Bilan séries octobre 2021

Salut les sériephiles,

On est le 20 novembre, et j’ai capté il y a seulement deux ou trois jours que je me suis tellement laissé emporter par ce début de mois que j’en ai oublié d’écrire mon article habituel de… début de mois. Ça vaut bien le coup de décaler une fois de plus les « derniers coups » pour rattraper au moins ce retard-là ! C’est parti pour un bilan du mois d’octobre qui a été compliqué à rédiger, et pourtant, il y avait de la matière… mais seulement sur la première moitié du mois.

C’est probablement pour ça qu’une partie de moi à laissé de côté l’idée d’écrire cet article, je ne me suis même pas rendu compte qu’on changeait de mois au fond. D’ailleurs, je suis terrifié de me rendre compte qu’on est déjà le 20 novembre ! Pas de quoi s’inquiéter, je suis en train de finir une saison dont je ne ferai pas les critiques pour mon #WESéries tout en rédigeant cet article, alors tout n’est pas perdu. Non, je n’ai pas oublié le #WESéries non plus ! Allez, c’est parti pour le bilan.

J’ai pris tout mon temps à regarder cette saison, mais eh, je me remets progressivement aux séries procédurales, comme vous le savez. Clairement, celle-ci me remet le pied à l’étrier d’une bonne manière, parce que je l’ai découverte sous un nouveau jour.

Cette série avait toujours été un petit guilty pleasure de fin de soirées passées sur TF1, rien de plus. Avec l’arrivée du coronavirus dans la série et de quelques changements dans ma vie, tout change : ça devient un plaisir de regarder ce genre d’épisodes.

Bon, ça sonne bizarrement de parler de plaisir face aux intrigues de cette série, bien sûr, mais il faut en comprendre que la qualité est là, que l’actualité fonctionne vraiment bien sur ce genre de séries et que, ouais, j’ai bien aimé. D’ailleurs, je suis presque à jour dans la saison 23, il va peut-être falloir que je pense à faire un article dessus à un moment.

Note moyenne de la saison : 15/20

Atypical (S04)

Synopsis : En fin de saison 3, Sam empêchait de justesse le mariage de Zahid et acceptait de vivre en colocation avec lui pour sa première année d’université. Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 Pour commencer, il a fallu être vraiment patient pour finalement entamer cette saison, vous n’avez pas idée. On a l’habitude de…

Mieux valait tard que jamais ! Cette saison 4 m’attendait bien au chaud depuis quelques mois, il était donc temps de m’organiser pour la regarder. 

C’est une saison finale et, très sincèrement, je crois qu’il était temps qu’on en arrive à la fin de la série. Oui, j’aimais beaucoup les personnages et les intrigues de la saison 1, je trouvais qu’il y avait encore ce qu’il fallait sur les deux saisons suivantes, mais dans celle-ci… bon, dans celle-ci, c’était déséquilibré. J’aime toujours les personnages, mais on sentait aussi que les scénaristes ne savaient plus quoi faire de Sam.

La série s’arrête donc au bon moment, c’est-à-dire quand elle commence à s’essouffler, et j’en suis bien content. C’était agréable de suivre ces personnages pour quatre saisons, je garde un souvenir positif de l’ensemble de la série (mais pas de la mère, yep) et c’est exactement comme ça que ça devrait toujours se finir.

Bon, pas toujours, d’accord, il reste un problème : la fin est bien, mais pas exceptionnelle. Et j’aime bien aussi quand les fins sont exceptionnelles, parfois.

Note moyenne de la saison : 16/20

 

In the Dark (S03)

Synopsis : Tout semblait régler en fin de saison 2 et tout finissait bien… jusqu’à ce que Josh découvre une photo de Max dans la chambre de Murphy et comprenne qu’elle était impliquée dans la fuite de Nia, qui n’en était peut-être pas une. Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 Pour commencer, je n’oublie pas…

Mon gros coup de coeur de l’an dernier ne s’est pas reconfirmé cette année. J’ai beaucoup aimé quand même parce que les personnages de cette série restent attachants, mais l’intrigue proposée cette année manquait de quelque chose.

