Vus cette semaine #16

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. Une fois de plus, mes concours ont fait tombé à l’eau un planning séries qui devrait être bien plus chargé que ça, et il n’y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent sur le blog.

Lundi

The Last Man On Earth – S04E15 – Designated Survivors – 18/20
La série n’hésite pas à réécrire une partie de son histoire avec cet épisode qui prouve une fois de plus que rien n’est jamais fixe dans The Last Man on Earth. Ce renouveau fait beaucoup de bien, surtout du point de vue comédie, avec un paquet de scènes marrantes. Bref, c’est un épisode aussi touchant qu’humoristique ; et c’est parfait comme ça.
Here & Now – S01E10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.
The Walking Dead – S08E16 – Wrath – 14/20
Gros soupir. Je ne sais même plus quoi dire : l’épisode mériterait 8 ou 9 pour la cohérence globale et pour l’ensemble de la saison qu’il ruine en un claquement de doigts, l’ensemble des avancées faites étant balayées sans raison. Toutefois, il mérite presque un 16 pour sa fin et pour les ouvertures apportées concernant la future saison 9. C’est bien sans l’être tout à fait, mauvais sans l’être tout du long, il y avait de bonnes choses et de moins bonnes ; je ne sais vraiment plus quoi en penser à force. Le plus frustrant est définitivement l’envie de voir la saison suivante alors qu’ils ont prouvé à maintes reprises qu’il n’arrivait plus à proposer quelque chose de cohérent ; surtout par rapport aux comics.
Fear the Walking Dead – S04E01 – What’s Your Story? – 08/20
Aïe. Franchement, ça me fait mal de mettre une telle note pour le retour d’une série que j’attendais depuis septembre. L’épisode pourrait valoir un 13 ou 14 s’il ne s’agissait pas d’une reprise de saison ou s’il s’agissait du pilot d’un troisième spin-off de The Walking Dead, mais franchement, il fallait retranscrire la déception de ce crossover. FTWD prend de toute évidence le choix du saut temporel pour l’instant et ignore totalement son cliffhanger de fin de saison 3. Au-delà de ça, c’est un épisode super lent, avec des guests qui n’ont rien à faire là et des scènes qui n’ont aucune crédibilité. Finalement, un huit est peut-être encore trop gentil. Vite, soyons la semaine prochaine pour oublier ce très mauvais épisode qui ne vise qu’à raccrocher de nouveaux fans de Walking Dead.

Mardi

Unreal – S03E08 – Recurrent – 18/20
L’univers d’Unreal semble continuer de s’agrandir d’épisode en épisode, mais celui-ci parvient en parallèle à revenir au cœur de ce qu’est la série ; avec des manipulations pour arriver à ses fins qui partent dans tous les sens. C’est tordu, c’est vicieux, c’est exactement le cœur de la problématique, et par conséquent, c’est excellent à regarder pour comprendre le fonctionnement complétement perché de ces programmes. C’est loin de faire rêver, mais cette troisième saison surfe toujours aussi bien sur le principe de base : si la télé-réalité fonctionne grâce aux pulsions voyeuristes des téléspectateurs, il suffit de jouer sur les mêmes principes avec les coulisses de la télé-réalité pour nous faire revenir chaque semaine.
Supergirl – S03E14 – Schott Through the Heart – 18/20
Retour parfaitement réussi pour Supergirl avec un épisode bluffant du côté des effets spéciaux et de la technique, mais aussi une excellente écriture se consacrant enfin à un personnage trop longtemps oublié des scénaristes cette saison. En revanche, c’est un épisode qui met totalement de côté le fil rouge de la saison et est par conséquent assez étrange pour une reprise. On a plutôt l’impression d’un épisode qui est là pour combler, ce qui est généralement réservé pour des épisodes à la semaine, pas des épisodes de reprise. Mais bon, je ne boude pas mon plaisir de ce retour !
The Crossing – S01E03 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.

Mercredi

Rise – S01E06 – Bring Me Stanton – 16/20
Rien d’extraordinaire dans cet épisode, qui ne reprend pas le même délire que la semaine dernière, mais ça se passe malgré tout plutôt bien pour la série qui a un peu plus d’oxygène qu’avant je trouve. Le schéma des épisodes devient de plus en plus formel et classique (avec des problèmes perso qui se croisent au moment d’une grande solution pour le spectacle de théâtre) et on se retrouve « en temps réel » avec un épisode = une semaine. Sympathique, mais toujours pas incontournable.
Shadowhunters – S03E05 – Stronger Than Heaven – 15/20
Quelques rebondissements ponctuent l’épisode qui propose une quadruple intrigue (rien que ça) faisant avancer à la fois le fil rouge de la saison et les évolutions de certains personnages. On en arrive à ne pas remarquer immédiatement l’absence d’autres pourtant au générique et ça donne un épisode plutôt entrainant – et dans lequel il se passe des choses, miracle !

