Westworld – S04E03

Épisode 3 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.

Spoilers

Maeve et Caleb découvrent le nouveau Westworld, alors que Bernard revient de Sublime.

Even dumb down, we can still take care of ourselves

J’hésitais franchement sur la série à regarder car j’ai une liste longue comme le bras de choses à voir, y compris dans mes hebdos du moment quand je me suis souvenu que si on était lundi, cela signifiait qu’un nouvel épisode de Westworld était disponible. Dès lors, je me suis jeté sur mon ordinateur pour voir ce qui allait être proposé cette semaine, et ça en dit long sur le fait que je suis encore plus fan que ce que je pensais de la série. Tant mieux.

Cet épisode reprend de manière intrigante avec Bernard se réveillant lorsqu’un enfant lui demande de se réveiller. Il suit l’enfant en-dehors de la maison dans laquelle il est, et c’est super étrange parce que ça ressemble assez vite à une espèce de vision mystique, avec un animal au loin, des flammes, une ville futuriste détruite, le saloon du parc plein de cadavres… C’est assez dingue.

Bernard se fait clairement une visite dans ses souvenirs, et c’est un passé qui ne semble pas le ravir, mais qu’il s’obstine à revivre. En effet, on apprend assez vite de la part d’un personnage que j’adore mais dont je suis incapable de me souvenir le nom bien trop compliqué à écrire que Bernard est dans le Sublime. Il atteint donc le fameux paradis convoité par les robots, et l’on en découvre en effet que les robots s’y plaisent.

Là-bas, ils peuvent créer les mondes qu’ils souhaitent et explorer ce qu’ils veulent, créer des simulations infinies, avec un millénaire à vivre quand une simple année passe dans le monde. Le problème, par contre, c’est que le temps reste limité dans le vrai monde, avec tous les chemins menant à la destruction.

Bon, concrètement, il s’agit là du Bernard de la saison 3, celui qui la terminait au moment du chaos provoqué par Dolores. Après avoir visité tout un tas de possibilités et simulations, Bernard s’est rendu compte qu’il finissait toujours par mourir, quoiqu’il fasse… à moins de rester à Sublime. Il ne reste toutefois pas à Sublime comme on le sait : il fait le choix de se réveiller, recouvert de poussière et non nettoyé par Leslie.

Oui, parce que Leslie est là au moment de son réveil : il le veille depuis tout ce temps. Plusieurs années se sont déroulées pendant que Bernard était dans le sublime, mais rien n’a changé en-dehors de celui-ci : Leslie a fait en sorte que rien ne bouge, comme Bernard le lui avait demandé. En fait, rien n’a tellement bougé que Bernard a déjà une bonne idée de ce que Leslie va lui dire ou sait qu’il y a une pelle à portée de main devant la maison où il était.

C’est un début étonnant pour cet épisode : je suis content de retrouver Bernard, mais on sent qu’il se réactive pile au moment où la guerre repart en vrille à côté, ça tombe quand même bien. Surtout, je trouve que cette affaire de simulation, même pour un robot hyper intelligent, est difficile à avaler : en sept ans, a priori, la pelle aurait eu le temps de bouger quoi. Un orage, et hop ? Allez, je chipote, de toute manière, on sait très bien que je suis à fond dans l’intrigue proposée, et c’est le cas à chaque saison.

Dans celle-ci, Bernard est donc capable de prédire l’avenir grâce à un sacré nombre de simulations, et c’est assez dingue que le Sublime puisse être si précis sur les détails. Le nouveau but de Bernard est clair : il veut provoquer certains événements pour éviter que la fin du monde n’arrive. Le tout sur la chanson Call me, ce qui est un excellent choix, ma foi. Leslie a bon goût, alors que Bernard s’acharne à tabasser des types, allez savoir pourquoi.

En tout cas, ça lui permet ensuite de montrer une carte avec un dessin du labyrinthe Westworld à une résistante qui passe par-là. Oui, il s’avère que ce diner était un point de rendez-vous pour une résistante et de potentiels alliés, sauf que les alliés en question étaient en fait des robots envoyés pour infiltrer le groupe. Cependant, Bernard en sait tellement qu’il a déjà la tête du robot dans un sac et des demandes très précises à la résistante, souhaitant se rendre dans un désert.