De quelque chose, ou plutôt de quelqu’un, mais mon but n’est pas de spoiler ici. Disons qu’on a senti des changements dans les dynamiques entre les personnages et que ça a fini par me rendre insupportables une grande majorité d’entre eux.

C’est dommage et je m’inquiète déjà pour la suite, parce que je ne sais pas ce que la saison 4 va pouvoir apporter. Tout l’inverse d’Atypical, donc, j’ai peur que la série ne sache pas s’arrêter à temps.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

Evil (S02)

Synopsis : La saison 1 se terminait sur une scène franchement culte qui voyait Kristen toucher un crucifix et se brûler. Oups ! Cela était d’autant plus intrigant qu’elle nous cachait quelque chose avec du sang sur sa jambe et un LeRoux mort… Quant à David et Ben, ils découvraient une société ayant des pratiques louches…

Ben merde, je vais me répéter car c’est un autre coup de coeur qui ne se confirme pas vraiment cette saison 2. Autant j’adorais l’ambiance de la saison 1 et la manière d’amener les mystères, autant en saison 2, j’ai trouvé que ça commençait à devenir pénible et agaçant de tourner autour du pot comme ils le font.

Ils sont les pros pour introduire des intrigues bien vite oubliées et le doute qui me plaisait tant finit par être tourné en ridicule quand les effets spéciaux s’en mêlent un peu trop. Je suis embêté de ne pas avoir réussi à comprendre tout ce qu’il se passait…

Et si je n’ai pas compris, ce n’est pas parce que je n’étais pas attentif. Non, c’est parce que les scénaristes eux-mêmes font en sorte de nous garder dans le flou. Quand c’est pour le suspense et que ça avance à chaque épisode, j’aime bien. Quand on ne sait pas trop pourquoi et que ça avance un épisode sur trois, c’est juste frustrant.

L’ambiance reste géniale et j’aime beaucoup la série… mais elle est plus frustrante qu’autre chose, à force.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

The Outpost (S04)

Synopsis : La pandémie du Kinj violet est désormais terminée, mais le prix à payer est élevé. Les anciens Dieux sont libérés et Talon est considérée par tout l’Outpost comme une nouvelle leader naturelle après la mort de Gwynn (et de Tobin…). Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 Pour commencer, je ne suis vraiment…

S’il s’agit d’une série que je voulais regarder à l’origine juste pour m’occuper pendant l’été, je dois bien reconnaître qu’elle a su me surprendre et devenir beaucoup plus que ça avec le temps. Et pourtant, ça commençait mal avec une première saison vraiment pas dingue.

Avec le temps, je me suis attaché aux personnages et à la mythologie, tout ce petit monde a su évoluer dans la bonne direction et les saisons 3 et 4 sont de vraies réussites qui mettent en place des intrigues bien différentes, plus sérialisées, plus réussies.

Cette saison 4 est ainsi une très jolie manière de conclure la série. Non seulement, elle le fait à temps, mais en plus, elle le fait super bien. Quand j’ai appris l’annulation de la série, j’ai cru que ça terminerait mal et sans vraie fin… Je ne regrette pas d’être resté jusqu’au bout, car on a eu droit à une vraie histoire complète, racontée de A à Z.

Cela en fait à mes yeux une bonne série dans l’ensemble, avec de meilleurs moments sur la fin, certes, mais une bonne série. Et je me retrouve à la conseiller.

Note moyenne de la saison : 17/20

 

What if…? (S01)

Synopsis : Et si ? Quand on commence une fiction par cette formulation, on peut envisager un milliard de possibilités (et de fanfics). C’est ce que propose Marvel avec cette série anthologique qui revisite à chaque épisode une portion de l’histoire du Marvel Cinematic Universe… ou plutôt du Marvel Cinematic Multivers ? Pour commencer, on ne va pas…

Marvel a encore frappé fort ! 

C’est définitivement leur année, 2021. Après des mois sans rien de super-héroïque à se mettre sous la dent, Marvel a proposé coup sur coup des séries et des films et… je n’ai pas été déçu une seule fois cette année par la qualité de ce qu’ils proposaient. Certes, Loki n’était pas ce que j’en attendais, mais qu’importe ? J’ai passé un excellent moment devant.