Jeudi

Suits – S07E12 – Bad Man – 13/20
Ne peut-on pas se mettre d’accord et arrêter une fois pour toutes les flashbacks dans cette série ? Parce que franchement, c’est la catastrophe à chaque fois et ça comble inutilement les épisodes, ce qui est super frustrant. C’était un plutôt bon épisode, sans grande surprise et avec des rebondissements déjà vus cent fois dans la série. Sympa, mais pas exceptionnel.
Suits – S07E13 – Inevitable – 16/20
Il suffit de se plaindre de l’épisode précédent pour en avoir enfin un bon, avec d’excellentes dynamiques entre les personnages et un retour de l’humour. L’intrigue de l’épisode est toujours aussi prévisible, mais les duos mis en avant font du bien au rythme et sont extrêmement bien écrits. En fait, ça me rappelle que je ne suis là que pour les relations entre ces personnages et pas pour tout le « goddamn bullshit » juridique ou leur passé chaotique toujours trop détaché de leurs interactions actuelles ; donc dès qu’un épisode ne mise pas là-dessus, comme le précédent, je m’ennuie ferme.
Suits – S07E14 – Pulling the Goaling – 15/20
Malgré une triple intrigue convenue et habituelle pour la série, j’ai beaucoup aimé la manière dont les scénaristes s’appliquaient à provoquer volontairement des passerelles entre les différentes parties de l’épisode. C’est une écriture classique pour une série, mais pas toujours évidente à mettre en place. Le titre de l’épisode aura réussi à me surprendre à défaut d’avoir trop réfléchi à sa signification réelle, mais c’est contrasté par quelques incohérences dans le caractère de certains autres personnages. Somme toute, un bon épisode avec des avancés, mais aussi quelques problèmes internes qui ne pardonnent pas.

Vendredi

Life in Pieces – S03E16 – Pageant Bike Animals Jerky – 16/20
C’était un épisode inégal avec deux histoires qui m’ont fait mourir de rire (dont une qui s’inscrit dans mes préférées de la série)… et deux qui m’ont fait sourire sans plus. Plus on avance dans la série, plus j’ai mes membres de la famille préférés dans cette série. En tout cas, elle semble avoir encore de beaux jours devant elle, et j’espère vraiment qu’elle sera renouvelée pour une saison 4. Hier, CBS a renouvelé treize de ses séries, et elle n’en fait pas partie (mais en même temps, ils n’ont pas annoncé grand-chose pour les comédies et l’échec des nouvelles cette année est plutôt bon signe… j’espère).
Life in Pieces – S03E17 – Sitter Dating Sister Mattress – 15/20
Moins drôle dans l’ensemble, cet épisode avait malgré tout de bons moments et des histoires assez sympathiques à suivre. J’en retiens quelques répliques excellentes et un avancement de certaines intrigues qui commençaient à traîner, même si l’avancée principale se fait de manière inattendue. La série prouve au passage que des sujets tristes peuvent être abordés avec humour, même si elle passe à côté d’un pan psychologique important de ses personnages. Ouep, ça me laisse mitigé sur l’intrigue de la troisième histoire, mais autrement, rien à redire sur la continuité de l’histoire.
Life in Pieces – S03E18 – Portrait Plagiarism Renter Scam – 18/20
Troisième épisode que je regarde cette semaine, et j’ai toujours autant de fou rire devant cette série qui enchaîne les blagues à toute vitesse et dont le format semble ne jamais l’épuiser. Quatre histoires par épisode, ça paraissait trop compliqué à gérer sur du long terme, mais il s’en tire tout de même à merveille depuis trois ans. J’espère une saison 4 (oui, je me répète, et alors ?).
Scandal – S07E18 – Over a Cliff – 17/20
À coup de pirouettes plus ou moins improbables, la série parvient à proposer une vraie conclusion qui tient suffisamment pour donner le sentiment d’une fin définitive. Cet épisode chargé délivre énormément d’excellentes scènes en 45 minutes et prend enfin le temps de reconnaître les critiques qui sont adressées à la série depuis des années, pour mieux les balayer d’un revers de main et assumer ce que Scandal a toujours été. La toute fin réussit donc à se réconcilier avec moi-même si elle est loin d’être parfaite, et le tout se termine ainsi sur une bonne note parce que je surnote avec émotion. It’s handled.
Grey’s Anatomy – S14E20 – Judgement Day – 17/20
Un épisode plutôt marrant qui part sur une intrigue assez classique de pas mal de séries, surtout du côté des soaps. Même si Grey’s n’en est pas un, ça fonctionne bien malgré tout. Ces quarante minutes étaient donc plutôt humoristiques, et c’est tant mieux : ça fait un moment qu’ils n’avaient pas fait ce genre d’épisodes. En plus, la suite sera forcément moins marrante avec les révélations apportées par cet épisode : sous le couvert de l’humour, il s’en passe des choses dans cet épisode !
Station 19 – S01E06 – Stronger Together – 14/20
De cet épisode, je retiens surtout l’impression qu’il traînait en longueur sur chacune de ses intrigues. Ce n’était pas mauvais, puisqu’il mettait la priorité sur les personnages et leurs dynamiques, tout en avançant un peu des intrigues entamées depuis plusieurs épisodes, mais il manquait d’une bonne dose d’adrénaline pour sortir du lot. Et une série qui commence à traîner en longueur si tôt dans sa courte saison 1, ce n’est pas très bon signe pour la suite. On verra, en tout cas, une chose est sûre : ABC a renouvelée Grey’s Anatomy cette nuit, mais pas encore Station 19