Pas n’importe lequel par contre, un désert protégé par des faisceaux laser qui ne disent rien qui vaille. Rapidement, Bernard et Leslie rencontrent toutefois le reste des résistants, à qui Bernard explique qu’il est là pour les aider. Il sait qu’il y a une arme cachée dans le désert, et il est persuadé de pouvoir aider les résistants à la trouver plus vite qu’au rythme où ils cherchent actuellement.

 

Pendant ce temps, dans les années 20, Maeve et Caleb découvrent le nouveau Westworld. J’adore l’idée, et franchement, les années 20, ça me vend beaucoup plus du rêve que l’époque Western. Vous pouvez être sûr que vous me trouveriez dans un speakeasy du parc, hein. En tout cas, le réalisme de cette rue est incroyable : il y a des enfants, des SDF, des passants, une nouvelle Dolores qui fait tomber sa boîte de conserve et un nouveau saloon.

Les scénaristes s’éclatent bien. Maeve se rend bien sûr compte que tout est absolument pareil et elle n’hésite pas à le souligner à Caleb pour que ce soit bien clair aussi pour nous. C’était difficile de passer à côté, cela dit, et ça nous rappelle à quel point le parc avait tout prévu pour que les invités soient pris en charge par les hosts et rencontrent des scénarios intéressants. Maeve, en revanche, est blasée, parce qu’elle rencontre sa remplaçante qu’elle trouve moins efficace qu’elle.

Les répliques sont en effet les mêmes, parce qu’elles sont suffisamment intemporelles pour ça. En tout cas, Maeve reste sacrément patiente malgré tout ce qu’il se passe et elle est capable d’attendre le bon moment pour tuer quelques hosts, y compris sa remplaçante. Son but est en effet d’atteindre les laboratoires, car c’est là le cœur de Westworld.

C’est assez facile apparemment : il suffit de se faire passer pour un cadavre en montant à l’arrière du camion qui emmène tous les hosts se faire réparer. On se retrouve très rapidement au cœur des laboratoires derrière le parc, et c’est une bonne chose : la nostalgie est excellente et prend immédiatement quand on est remmené dans les couloirs de Westworld comme en saison 1.

Les costumes sont certes différents, mais les pratiques (sexuelles) restent les mêmes, apparemment. Et pour cause : Maeve comprend assez rapidement qu’ils ne sont pas du tout dans les laboratoires comme elle le pensait. Non, ils sont en fait dans un nouveau niveau du jeu, un niveau qui s’amuse à reproduire le massacre du parc en fin de saison 1, avec Dolores/Wyatt. Et avec des joueurs qui se retrouvent à pouvoir tuer les gardes qui ne sont que des hosts.

Bref, il fallait un peu plus de temps pour que Maeve et Caleb arrivent enfin au cœur des laboratoires, et la vérité y est surprenante. Cette fois-ci, le parc n’est pas géré par des humains, mais par des hosts sans visages. J’adore l’idée : Dolores a dû lancer tout ça pour corrompre les humains ensuite, et le parasite que Caleb et Maeve observent semble en dire assez long sur le sujet.

Rapidement, il découvre aussi les mouches déjà vus dans les épisodes précédents, mais aussi des vers. Les insectes sont en fait infectés par le parasite et semblent adorer les humains : tout ce qu’il faut pour les tuer, ou les manipuler, ou rentrer en eux afin d’en prendre le contrôle.

En parallèle de tout ça, Frankie, la fille de Caleb, cherche désespérément à contacter son père grâce à une radio. Ce n’est pas tout à fait efficace, puisque son père est coincé à Westworld. La mère est un peu dépassée par la situation, mais je trouve qu’elle s’en tire plutôt bien avec une gamine si obstinée. Par chance pour elle, la gamine est assez maligne aussi pour se rendre compte des pièges dans lesquels elle risque de tomber.

Ainsi, elle comprend plus vite que sa mère que le garde du corps que Caleb avait placé pour les protéger a été remplacé bien rapidement par un robot. C’était assez évident au moment où le robot n’a pas su répondre à la petite sur le tour qu’il était censé apprendre à son ours en peluche, mais ça l’est encore plus quand Frankie trouve le cadavre du garde du corps. Le pauvre ! Il n’a pas été très efficace, de toute évidence.

