Sept clichés TV sur… les travaux chez les héros de séries

Salut les sériephiles,

Nous sommes déjà à la fin du mois d’août, et même si je vis dans un grand déni de la fin des vacances, je n’en oublie pas mes habitudes sur le blog : il est donc temps pour un nouvel article sur les clichés que l’on voit parfois dans les séries sur des choses qui concernent notre vie de tous les jours. Seulement voilà, j’ai parfois du mal à trouver des sujets car j’ai eu le temps de faire le tour de ce qui était le plus évident.

Par chance pour moi, j’ai eu l’occasion à deux reprises au cours du mois d’août d’aider à faire quelques travaux – au point d’avoir fait plus de choses chez les autres que dans les travaux nécessaires pour emménager chez moi qui s’étaient déroulés quand j’étais encore à 500 km. Oups. Voici donc quelques clichés TV sur les travaux dans les lieux de vie, parce que bizarrement, je me suis rendu compte en posant du parquet en peignant une porte que j’avais de quoi faire pour ça !

1) Il y a toujours un homme à tout faire pour ses travaux, comme dans Desperate Housewives
Ce quiz Desperate Housewives te dira si tu mérites Mike ou pasAlors on va commencer par l’évidence-même avec cette idée de l’homme à tout faire que l’on voit souvent dans les sitcoms ou les comédies. Mike Delfino, Tony Micelli, Xander Harris ou Léo Wyatt, vous en trouvez dans plein de séries. Le type est limite là uniquement pour être la personne à qui s’adresser quand il y a un problème dans sa maison, et ça tombe bien, il y a toujours problème dans le quartier ou dans la maison, histoire de justifier son rôle dans la série. C’est beau, mais ça ne se passe pas exactement comme ça en France, quand même. Bien sûr qu’on peut en trouver, mais ils sont loin d’être des modèles d’efficacité à tous les coups. Ou de sexytude. C’est donc un cliché FAUX, parce qu’à mon sens, on ne connaît pas tous quelqu’un super bricolo et toujours dispo… À moins que ce ne soit moi le modèle d’efficacité ou de sexytude. Bon… Si vous aviez vu mon efficacité et ma sexytude à remettre une poignée de porte en maillot de bain, vous comprendriez mieux la blague. Guiness record du remontage de poignée le plus lent du monde, je pense.

Plus Belle la Vie - Le nouvel appartement d'Estelle et Francesco - Vidéo  Dailymotion2) Peindre est super simple et peut se faire n’importe quand, comme dans Plus Belle la vie
Je n’ai pas vu d’épisodes de la série cette semaine, donc j’ai à peine dépassé l’intrigue de l’emménagement d’Estelle et Francesco, et autant vous dire que je me suis arraché les cheveux quand je l’ai vue. C’était avant même d’avoir à peindre une porte cette semaine, mais ça me paraissait déjà carrément ridicule de voir Estelle repeindre quatre fois son mur dans une couleur différente au sein d’un même épisode – allez, deux pour être gentil. Genre, au-delà de la fatigue que c’est de peindre une grande surface de manière impeccable, autant vous dire que si vous peignez un mur, vous en avez déjà pour plus d’une journée avec les six heures d’attente entre la sous-couche et la première couche, plus encore deux à trois heures pour la deuxième couche. Bref, non, on ne se lève pas sur un coup de tête au milieu de la nuit pour faire des travaux, c’est FAUX. Quant à la conclusion de l’intrigue… Tout ça pour ça ? Le cœur en peinture était mieux que les néons, putain ; et j’ai le même genre de lumière chez moi et ça ne marche pas franchement en pleine journée quand il y a du soleil… Alors à Marseille. Bon…

Throwback Thursday - Charmed - All Hell Breaks Loose3) Il n’y a jamais aucun problème au cours des travaux, comme dans Charmed
FAUX, faux, archi-faux. Je suis mort de rire chaque fois que je vois Léo finir ses travaux en un temps record, surtout au tout début de la série quand on ne sait pas encore qu’il est un être de lumière et que les sœurs trouvent ça parfaitement qu’il répare toute la maison sans jamais poser la moindre question sur la casse permanente de tout ce qui se trouve au 1329 Prescott Street. C’est quand même légèrement justifié quand on le voit utiliser ses pouvoirs… mais souvent, on le voit travailler avec des outils, y compris dans les dernières saisons quand tout le monde sait bien qu’il a des pouvoirs. Ce n’est de plus qu’un exemple très révélateur d’un symptôme de beaucoup de séries où les travaux ne posent pas de problème particulier.

