The Brave (S01)

Synopsis : Quand le docteur américain Kimberley Wells est kidnappée par un groupe en lien avec des terroristes, le capitaine Adam Dalton et son équipe héroïque des Opérations Spéciales, composée d’agents hautement entraînés pour les missions sous couverture, n’ont d’autres choix que d’entrer en action et de tenter le tout pour le tout pour la sauver. Ils sont guidés de l’autre côté du globe par Patricia Campbell et son équipe d’analystes ; tous s’apprêtant à découvrir que la disparition de Wells pourrait être liée à quelque chose de bien plus grand – et de bien plus catastrophique !

Spoilers 1×03

03.jpgÉpisode 3 – The Greater Good – 14/20
Put a foot of place here, you die.

Comme je m’y attendais, je n’ai pas spécialement eu le temps de regarder la série à sa sortie mardi. De toute manière les sous-titres français du premier épisode ne sont toujours pas dispo, alors je sais que la critique de ces épisodes n’est pas franchement la plus attendue. J’ai donc pris mon temps et c’est devant mon déjeuner du jeudi midi que j’ai lancé ce troisième épisode, pour lequel je ne m’attends plus à grand-chose après la déception du deuxième épisode.

Cet épisode débute au Mexique et nous présente le cas de la semaine : Ranier Boothe arrive à Mexico et un agent infiltré américain balance l’information à son pays. Alors que les gros pontes américains veulent le tuer ou le capturer, Patricia propose au contraire de lui mettre un micro pour réussir à attraper tout le réseau de terroristes dont il est la tête.

L’équipe des forces spéciales débarque donc au Mexique et se montre méfiante même avec leur agent de liaison, Vargaz. Ils arrangent rapidement leur nouveau QG avec connexion wifi de qualité supérieure à celle que j’ai actuellement en fibre. Trop fortich’ ces ricains. Tout le monde apprend donc que Boothe a rendez-vous avec un certain Urzua, ce qui a l’air de beaucoup déranger Hannah.

Leur source obtient toutes ses informations de Sofia, une maîtresse de Boothe. L’avantage de voir que Hannah semble beaucoup trop impliquée dans l’affaire dès le début, c’est que ça peut apporter un point supplémentaire d’intérêt : elle a travaillé sous couverture avec Urzua. Noah s’en rend compte et tente de la mettre en garde de son implication avec l’affaire, mais Hannah n’aime pas spécialement ses sous-entendus.

Loin de s’en préoccuper, Noah décide de confier ses doutes à Patricia qui le rassure aussitôt en lui disant qu’elle n’a pas aimé Hannah dans l’équipe pour rien. Le truc, c’est donc qu’Urzua est responsable d’un sacré nombre de cicatrices dans le dos de Patricia. Forcément, côté objectivité, ce n’est pas ça.

Les forces spéciales s’amusent donc à mettre sur pied un plan plutôt sympa pour mettre un micro dans la poche de Boothe, mais comme on voit celui-ci avant qu’il n’arrive et que nous ne sommes qu’au début de l’épisode, nous savons parfaitement ce qu’il en est : ça va être un échec, surtout qu’il s’agit du premier RDV avec Boothe alors que nous savons qu’il en aura un deuxième avec Urzua, largement introduit comme un problème pour la série… Dans l’ensemble, c’est prévisible, mais assez intéressant à voir mettre en place.

C’est donc bien un échec pour ce premier plan : Boothe détruit son téléphone au moment même où l’équipe s’apprêtait à l’échanger. Cela suffit à ce qu’ils découvrent qu’il détruit tous ses téléphones et change ses chaussures chaque jour (à côté de ça, ça fait des mois que je dois changer de baskets, hum). Ils ne pouvaient pas le savoir avant, allez savoir pourquoi.

Il est donc décidé d’utiliser Sofia pour avoir encore plus d’informations sur Boothe et pouvoir le piéger. Vargaz n’est pas ravi de l’idée et il est assez clair qu’il a une relation pas franchement professionnelle avec Sofia. Jazz la contacte malgré tout et Sofia, quand on lui demande d’être discrète, regarde partout autour d’elle. La discrétion, quoi. Elle est finalement plutôt maline et réussit à filer son portable à Jazz en présence de Boothe, alors qu’Amir se fait clairement griller par lui et dit ensuite qu’ils sont tranquilles.

On notera que Jazz ne parle ni russe, ni espagnol, ça commence à être dérangeant tout de même pour une espionne surentraînée. En plus, Hannah met trois plombes à lui traduire ce que Sofia lui dit, c’est à peine abusé.

Une nouvelle mission se met en place quasi immédiatement : il faut désormais remplacer le collier de Boothe, la seule chose qu’il garde toujours sur lui. Niveau préparation, c’est encore plus rapide que le portable, parce que eh, ils ont tout ça de relations et matériels apparemment. La nouvelle opération se fait toujours en compagnie de Vargaz, alors que celui-ci est clairement amoureux de Sofia, le reconnaît et que ça peut totalement être un problème pour la mission. Dalton semble s’en foutre pas mal, bonjour la crédibilité.