Le robot qui le remplace ne l’est pas beaucoup plus à se laisser berner par la mère de Frankie, rapidement mise au courant par sa fille de ce qu’il se passe. Alors que la petite part se planquer, la mère trouve rapidement une des armes de secours de Caleb et compte bien s’en servir. Je ne sais pas si c’est la meilleure option de commencer tout de suite à s’attaquer à l’host, par contre.

Jouer le jeu le temps de trouver un autre véhicule aurait probablement été plus utile. En attendant, là, l’host retrouve rapidement Frankie, pourtant bien cachée dans la maison. La fin d’épisode mène à un cliffhanger bien inattendu : Frankie est emmenée à Westworld, elle aussi.

Sur place, Maeve entend une fréquence que les humains ne captent pas – ce que l’on sait car Caleb ne l’entend pas. Par contre, les humains sont bien impactés par cette fréquence mystérieuse puisqu’elle les pousse à se suicider sans que Maeve ne parvienne à arrêter l’ordinateur qui diffuse la fréquence.

La scène est assez lourde à regarder, psychologiquement j’entends, car on assiste au suicide de plusieurs personnages qui sembleraient plutôt vouloir continuer de vivre. Et ce n’est que le début : dans d’autres pièces, il y a en effet Frankie… Caleb se précipite pour tenter de lui venir en aide, mais c’est en vain. Heureusement, Maeve finit par réussir à pirater la fréquence juste à temps pour empêcher le suicide de Frankie. La scène était très prenante, mais assez vite, on comprend que quelque chose ne va pas.

Cela me paraissait étonnant que Frankie soit arrivée si vite à Westworld, et pour cause : elle ne l’est pas. L’épisode révèle alors que Frankie est toujours chez elle, bien à l’abri. Elle s’est défendue avec un jouet contre son garde du corps robotisé, mais sa mère a eu raison de l’host bien vite. Du coup, à Westworld, Caleb se retrouve face à un robot ayant l’apparence de sa fille.

Maeve s’en rend bien compte, mais trop tard : elle est rapidement confrontée à William-Dolores qui attendait sa revanche depuis un moment. Et si Maeve parvient à s’en débarrasser bien vite au premier abord, elle est rapidement rattrapée par l’host au chapeau noir. Du coup, personne ne peut venir en aide à Caleb quand la tête de sa fille s’ouvre pour laisser s’échapper plein de mouches. L’épisode se termine sur ce cliffhanger inattendu : Caleb est infecté par les mouches.

Déjà que c’était un insecte que je n’aimais pas, cette fin d’épisode flirte franchement avec l’horreur cette fois.

Ces séries vues en juin 2022

Salut les sériephiles,

Je ne regarde tellement plus de séries ces derniers mois que j’en oublie de programmer dans mon planning d’articles à écrire les moments où je fais le bilan. Mais à l’heure où je recommence à voir des séries, il est temps de m’y remettre – quitte à publier l’article dans deux ou trois mois… Est-on vraiment à ça près ?

21 épisodes vus

Bon, ça ne fait même pas deux fois plus d’épisodes vus que le mois dernier – et ça reste un score inquiétant pour ma sériephilie parce que bon, il y a des années où je voyais 21 épisodes par semaine tout de même. Je regarde s’accumuler les épisodes de retard, je fais des listes et j’angoisse face au nombre de retard prises. Je sais parfaitement maintenant que je vais devoir continuer de faire des choix et voir moins de séries.

Ce qui est inquiétant en plus en rédigeant ce genre de bilan aujourd’hui, c’est que ça me rappelle que je ne fais pas forcément les bons choix dans les séries que je regarde ! J’ai terminé moins de dix saisons depuis janvier, et ce ne sont presque que les séries procédurales. J’essaie en ce moment de faire mieux comme je l’ai écrit dans un article il y a cinq jours – encore un qu’il faut que je publie – mais… C’est compliqué tout de même.

Bref, c’est parti pour un bilan un peu plus étoffé que le mois dernier, mais toujours pas exceptionnel ou à la hauteur de ce que j’aurais envie. Heureusement, j’ai commencé plein de saisons pour me remettre le pied à l’étrier !

Meilleur épisode vu : 
The Orville – S03E02

Cette saison est un véritable coup de cœur et n’a pas encore proposé d’épisode capables de me décevoir !

C’est donc vraiment sans surprise que je la vois débarquer dans cette catégorie, armée d’un solide 19/20.

