Salut les cinéphiles,
Je sais, je sais, nous ne sommes plus mercredi et je ne devrai pas être en train d’écrire un article sur un film quand je n’ai toujours pas fait mon bilan du mois de juillet, mais la vérité, c’est que je viens de finir le film Aftermath et je n’ai pas envie d’attendre beaucoup plus longtemps pour en parler, car pour une fois, j’ai vraiment accroché à ce nouveau film Netflix. Je dis nouveau, car il me semble vraiment qu’il vient juste de sortir, genre il y a deux jours. Pour une fois que je vois quelque chose à sa sortie, écoutez, place à l’actualité !

Le film Aftermath, qui date donc de 2021 (ce n’est pas le premier à porter ce titre), nous raconte la vie d’un couple, Kevin et Natalie, dont la passion bat de l’aile suite au décès d’un proche et d’une tromperie. Pour tenter de remonter la pente, ils décident de s’installer dans une nouvelle maison, que Kevin a repéré au boulot. Bon, le problème, c’est que son boulot, c’est de nettoyer les scènes de crime. La maison a donc été le théâtre d’un double homicide.
Avec ce synopsis, vous devez avoir rapidement cerné qu’il s’agissait d’un film d’horreur (et déconseillé au moins de 16 ans en plus) jouant encore et toujours sur le délire de la maison hantée. On aime ou on n’aime pas, je sais, mais généralement quand c’est bien foutu, j’ai envie de le regarder ! C’est donc ce qu’il s’est passé hier (hum, j’ai écrit cet article hier, oui, je ne finis pas les films d’horreur à 9h du matin en général). Il me reste à souligner que le film est « inspiré de faits réels », même si on ne sait pas exactement où s’arrête l’inspiration et où commence la fiction. Clairement, il y a de la fiction. J’espère.
Côté horreur, je trouve qu’il fonctionne bien, avec des moments dérangeants et de l’horreur comme je l’aime : nous ne sommes pas sur du gore, juste sur des peurs insidieuses et des choses que l’on ne comprend pas trop. S’il est loin d’être le premier du genre, je dois bien avouer que j’ai forcément deviné assez souvent vers quoi on se dirigeait. C’était loin d’être grave, par contre, parce qu’au contraire, ça me donnait envie de voir la suite. J’étais à fond, en fait, pour vérifier si mon intuition était la bonne. Et elle l’était.
Si elle ne l’avait pas été, le film aurait été prenant quand même. Peut-être que cette production est bien aidée aussi par son casting, avec plein de visages que je connais et que j’aime, Shawn Ashmore en tête (X-Men, The Rookie).
Mon vrai petit plaisir était de retrouver Britt Baron, cela dit, parce que je l’adore dans tous ses rôles, même si je ne la reconnais JAMAIS. C’est donc Justine de Glow et la meilleure amie de The Thing about Harry dont je disais beaucoup de bien il y a un mois. Là, elle joue la sœur de l’héroïne. Il faut vraiment que je pense à regarder tous ses projets, elle semble avoir bon goût en la matière.
En tout cas, le film est vraiment très sympathique à regarder et c’est une bonne découverte. Je ne le dis pas souvent des films d’horreur, surtout quand ils durent 2h, mais j’ai bien aimé l’ambiance qui savait à la fois prendre son temps et ne pas en perdre : tout est assez bien dosé pour en faire un film qui vaut le détour. Et qui valait donc un article de bon matin ! Si vous cherchiez quoi voir ce soir, n’hésitez plus : il ne révolutionne pas le genre, mais il fonctionne bien.
Et les personnages ne sont pas (trop) débiles, même si, comme toujours, on se demande bien pourquoi ils ne se barrent pas en courant !