Boothe a donc bien reconnu Amir sans le moindre problème et décide de changer de route au dernier moment, compromettant le plan mis en place par l’équipe de Dalton. Ceux-ci décident d’agir malgré tout. L’opération se passe à peu près bien, le médaillon étant remplacé par un micro sans problème. Le truc, c’est qu’il est certain que Boothe a vu qu’il ne pouvait pas faire confiance à Sofia car, même masqué, Vargaz est grillé.

Aux États-Unis, Hannah raconte toute son histoire à Noah : elle s’est fait avoir par Urzua, ses hommes lui ayant tailladé le dos. Elle n’a été sauvée par son équipe qu’au dernier moment. Bref, elle n’est pas objective du tout. Sofia étant effectivement grillée, Hannah décide de contacter Dalton pour le prévenir, sans attendre l’ordre de Patricia et alors que Noah lui dit que ce n’est pas son job. Du coup, Dalton et son équipe font demi-tour.

Ils font porter le chapeau à Urzua, que Boothe n’hésite pas une seconde à tuer suite à sa trahison. Hop, tout le monde va bien pour la fin de l’épisode : Hannah a même eu sa revanche sur Urzua. Toujours pas de fil rouge, le fils de Patricia étant oublié dans l’histoire pour l’instant, mais cet épisode a regagné en intérêt en se concentrant un peu plus sur le personnage d’Hannah. Il y avait du bon et du moins bon, mais c’était un procedural efficace avec son lot de rebondissements.

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, je tiens à dire d’entrée de jeu que je déteste les séries militaires et à la gloire des États-Unis, usant et abusant d’un patriotisme et de héros ordinaires terriblement extraordinaires dans leur capacité à survivre à tout ce qui leur tombe sur la gueule. J’ai déjà du mal dans des séries tournées grand public international type Quantico, mais quand on y ajoute le militarisme américain, ça ne me donne pas envie de rester, même quand il n’y a que 13 épisodes, n’est-ce pas Last Resort ?

D’ailleurs, c’est bien simple, depuis celle-ci je n’ai jamais retenté de m’aventurer dans ce type de série. Pourquoi commencer The Brave qui hurle l’ensemble de ces défauts dès son titre (« Les Courageux », en gros) ? Parce que le thème militaire est à la mode cette année outre-Atlantique, contexte militaire instable et frileux oblige. Puis-je me dire sériephile et ignorer complétement les effets de mode ? Probablement, mais j’aurais l’impression d’être encore plus frauduleux que quand je ne regarde ni Game of Thrones, ni Breaking Bad alors que tout le monde s’extasie dessus. On va dire que c’est un complexe étrange et idiot.

Quoiqu’il en soit, j’ai donc décidé de sélectionner une série militaire et mon choix s’est porté sur celle-ci parce que la bande-annonce avait quelques qualités et parce qu’il y avait l’acteur incarnant Simon dans Quantico. Ajoutons-y un synopsis qui n’est pas avare en effets d’annonce et en hyperboles, et me voici curieux de voir ce que ça donnera. Voilà toutes mes mauvaises raisons de commencer la série : j’anticipe déjà un retard énorme dans mon visionnage au fil des semaines et peut-être même un abandon en cours de route. Vous êtes prévenus, mais qui sait, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surpris quand on commence avec autant d’a priori négatifs !

L’avis sans spoiler : pas de surprise dans le pilot si vous en aviez déjà vu la bande-annonce, on assiste littéralement à la version longue de cette bande-annonce. Je m’y attendais, mais c’était donc sacrément long par moments. Du côté de la série, elle possède un casting relativement bon de personnages tous très clichés. Rien de transcendant non plus dans l’intrigue, surtout quand les quelques rebondissements étaient déjà expliqués dans le trailer et le synopsis. Victime de son marketing, la série patine un peu pour ses débuts, mais ça devrait malgré tout ravir les amateurs du genre. En ce qui me concerne, j’ai accroché un peu plus que prévu, parce que le cliffhanger est excellent et les dynamiques entre les collègues travaillées pour être au cœur de ce qui a encore le potentiel d’être une simple série procédurale, mais qui semble vouloir se concentrer sur les relations entre Washington et les forces spéciales. Il faudra plus d’un épisode pour se faire une bonne idée, mais je crois comprendre pourquoi le créateur a demandé aux journalistes de ne pas faire de sa série une simple série militaire, mais « le Urgences des séries de forces spéciales ». À surveiller.

Ci-dessous, la critique chaque semaine des nouveaux épisodes, avec spoilers.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Right, we are the cavalry.

On commence en Syrie avec une jolie pub pour Nissan à peine discrète et le docteur Kimberley Wells présentée comme une super héroïne du quotidien, sauvant plein de vies et étant rapidement enlevée, histoire de lancer la série.