Avec vingt à trente minutes supplémentaires par épisode, cette saison se veut beaucoup plus sérieuse que les précédentes, et ça lui réussit énormément si vous me demandez mon avis (ce que vous faites, sinon vous ne seriez pas là).

Cet épisode capitalise sur tout ce qu’était la série auparavant et sur tout ce qu’elle pourra être par la suite, exploitant pleinement tout son potentiel. Un vrai plaisir.

Pire épisode vu
HIMYF – S01E09

On prend les mêmes et on recommence…

…Deux mois après placé l’épisode 8 dans cette catégorie, voici donc venu l’heure pour l’épisode 9 d’être le pire vu au mois de mai. Ca pique.

Cependant, il faut que je souligne que la série a fait des progrès, parce que la moyenne de cet épisode est tout de même à 13. Ce n’est toutefois pas suffisant sur un mois où j’ai vu très peu d’épisode, et où il y a eu plus de qualité quand même.

Ce n’est pas le cas pour cette série : elle ne réussit même pas à faire mieux pour son épisode final d’ailleurs. Et pourtant, la narration dans cet épisode était un chouilla plus sympathique.

Voir aussi : How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?

Episode le plus attendu :

Westworld – S04E01

Je sais, je triche un peu : j’ai vu l’épisode le 1er juillet… mais bon, concrètement, la semaine du premier juillet fait partie de ce bilan du mois dans mon décompte, parce que je fonctionne par semaine et non par mois. Alors, ça fonctionne et vous ne pouvez pas me dire le contraire : c’est mon blog, j’en fais ce que je veux.

Bref, tout ça pour dire que vraiment cet épisode s’est fait attendre. C’est toujours pareil de toute manière : il faut attendre deux ans entre chaque saison de la série, et les saisons sont super courtes. Je suis frustré, et je ne vais pas faire semblant de vous dire le contraire.

L’attente valait toutefois le coup : cet épisode était vraiment génial à voir, j’ai savouré mon plaisir !

Voir aussi : Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

Personnage préféré
Kristen – Evil

J’avais vraiment beaucoup trop de choix ce mois-ci pour sélectionner un seul personnage préféré, mais je me suis dit que je pouvais en profiter pour citer une série que je n’évoquais pas autrement.

Mon choix s’est donc porté sur un autre retour que j’attendais beaucoup, et sur ce personnage de Kristen, parce qu’elle est vraiment trop cool.

Je trouve qu’il est rare de voir un personnage pareil à la télévision : elle est une professionnelle respectée dans son domaine, elle est mère de famille aussi à l’écran et elle a autant de défauts que de qualités. 

On explore toute sa vie, et c’est passionnant.

Personnage détesté :
William – Westworld

Il en fallait bien un, et je n’allais pas m’acharner éternellement sur How I met your father.

Ceci étant dit, je sais bien que c’est canoniquement un peu con de citer William comme personnage détesté vu ce qu’il se passe dans la série depuis la saison 3. 

Il n’empêche que j’ai vraiment du mal avec le personnage, que ce soit pour ses actions ou… pour l’acteur. Je crois que mon vrai problème réside là, je n’aime pas cet acteur et ça se répercute sur le personnage, parce que je ne comprends rien à ce qu’il marmonne.

Il fallait bien un défaut pour la série après tout. 

Voir aussi : Vus en 2022

Personnage le plus surprenant :

Kamala de Ms Marvel

Je n’allais quand même pas écrire un article sur le mois de juin sans parler de cette série, non ? De là à dire que Kamala est surprenante, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement, parce que la série me surprend pour plein de raisons.

Kamala est introduite dans le premier épisode comme une adolescente un peu insouciante qui compose sa vie entre ses amis et ses parents, avec la religion pour lier l’ensemble. Pourtant, tout au long des épisodes qu’on a pu voir jusque-là (et j’ai hâte de voir comment ça va se terminer), ces aspects ont fini par être éclipsés par d’autres.

Un peu comme le reste de la série qui est un patchwork, je ne sais jamais trop à quoi m’attendre avec Kamala. Elle peut être une ado dépassée par la situation, une bonne blagueuse, une superhéroïne, une fille mal dans sa peau ou en tout cas mal vis-à-vis des attentes parentales – et même (spoilers tout de même) une djinn.

Bref, on ne sait vraiment pas sur quel pied danser avec elle.

Voir aussi : Ms Marvel est musulmane, et alors ?

