Salut les sériephiles,
Difficile de ne pas faire de politique du tout en ce moment, y compris quand on veut juste parler de cinéma. Le week-end dernier, je suis donc allé voir Annette. La salle faisant moins de 50 places, on ne m’a pas demandé de pass sanitaire. J’ai mes deux doses de vaccin, parce que je considère mon boulot comme trop à risque pour ne pas le faire. Cette introduction étant faite, je peux maintenant vous parler davantage de ce film.
Commençons par le commencement, à savoir le synopsis du film : nous suivons l’histoire d’amour d’un couple formé par Henry (Adam Driver), un comique qui propose un one-man show à succès chaque soir, et Ann (Marion Cotillard), une cantatrice que tout le monde adore. Le synopsis officiel part ensuite en vrille dans sa formulation et nous spoile un peu trop le film à mon goût, alors je suis content de ne pas l’avoir lu avant… et je ne m’en ferai pas l’écho.
Je suis allé voir ce film en compagnie d’une amie bien plus cinéphile que moi qui avait déjà eu l’occasion de le voir directement au Festival de Cannes (c’est faux, je ne suis pas du tout jaloux) et qui m’a dit, avant que le film commence, « tu vas voir, c’est assez étrange ». Et effectivement, étrange est vraiment le bon mot concernant ce film qui, je ne le savais même pas, est un film musical. Toute l’histoire se déroule donc en chanson et si je ne vous mens pas, j’ai eu peur pendant un bon moment de ne pas avoir d’histoire tellement ça chantait sans faire de lien.

Et puis, peu à peu, une histoire émerge. Heureusement, d’ailleurs, parce que le film dure 2h20 ! Enfin, je dis ça, mais même si le film est long (et il a vraiment des longueurs), je ne peux pas dire que je me sois ennuyé. Les acteurs sont captivants, les chansons entêtantes (oui, il y en a une que j’ai encore en tête aujourd’hui sans l’avoir réécoutée) et les techniques filmiques utilisées très souvent bluffantes. On le sait dès le début du film avec un plan séquence déjà pas mal incroyable pour nous mettre dans l’ambiance… même si c’est là aussi déroutant comme plan-séquence car ce n’est pas vraiment dans l’histoire du film.
Il y a énormément à analyser avec le film, et je suis sûr qu’il gagne à être revu. Je ne le reverrai pas tout de suite, par contre, parce que je veux aussi le temps de le digérer. C’est une expérience cinématographique, on va dire, et ça m’a offert la possibilité de redécouvrir le groupe Sparks qui est derrière les morceaux musicaux utilisés dans le film. Là-dessus, pas de doute, j’ai adoré.
Une mention spéciale à Simon Helberg qui parvient à voler le film, littéralement, en quelques scènes seulement. Il joue le rôle d’un chef d’orchestre, mais je l’ai trouvé incroyable de justesse dans ses scènes. J’ai toujours plus de mal quand il s’agit de Marion Cotillard (je l’ai trop vue dans des rôles similaires, je crois) ; j’ai toujours un avis partagé sur Adam Driver, entre fascination et gros sentiment de « mouais ».
Annette ? J’ai trouvé ça bien trop creepy honnêtement, mais je vous laisse découvrir le film sans vous en spoiler toute la saveur – et toute l’analyse qu’il y a à en faire. Une chose est sûre, en tout cas, c’est un film que je ne regrette pas d’avoir vu au cinéma, car je ne l’aurais peut-être pas tenu de la même manière dans mon canapé. C’est… particulier. Il faut s’immerger dedans, donc, et en même temps, je sens qu’il va me rester en tête un moment.
We love each other so much…
Je ne parle pas que des chansons quand je dis ça, il y a des moments vraiment marquants… quand bien même le scénario est finalement assez convenu ? C’est étrange, franchement, il n’y a pas meilleur mot pour qualifier le film (dont j’ai aimé beaucoup les derniers actes). Dites-moi ce que vous en pensez si vous l’avez vu ou si vous allez le voir suite à cet article, parce que c’est le genre de films dont il faut parler avec ceux qui l’ont regardé, je crois.

Coup de cœur : Ce ne sera pas pour une série aujourd’hui que je donnerai ce coup de coeur, mais pour un ship et un couple en particulier. Il faut avoir vu la saison 3 de 
Coup de gueule : Non, c’est faux je n’allais pas repartir exactement sur le même coup de gueule que le mois dernier. Bon, si je ne parle pas de
Coup de tête : Alors que je m’étais dit que je ne commencerai pas de nouvelles saisons tant que je n’avais pas au moins fini les saisons pour lesquelles il ne me restait qu’une poignée d’épisodes, je me suis finalement décidé à lancer
Coup de grâce : Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que, oui, j’ai repris

Pourquoi ? (Spoilers) Je reconnais que ce n’est pas forcément juste pour d’autres acteurs qui auraient pu mériter leur place ici (coucou Tom Hiddleston), mais c’est principalement parce que je n’aurais pu l’occasion de sitôt d’écrire un article sur Madeleine Mantock que j’ai pris la décision d’en écrire un aujourd’hui. L’actrice responsable de mon premier vrai fou rire devant la série (la scène ci-contre, où elle est donc fatiguée et maladroite) a provoqué la surprise en annonçant en début de semaine son départ de la série, et effectivement, le dernier épisode de la saison 3 voit la mort de Macy.
Je suis encore énervé par cette tournure des événements, mais ça ne m’empêchera pas de continuer de penser beaucoup de bien du jeu d’actrice de Madeleine Mantock. Des trois sœurs Vera, c’est peut-être celle qui se réfugiait le moins dans les mimiques et qui parvenait le plus à transmettre des émotions. Macy était aussi l’un de mes personnages préférés dans ce reboot, et c’est en grande partie grâce au jeu de Madeleine Mantock qui, clairement, s’éclatait avec chacune des transformations qu’elle obtenait.
Dans le reboot, tout le monde semble dire du bien de Madeleine Mantock côté production…