Il n’y a bien sûr pas de vrai générique pour cette série, mais un encart qui crie son patriotisme et un texte expliquant le fondement de la série. Si elle est vendue autour de l’enlèvement de Kimberley Wells, la série parle en fait de deux groupes : les Opérations spéciales qui éliminent les menaces détectés par les analystes des Renseignements militaires ; menés par une Patricia Campbell pleine de TOCs après la mort de son fils.

Comme le casting est large, le choix est fait de nous présenter les personnages en affichant leur nom à l’écran, ce qui m’aide bien pour la critique. Tout va très vite, surtout que les personnages se connaissent déjà. Ces personnages sont donc aux Etats-Unis et les analystes se limitent d’abord à Hannah et Noah.

En Turquie, Adam Dalton reçoit un appel de Patricia qui lui explique la mission et lui dit de contacter ses hommes, Ezekiel « Preach », Amir (youhouhouhouuuu) Al-Raisi et Joseph « McG », ainsi que Jasmine « Jaz », archétype du syndrome schtroumphette. Il fallait bien une femme. L’introduction de ces personnages est bonne, à coup de phrases clichées « I was raised a New-Yorker », mais il se passe beaucoup de choses d’un coup, le rythme en est presque trop vif et la bande-son excellente. La mission ne traîne pas à se mettre en place, ce qui permet de voir les analystes au travail bien rapidement. Malheureusement, la vie de Kimberley continue d’être de plus en plus danger quand elle est amenée aux mains d’un groupe qui a l’habitude de tuer ses otages en 72h.

L’équipe d’Adam cherche donc à retrouver le chauffeur qui a trahi Kimberley, racontant sa vie perso en pleine opération spéciale. Cela donne une bonne idée du ton de la série. Malheureusement, ils arrivent trop tard : le chauffeur s’est fait exécuter par un homme qu’Adam reconnaît sans problème. Vu la réaction de Patricia, il est probablement lié au meurtre de son fils.

Toute l’équipe des Forces spéciales se lance dans la filature de l’homme qui sait très bien qu’il est suivi et s’apprête à contacter les terroristes. La scène de filature est plutôt bien écrite et jouée, mais elle mène de manière prévisible au kidnapping du terroriste.

Pour le faire parler, Amir est utilisé : il entre en couverture, se faisant passer pour Khamal Benin, le frère d’un terroriste lui aussi kidnappé plus tôt. C’est assez bien foutu, même si l’appât paraît énorme. Cela fonctionne et Amir peut feindre son évasion, emmenant avec lui le terroriste. Celui-ci le mène dans une zone bien trop risquée mais qui permet aux américains de retrouver la piste de Kimberley.

Comme il ne leur sert plus et qu’il est un danger pour Amir, il se fait tuer par Jaz.

Pas le temps d’aller sauver Kimberley pour autant : celle-ci est emmenée à l’hôpital par les terroristes, n’ayant aucune idée que les Forces spéciales la suivent. Le but des terroristes ? Utiliser les compétences de la chirurgienne pour sauver la vie d’un terroriste, Baghdadi, que les Forces spéciales pensaient avoir déjà tué et qui aurait tout à fait pu devenir le grand méchant de la série.

Traumatisé par l’information, Washington décide que la vie de Wells n’est pas très importante et qu’il vaut mieux tuer Baghdadi. Adam et son équipe doivent donc improviser un plan pour tuer le terroriste et sauver l’américaine.

Cette dernière partie se fait sans problème et assez rapidement, mais Kimberley a réussi à sauver le terroriste qui est déjà en état de marche apparemment. Alors moi je me fais opérer des dents de sagesse, je mets genre 48h à m’en remettre, lui il subit une opération lourde mettant sa vie en danger, il marche cinq minutes après comme si de rien n’était.

Finalement, Baghdadi est tué par une bombe qu’Adam a judicieusement placée sur sa femme, qu’il a piégé. Kimberley est sauvée par les américains, Baghdadi assassiné sans trop de mal, donc tout est bien qui finit bien, avec une intrigue déjà close. Kimberley, qui était l’argument de vente de la série, n’aura probablement aucun rôle à jouer par la suite ; ça sent bon le procédural.

De manière étonnante, j’ai aimé légèrement plus que ce que je m’y attendais la série. Oh, elle ne fait pas dans la subtilité avec les sujets qu’elle aborde – notamment la religion, forcément, avec Amir qui prie régulièrement et les amalgames de ses collègues -, mais c’était un divertissement qui fonctionnait bien. Les personnages ont beau être cliché, ils ont l’avantage d’être écrit de  Je ne sais pas trop ce que ça pourra donner sur le long terme, j’espère un bon fil rouge – notamment concernant la mort du fils de Patricia. Si l’on ne connaît pas encore très bien chaque personnage et que tous n’ont pas eu le même temps d’écran, on sent que les scénaristes ont pris soin de travailler leurs dynamiques.