Ici, il est question de What if de toute manière. La concernant, je dois surtout souligner à quel point elle est réussie en terme d’animation et de construction scénaristique. Ils ont été plus loin que je ne l’imaginais avec ce format anthologique/animé et ont proposé un produit à part, qui a toute sa place dans le MCU.

Certes, tous les épisodes ne sont pas du même acabit et certains étaient plus pénibles à regarder que d’autres… mais dans l’ensemble, ça reste une saison très solide et passionnante à suivre. Vivement la suite !

Note moyenne de la saison : 17/20

 

Pas mal comme bilan, finalement, six séries, ça faisait un moment que ce n’était pas arrivé ! Allez, il faut que je reprenne mes visionnages, maintenant, bonne suite de week-end à tous !

 

Au planning de mon #WESéries 19

Salut les sériephiles,

Bon, il paraît que 19h est déjà passé et du coup, vous savez ce que ça veut dire ? Le weekend en séries 19 a officiellement commencé ! Et moi, je ne l’ai pas encore commencé aussi, c’est malin, je prends déjà 80 minutes de retard dans la tronche, bim. Bon, eh, je n’ai pas encore dit ce que je visais, j’ai le temps après tout.

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Et ce que je vise ? J’aimerais bien atteindre le niveau moyen, sachant que j’ai du sommeil en retard avant de le commencer et des soirées déjà bien chargées. Je sais, j’abuse, j’étais censé caser cette édition quand j’aurais du temps. Pour la fatigue, ce n’est pas exactement ma faute si les transports en commun ont tous décidé de se liguer contre mois. Tous. Bus, RER, métro, train, personne ne m’aime.

Cela dit, si vous avez cliqué pour lire cet article, c’était pour connaître mon plan de visionnage des jours à venir. J’ai encore des doutes sur ce que je vais faire, parce que j’ai plein de choses à voir, du retard partout, un challenge séries à faire semblant de terminer et un top pas 50 à préparer pour décembre – mais sans avoir fini déjà ma première quarantaine de saisons. Bref, c’est la merde, et y a aussi des saisons complètes publiées récemment par Netflix.

Voilà donc dans cet article mes possibilités de séries, je me garde les saisons de Netflix pour une autre fois (Challenge Séries 2022 ?). En attendant, je vais piocher dedans et tenter au passage de relever le défi du niveau auquel je vais atterrir, à savoir finir une à quatre saisons.

Mes hebdos

Angela Bassett (#160) – Just One More EpisodeAu début, je m’étais dit que je laisserai de côté les hebdos pour ce Weseries mais c’est la facilité aussi que de me les regarder et de me régaler avec. J’ai envie de voir mes épisodes de retard dans Grey’s et Station 19, Walker peut servir comme d’habitude pendant un repas et 9-1-1, ça se regarde tout seul et ça s’enchaîne bien normalement. Je vais peut-être aussi voir mes deux ou trois épisodes de retard dans Law & Order Special Victims Unit tant que j’y suis. Je ne regarde pas seul, mais c’est l’occasion aussi ce week-end. Et au point où j’en suis, je laisse de côté la franchise The Walking Dead, oui.

Challenge Séries 2021

Riverdale Gif Series - Betty - WattpadJe ne l’oublie pas, il est probable que je le rate à ce stade… mais on ne sait jamais. J’ai quatre épisodes de Dollface et quatre épisodes de Riverdale à regarder pour me mettre à jour dans deux nouvelles séries du challenge. Putain, je n’arrive pas à croire que j’ai repris du retard dans celle-ci. Si en plus j’arrive à terminer mon rewatch de The Magicians d’ici décembre alors paf, six séries sur 12. Mieux que rien. Je vais essayer d’y ajouter deux séries de Noël pour arriver à huit… et peut-être encore autre chose en décembre pendant les vacances. Non, ça, on sait tous très bien que ça n’arrivera pas.

Pour compléter mon top saisons 2020/21

Lucifer Morningstar GIFs - Get the best GIF on GIPHYC’est peut-être là que j’ai le plus de travail : toutes les saisons commencées sans les terminer… J’ai trois épisodes de Lucifer à regarder avant le 1er décembre. Je ne pense pas commencer la saison 6, mais franchement, à trois épisodes près, je peux finir une saison. J’ai aussi celle de Are you afraid of the dark pour une bonne soirée un peu horreur et détente. Je vais avoir besoin de qualité car tout n’est pas super qualitatif dans ce que j’ai prévu de regarder.