Samedi

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E18 – All Roads Lead… – 17/20
Si cet arc n’aura pas été à la hauteur du Framework, il aura tout de même apporté pas mal de bases pour la fin de saison qui approche à grands pas. Une page se tourne pour la série avec cet épisode qui a su mettre en place une bonne tension. Une fois de plus, on sent que la série s’apprête à changer radicalement pour ces quatre derniers épisodes (outch) et je suis pressé de voir comment tout ça va se boucler – ce qui ne m’empêche pas de militer pour une saison 6, hein.
Once Upon a Time – S07E18 – The Guardian – 16/20
Comme quoi, même en se centrant sur des personnages que je n’aime pas, la série peut encore proposer des épisodes sympas. C’est donc bien que ceux du début de saison n’étaient pas géniaux, voilà tout. Ceci dit, si je mets ma mauvaise foi de côté (quelle mauvaise foi ?), cet épisode m’a éclairé quelques aspects de l’intrigue que je n’avais pas suivi avec attention jusque-là, et ça a eu tendance à clarifier tellement de choses que je l’ai trouvé encore plus cool que ce qu’il n’était réellement.

Dimanche

Future Man – S01E11 – Beyond the TruffleDome – 19/20
Encore un excellent épisode qui change la donne en ne se concentrant plus sur l’intrigue de fond mais uniquement sur les personnages. Il le fait toutefois à merveille avec quelques voyages temporels bien gérés et toujours autant de références et clins d’œil à d’autres œuvres, films et séries. Un vrai plaisir à regarder, donc.
Future Man – S01E12 – Prelude to an Apocalypse – 20/20
La série joue de ses paradoxes et parvient à les résoudre grâce à une solution toute simple, qui prépare également le chemin vers un excellent cliffhanger promettant lui-même un épisode final à la hauteur. Bourré de références aux onze premiers épisodes, celui-ci prouve que la saison formait un tout cohérent et maîtrisé ; le tout avec quelques scènes osées pour une simple comédie. Ouep, mais justement : ce n’est pas qu’une simple comédie, et c’est ça qui est génial.
Future Man – S01E13 – A Date With Destiny – 18/20
Cette fin de saison (qui aurait pu être une fin de série) fait bien son travail mais ne part pas assez loin dans les délires funs à mon goût. Qu’importe, elle conclut une saison solide en laissant quelques pistes ouvertes pour la saison 2. C’est tout à fait ce qu’il fallait faire pour donner envie de revenir, une vraie conclusion avec juste assez d’ouverture pour une suite. La série réussit donc à tenir son pari du début à la fin, et c’est excellent. Vivement la suite !

Rattrapage

9-1-1 – S01E07 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !
9-1-1 – S01E08 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.
9-1-1 – S01E09 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.
9-1-1 – S01E10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.
Superstore – S03E13 – Video Game Release – 13/20
C’est triste : j’adorais cette série, mais cette saison est en train de prendre l’eau extrêmement vite. Toutes les intrigues de l’épisode finissent une fois de plus en queue de poisson, mais permettent une relative évolution de l’intrigue générale pour chacun des personnages. N’empêche que j’espérais mieux et que ce n’est plus au niveau – même les moments drôles ne parviennent plus à me faire rire. Où est passé leur fun ?
Superstore – S03E14 – Safety Training – 17/20
Le jour et la nuit avec l’épisode précédent! On retrouve les employés de Cloud9 en grande forme avec cet épisode qui joue des défauts et des insécurités de chacun pour faire rire. Cela fonctionne d’autant plus que l’épisode permet aussi de bonnes blagues et avance à grande vitesse les intrigues de ses personnages.

Challenge Arrowverse

J’ai préféré continuer mon rewatch de la saison 4 de The 100 et faut qu’on m’explique parce qu’en plus de tous les épisodes ci-dessus, j’ai revu sept épisodes, et quand même eu le temps de travailler, tout en écrivant les articles du blog aussi. Depuis quand j’ai tout ce temps ? Je ne sais pas si c’est la vitamine D du retour du soleil qui a fait ça, mais wah, quelle semaine efficace. Il faudrait qu’elles soient toutes comme ça et je n’aurais plus jamais de retard !