J’ai vu 21 épisodes parmi les saisons suivantes :

 

La suite en juillet (et j’espère garder mon bon rythme en accélérant encore les choses pour cette semaine à venir)…

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Moon Knight – S01E03

Épisode 3 – The Friendly Type – 16/20
Ce n’est définitivement pas mauvais et j’ai du mal à comprendre certaines critiques que j’avais pu apercevoir concernant cette série, mais ce n’est pas non plus aussi excellent que ce que j’aimerais. Le principal problème de la série vient du fait que la saison ne dure que six épisodes : elle ne prend pas le temps de poser clairement les enjeux ou de savourer ce qu’elle a déjà réussi à mettre en place qu’il faut de nouveau tout bouleverser. Et c’est un peu trop rapide pour qu’on le savoure nous aussi.

Spoilers

Marc est désormais au Caire et cherche à retrouver Harrow avant qu’il ne soit trop tard.

I thought he talked.

Je sais déjà que je ne finirai pas la série avant mon avant-première de Thor finalement, mais ce n’est pas ça qui m’empêche d’avoir envie d’essayer d’avancer autant que possible dans cette mini-saison. Cet épisode 3 commence de manière déroutante. Désormais qu’on a envie d’être là pour en apprendre plus sur Steven, nous reprenons en effet par une scène où Layla explique qu’elle a pu le retrouver, qu’il est au Caire pour de mauvaises raisons et qu’elle n’est pas une voleuse car elle vole ce qui l’a déjà été.

Bon, pourquoi pas ? Elle parle à une femme qu’on ne connaît pas mais qui l’aide à se faire un faux passeport pour se rendre elle aussi au Caire. Cette scène de préparation permet de mieux connaître Layla, mais ça ne nous aide pas forcément à comprendre les enjeux de cette saison, contrairement à la fin de l’épisode précédent. C’est le principe des séries d’avoir des scènes qui développent d’autres choses, je sais bien, mais l’intérêt de la scène est pour l’instant assez minime.

Pendant ce temps, au Caire, le méchant de la saison utilise le scarabée pour s’approcher du tombeau tant convoité d’Ammit. Ce n’est pas spécialement une surprise puisque c’était son plan, mais j’étais étonné de voir qu’il avait amené avec lui tant de gens pour assister à sa réussite.

Il est tellement confiant d’ailleurs qu’il ne s’inquiète pas du tout de la présence de Marc au Caire. Pourtant, ce dernier mène sa petite vie de son côté et se bat sur les toits du Caire. La scène est plutôt à son avantage, jusqu’à ce que Steven lui parle en plein milieu du combat, à travers le reflet de la lame d’un de ses ennemis.

Là-dessus, la série a la bonne idée de nous faire le schéma inverse du premier épisode : Marc a un trou de mémoire car Steven prend le dessus… mais nous ne savons pas ce qu’il se passe. C’est frustrant maintenant qu’on connaît le principe de voir que la série continue de nous garder dans le flou, mais on se doute assez vite qu’il y a autre chose à deviner.

En effet, en cours d’épisode, on comprend assez vite que Marc veut absolument retrouver Harrow quoiqu’il en coûte et que dans ses absences, il réussit à faire encore plus peur aux hommes contre qui il se battait. Et quand je dis homme, j’exagère un peu, car l’un d’eux est un ado. La première fois que Marc se réveille, il est dans un taxi et on dirait bien que Steven a trouvé un moyen de se barre sans problème.

La deuxième fois en revanche ce n’est plus du tout le cas : Marc se réveille un poignard planté dans le corps d’un de ses ennemis. Steven jure qu’il n’a rien fait et il reproche à Marc de suivre tout ce que Khonshu lui dit de faire. Le rythme est très bon dans l’épisode et ce nouveau mystère quand on pensait avoir tout percé est plutôt bienvenue. En revanche, Marc n’écoute pas assez Steven et c’est frustrant.

Autant il fait tout ce que dit Khonshu quitte à provoquer le suicide d’un gamin, autant il ne se pose pas de questions sur Steven qui serait d’un coup un meurtrier. Ce n’est pas bien crédible, pas plus qu’il n’est crédible de voir Steven oublier très vite les meurtres pour être simplement heureux de visiter l’une des pyramides. Khonshu permet en effet à Marc d’accéder à la pyramide après avoir envoyé un message aux autres dieux.