Manifest GIFs - Get the best GIF on GIPHYCeci étant dit, mon gros morceau de ce challenge pourrait être de me mettre à jour dans la saison finale pas si finale de Manifest. Je me dis que sur un malentendu la série peut m’apporter des points du Bingo Séries (j’en ai clairement besoin, je stagne à 4/20 là) et, tant qu’à faire, qu’il vaut mieux la binger. Dix épisodes d’un coup, ça fait beaucoup, mais cinq par jour… Je ne sais pas, peut-être que ça peut le faire.

Pour mes repas (petit dej et déjeuner en tout cas), j’envisage aussi de terminer la saison de Filthy Rich sans écrire de critique pour autant. Je sais, ça ne sert à rien, mais eh, ça fera des minutes de grignotées. A l’inverse, j’ai bien envie de rédiger les critiques des cinq épisodes qu’il me reste de Gossip Girl. Les épisodes sont en plus plutôt longs pour ce reboot, c’est pas mal pour le compteur de minutes de ce challenge, et la série débarque en France dans quelques jours seulement… D’une pierre deux coups, quoi !

Fox | Smells like Chick Spirit

Bref, le week-end peut être chargé si j’arrive à trouver le temps. L’avantage, c’est que j’ai plein de duos ou trios d’épisodes d’une même série que je peux voir d’un coup… L’inconvénient, c’est donc qu’il va falloir que je me motive pour ces créneaux, et que je les trouve sans pause. En plus, l’air de rien, ça passe vite un week-end. Quand j’écris cette liste, j’ai l’impression que c’est tout à fait faisable et même que ce n’est pas grand-chose… sauf que bon, l’air de rien, je dépasse la quarantaine d’épisodes à voir là. Allez, Jérôme, laisse de côté ton épisode par jour de The Magicians. J’ai l’impression d’être drogué avec cette série.

NBC – Just One More Episode

Bon week-end en séries à tous !

Red Notice : entre classique et modernité, un bon moment sur Netflix (#48)

Salut les cinéphiles,

Red Notice - film 2021 - AlloCinéJ’étais parti à l’origine pour cet article sur l’idée d’écrire mes derniers coups aujourd’hui. Franchement, ça me paraissait une bonne idée, j’avais du temps et on était en milieu de mois… Et puis, paf, la vie s’en est mêlée, il est 22h quand je commence à rédiger cet article et c’est foutu (oui, ça fait plus d’une heure pour un petit article, mais je suis devant un autre bon film en même temps). Du coup, je me suis dit qu’il était tout aussi intelligent de ma part de corriger ma boulette d’hier : je voulais écrire un article sur Red Notice pour coller à l’actualité, et puis, j’ai oublié.

Il est temps de corriger ça, donc, et de vous annoncer que pour une fois, j’ai vu le dernier gros film Netflix dès sa sortie (ou presque). Il faut dire qu’il avait un argument de taille en la personne de Gal Gadot – bon, j’aime aussi le duo d’acteurs qui l’accompagne sur l’affiche et autour de qui le film se concentre totalement. Heureusement, du coup. Le synopsis du film ? Un profileur aide le FBI à coincer un grand voleur d’œuvre d’art. L’un des plus grands. Le deuxième plus grand à vrai dire, le premier est celui qui aide à le coincer justement.

C’est un scénario tout bateau, mais ça fonctionne bien… À l’image de l’ensemble du film, finalement. Non, parce que ce film est très sympathique, mais soyons honnêtes, ce n’est pas un coup de cœur non plus. Comme trop souvent, on se retrouve avec le schéma classique d’un duo d’acteurs pour une seule actrice. Le film ne passe même pas le Bechdel Test alors qu’il est assez long, d’ailleurs, il me semble. Cela ne m’a pas empêché de passer un moment divertissant devant, surtout que… ben… Gal Gadot, quoi.