Et attention, cela ne veut pas dire qu’on tombe dans du soap avec des intrigues amoureuses, au contraire. Nous voyons là des collègues qui travaillent main dans la main, sans pour autant être assaillis de problèmes personnels. Il faudra voir si ça reste intéressant sur le long terme, mais pour le moment, la meilleure trouvaille du show est de nous proposer l’équipe de Washington en situation de spectateurs. Cela permet d’accrocher à la mission extraordinaire en nous renvoyant à un quotidien plus ordinaire. Affaire à suivre.

Pour le moment, le cliffhanger m’a donné assez envie de revenir : alors que toute l’équipe des Opérations spéciales s’amuse sur une plage, une camionnette fonce dans le tas et explose. Je doute que les vies des héros soient vraiment en danger, mais c’est une fin qui a le mérite d’intriguer sur les ennemis qu’ils peuvent avoir. En plus, assez clairement, cela pourrait être une revanche de la mort de Baghdadi et cela pourrait permettre d’apprendre à connaître un peu mieux l’équipe de Washington la semaine prochaine, car c’est Hannah qui est témoin de tout cela.

02Épisode 2 – Moscow Rules – 11/20
Girl, you are badass.

L’épisode repart en Ukraine cette semaine, mettant de côté l’explosion du précédent. Nous suivons une agent de la CIA sous couverture, qui découvre les cadavres de toute son équipe, tués par des militaires qui s’en prennent à elle. Vraie badass, ce n’est pas une petite balle qui l’arrête, heureusement, et elle tue le commando qui s’en prend à elle.

En Turquie, tout le monde a survécu et la bombe est oubliée aussi vite qu’elle n’est apparue, car l’essentiel est de se concentrer sur la mission. Tout de suite, la série perd donc des points : personne ne semble s’inquiéter de savoir d’où venait précisément l’attaque quoi… Je veux bien qu’ils soient constamment en danger et tout, mais ignorer le cliffhanger comme ça, c’est de l’amateurisme niveau écriture.

Les membres des Opérations spéciales sont envoyés en Ukraine suite à l’appel de l’agent de la CIA. Ils vident la planque, ne comprenant pas l’absence de vol. L’hélicoptère est abattu, les russes veulent Cassie Connor pour eux. Je les comprends après tout, elle est jolie la rousse.

Increvable, comme toute américaine qui se respecte, elle survit au crash, et c’est la seule. Elle parvient à abattre les hommes qui tentent de la récupérer. C’est… américain, on va dire.

Ils font même exploser leur joujou d’hélicoptère.

Aux États-Unis, les agents se font une petite pause comme si de rien n’était et nous découvrons que Noah a suivi un entraînement pour devenir agent avant de se retrouver là. C’est marrant, c’était le sujet de Quantico. L’enquête avance vite, ils découvrent vite le coupable de tout ce merdier et l’équipe des Opérations spéciales est évidemment une cible à éliminer.

La traque de Cassie commence, avec tout le monde voulant s’entretuer. Il est rappelé à Patricia que son équipe doit absolument gagner la partie, qu’il en va de la sécurité mondiale et que tout le monde peut mourir, blablabla. C’est à Adam de rassurer ses troupes et d’appuyer Preach qui veut attendre que Cassie les contacte comme prévu, quand Jazz serait plutôt motivée pour attaquer tout le monde – ce qu’ils font à un moment.

Finalement, c’est aux satellites que Cassie envoie des messages lumineux pour être retrouvée. Elle se réfugie dans un lieu de bains publics pour femmes, ce qui oblige Jazz à entrer en couverture et nous faire des faux suspenses où par machisme des soldats l’arrêtent. Elle retrouve rapidement Cassie, les russes étant toujours à ses trousses en ayant eux aussi déchiffré son code. Grâce à l’aide de toute l’équipe, Jazz et Cassie n’ont aucun mal à s’enfuir.

Il faut encore quitter le pays sans se faire tuer. C’est toujours un jeu d’enfant pour l’équipe qui y parvient en quelques minutes et sans danger. La conclusion se fait sans cliffhanger et avec quelques indication d’une possible romance entre Jazz et Adam. Mouais.

L’épisode n’était pas mal fichu et avait des côtés divertissants, mais je trouve que ce qui le rendait vraiment original est laissé de côté puisque nous n’avons que peu de lien entre les équipes, si ce n’est que Noah connaissait Cassie. Même cet élément est finalement peu exploité…

Mettre de côté l’explosion de la semaine dernière et ce lien qui fait l’originalité de la série, c’est un drôle de pari pour un deuxième épisode qui ne peut pas compter sur un suspense insoutenable par ailleurs. Nous savons bien que les gentils américains vont gagner contre les méchants russes, c’est écrit dans la bible de la série. Cela n’empêche qu’un peu de mystère ou de suivi serait bon, surtout quand c’est ce que promettait la fin du pilot. L’intérêt retombe beaucoup, en faisant un divertissement que j’ai regardé en faisant d’autres choses – avec une pause de 20 minutes en plein milieu sans le moindre scrupule.