Un message ? Juste une éclipse imprévue qui freine un peu les hommes d’Harrow, mais pas trop. À l’intérieur de la pyramide, Marc rencontre Yatzil, l’avatar de la déesse égyptienne de la musique, Hathor. Ce n’est qu’un début : très rapidement, tous les avatars des dieux égyptiens se réunissent pour un jugement hâtif de Khonshu. Oula. La série part en vrille avec cette scène, en vrai, je ne vois pas bien d’où ça sort et où ça mène.

C’est tout le problème d’avoir six épisodes : l’équilibre doit sans cesse être retrouvé alors que l’histoire avance à toute vitesse. Ce procès contre Harrow demandé par Khonshu permet au moins à Khonshu de réussir à faire ce qu’il souhaitait : il fait convoquer Harrow bien vite. Par contre, j’adore Oscar Isaac dans ce rôle, mais cette manière de hurler les répliques de Khonshu, ça n’était pas top du tout. Du coup, entre ça et les paroles très calmes d’Harrow face aux dieux et aux accusations, Khonshu passe pour un idiot fini.

Ce n’est pas compliqué pour Harrow de souligner que Khonshu est dans un avatar compliqué, avec un homme schizophrène. Cela joue en sa faveur auprès des dieux, surtout que Khonshu est énervé par la situation au point d’utiliser la violence. Le procès n’est donc pas en sa faveur, et les dieux demandent à parler à Marc. Comme celui-ci reconnaît qu’il ne va pas bien, les dieux laissent tomber les charges retenues contre Harrow et… ignorent totalement Marc leur demandant d’arrêter cet ennemi ?

Je trouve ça quelque peu abusé comme avancée dans l’épisode, surtout qu’on enchaîne par Yatzil qui explique à Marc comment mener à bien sa mission de stopper Harrow dans la résurrection d’Ammit que personne ne veut… Mais dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir écouté ? Pourquoi le fait d’aller mal discrédite-t-il forcément les propos de Khonshu ?

C’est assez énervant, mais on passe vite à autre chose quand Marc retrouve sans trop de surprise Layla sur le marché du Caire. On savait qu’elle arrivait, lui non. Il est donc énervé que Khonshu puisse la repérer bien vite, mais ça ne change rien à l’intrigue pour autant. Cela change un peu la relation entre eux : Layla est contente de le voir s’excuser, mais rappelle qu’elle n’est pas là pour lui. Evidemment. C’est pourtant désormais la préoccupation principale des scénaristes : la relation entre Marc et Layla – et Steven.

Et pour la première fois de la série (en même temps, c’est l’épisode 3), Marc et Layla partagent une scène qui nous permet de voir pourquoi ils étaient un couple fonctionnel, avec une vraie conversation et de la communication sur les sentiments de tout le monde. Heureusement qu’ils avaient un voyage en bateau à faire, ça aide tout de même. Cela permet aussi de petites incursions culturelles en Egypte – et ça me rappelle un peu le déséquilibre qu’on retrouve depuis dans Ms Marvel, avec des incursions culturelles qui n’ont rien à voir avec le propos et sont déstabilisantes car pas forcément justifiées.

Bref, il est temps pour la série de faire intervenir Gaspard Ulliel. Je savais pourtant qu’il était là, mais j’avais oublié avec ces deux premiers épisodes. Il joue le rôle de Mogart, un collectionneur fan d’équitation et pote de Layla qui a pile ce dont Marc a besoin. Le problème pour Marc, c’est que ça se passerait mieux pour lui si Steven était là en train de vérifier le contenu de ce que le collectionneur lui montre.

Layla le sait bien et lui explique, mais c’est en vain : Marc refuse de rendre le corps à Steven pour examiner le sarcophage de Senfu, capable de le mener à la tombe d’Ammit. Un peu de chantage plus tard, Steven l’aide finalement, mais ça n’est toujours pas à l’avantage de Marc : les gardes du corps d’Anton Bogart, le collectionneur, le voit toucher à l’intérieur du sarcophage et la tension escalade bien vite entre tout le monde.

Il n’en faut pas plus pour qu’Anton ne fasse plus confiance du tout à Layla et Marc. C’est d’autant plus problématique qu’Harrow a la bonne idée de choisir ce moment pour débarquer et convaincre Anton qu’il peut lui offrir bien plus que Marc.