> Vus en 2018

Station 19 – S01E06

Épisode 6 – Stronger Together – 14/20
De cet épisode, je retiens surtout l’impression qu’il traînait en longueur sur chacune de ses intrigues. Ce n’était pas mauvais, puisqu’il mettait la priorité sur les personnages et leurs dynamiques, tout en avançant un peu des intrigues entamées depuis plusieurs épisodes, mais il manquait d’une bonne dose d’adrénaline pour sortir du lot. Et une série qui commence à traîner en longueur si tôt dans sa courte saison 1, ce n’est pas très bon signe pour la suite. On verra, en tout cas, une chose est sûre : ABC a renouvelée Grey’s Anatomy cette nuit, mais pas encore Station 19

> Saison 1


Spoilers

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How neighborly of you.

La série commence de manière sympathique avec un couple lesbien qui passe devant le problème de notre épisode qui se concentre simplement  sur… un trou dans une route ?

Andy se prépare à passer un test important pour prouver qu’elle peut être capitaine. C’est un test physique et elle s’y rend avec Jack, ce qui est un choix d’autant plus stupide qu’il la surprend à tenir la main de Ryan qui a eu la bonne idée de lui ramener le porte-bonheur de leur enfance. C’est mignon comme tout, en théorie. En pratique, c’est un peu angoissant cet amour de jeunesse, mais bon.

Comme Jack est clairement jaloux, il décide de faire le trajet en voiture silencieusement, ce qui est particulièrement gênant pour Andy. Certes, elle pensait s’en sortir et l’avait affirmé à Maya et son père le matin même, mais c’était se leurrer : Jack n’a pas envie de lui parler (tu m’étonnes).

Malheureusement pour lui, quand il arrive sur le lieu du test, il découvre que ça se fait par 4 et qu’il est forcé de faire équipe avec Andy, parce que ça s’est fait par ordre alphabétique. Ah lala, ça les arrange bien les scénaristes, surtout qu’ils se retrouvent aussi avec Charlotte, qui venait de commencer à sympathiser avec Andy. Et pour compléter le groupe, on a Cole. C’est d’autant plus rigolo qu’il n’y a qu’un seul poste de capitaine dispo, celui de la Station 19, donc le stress est à son comble car un total inconnu peut très bien prendre le poste de capitaine à la Station 19, redéfinissant ainsi tout l’équilibre de la caserne, qui s’avère évidemment être une caserne légendaire pour ses interventions. Forcément.

Le teste commence avec Cole en capitaine, et c’est ridicule car il est un habitué du test. Ce n’est pas la première fois qu’il le passe et qu’il est totalement macho avec Andy et Charlotte. Clairement, Andy n’en veut pas comme capitaine, et c’est compliqué car il fait un bon temps au chrono. Le test ? Sauver une poupée des flammes, un classique.

C’est ensuite au tour de Charlotte de passer et de diviser les pompiers. C’est problématique car elle fait tout ce qui est contraire au protocole. Et le vrai problème, c’est qu’elle réussit le test plus vite que tous les autres grâce à ça, même si elle s’est mise Andy à dos. Bon, franchement, ces deux premiers, là, je n’en voudrais pas pour me sauver d’un feu, mais bon.

Forcément, Andy et Charlotte enchaînent sur un désaccord houleux, surveillé par Jack. J’aime vraiment beaucoup Charlotte qui remet un peu Andy à sa place, même s’il est sûr que Charlotte a tort. On passe ensuite au test de Jack qu’on ne voit pas vraiment, mais qui comprend qu’il n’y a pas de poupées à sauver dans le feu, après avoir fait deux fois le tour du protocole. Et c’est lui le premier en cinq ans à se rendre compte si vite que le test inclut cette variation.

C’est un peu ridicule que la rumeur ne se répande pas en cinq ans, vu que certains candidats passent plusieurs fois le test (comme Cole) et ça met Andy dans la merde car Jack est carrément complimenté par le big boss. Du côté de Charlotte, ça sent surtout la jalousie.

On passe enfin à Andy dans un épisode qui finit par être un peu long autour de ce test. Bien sûr, tout se passe mal pour Andy : elle passe en fin de journée, quand le building du test est tellement plein de fumée que plus personne n’a la moindre visibilité. Elle suit le protocole à la lettre, mais un bout du toit s’effondre sur Cole et Charlotte en profite pour ruiner son test et appeler du secours. Toute l’équipe doit alors sortir.

Andy nous fait alors du Andy, et six épisodes suffisent largement à affirmer ce genre de choses : elle décide de rester dans le bâtiment, suivi par Jack : si c’était un vrai feu, ils n’abandonneraient pas une victime. Leur travail d’équipe est parfait et hyper efficace, ce qui n’est pas une surprise. Ils parviennent à stopper le feu et sauver la victime. Tous les autres candidats la complimentent… mais pas ses supérieurs qui notent qu’elle a brisé le protocole en ne sortant pas du bâtiment.