Bon, les rumeurs disent que la série est annulée, ce qui est faux pour le moment – c’est à cause de l’annulation de la rediffusion du pilot comme cela se fait habituellement pour gagner des téléspectateurs de plus que l’information erronée se répand. Nous aurons au moins six épisodes, à moins que la chaîne décide carrément de suspendre la diffusion si les audiences sont catastrophiques. En tout cas, elles ne sont pas bonnes et il est peu probable que la série survive à la saison.

C’est vraiment dommage, car il y avait du potentiel, mais ça ne réussit pas à tenir ses promesses. C’est d’ailleurs ce que je ne pardonne pas avec cette note : l’épisode en lui-même mériterait peut-être un 12 ou 13, mais après la scène finale du précédent, je me trouve bien gentil de lui mettre la moyenne. Avec l’arrivée de la saison 3 de Supergirl la semaine prochaine et en l’absence de cliffhanger cette semaine, il y a des chances que j’attende quelques jours avant de voir l’épisode suivant – si je ne me démotive pas d’ici là.

03.jpgÉpisode 3 – The Greater Good – 14/20
Put a foot of place here, you die.

Comme je m’y attendais, je n’ai pas spécialement eu le temps de regarder la série à sa sortie mardi. De toute manière les sous-titres français du premier épisode ne sont toujours pas dispo, alors je sais que la critique de ces épisodes n’est pas franchement la plus attendue. J’ai donc pris mon temps et c’est devant mon déjeuner du jeudi midi que j’ai lancé ce troisième épisode, pour lequel je ne m’attends plus à grand-chose après la déception du deuxième épisode.

Cet épisode débute au Mexique et nous présente le cas de la semaine : Ranier Boothe arrive à Mexico et un agent infiltré américain balance l’information à son pays. Alors que les gros pontes américains veulent le tuer ou le capturer, Patricia propose au contraire de lui mettre un micro pour réussir à attraper tout le réseau de terroristes dont il est la tête.

L’équipe des forces spéciales débarque donc au Mexique et se montre méfiante même avec leur agent de liaison, Vargaz. Ils arrangent rapidement leur nouveau QG avec connexion wifi de qualité supérieure à celle que j’ai actuellement en fibre. Trop fortich’ ces ricains. Tout le monde apprend donc que Boothe a rendez-vous avec un certain Urzua, ce qui a l’air de beaucoup déranger Hannah.

Leur source obtient toutes ses informations de Sofia, une maîtresse de Boothe. L’avantage de voir que Hannah semble beaucoup trop impliquée dans l’affaire dès le début, c’est que ça peut apporter un point supplémentaire d’intérêt : elle a travaillé sous couverture avec Urzua. Noah s’en rend compte et tente de la mettre en garde de son implication avec l’affaire, mais Hannah n’aime pas spécialement ses sous-entendus.

Loin de s’en préoccuper, Noah décide de confier ses doutes à Patricia qui le rassure aussitôt en lui disant qu’elle n’a pas aimé Hannah dans l’équipe pour rien. Le truc, c’est donc qu’Urzua est responsable d’un sacré nombre de cicatrices dans le dos de Patricia. Forcément, côté objectivité, ce n’est pas ça.

Les forces spéciales s’amusent donc à mettre sur pied un plan plutôt sympa pour mettre un micro dans la poche de Boothe, mais comme on voit celui-ci avant qu’il n’arrive et que nous ne sommes qu’au début de l’épisode, nous savons parfaitement ce qu’il en est : ça va être un échec, surtout qu’il s’agit du premier RDV avec Boothe alors que nous savons qu’il en aura un deuxième avec Urzua, largement introduit comme un problème pour la série… Dans l’ensemble, c’est prévisible, mais assez intéressant à voir mettre en place.

C’est donc bien un échec pour ce premier plan : Boothe détruit son téléphone au moment même où l’équipe s’apprêtait à l’échanger. Cela suffit à ce qu’ils découvrent qu’il détruit tous ses téléphones et change ses chaussures chaque jour (à côté de ça, ça fait des mois que je dois changer de baskets, hum). Ils ne pouvaient pas le savoir avant, allez savoir pourquoi.

Il est donc décidé d’utiliser Sofia pour avoir encore plus d’informations sur Boothe et pouvoir le piéger. Vargaz n’est pas ravi de l’idée et il est assez clair qu’il a une relation pas franchement professionnelle avec Sofia. Jazz la contacte malgré tout et Sofia, quand on lui demande d’être discrète, regarde partout autour d’elle. La discrétion, quoi. Elle est finalement plutôt maline et réussit à filer son portable à Jazz en présence de Boothe, alors qu’Amir se fait clairement griller par lui et dit ensuite qu’ils sont tranquilles.

On notera que Jazz ne parle ni russe, ni espagnol, ça commence à être dérangeant tout de même pour une espionne surentraînée. En plus, Hannah met trois plombes à lui traduire ce que Sofia lui dit, c’est à peine abusé.