En tout cas, peu importe, il y en a un qui s’est rapidement imposé comme une évidence : In the heights. J’ai bien cru que je n’arriverais jamais à le voir, parce qu’il a fait une sortie express au cinéma. Malheureusement, j’ai assez vite compris pourquoi il ne pouvait pas fonctionner vraiment en France. J’adore Lin-Manuel Miranda – dont c’était le premier spectacle si je ne m’abuse, mais le rythme des raps qu’il écrit est intenable si l’on ne connaît pas assez l’anglais. OK, il y a des sous-titres, mais 2h30 de lecture de sous-titres qui vont à toute vitesse, ce n’est pas à la portée de tout le monde non plus – ou en tout cas, ça ne fait pas rêver tout le monde.
Le film se concentre principalement sur la vie d’Usnavi – sachez que j’adore ce prénom dont j’ai deviné assez vite l’origine – qui souhaite retourner en République Dominicaine où il a vécu les meilleures années de sa vie. En attendant, il est propriétaire d’une petite boutique dans le quartier, où il croise Vanessa, une esthéticienne qui rêve elle de devenir styliste.
Ou Nina, possiblement ma préférée. Il faut croire que le changement total de son intrigue est une bonne chose ? Je trouve ça bien plus raccord avec 2021 comme thématiques ces problèmes. Idem pour Sonny, d’ailleurs, j’ai adoré son intrigue et c’était inévitable dans la société américaine d’aujourd’hui.


Bon, j’exagère, on n’a pas trop eu l’occasion de voir ce qu’il valait en tant que comique, alors qu’il est excellent. À la place, on le découvre dans le rôle dramatique de Georges, un père pas exceptionnel apparemment puisqu’il n’a pas vraiment le droit de voir son fils mourant à l’hôpital. Il est d’abord hyper touchant dans son dialogue avec Tommy, à qui il ne révèle pas la raison pour laquelle il n’a pas vu son fils depuis l’hospitalisation. C
e n’est pas si évident en plus, parce que nous sommes plutôt à nous remettre de ce qui est arrivé à Charles. En vrai, qu’est-ce qu’on en a à foutre de ce type larmoyant ? Sans son talent d’acteur, la réponse serait rien. Avec, et bien… On se prend au jeu, et ça rend violent le moment où il se révèle être un preneur d’otage qui n’hésite pas à sortir un pistolet en plein milieu d’un hôpital. Cela permet à l’acteur de révéler une autre facette de son jeu d’acteur, avec énormément de colère contenue qui se libère d’un coup. La scène est réussie en grande partie grâce à ce jeu crédible.
Le reste de l’intrigue le met bien sûr un peu de côté, puisqu’il est surtout là pour refléter le deuil que traverse Tommy au même moment. Il n’en reste pas moins un personnage-clé pour ce moment précis de l’histoire, puisque c’est son deuil à lui, qui devient finalement des retrouvailles avec son fils pas si mourant, qui permet à Tommy d’accepter pleinement le sien.
Et là encore, le passage des larmes au sourire d’avoir réussi son coup est tout de même sacrément chouette à observer, prouvant que l’acteur en a à revendre en lui. Un rôle pas évident, donc, dans lequel une fausse note n’est pas vraiment possible.
Vu aussi dans : Par où commencer avec cet acteur ? Je pense que la première fois que j’ai eu l’occasion de le voir, c’était dans Alias. Après tout, il est un des acteurs qui gravite souvent autour de JJ Abrams, avec également un petit rôle dans
D’ailleurs, quand on cherche un peu des infos ou des gifs le concernant, on en revient toujours à son personnage de Matt, qui est donc probablement son rôle le plus marquant.
Après une longue période où je ne le voyais plus trop sur mes écrans, je trouve qu’il redevient assez actif ces derniers temps. Outre
Là, il faisait plus un détour clin d’oeil qu’autre chose, mais ça confirmait qu’il avait la carrure pour l’humour.
Bref, j’espère que les américains lui redonneront rapidement un rôle quelque part, parce qu’il déchire à chaque fois et interprète toujours des personnages que j’aime bien.
L’info en + : En vrai de vrai, il aurait pu ne pas être ma performance de la semaine parce que je voulais aussi souligner le talent de Gina Torres. Concrètement, Greg Grunberg sert ici de renfort à son rôle en faisant le parallèle de son deuil, mais quel talent de dingue de la part de Gina Torres quand elle doit jouer une phase interminable de déni à travers lequel on lit encore son deuil.