Et comme preuve, il a le scarabée et les pouvoirs d’Ammit. Khonshu ne supporte pas ce qu’il se passe et ordonne à Marc d’utiliser le costume. Il met un peu de temps à le faire, mais une fois que c’est fait, il est d’un coup plus badass. Le costume est pare-balle et peut même protéger Layla pendant qu’elle pille le sarcophage. Marc, lui, utilise le costume de Moon Knight et découvre un peu le problème d’avoir une cape ou une double personnalité. Steven essaie en effet de calmer le jeu, mais quand il reprend le corps, ça ne sert qu’à se faire transpercer par quelques lances ennemies.

Autant dire que ce n’est pas un franc succès. Layla est plus efficace que Steven, elle, et elle a moins de remords à s’en prendre aux hommes d’Anton.

Seulement voilà, Anton n’apprécie pas tout ça et s’en prend à Layla. C’est la pire idée : il énerve ainsi Marc qui s’énerve contre lui et sauve Layla de justesse, blessant Anton qui s’en va tout de même vers d’autres cieux. Allez, on se retrouvera à l’épisode suivant. En attendant, Gaspard Ulliel était quand même un excellent acteur.

Bon, en tout cas, la fin de tout ça est plus positive pour nos héros : ils récupèrent ce qu’ils voulaient dans le sarcophage avant de s’en aller se disputer comme un vieux couple dans une voiture ; ignorant au passage qu’ils sont suivis par un des disciples d’Harrow. Cela n’en finit plus !

Et en même temps, tout s’enchaîne tellement que le puzzle autour d’Ammit n’est pas si clair que ça quand on y arrive : on voit bien qu’ils sont sur une piste, mais c’est frustrant de ne pas pouvoir les aider à résoudre ce qu’ils essaient de résoudre – ou au moins tenter de notre côté quoi. Après, le but, c’était surtout de montrer une fois de plus le talent d’Oscar Isaac à passer d’un personnage à l’autre – et merci la possibilité de changer d’accent pour ça, hein.

Ce n’est pas du Tatiana Maslany non plus, mais c’est efficace. Et Steven l’est aussi, résolvant le puzzle en deux temps trois mouvements. La solution n’est pas si efficace quand la technologie a ses limites aussi : la solution donne le plan d’une constellation, mais les étoiles bougeant, ça ne permet pas à Steven et Layla d’avoir une idée précise du lieu où se rendre.

Par chance, Khonshu a une bonne mémoire et peut ramener les étoiles à leur position initiale. Cela demande toutefois un sacrifice qu’il n’explicite pas et qui supposera pour lui de devoir accepter que Marc le libère ?

Allez comprendre ce que ça veut dire exactement. Une chose est sûre : Khonshu bouge vraiment les étoiles du ciel égyptien et ça fonctionne assez pour trouver la solution au problème ; tout en offrant de jolis effets spéciaux à regarder. En revanche, ça attire aussi l’attention des dieux égyptiens qui se réunissent à nouveau. Khonshu souffre très clairement de la prière qu’ils font. Il finit par se décomposer à la Thanos, laissant Steven très affaibli : Khonshu devra effectivement être libéré car il est enfermé dans une statuette désormais. Steven tome inconscient, lui.

Harrow, par contre, sort plutôt victorieux de cette affaire : les dieux expliquent qu’Harrow avait raison à son propos et que c’est pour ça qu’ils ont décidé de l’enfermer dans la pyramide, comme de nombreux autres avant lui. Une fois seul avec la statue de Khonshu, Harrow est donc tout content de pouvoir se vanter d’être heureux d’avoir pu provoquer la douleur quand il était sous l’influence de Khonshu.

Il se vante aussi d’être sur le point de faire ce que Khonshu n’a jamais pu faire – et le remercier de la victoire qu’il lui doit. Evidemment.

Mes cinq nouveautés préférées du premier semestre 2022

Je diffuse enfin cet article écrit la semaine dernière… Vu tout le retard que j’ai dans mes articles, personne ne m’en voudra, hein ?!


Salut les sériephiles,

Cette semaine, Tequi nous propose un thème de TFSA qui a bien failli me donner du fil à retordre tellement je ne pouvais pas y répondre à défaut d’avoir assez de découvertes cette année… Tant pis, je triche un peu, à quelques jours près, et je peux proposer cinq nouveautés de l’année 2022 dans l’ordre de préférence qui convient.