Une nouvelle mission se met en place quasi immédiatement : il faut désormais remplacer le collier de Boothe, la seule chose qu’il garde toujours sur lui. Niveau préparation, c’est encore plus rapide que le portable, parce que eh, ils ont tout ça de relations et matériels apparemment. La nouvelle opération se fait toujours en compagnie de Vargaz, alors que celui-ci est clairement amoureux de Sofia, le reconnaît et que ça peut totalement être un problème pour la mission. Dalton semble s’en foutre pas mal, bonjour la crédibilité.

Boothe a donc bien reconnu Amir sans le moindre problème et décide de changer de route au dernier moment, compromettant le plan mis en place par l’équipe de Dalton. Ceux-ci décident d’agir malgré tout. L’opération se passe à peu près bien, le médaillon étant remplacé par un micro sans problème. Le truc, c’est qu’il est certain que Boothe a vu qu’il ne pouvait pas faire confiance à Sofia car, même masqué, Vargaz est grillé.

Aux États-Unis, Hannah raconte toute son histoire à Noah : elle s’est fait avoir par Urzua, ses hommes lui ayant tailladé le dos. Elle n’a été sauvée par son équipe qu’au dernier moment. Bref, elle n’est pas objective du tout. Sofia étant effectivement grillée, Hannah décide de contacter Dalton pour le prévenir, sans attendre l’ordre de Patricia et alors que Noah lui dit que ce n’est pas son job. Du coup, Dalton et son équipe font demi-tour.

Ils font porter le chapeau à Urzua, que Boothe n’hésite pas une seconde à tuer suite à sa trahison. Hop, tout le monde va bien pour la fin de l’épisode : Hannah a même eu sa revanche sur Urzua. Toujours pas de fil rouge, le fils de Patricia étant oublié dans l’histoire pour l’instant, mais cet épisode a regagné en intérêt en se concentrant un peu plus sur le personnage d’Hannah. Il y avait du bon et du moins bon, mais c’était un procedural efficace avec son lot de rebondissements.

Challenge Week-End en Séries n°3 !

Salut les sériephiles !

Souvenez-vous, en mars puis en juillet dernier, Ludo et moi nous vous avions proposé un nouveau RDV histoire de passer un bon week-end à s’empiffrer de séries. Perso, le challenge du Week-end en séries m’avait permis de m’engloutir les premières saisons de 13 Reasons Why et 24. Bonne nouvelle ! Le #WESéries est déjà de retour la semaine prochaine !

Il y a peu de nouveautés pour cette troisième édition, que l’on a même simplifiée grâce à vos retours.

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Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc assez simple et totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air) ». Le seul bémol est que le rewatch est interdit, de même que le speedwatch (évidemment) : vous n’avez le droit que de voir des épisodes jamais vus.

Quand ? On recommence cette folie vendredi prochain, le 29 septembre, à 19h, et cette édition se déroule jusqu’au dimanche à minuit.

Pour qui ? Pour tout le monde, bien sûr, vous êtes tous invités à participer avec le hashtag  #WESéries sur Twitter ou Instagram et sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen de communiquer nos avancées et de rester motivés dans l’épreuve (oh cette terrible épreuve que de regarder tant d’épisodes) !

Comme d’habitude et comme tout le monde n’est pas aussi dingue que nous, on vous propose quatre niveaux, plus ou moins simples selon vos habitudes et votre emploi du temps du WE.

Niveaux.jpg

Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou 8h30 minutes (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! La semaine à venir va être riche en reprise de séries, alors ça peut être un bon moyen de tester quelques pilots (et marquer un point du Bingo Séries) ou de rattraper les séries que vous n’avez pas eu le temps de voir dans la semaine.

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Keskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir regarder aussi deux séries différentes minimum. Comme pour le brevet et le BAC, la mention, ça sert surtout à faire plaisir à son égo, mais eh, c’est la classe, non ?

Le moyen : 720 minutes ! Vous avez compris le principe je pense, il s’agit de regarder 12h de séries entre vendredi et dimanche (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez. Contrairement à la dernière fois, il n’y a plus de contrainte sur le format, vous pouvez voir tout ce que voulez.

Je vous conseille : de finir vos rattrapages estivaux non terminés ! 18 épisodes, c’est un bon moyen de se mettre à jour dans certaines séries et c’est aussi le nombre exact d’épisodes dans la saison 2 de Lucifer. Je dis ça, je dis rien.

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en voyant 4 séries différentes parmi vos 18 épisodes.

Le difficile : 880 minutes de séries à voir pour le valider. Toujours pas de changement, donc, cela représente 14h50 de séries. 14h50, c’est environ une saison de 22 épisodes de 40 min. Cela ne représente qu’un tiers du temps alloué au challenge, ce qui vous laisse largement l’occasion de manger et dormir, et même de sortir. Pour rappel, la première fois, j’ai validé ce niveau en passant 24h loin de chez moi avec mes meilleurs amis ! Tout est possible avec un peu de motivation (et d’organisation). Nous avons supprimé les autres contraintes de ce niveau, en plus, alors c’est facile !

