Salut les sériephiles,
Chassez le naturel, il revient au galop : il n’est pas 9h quand j’écris cet article ! Non, mais, je vais bien réussir à reprendre l’habitude d’écrire mes articles en avance, hein. Juste pas ce week-end et certainement pas la semaine prochaine non plus. Tant pis, on fera avec. En tout cas, tout ça va à l’encontre de ce que j’avais prévu d’écrire dans cet article où j’avais espoir de pouvoir me comparer à…

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.
Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Donna de la série Suits, un personnage que tout le monde ne peut qu’adorer tant elle est géniale. Je suis sûr que sans elle, il y aurait eu bien moins de saisons à la série tant elle a été le moteur d’un nombre incroyable d’épisodes.
Qui est-ce ? Donna, c’est un peu personne au début de la série : il s’agit de la secrétaire d’Harvey, un grand avocat. Comme toutes les secrétaires, elle semble juste vouloir coucher avec son boss, et ça s’arrête un peu là, parce que cette série est pleine de clichés et de problèmes quand on la regarde de plus près. Heureusement, avec les années, le rôle de Donna s’est étoffé. Cela s’est fait bien rapidement tant l’actrice qui l’incarne est géniale.
Assez vite, donc, Donna devient un personnage incontournable de la firme. Plus qu’une secrétaire, elle est la plaque tournante de toutes les informations nécessaires à nos avocats. Mieux vaut l’avoir dans sa poche car elle enregistre tout ce qu’on lui dit, elle sait tout, elle a toutes les informations, tous les bons contacts et sait tout faire – ou presque. C’en est devenu ridicule à un moment, tant elle était une sorte de badass que rien ne peut arrêter.
C’était un peu trop visible, alors la série l’a fait se confronter à quelques erreurs et problèmes, mais dans l’ensemble, cela n’a jamais empêché son évolution. Et elle ne finit pas la série en étant simple secrétaire. Enfin, je ne pense pas. Avec un seul épisode vu cette année, je ne suis pas tout à fait sur le point de finir la série non plus, hein.
Qu’est-ce que Donna a bien pu nous apprendre ? C’est un peu ce que je disais pour Veronica la semaine dernière : Donna nous montre qu’il est possible de tout faire avec le culot et le talent. Combien de services va-t-elle demander à des gens à qui elle a rendu service elle-même ? La première leçon à tirer du personnage de Donna, c’est qu’il faut rendre service à tout le monde et prendre de son temps pour aider les autres, car c’est comme ça qu’on peut à son tour être aidé. C’est tout simple, et ça fonctionne vraiment – pas besoin d’être dans une firme d’avocats pour ça.

Donna nous apprend aussi à savoir ce qu’on vaut et à ne jamais hésiter à le rappeler. Elle manque clairement de modestie, mais en même temps, elle a besoin de montrer les crocs bien souvent dans son milieu. Pourtant, elle est la preuve qu’avec un peu débrouillardise et un bon réseau, on peut faire beaucoup plus que ce qu’on imagine a priori. Avec un soupçon de confiance en soi en plus, on devient même une sorte de super-héros, franchement : c’est comme cela que je la vois, c’est une vraie super-héroïne capable de tout gérer en parallèle et d’être hyper efficace quoiqu’il arrive. Alors évidemment qu’elle doit le rappeler aux autres.
Elle est même capable de répondre au téléphone et d’être brillante alors qu’on ne va pas se mentir, le téléphone, c’est une vraie plaie. Ouais, je fais partie des phobiques du téléphone, c’est comme ça.
Quel impact sur moi ? Vraie anecdote : j’ai découvert la série l’année de mon premier travail étudiant, alors Donna a rapidement été un modèle. J’ai vite compris qu’il fallait se montrer disponible et malin dans une entreprise, exactement comme elle. Si je n’avais clairement pas envie de me faire ma boss autant que Donna veut se faire Harvey, j’ai décidé d’être Donna à ma médiocre échelle d’employés de l’été. Vous voyez comme Donna (ou n’importe quel personnage de la série) arrive toujours à trouver un moyen d’être exceptionnel et d’accomplir un boulot monstre en trois minutes ? C’est ce que j’ai fait.
On m’a embauché pour faire manuellement un travail qui pouvait être effectué en trois minutes grâce à une formule Excel. Formule Excel que ma N+1 ne connaissait donc pas. J’ai passé le reste du mois à attendre qu’on me donne d’autres missions, mais comme ça ne venait pas, ben tout ce qu’il me restait à faire, c’était d’aider les autres, de les écouter et de mettre en relation certains qui pouvaient s’entraider. Être à l’écoute pour tout savoir, c’est important.