RED NOTICE (2021) ━ Dir. Rawson Marshall Thurber | i belong to no one in 2021 | Bodycon dress, Gal gadot, FashionC’est la raison pour laquelle j’ai lancé le film, et je ne regrette pas. J’aime cette actrice, elle me fait toujours rire et le rôle lui allait très bien là – mieux que Wonder Woman d’ailleurs. C’est l’effet Downtown à tous les coups (je dis ça, je suis en train de regarder un autre film qui l’utilise et, ouais, définitivement, cette chanson me plaira toujours). Bon, après, j’étais donc vendu rien que par sa présence dans le film, mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’ai aimé le film, sinon ça ne vaudrait pas un article sur le blog. Non, le film vaut aussi le coup pour le budget que Netflix a mis dedans : on en prend plein les yeux et on voyage beaucoup, ce qui est un plus en temps de pandémie, hein.

Les paysages sont magnifiques, les scènes d’action prenantes et la réalisation prenante, avec des mouvements de caméra fluides, des plans séquences bien foutus et tout ce qu’il faut pour que je sois à fond dedans dans les scènes d’action. Red Notice sur Netflix : James Bond, Indiana Jones... avez-vous vu ces "hommages" grossiers ?Et ça n’a pas toujours été le cas avec ce genre de films, parce que généralement je suis blasé par les castings cinq étoiles et les histoires toutes basiques déjà vues avant… Bon, j’exagère, l’histoire n’est pas toute basique pour Red Notice, et c’est aussi ce qui le rend fun à regarder.

Le film a un syndrome que je retrouve dans pas mal de films d’action est qui est celui d’une première scène qui crame une bonne partie du budget, avec beaucoup d’action pour nous accrocher, de beaux effets spéciaux et une scène de dingue… avant que le rythme ne ralentisse beaucoup. Vraiment, le film m’a même rappelé Jungle Cruise tant les scènes se ressemblaient (un peu au moins). Ce n’est pas très grave, évidemment, tant qu’on passe un bon moment.Red Notice The Rock GIF - Red Notice The Rock Rock - Discover & Share GIFs

En plus, Red Notice se distingue tout de même, avec un casting cinq étoiles et beaucoup de moments vraiment prenants. Il y a assez d’humour et de rythme pour qu’on reste dedans tout du long. Et même si une grosse partie du film est très prévisible, il a aussi ses twists vraiment originaux et réussis, ce qui fait que ce film d’action vaut le détour. Disons qu’on en voit la modernité malgré le schéma classique et daté. C’est original à sa manière, sans être parfait.

Et puis, Netflix va forcément vouloir capitaliser dessus : le film a reçu des bonnes critiques pour le moment et il y a largement de quoi faire une suite. En attendant, prenez le temps de le voir, c’est parfait pour un dimanche soir, c’est fun, entraînant, y a de la bonne musique, des bonnes images et on s’éclate bien ! Franchement chaque acte du film nous transporte dans un pays différent et c’est efficace.

Tu me manques : coup de cœur inattendu en Bolivie (#47)

Salut les cinéphiles,

Encore une semaine où je vais plus parler de films que de séries sur le blog, avec en prime aucun épisode de la franchise NCIS à me mettre sous la dent pendant mes trajets en train. C’est un mal pour un bien : j’ai fait le plein de copies, et c’est loin d’être terminé pour les semaines à venir. Bref. Ce n’est pas le sujet, hein, je suis plutôt ici pour évoquer à nouveau un film coup de cœur. Et dans le genre improbable, celui-ci se place là : il s’agit d’un film bolivien datant de 2019. Et c’est l’adaptation en film d’une pièce de théâtre inspirée d’une histoire vraie déprimante, avec en plus la particularité que le film nous montre des répétitions pour la pièce et des extraits de la pièce de théâtre. Et c’est en espagnol sans sous-titres français dispos.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2021/07/11/tu-me-manques-dvd.jpg?width=200&height=306&width_format=pixel&height_format=pixelBon, maintenant que vous avez tous pris la fuite, je peux déverser tout mon amour pour ce film LGBT, parce qu’il a vachement parlé au littéraire en moi. Le synopsis du film va encore faire fuir certains d’entre vous : il nous raconte le cheminement d’un père pour comprendre son fils, Gabriel, mort juste avant le début du film. Pour se faire, le père, Jorge, va quitter la Bolivie pour se rendre à New-York où il rencontrera Sebastian – et pas besoin de vous faire un dessin pour que vous compreniez qui était Sebastian pour Gabriel.