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment. Si vous êtes du genre à vous lasser, choisissez deux comédies à rattraper (là tout de suite, je vous conseille Superstore et Atypical par exemple) car c’est toujours plus digeste et ça gonfle le nombre d’épisodes, donc l’égo 😉

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentons donc de visionner des épisodes de six séries différentes pour obtenir la mention défi !

Le niveau ultime : 1040 minutes ! Cela paraît inatteignable ? Vous vous trompez, ce n’est que 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !). Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais je l’ai fait la dernière fois, tout en participant à un déménagement le samedi après-midi. C’est donc possible, mais c’est vrai qu’il faut se prévoir pas mal de temps libre. Après, c’est un challenge sympa et on vous a viré toutes les autres contraintes pour éviter de se retrouver avec des personnes ayant le bon nombre de minutes, mais pas le bon nombre d’épisodes (coucou Ludo !).

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix avec 13 épisodes, comme Club de Cuervos (la saison 3 débarque justement vendredi !) et 12 Monkeys. Une le vendredi/samedi, une le dimanche, en n’oubliant pas de se faire une bonne grosse pause à un moment (perso, je privilégie le samedi pour m’éviter l’overdose) ! C’est un gros défi de voir 1040 minutes, donc il faut aussi se ménager et se préparer : l’excès est dangereux, il faut bien penser à manger, dormir, bouger, tout ça tout ça. Je ne suis pas votre maman, vous vous connaissez mieux que moi.

Vous trouvez ça trop simple ? Mais qui êtes-vous ? D’où sort ce masochisme ? C’est votre droit, hein, et on vous propose le défi de huit séries différentes.

ET VOILÀ ! Vous aurez compris que je vise le difficile avec au moins Club de Cuervos et que, si j’en ai l’occasion, je tenterais peut-être le niveau ultime, exactement comme la dernière fois donc. Je sais que j’aurais en effet un WE quelque peu chargé, mais en même temps, je compte en passer une partie avec au moins une autre participante, ça peut aider !

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Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions, je les redonne !

La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer !

Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Séries.

D’ailleurs, une troisième raison de participer est de réussir à se terminer le Bingo Séries 6 si ce n’est pas déjà fait ! Le 7 arrivera bientôt, soyez prêts.

Comme la dernière fois, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec ! Nous, ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et comme je disais les dernières fois, « surtout ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

Oui, je copie-colle encore mes articles, mais ça ne change pas d’une édition à l’autre, que voulez-vous ?

RDV le 29 septembre !

 

Ce que c’est qu’un spoiler

Salut les sériephiles !

Déjà huit jours que nous avons fait le tour de ce que c’était que le binge-watching, il est temps de se pencher à présent sur le cas des spoilers. On connaît tous, on l’emploie tous, mais d’où ça sort exactement ? Et bien, après avoir lu cet article, vous saurez que ça sort de l’ancien français.

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Oups.

Alors c’est quoi exactement un spoiler ? Un spoiler, c’est une révélation sur tout ou partie de l’intrigue d’une histoire, d’une émission, d’un livre, d’une série, d’un film ; bref, une information qui retire le suspense et gâche tout le travail d’anticipation qui a été fait en amont. Généralement, c’est le genre de chose que vous auriez aimé découvrir par vous-même, mais que quelqu’un vous a dévoilé.

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Ouais, bon, j’avoue, j’ai une dent contre le spoil, ce que vous savez déjà si vous vous baladez de temps en temps sur le blog !

C’est quoi ce nom ? J’ai déjà lâché le mot-clé plus haut, mais « to spoil » en anglais veut dire « gâcher » ou « gâter ». Parfois, il est suggéré d’utiliser « dévoiler » (eh, eh, aussi utilisé plus haut) ou « divulguer » ; mais le plus rigolo, c’est que les anglais nous l’ont en fait piqué ! Et ouais, « spoiler » vient de l’Ancien français « espoillier » qui signifie à la fois pillage ou… se déshabiller. Normal.

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Je sais, ça perturbe, mais ce n’est pas fini !

Le tout remonte carrément au latin « spoliare » (le même qui nous a donné « spolier » en français, du coup) qui voulait dire « ruiner », « piller ». Que des choses pas très gentilles, donc, alors abstenez-vous de piller les gens de leur plaisir, merci.

Du coup, vous savez pourquoi vous avez peut-être comme moi envie de dire à quelqu’un qu’il vous ruine votre plaisir en spoilant, c’est juste que vous êtes des linguistes chevronnés qui vous ignorez. Bref, le spoiler revient de loin (mais on aurait préféré qu’il y reste).

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Je n’ai jamais vu la série, si je spoile, c’est parfaitement involontaire.