J’ai vite compris que Donna pouvait être un vrai modèle en entreprise, donc. Et ça marche encore aujourd’hui : dans les relations humaines entre collègues – les collègues lambdas, pas ceux avec qui je m’entends – j’ai la fâcheuse tendance à vouloir en faire trop, les aider voir être hyper compétitif quand ça ne sert à rien. C’est efficace, ça fait plaisir à tout le monde, mais ça ne sert à rien. Pas facile tous les jours d’être une Donna… mais heureusement pour moi, je suis loin de l’être encore et j’ai appris à être un brin plus modeste qu’elle.
Elle a eu un petit impact, mais je le limite aussi pour éviter de mal finir. Par contre, comme elle, j’écoute tout ce qu’il se dit, donc méfiez-vous de ce que vous dites en ma présence, hein.

Les connaisseurs et les plus cinéphiles sauront déjà que je parle de A Monster calls. Ceux qui ont lu le titre de l’article aussi. En espagnol, le film à un titre encore plus juste : Un Monstruo Viene a Verme. En français en revanche, on perd tout le délire du monstre pour éviter d’être dans la catégorie film d’horreur, et ça s’appelle Quelques minutes après minuit. Quand on voit le film, ça a du sens, mais franchement, dans le genre trahison de l’intention originale, ça se place là. Et en parlant d’intention originale, il faut noter que tout ça est inspiré d’un roman… Que je n’ai pas lu. Peut-être un jour, cela dit, ça m’intrigue.
Très clairement, la meilleure partie du film, ce sont ces histoires racontées par l’arbre. Elles sont magnifiques, tout simplement : si le film est en live-action, les histoires sont des passages animés, et les animations sont belles. Les histoires racontées sont aussi très intéressantes, parce qu’elles sont à la fois des contes très classiques, mais aussi très surprenants : l’arbre a une manière de les raconter qui nous fait voir que tout n’est pas toujours aussi simple que ce qu’un enfant voudrait. Et c’est là tout l’intérêt du film, à vrai dire.
C’est un film que je trouve vraiment intéressant pour le message qu’il porte sur le deuil, la maladie, la manière de faire face à la perte d’un proche. Nous suivons les conséquences psychologiques sur le fils de la mère malade, et c’est assez violent quand l’on prend conscience que tout est lié, que des ramifications sont à faire entre chaque branche du film. Par contre, le film nous laisse nous débrouiller pour cela : jamais pris par la main, nous sommes confrontés scène après scène à des vérités qu’il faut être capable d’entendre et déduire de nous-mêmes.
Nous voilà donc à la place de l’enfant, forcés d’écouter ce monstre, de s’attacher à lui tout en le détestant et en le craignant. Belle métaphore de la vie et de la mort, donc.
Plus sérieusement, je voulais continuer cette semaine de faire le tour des autres films vus en 2021, mais il s’avère que j’ai finalement trouvé plus important à évoquer avec vous : un nouveau coup de cœur ciné. Et il a eu lieu sur Netflix par un hasard quasi-total.
J’espère que le reste de l’article suffira à vous convaincre, sans avoir à lire toute l’histoire avant de la découvrir dans le film. Impossible tout de même de ne pas évoquer au moins la présence de chiens au casting de ce film, donc si vous aimez les chiens, vous serez probablement très touchés par ce film. Si vous ne les aimez pas, vous serez touchés aussi, parce qu’il n’y a pas que ça. Par contre, vous n’avez pas de cœur si vous n’êtes pas attendris par cette histoire de chien(s).
Ce n’est pas du spoil, c’est simplement un mot qui est utilisé dans le film et qui, en gros, signifie à la fois « le chemin » en Hindi et « dire quelque chose en un minimum de mots »… C’est tout à fait ce que fait le film : nous suivons le chemin et le voyage du personnage principal, Hector, alors même que le film délivre bien des messages sans jamais les exprimer avec des mots.
Histoire de famille, d’amitié, de liens à son chien, d’acceptation de la différence surtout, d’argent rapidement, Seventeen est un film dans lequel je suis bien vite entré par la porte de l’humour, mais qui traite finalement de nombreux sujets sous un angle un peu différent de ce qu’on voit d’habitude.