Les fuites d'eau et moi – Just One More Episode4) Les travaux coûtent de l’argent, comme dans Buffy
À l’inverse, Buffy a fini par se rendre compte du problème lorsque la Tueuse s’est retrouvée à devoir gérer la maison avec toutes les dépenses que ça impliquait. La plomberie qui saute (ravi d’être meilleur plombier qu’elle !), la fenêtre à faire réparer par son pote, les problèmes de découvert… La saison 6 n’est pas toujours évidente à digérer, mais bordel, qu’est-ce que l’entrée dans l’âge adulte est étonnamment réaliste pour une série, et encore plus pour une série ado ET fantastique. Cette fois, on touche à un cliché VRAI qu’on a pu revoir depuis dans d’autres séries, comme Community par exemple. Rassurant de voir des personnages avoir des problèmes d’argent.

Dexter® —5) Placer des bâches, c’est facile et elles tiennent impeccablement, comme dans Dexter
La peinture de la porte n’était qu’une petite partie des travaux car je suis arrivé prêter main forte uniquement pour les dernières étapes de la bataille. Il s’agissait des étapes faciles, vous vous doutez bien. En tout cas, la bâche au sol ? Elle était loin de tenir aussi bien que celles de Dexter, hein. Après on a tué personne sur place, je pense, et c’était pareil pour le scotch de protection… Mais voilà, si vous achetez une bâche, sachez que c’est hyper galère à utiliser ; que quand vous la retirez, il faut que tout soit sec pour pas que ça ne coule et que non, on ne réutilise pas la même bâche plus d’une fois quoi. C’est pas qu’un serial-killer, c’est un maniaque, mais quand même, le sang, ça tâche, ce cliché est FAUX, tu nous mens, Dexter !

6) Things Just Got Real 🤔😱 💔 😱 💔 😱 (A Shock-Fic) | Riverdale AminoFaire des travaux, c’est rapide, comme dans Riverdale
Comment ne pas citer les travaux de rénovation entrepris par Veronica dans la saison 5 ? Cela dure un épisode et demi et la rénovation ne change absolument rien ; et je ne parle même pas des travaux de la boutique qui sont fait d’un épisode à l’autre sans qu’on en entende parler. Autant vous dire qu’il n’y a pas de problèmes de fric dans cette série. En tout cas, dans les deux cas, c’est FAUX comme cliché. Je veux dire, quand elle engage Archie, on le voit juste torse nu à bosser vite fait et basta ; sa boutique, elle fait appel à des artisans qui finissent une rénovation dingue en une semaine… Dans la vraie vie, tes potes viennent, sont possiblement torse nu d’accord (mais ils ne sont pas Archie, hein), mais ça te prend plus d’une semaine pour une petite pièce. Si tu fais appel à des artisans, il y a des retards de travaux d’au moins une semaine et le résultat n’est pas parfait. Tu nous mens aussi, Riverdale… Mais personne n’en a jamais douté.

7) Faire des travaux, ça prend du temps, comme dans The Rookie
(léger spoil saison 3)
On termine ainsi par un cliché VRAI ? Oui et non… John met peut-être l’ensemble de la saison 2 à refaire sa maison, mais c’est pour mieux mener à une fin de saison où tout est détruit à l’arrache et un début de saison 3 où, miracle, tout est impeccable à nouveau. Du coup, les travaux ont fini par être plus express que ceux d’Archie… Mais l’intention y était et c’est tellement rare de voir une série prendre le temps de nous montrer une avancée cohérente des travaux en parallèle de la vie pro de son héros que je voulais le souligner.

Il s’agissait déjà de mon septième cliché ! Dingue comme ça passe vite une fois qu’on se met à en chercher. Une chose est sûre, faire des travaux, c’est épuisant et lent. M’enfin, faites-les avec des gens cools et ça passera plus vite. En plus, avec un peu de musique, ça peut finir par être drôle – mais ne riez pas trop, c’est sérieux les travaux quand même.

Quant à moi, sachez que le résultat du parquet posé ou de la peinture n’est probablement pas parfait et impeccable, mais j’étais satisfait du rendu. Et ça, aucune série n’en parle vraiment, mais bordel, c’est satisfaisant quand les travaux sont finis et qu’on les a faits soi-même ! Un beau programme de vacances… mais je ne vous propose pas mes services pour autant, désolé.

#12 – Être un control freak comme Alison Hendrix (ou ne pas être ?)

Salut les sériephiles,

Pour ce dernier vendredi du mois d’août, je reviens avec la conclusion de ma saga de l’été. Oui, c’est un peu expéditif, mais c’est comme ça : pour septembre, on repartira sur de nouvelles bases. J’ai une autre idée de séries d’article, mais je ne sais pas encore si elle débarquera dès septembre ou si je la relèguerai carrément à l’été prochain… J’ai encore largement le temps de voir venir !

En attendant, en revanche, il est temps de parler d’un douzième et dernier personnage marquant… même s’il y en a sûrement eu bien d’autres au cours de ma vie de sériephile.