Quelle origine ? Ce terme est anglais, on l’a vu, et il a débarqué de notre côté de l’Atlantique grâce à Internet, bien sûr. Les forums de discussion utilisent bien souvent la balise de BBCode « spoiler » afin de cacher un message sur lequel il faut cliquer pour en découvrir l’information. Bien sûr, comme les anglophones utilisent également le terme pour parler séries et films, les français ont simplement emprunté le terme que les anglais leur avait emprunté pour faire pareil…

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C’est moins drôle que dans d’autres cas, car il est difficile de trouver une source précise sur l’usage du mot dans le cadre série, que ce soit en anglais (comme c’est le terme correct et toujours employé) ou en français. En ce qui me concerne, je dirais que ça fait dix ans à peu près que j’ai vu débarquer le terme… Pour moi, ça date de LOST. N’hésitez pas à me donner votre avis et vos souvenirs des premières utilisations de « spoiler ».

 

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Quand une série s’auto-re-définit par un spoiler.

Aujourd’hui ? Le terme est entré dans le langage courant, on l’utilise même en titre d’articles dans les grands journaux français sans prendre la peine de le définir (au pif, cet article du journal Le Monde par exemple). Bref, peut-être que même les grands-parents de certains d’entre vous savent ce que ça veut dire.

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Quant aux défenseurs du français qui trouvent ça nul d’utiliser un mot anglais, je leur souhaite un bon week-end et leur suggère d’utiliser le charmant néologisme « divulgacher » proposé par nos amis québécois. En plus, ça permet de dire de certains qu’ils sont des divulgachieurs, avec un i.

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La bonne 1e saison de Midnight, Texas

Salut les sériephiles !

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Hier, la saison 1 de Midnight, Texas s’est terminée et je peux donc revenir aujourd’hui sur ces dix épisodes trop courts, inspirés de livres de Charlaine Harris, déjà derrière True Blood. Bon, alors attention, les deux séries n’ont pas grand-chose à voir si ce n’est qu’elles sont de la bit-lit et qu’elles suivent le quotidien d’une ville pas comme les autres. En effet, des vampires, des sorcières et autres anges déchus s’y côtoient !

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Cela dit, ça fait un moment déjà que True Blood me manque

Un point rapide sur la « bit-lit », qui se traduit « littérature mordante » et qui désigne tout un tas de saga de romans à tendance urban fantasy. Cette dernière est un sous-genre de la fantasy qui, comme son nom l’indique, propose d’intégrer des éléments de fantasy dans un cadre urbain, dont le niveau technologique correspond le plus souvent à un niveau contemporain : cela permet un mélange de magie et technologie. Il y a alors un contraste qui se dessine entre ces deux éléments, avec l’irruption du surnaturel et d’un univers magique précis (avec des créatures fantastiques) dans ce centre urbain.

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Le centre urbain est vite trouvé puisqu’il est carrément le titre de la série, qui se déroule donc dans une ville nommée Midnight, dans l’état du Texas, donc. Soyons honnêtes, la ville ne fait pas rêver : au beau milieu du désert, tout ce qu’elle a comme magasin, c’est la boutique de l’antiquaire du coin qui s’appelle Bobo. Bon, en même temps, il fallait bien un endroit avec des objets d’un autre temps pour apporter du mordant.

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Du mordant, il y en a dans la série avec son vampire Lemme (ce jeu de mots facile), sa tueuse à gage Olivia ou son voyant Manfred, estampillé beau gosse et personnage principal de la série.

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Du côté des défauts évidents, on a la demoiselle en détresse qui ne sert à rien et surtout une fâcheuse tendance à monter en épingle des intrigues qui retombent bien vite. Malgré le cocktail absolument parfait du pilot, avec un fil rouge policier intrigant et des passés troubles, la série enchaîne très vite sur autre chose. Cela lui offre un rythme vif agréable, mais bien souvent, la déception domine face à la résolution des événements tellement brève qu’on a l’impression de s’être fait embobiner. C’est particulièrement flagrant dans la deuxième partie de saison – ou alors, c’est simplement qu’à force on s’en rend compte.

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Quand Creek apprend qu’elle ne sert à rien.

Quoiqu’il en soit, le casting est excellent et la série a apporté un vent qualitatif cet été sur les networks, et ça me manquait vu la diète de séries qu’on a subi, avec les absences d’Unreal et Another Period. De plus, j’attendais depuis un moment de retrouver une série d’urban fantasy digne de ce nom. Trop souvent, on a affaire à des trucs adolescents vraiment pas dingues, coucou Shadowhunters.

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Allez, sans rancune Clary !

Midnight, Texas gère assez bien son affaire, avec une intrigue globale bien menée du premier au dernier épisode, quelques twists convenus mais réussis, mais aussi et surtout, un bon équilibre entre vie personnelle/romantique des personnages et intrigue mythologique.

C’était une bonne première saison et j’espère sincèrement en voir une deuxième, car la série vaut le détour ; même si elle n’est pas parfaite. Je vous la conseille !

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Ne serait-ce que pour Olivia, oui, oui.