  1. How I met your father

Sophie raconte à son fils adulte comment elle a rencontré son père, en 2022.

C’est vraiment le signe que je n’avais que cinq séries à portée de main : ce reboot/revival est une catastrophe ambulante. Le casting est constitué à 80% d’acteurs que j’adore, mais la mayonnaise ne prend jamais avec un humour très lourd qui essaie trop de se convaincre lui-même qu’il est drôle alors qu’il paraît sortir du début des années 2000. Un rendez-vous manqué. Espérons que la série s’améliore en saison 2 (j’ai d’ailleurs sur mon ordinateur un article sur le sujet à publier).

Voir aussi : How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?


  1. The Cleaning Lady

La vie d’une infirmière immigrée forcée de travailler comme femme de ménage, qui se retrouve à s’associer avec  un mafieux afin de sauver son fils, atteint d’une maladie grève.

Je n’ai pas vu toute la saison, m’arrêtant finalement très tôt dans cette histoire… mais c’est une très bonne nouveauté de network qui mériterait que je me repenche sur son cas. Elle est en tout cas un bon concentré d’action et de scènes sympathiques, malgré un manque de subtilité ou de réalisme assez évident. Ce n’est pas forcément ce qu’on demande à une nouvelle série après tout : elle est un divertissement qui fonctionnait bien – mais pas assez pour que je la poursuive aussi assidument que je l’aurais voulu.

Voir aussi : De mauvais choix de séries ?


  1. The Book of Boba Fett

Une histoire sur la survie de Boba Fett après son crash – et bien après sur comment il s’impose comme chef de mafia, en gros ?

Je ne suis pas forcément un immense fan de l’univers Star Wars, mais je l’aime suffisamment pour avoir envie de découvrir les séries quand il y en a. Alors oui, il y a celle sur Obi-wan que je n’ai pas encore commencée, mais j’ai pris le temps de voir tout Boba Fett et… Comment dire ? Je suis mitigé. La saison est très courte, perd vite de vue son personnage principal, propose carrément un épisode d’une autre série au milieu de sa saison et se termine sur un final un peu cringe et manquant bizarrement de budget. Malgré tout, elle obtient la troisième place pour ses effets spéciaux magnifiques et pour son intrigue qui a fini par me convaincre. Il fallait lui laisser le temps, j’imagine. D’ailleurs, en parlant de temps, je triche car le premier épisode est sorti en 2021… Le 27 décembre. Franchement, c’est bon, je considère que c’est 2022 (juste parce qu’il m’en fallait cinq).

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  1. Ms Marvel

La série, je l’attendais au tournant, persuadé que j’allais être méga fan de Kamala. Je n’ai lu que quelques comics, alors je ne pouvais pas être déçu des libertés de l’adaptation… mais je l’ai finalement un peu été par le fourre-tout qu’était la série parfois du côté de ses intrigues. En six épisodes, elle a voulu raconter trop de choses différentes et s’attaquer à des aspects tellement différents – culture, série ado, intrigue de super-héros… – qu’elle a fini par être trop déséquilibrée pour être géniale. Pour autant, c’est une très bonne série, que j’ai suivi de manière (presque) hebdomadaire avec plaisir. J’ai hâte de retrouver le personnage en 2023 dans un film et j’aime beaucoup la série malgré ses défauts.

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  1. Moon Knight

Assez étonnamment, c’est cette série qui prend la première place. Je ne pariais tellement pas dessus que je n’ai pas pris le temps de la suivre de manière hebdomadaire pourtant ! Et pourtant, je l’ai terminée aujourd’hui en voyant quatre épisodes d’un coup. Peut-être que ce binge-watching explique pourquoi je la place en premier, mais même sans ça, j’ai trouvé que la série était capable de présenter une intrigue vraiment intéressante. Elle a les mêmes défauts que Ms Marvel, mais elle présente tout de même un peu moins de choses différentes… et surtout, elle part en délire totale autour de l’épisode 4. Si la saison est tout de même trop courte, j’ai beaucoup accroché à l’histoire de Steven (et Marc), aux effets spéciaux et à l’ensemble de cette saison.

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Et voilà pour mon classement des saisons 1 sorties lors des six premiers mois de 2022… Vraiment, je suis passé à côté des meilleures (Severance par exemple) et je le sais. On fait ce qu’on peut !