Ce serait donc un échec pour l’héroïne de la série, mais restons sceptiques pour le moment : les tests ne sont pas terminés, elle a encore un entretien à passer et clairement, ça a l’air d’être un examen sur du long terme. Bon, ça s’annonce en tout cas mal barré pour elle et plutôt bien pour Jack qui, sur la route du retour, est évidemment décidé à parler à Andy cette fois. Elle, non.

Montgomery est celui qui prend la direction de la caserne en l’absence de Jack et Andy. Hughes en profite pour changer son poste avec lui, lui laissant le camion (plus susceptible d’être appelé pour un feu) pour prendre à la place la voiture médicale (plus susceptible de finir… dans une maison de retraite). Ben l’entend et lui fait savoir ce qu’il en pense.

Il passe l’épisode à tenter de la convaincre qu’elle a un vrai problème et qu’elle ferait mieux d’en parler plutôt que d’éviter les feux, et c’est clair que vu son boulot (et surtout vu la série), c’est la galère.

La Station 19 est appelée pour porter secours à Piper, une des femmes du couple du début d’épisode, qui a la jambe coincée dans la route : le trou s’est aggrandi quand elle a marché dessus. C’est con, mais pas très crédible qu’un attroupement ne se forme pas naturellement autour d’elle en attendant l’arrivée des pompiers. Cela permet toutefois à Hughes de jouer les héros et se précipiter sur Piper pour la… protéger d’un camion. Heureusement que le camion change de chemin au passage, parce que sinon, ça aurait fait de la jolie compote.

Il faut alors sortir Piper de son trou, ce qui n’est bien sûr pas facile et permet à Piper de se confier : elle n’est pas encore en couple avec son amie en fait, parce qu’elle ne sait comment lui dire qu’elle l’aime. Elle en parle à Maya et Vic (Hughes, mais maintenant qu’elle a un prénom depuis quelques épisodes, autant l’utiliser) qui lui conseillent de simplement se lancer. C’est ironique parce qu’elle le fait devant une Vic qui comprend que sa rescapée est capable d’affronter sa peur, d’en parler et de terminer en couple avec son amie.

Par conséquent, elle comprend qu’elle ferait mieux d’affronter sa propre peur. Mouais. C’est un peu gros comme intrigue et développement, mais ça passe bien. Dès le baiser fait, Piper peut sortir de son trou et tout se passe à merveille.

De retour à la caserne, Vic finit par parler aux autres de sa peur du feu : elle se sent dans sa famille, mais elle a aussi peur du feu, au point d’être paralysée face à lui. C’est quelque chose de lourd à porter et Vic se confie enfin aux autres, mais Montgomery paraît sacrément froid vis-à-vis d’elle qui les a tous mis en danger. Là aussi, c’est une série de Shonda Rhimes, on sait bien qu’on peut être sceptique et qu’il faut l’être. Ce n’est pas spécialement qu’il la charrie, mais juste qu’il lui fait prendre conscience des dangers qu’elle a pris, avant de lui affirmer son soutien.

Ils sont une famille : ils sont donc tous prêts à l’écouter et à la soutenir. Ils décident de ne rien dire à Andy et Jack pour prendre sur leur temps libre afin d’aider Vic à aller mieux. C’est un peu gros, et en même temps, c’est sympathique de réaffirmer l’unité de la caserne. Ce sera nécessaire s’ils ont droit à un capitaine sorti de nulle part.

Une dernière sous-intrigue inutile voit Miller s’inquiéter pour son ancien capitaine qui est toujours malade, y compris sur son lieu de travail. Ça aussi ça traine en longueur… et quand Ryan vient voir Andy chez elle et lui dit que son père n’a pas répondu, c’est une énorme alerte pour le cliffhanger.

Ryan se fait envoyer paître, Andy rentre chez elle et ne le trouve pas. Et pour cause, il est au Seattle Grace Hospital. Je m’attendais à une crise cardiaque ou à ce qu’elle le trouve mort, mais c’était trop d’espoir pour un épisode : il demande simplement à parler à Miranda Bailey. Décidément, ça y va les faux crossovers pour cette première saison !

> Saison 1

Grey’s Anatomy – S14E20

Épisode 20 – Judgement Day – 17/20
Un épisode plutôt marrant qui part sur une intrigue assez classique de pas mal de séries, surtout du côté des soaps. Même si Grey’s n’en est pas un, ça fonctionne bien malgré tout. Ces quarante minutes étaient donc plutôt humoristiques, et c’est tant mieux : ça fait un moment qu’ils n’avaient pas fait ce genre d’épisodes. En plus, la suite sera forcément moins marrante avec les révélations apportées par cet épisode : sous le couvert de l’humour, il s’en passe des choses dans cet épisode !

> Saison 14


Spoilers

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Dr Bailey had a cookie.

