soit des années ?
Je n’en dirais pas plus, surtout que j’ai l’impression d’avoir déjà trop dit, mais j’ai adoré l’intrigue du film, qui revient sur le classique « peut-on changer le passé ? ». La faille spatio-temporelle qui a la fenêtre de la durée de l’orage, c’est facile comme technique, mais c’est aussi efficace. Le film contient quelques révélations qui ne sont pas forcément prévisibles, mais que j’ai vu venir tout de même en réfléchissant en amont. Je suis content d’avoir eu raison sur ce coup.
Après, c’est évident que de le voir en espagnol fait que je rentre plus dans l’histoire et moins dans la réflexion, donc que je me laisse peut-être plus emporté… mais vraiment, moi qui adore les sciences-fictions et les histoires temporelles, j’étais servi ; le film propose une intrigue géniale ! Ah, et c’est sur Netflix !
Edmond
Le prof de français en moi ne pouvait qu’adorer ce film sur la carrière d’Edmond Rostand. Le scénario est un véritable bijou, avec des répliques qui coulent toutes seules et des parallèles permanents à Cyrano de Bergerac. C’est donc un véritable coup de cœur, même si le scénario en lui-même me paraît un peu trop fantasque pour être totalement véridique. Il faudrait que je vérifie l’exactitude de tout ce qu’il se passe, mais je me le garde en tête comme film à montrer à des élèves, parce qu’il y a énormément d’analyses à en faire – réécriture de Cyrano, mise en scène, tout ça, tout ça.
C’est un coup de cœur bien différent que celui du premier film, mais c’en est un tout de même. Le casting se donne à fond, l’histoire est prenante, le scénario est merveilleux et même le générique de fin a été un régal – avec la bonne surprise de voir les différentes interprétations cultes de Cyrano dans les adaptations cinéma. À voir sans hésiter… surtout si vous connaissez Cyrano. Ce n’est pas essentiel, c’est juste mieux pour en savourer la richesse.
Gladiator
Bon, j’ai tenté, et je ne suis toujours pas fan des films d’époque comme ça. Je vois pourquoi c’est culte, je vois pourquoi les gens adorent et je sais que le casting est génial… mais non. Il y a de bons moments dans le film ; mais disons que s’il n’avait pas été sur mon poster des 100 films à voir avant de mourir, je ne me serais pas lancé dedans. Allez, désolé Maximus, ta vengeance est cool, mais pas pour moi !
Wall-E
Pour me réconcilier avec mon poster, j’ai enchaîné avec ce film-là. J’avais envie de le revoir depuis 2001, L’Odyssée de l’espace, et je n’ai pas regretté. Je ne me souvenais pas du tout de plein d’éléments du film, me concentrant surtout sur mon souvenir d’Eveeeeeeeeeeuh. Rendez-vous compte, j’avais même oublié la plante du film, alors que c’est légèrement un élément-clé.
Pour rappel, le film nous parle de la vie d’un robot de nettoyage, Wall-E, coincé sur une planète Terre abandonnée et dévastée. L’humanité s’est isolée dans l’espace et a tout oublié de son passé et de la Terre, se contentant d’une société de consommation parfaitement terrifiante, parce que terriblement réaliste. Franchement, le confinement, ça ressemblait parfois un peu au siège des habitants du vaisseau dans l’espace, non ?
Voyez-le si vous ne l’avez jamais vu – c’est sur Disney+, évidemment. Ce n’est pas que mon conseil, ça fait partie des films à voir avant de mourir d’après un poster qu’on m’a offert. Si ça c’est pas un argument d’autorité de fou !
His House
Bon, ce film-là fut un échec pour ma part. Il y a de bonnes idées et du potentiel, mais l’horreur n’a pas vraiment réussi à prendre et les révélations successives sont toutes tombées à plat les unes après les autres. Les acteurs sont bons, en revanche. Pour l’histoire, au cas où, il est question d’un couple de réfugié sud-soudanais qui sont accueillis à Londres. Ils ont perdu leur fille dans leur fuite de la guerre civile et sont logés dans une maison où une force mystérieuse semble les guetter.
Le vrai avantage de ce film, c’est qu’il s’appuie sur une culture que je ne connais pas vraiment, ce qui fait qu’il permettait de proposer quelques surprises… mais vraiment, à part cet aspect culturel, je n’ai pas trouvé de positif à vous présenter dessus. C’est comme ça !

The Book of Henry
Sans être un coup de cœur, j’ai trouvé le film très prenant et j’ai bien aimé la prestation de Naomi Watts et des enfants du casting. Le film présente l’histoire d’une mère célibataire qui vit avec ses deux fils, Henry et Peter. Henry, le héros du film qui est aussi un petit génie prenant la place du parent dans la gestion familiale, tient un cahier – d’où le titre – où il consigne toutes ses idées et son plan pour sauver la fille des voisins, menacée par son beau-père.
J’ai bien aimé, parce que le film possède des rebondissements auxquels je ne m’attendais vraiment, mais alors vraiment pas du tout. La surprise a marché, mais ce n’est pas pour autant que l’ensemble est uniquement positif, parce que le film va parfois trop loin et perd en crédibilité par moments, principalement avec son héros trop surdoué pour être vrai.
Après, qui a dit qu’un film devait forcément paraître vrai, hein ?
> Films
La semaine prochaine, je pense que je sélectionnerai uniquement les épisodes de Noël de ma liste pour l’occasion, et je reviendrai ensuite sur les autres films vus en novembre/décembre.





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Veronica est embauchée non pour résoudre l’affaire, mais plutôt pour dédouaner la direction de l’hôtel de toute responsabilité. Ce point-là permet de mieux cerner la personnalité si acerbe de Veronica dans la saison 4, parce qu’on suit beaucoup plus son évolution à connaître son avis sur tout ça et à interagir avec certains, comme Weevil par exemple.
Un gros point noir toutefois : je trouve que la fin est beaucoup trop précipitée. C’est déjà quelque chose qui m’avait marqué sur le premier roman, mais là, j’ai terminé frustré de ne pas revoir certains personnages et de ne pas avoir quelques conclusions supplémentaires – toujours les mêmes personnages concernés par cette phrase, en plus.
L’anglais, lui, reste savoureux – pas trop simple, mais pas trop compliqué non plus – avec un certain nombre de répliques bien senties, de jeux de mots et de références.



Après, il faut tout de même justifier que ce soit une performance de la semaine, alors je vais parler de l’épisode diffusé vendredi dernier sur Disney +. Au cours de celui-ci, le héros de la série a enfin pris la peine de retirer son masque et d’aller à l’encontre de tout ce en quoi il croit, tout ça juste pour retrouver Grogu. J’ai beaucoup aimé la manière de jouer tout ça pour l’acteur. Le scénario n’est pas évident et lui impose d’enfin jouer avec son visage… tout ça pour devoir jouer un moment où il doit rester aussi neutre que possible.
L’info en + : Avec beaucoup de patience, on le retrouvera bientôt au cinéma dans le rôle du méchant dans Wonder Woman 1984. Ce ne sera pas dans deux jours comme tout le monde l’espérait parce que le gouvernement a l’air de considérer que les salles de cinéma sont plus dangereuses que le bus bondé que je prends chaque matin (??), mais en janvier si tout va bien. On peut toujours espérer.