Je m’attendais à un film tout classique, et ce fut loin d’être le cas. C’est peut-être parce que j’ai vu le film sans sous-titres et qu’il a fallu que je m’accroche vraiment à chaque mot, mais la première scène était bouleversante et, de là, j’étais pleinement plongé dans cette histoire. Je trouve l’angle vraiment intéressant, avec un père qui accepte finalement beaucoup de choses pour comprendre son fils et espérer gérer la part de culpabilité énorme qu’il ressent.

Tu me manques (2019) | MUBIBeaucoup de choses, donc, et même un peu trop par moments. Il y a des scènes qui manquaient de crédibilité, c’est vrai, mais une fois à la fin du film, on en comprend l’intérêt. Et en attendant, on découvre une galerie de personnages homosexuels plus ou moins à l’aise avec qui ils sont, avec l’image qu’ils ont face à leurs amis et familles, avec les autres homosexuels. Les personnages mis en avant dans le film ont tous des failles, ils ont tous vécu quelque chose les brisant… et ça marche pour qu’on les aime.

En parallèle de ces personnages que l’on découvre, nous avons donc également une étrange chronologie avec des flashbacks qui s’intercalent pour nous montrer les souvenirs qu’a Sebastian de Gabriel… mais avec un twist là encore. Pour ne jamais remplacer le souvenir de Gabriel, le vrai car c’est une histoire vraie, la décision a été prise de le faire jouer par plusieurs comédiens en même temps au cinéma. Un parti pris que reprend le film : il y a trois acteurs qui se succèdent, parfois au sein d’une même scène, pour jouer le personnage de Gabriel.

Pain Is Stronger Than Homophobia—'Tu Me Manques', dir. Rodrigo Bellott, 2019 - Supamodu

C’est déroutant, mais je trouve que ça participe aux messages du film : c’est un film qui parle de deuil, d’acceptation de soi, d’acceptation de l’autre, de temps qui passe, d’art et d’amour. C’est beaucoup pour un seul film, mais ça m’a vraiment scotché au canapé pour toute la durée du film.Could 'Tu Me Manques,' a Bolivian Film on Gay Suicide, Win an Oscar? Alors oui, c’est particulier ces passages du film au théâtre, ces choix faits en coulisses, mais ça fonctionne vraiment. Le film est poétique, il laisse place à l’imagination parfois, et il est déprimant parce qu’inspiré d’une histoire vraie qui est vouée à se répéter encore et encore. À moins qu’une pièce de théâtre n’ouvre le débat et les mentalités…

La pièce a eu un succès fou en Bolivie, ce qui explique l’adaptation en film, et elle a provoqué quelques changements dans la société. Le film est passé encore trop inaperçu, peut-être jugé difficile d’accès… mais franchement, j’espère que ça changera vite. En plus, des boliviens qui aiment le français – oui, le titre « Tu me manques » est le titre VO – ça mérite le détour, non ? J’espère que cette histoire arrivera jusqu’à nos frontières, et le texte théâtral aussi, ce serait pas mal.Tu me manques - Film - SensCritique Ouais, je suis frustré de ne pas pouvoir lire tout ça : le film donne envie de voir la représentation ou, au moins, de lire exactement le texte. Il y a des choses à côté desquelles je suis passé sans sous-titres. C’est la vie.

Regardez ce film si vous le pouvez, vraiment. Depuis, je l’ai revu partiellement avec des sous-titres anglais, et vraiment, il est d’une très belle richesse littéraire et d’une grande beauté pour son histoire. Et puis, les acteurs ont un talent fou, particulièrement en ce qui concerne Sebastian et Jorge, le papa. C’est extrêmement prenant. Et le générique de fin !

Film-Forward – Tu Me Manques | NewFest 2019

PS : et s’il y a des fans de Flash ou Vampire Diaries dans la salle, sachez aussi que Rick Cosnett a un rôle dans ce film. Je ne sais toujours pas ce qu’il fout là, mais il est là et j’ai bien ri de reconnaître un acteur de Quantico dans un film coup de cœur Tout peut arriver !