Allez, maintenant que j’ai vu et digéré la fin de Scandal, qui valait ce qu’elle valait et que j’ai un peu surnoté, il est temps de me consacrer au reste des épisodes du TGIT, à commencer par un Grey’s Anatomy qui commence bien avec une scène Jo/Meredith qui nous révèlent que le concours entre les chirurgiens aura lieu aujourd’hui même. Il était temps en effet d’accélérer cette intrigue à l’approche de la fin de saison, et ça se fait avec la journée « Grey Sloan Surgical Innovation Prototypes ». C’est bien, on peut difficilement faire plus long, quand même.

Un concours au sein de l’hôpital, c’est toujours assez marrant car ça réunit tout le monde et ça remet en perspective l’esprit ultra-compétitif de tout le monde. C’est une bien joli scène d’introduction en tout cas qui nous remet tout le casting dans la même pièce, et niveau écriture, c’est quand même une jolie performance de réunir tout ce monde et de réintroduire le projet de chacun de manière assez claire ; avec aussi la problématique des cas médicaux et des patients de chacun.

Quand cette scène passe son temps à nous montrer Arizona distribuer ses cookies à l’ensemble de l’hôpital, il est rapidement évident que ça va virer au problème collectif. Sans surprise, Arizona découvre donc que ses patientes lui ont offert des space-cookies, autrement dit des cookies avec de la drogue dedans.

Ma foi, je crois Grey’s n’avait encore jamais viré là-dedans, c’est une intrigue extrêmement habituelle pour plein de séries, et ça permet un bon humour au milieu des intrigues sérieuses. On commence par le projet de Weber, la baguette magique pour savoir si une cellule à le cancer ou pas, et il est chanceux de commencer car ça lui évite les cookies et lui permet d’aller à l’enterrement d’Ollie sans être drogué, ce qui est un plus quand même.

Sans trop de surprise, Katherine révèle que son père était accusé d’harcèlement sexuel par le médecin contacté par Amelia. Cela se sentait venir à des kilomètres, et je suis surtout heureux qu’Amelia ne soit pas dans la pièce avec les cookies, par rapport à son passé d’addict.

Heureusement, Arizona apprend vite la vérité sur les cookies et ça permet à Meredith d’isoler tous ceux qui en ont mangé, à savoir Maggie, April, Jackson, Catherine, Arizona et Andrew. Tous ? Pas vraiment : Arizona a déjà oublié qu’elle en a aussi donné à Bailey, et à un interne, et à Alex, et possiblement à d’autres n’étant pas restés dans la pièce.

Meredith fait tellement bien les choses qu’elle pense à confisquer les portables de tout le monde, mais pas à les enfermer ou les laisser sous surveillance. Il ne leur faut que quinze secondes pour tous se répartir dans l’hôpital.

Le harcèlement sexuel d’Harper Avery ? 13 femmes. Et bien sûr, April entend l’information, ce qui la perturbe surtout avec l’influence du cannabis. Le vrai problème, c’est que cela va remettre en question tout l’héritage du nom Avery, et donc possiblement les ruiner. Jackson se rend compte que c’est sa mère qui a passé sa vie à couvrir les actions de son père, et il est flippé.

Katherine se justifie comme elle peut, expliquant que l’argent qu’elle donnait aux victimes était une manière de leur donner quelque chose à quoi se raccrocher : si elles se plaignaient, elles étaient bonnes pour perdre leur job après tout.

De son côté, Bailey a donc eu l’occasion de manger un cookie ET de commencer à opérer un patient, ce qui est censé occuper Meredith… Jusqu’à ce que Bailey lui détruise par accident la main et que Jo soit forcée d’opérer à leur place à toutes les deux. Meredith en profite pour jouer les profs avec Jo qui n’est pas assez sûre d’elle et n’arrête pas de lui poser des tas de questions.

Elle finit par comprendre qu’elle a besoin du stylo de Weber, parce que ça l’aiderait bien à sauver la vie du patient. Forcément. Le stylo est bien utile et leur permet de sauver la vie du patient, avec une Jo se sentant digne d’une déesse.

Bien sûr, Meredith lui explique après coup qu’elle a été une superbe chirurgienne et pris toutes les bonnes décisions au bloc pour non seulement sauver son patient, mais en plus lui améliorer la vie.

Pendant ce temps, Bailey se retrouve coincée avec April qui lui révèle l’information sur Harper Avery, tout en prenant le temps d’écouter Bailey lui expliquer qu’elle a eu l’idée de son projet de concours grâce à un sextoy. Amusant. Quand Meredith les retrouve, elles sont parties loin, très loin, et ça marche bien côté humour.

Il n’empêche que c’est par elles que Meredith apprend la vérité sur Harper Avery et interroge immédiatement Jackson et Catherine. Ceux-ci ont justement des révélations à lui faire : pour gagner l’Harper Avery, Ellis a bien retiré le nom de sa meilleure amie du brevet, car celle-ci avait été harcelée par Harper. Autrement dit, si elle avait mis le nom, elles auraient été disqualifiées.

Alors que Jackson et sa mère espère contenir les choses, le scandale finit par éclater dans les médias, et ça remet en cause le nom Avery, et donc l’ensemble de la Fondation, des prix et de l’hôpital. Bref, les scénaristes surfent sans surprise sur la tendance Weinstein, parce que c’est ce que Shonda fait dans toutes ses séries désormais.

Plus les années passent, plus elle se politise, et ce n’est pas la fin de Scandal qui nous dira le contraire, d’ailleurs. Là au moins, je trouve que ça fonctionne bien et apporte une bonne dose de drama supplémentaire, même si les réactions paraissent extrêmes. La fin d’une ère ? Je ne sais pas si ça changerait grand-chose sur le long terme dans la vraie vie, surtout parce qu’il est mort.

Bon, autrement, Maggie n’a bien sûr jamais pris de drogue avant et elle le vit mal, ce qui permet quelques scènes comiques avec Arizona… Jusqu’à ce que cette dernière parle de Callie au lieu de Carina. Quant à Maggie, elle pense avoir perdu un foie de patient quand c’est celui d’un écran pour s’entraîner.

Tout aussi comique au premier abord est Andrew, qui a mangé plein de cookies et plus que les autres. Le problème, c’est qu’il finit par voir Bello et s’allonger dans une contemplation presque mignonne si ce n’était pas si flippant. Quand Maggie et Arizona déclare morte la « patiente » ayant perdu son foie, Andrew craque et pense Bello morte. Finalement, il aura droit de dormir sur le canapé de Meredith et Maggie le soir même, parce qu’il faut bien quelqu’un pour s’occuper de lui.

Weber revient de l’enterrement et découvre tout ce qui arrive, juste à temps : l’un des internes qui s’est pensé plus fort que la drogue des cookies se retrouve impliqué dans un bête accident qui mène évidemment à une blessure. C’est l’occasion pour que Roy finisse torse nu, parce que toutes les excuses sont bonnes pour ça en salle des scénaristes. Une fois un peu plus sobre, Roy se fait engueuler par Weber qui décide carrément de le virer car il a voulu s’occuper de patients en sachant qu’il était drogué.

Le simple fait qu’il soit drogué quand il prend la décision devrait pourtant jouer en sa faveur, car clairement, il n’était pas en état de prendre les bonnes décisions. Comme souvent dans la série, on vire pour de mauvaises raisons (et on garde ceux qui devraient être blâmés à de multiples occasions – et d’ailleurs, Arizona aussi devrait normalement être sanctionnée même si elle n’y est techniquement pour rien).

De son côté, Owen est paniqué car il va passer un test : on va lui confier un bébé pour la première fois. Il demande à Amelia de venir l’aider et tout ce qu’elle trouve à faire est de venir chez lui avec Alex qu’elle a trouvé totalement drogué en cours de route. Owen voit bien que c’est une idée terrible, mais bon, il la laisse faire quand même.

Bref, tout mène à la recréation de leur couple à un moment ou autre, à ce stade. Alex réussit à se présenter malgré tout à l’assistante sociale sans se planter, et il trouve même moyen de réconforter Owen dans son futur rôle de papa. Dans l’affaire, heureusement qu’Amelia est là pour faire tout ce qu’il faut.

Owen s’en rend compte et Amelia aussi : plutôt que de partir, elle décide de rester avec Owen et son nouveau fils. Ils forment une jolie famille et on voit bien où les scénaristes veulent en venir. La fin de saison devrait continuer de les rapprocher (ou les séparer définitivement) et s’attardait plus longuement sur Harper Avery.

> Saison 14

Ce que c’est que la mythologie d’une série

Salut les sériephiles !

S’il y a bien un terme qui parcourt une grande partie de mes critiques, c’est celui de « mythologie ». C’est un peu honteux que je n’ai jamais pensé plus tôt à écrire cet article du coup, parce que bien évidemment, il y a énormément de choses à dire. Comme je suis sûr de faire encore beaucoup plus de 500 mots, je vous propose de passer directement au cœur du sujet. L’article a une forme (et un ordre surtout) un peu différente de d’habitude, pour la clarté des choses et avec des exemples assez cool (‘fin je pense) à la fin.

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Non, je ne regarde pas Vikings, mais j’ai tapé mythologie sur Google… et je me sens prêt à partir au combat moi aussi !

C’est quoi ce nom ? Si on s’en fie à Google, une mythologie c’est un ensemble de mythes (ah ben merci bien) et de légendes propres à un peuple, une civilisation, une religion. Un mythe ? Un « récit fabuleux, souvent d’origine populaire, qui met en scène des êtres symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine ». Ou alors une « chose imaginaire ». Merci Google, on avance à grande vitesse là (ou pas). Je pensais que Google avait une réponse précise à tout, mais ce n’était qu’un mythe !

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Je ne me lasserais jamais de ce gif, non.

Abandonnons la facilité et concentrons-nous plutôt sur ce qu’en dit Roland Barthes (et donc l’acception du sens plus large qu’on lui donne aujourd’hui) : un mythe est à la fois « un mode de signification et la forme », un « jeu de cache-cache incessant entre sens et forme », un « système de communication ». Mais qu’est-ce qu’il raconte lui encore ? Simplifions : le mythe est un message qui se suffit à lui-même et qui évoque quelque chose (la même chose) à un groupe de personnes. Genre, vous savez tous ce que c’est qu’un Dom Juan, même si vous n’avez jamais lu Molière (et vous devriez pourtant). Ce n’est pas une idéologie ni un concept, il peut être écrit, verbal ou pas du tout, et se distingue par la manière dont il se propage. Lui il s’en sert surtout pour analyser la pub et la mode, et c’est passionnant.

Bon. C’est passionnant, ça me fait réviser et simplifier grossièrement (il y aurait beaucoup à préciser et redire), mais ça nous éloigne du sujet de base.

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J’arrête de me prendre pour un prof, on repasse aux séries !

Alors c’est quoi exactement la « mythologie d’une série » ? Facile. Chaque série met en place sa propre mythologie : les personnages ont leur manière propre de communiquer et d’évoluer dans l’univers de la série, qui est lui-même régi par un ensemble de règles plus ou moins bien définies et immuables (pour le plus, regardez Buffy, pour le moins, regardez Charmed à partir de la saison 5).

La mythologie d’une série, c’est ce qui permet de ne pas être surpris de voir un cadavre se relever dans The Walking Dead quand ça n’aurait aucun sens dans The Last Man on Earth (quoique) ou qui permet à LOST de tout se permettre en se fondant toujours sur la science, la philosophie ou la croyance quand Younger n’est pas là pour nous prendre la tête. La mythologie assure donc les règles de l’univers, régit les relations entre les personnages, la chronologie. C’est tout ce qui fait le fond de la série et c’est souvent ce qui permet de faire la distinction entre les séries impeccablement gérées (LOST, toujours, mais aussi Wrecked par exemple) et les autres (OUAT, qui est incapable d’assurer la moindre cohérence chronologique dans le passé des trois quarts de son casting).

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Si seulement ils écoutaient leurs propres lignes de dialogue !

Quelle origine ? Comme beaucoup de choses quand il s’agit de raconter une histoire, il faut remonter à l’Antiquité et aux mythologies gréco-romaines, tout simplement. Les divinités grecques, les divinités romaines, ça formait quand même un ensemble sacrément cohérent ! Donc voilà, depuis toujours, les hommes racontent des histoires en se fixant des règles (oh la mauvaise introduction de copie d’élèves) et les scénaristes copient l’idée, tout simplement.

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Et aujourd’hui ? Forcément, toutes les séries ont une mythologie, mais celle-ci est plus ou moins complexe : elle peut s’appuyer sur des éléments mythologiques venus d’ailleurs (non, pas de l’espace, mais d’autres séries, films, livres, récits d’Antiquité, etc.), se contenter du grand minimum (les séries procédurales, bien souvent) ou viser quelque chose de plus complexe (allez, je ne résiste pas : Here & Now !… mais aussi Agents of S.H.I.E.L.D ou même Shadowhunters).

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Et pour gérer toute cette mythologie, comment on fait ? On écrit ce qu’on appelle la Bible de la série. C’est un document plus ou moins volumineux avec tout l’ADN de la série : le concept, la structure narrative (avec les arcs s’il y en a), le ton, les thématiques et l’atmosphère, les lieux de tournage, la biographie des personnages, les résumés des épisodes, etc. Bref, tout est réuni dans un énorme livre qui permet à chaque scénariste et à n’importe qui bossant sur la série de savoir dans quel univers il met les pieds… même quand les personnages ne le savent pas eux-mêmes.

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Comme rien ne vaut l’exemple, voici pour les anglophones parmi vous, un extrait de celle de la saison 1 de Grey’s, de celle – juste passionnante car très personnelle – de LOST (avec les auteurs avouant que c’est la première fois qu’ils font ça et surtout mentant outrageusement en promettant que la série sera facile à suivre grâce à une… mythologie simple, et même plus simple que celle d’Alias et Rambaldi, qui se fait tacler au passage !) et de celle plus romancée de Stranger Things.

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Tout ça donnerait envie d’une publication systématique des Bibles de séries franchement, mais bon. Je n’ai pas le temps de tout traduire, mais même si vous ne comprenez pas l’anglais, je pense que ça reste intéressant à parcourir car on voit quand même comment tout s’est construit à l’origine…

Et ça, c’est passionnant à découvrir !