Notre Top 5 des clones Orphan Black - Femmes de Séries

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question d’Alison Hendrix de la série Orphan Black, un personnage que j’ai tellement adoré qu’elle a été ma première Funko Pop. Et gratuitement en plus, parce que j’étais le 1000e client du week-end !

alison hendrix GIFs - Primo GIF - Latest Animated GIFsQui est-ce ? Alison Hendrix est un personnage qu’il faut apprendre à apprécier, mais en ce qui me concerne, c’est arrivé très rapidement. Au départ de la série, elle n’est même pas présente, avant d’être présentée comme la mère de famille bien sous tous rapports, pour ne pas dire parfaite quand elle s’occupe d’emmener ses enfants au sport. Toutefois, le cliché s’écaille vite et elle est une Desperate Housewife sous la surface…

Ce ne peut pas être un hasard, la référence est assez évidente, mais en même temps, les scénaristes en font quelque chose de bien différent de la série d’ABC, avec une Alison se retrouvant à torturer son mari (Big Boobs Blowies !) Alison vs. Big Boob Blowiesou liée à un trafic de drogue qui la dépasse totalement. Bien sûr, elle doit faire face à sa propre addiction à l’alcool aussi, tout en continuant de gérer comme elle peut ses gamins et sa vie parfaite en surface, scrutée par tous les voisins.

Bref, Alison, c’est un personnage qui fonctionne malgré l’alcool et les emmerdes, parce qu’elle est une control freak de dingue. Et c’est ce qui la rend si géniale et adorable !

Qu’est-ce qu’Alison a bien pu nous apprendre ? Alison nous apprend à nous méfier des apparences, particulièrement quand elles sont parfaites. Il est évident que ce n’est pas un message bien nouveau, surtout pour moi qui me suis tapé onze saisons de Secret Story, mais malgré cela, je trouve que ça fonctionnait bien dans la série. Chaque épisode nous la faisait découvrir sous un jour nouveau et la rendait agréable. Et pourtant, il y a fort à parier qu’une maman parfaite comme ça, dans ma vie de tous les jours, j’aurais juste envie de la fuir au premier abord. Il faut savoir persister.

Meilleurs GIFs Clone Club | Gfycat

Après, Alison, c’est aussi un personnage parfait pour apprendre à relativiser et prendre du recul sur toutes les situations, parce qu’elle garde son self control dans toutes les situations justement, même – et surtout ? – quand elle le perd. Sa perte de contrôle se traduit par des décisions rationnelles et une envie encore plus forte de tout maîtriser. Et c’est parfait comme cela.

Project Orphan Black: 12 Times Allison Hendrix Made Us Laugh – 4 Your ExcitementQuel impact sur moi ? Bon, là, il est assez évident qu’Alison m’a montré qu’il était parfaitement possible, si ce n’est nécessaire, de lâcher un peu du lest pour ne pas être trop un control freak. Je l’adore, mais elle est souvent insupportable pour son entourage, alors ce n’est pas malin de ma part de vouloir être trop organisé non plus.

Il n’empêche que son penchant alcoolique/hyper-organisée, je l’ai aussi, sans jamais tomber dans les deux extrêmes, ou dans un seul des deux. J’ai compris qu’il fallait être plus bienveillant envers l’imprévu, alors je laisse désormais une marge dans mes envies de contrôle. J’évite aussi les pistolets, ça n’a jamais réussi aux Hendrix d’être en présence d’un pistolet.

Et puis, je n’avais pas vraiment besoin d’Alison pour ça, mais elle m’a tout de même montré que c’était vraiment une mauvaise idée que de se frotter à la drogue ou à l’illégalité. Orphan Black: Season 1 Refresher - That ShelfC’est trop stressant, et je ne dois pas gérer mon stress comme elle le fait.

Allez, son vrai impact, c’est qu’elle m’aura fait rire et m’aura donné envie d’avoir une organisation parfaite, mais pas trop. Le revers de la médaille ne fait pas envie…

The Magician’s Land de Lev Grossman (Tome 3)

Salut les sériephiles,

C’est avec le cœur brisé que j’entame cet article, parce qu’il est temps pour moi d’évoquer le tout dernier tome de The Magicians. Cela signifie donc que j’ai terminé définitivement la série et la trilogie de romans, et donc que je suis officiellement en manque de cette histoire. Pas pour bien longtemps, cela dit, il est évident que je vais rapidement mettre ma main sur les comics à présent, puisque Lev Grosman a décidé de raconter l’histoire d’Alice, d’une part, et l’histoire d’autres étudiants de Brakebills, ensuite. Evidemment que j’ai hâte de découvrir tout ça, possiblement pour le mois de la BD… mais j’en reparlerai d’ici là.

Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

The Magician's Land: (Book 3) : Grossman, Lev: Amazon.fr: LivresPour l’instant, je vais donc me consacrer sur le tome 3, The Magician’s Land, qui a été un vrai plaisir à lire, un peu plus d’un an après le précédent – et deux ans après le suivant. Des trois tomes, je pense que c’est celui qui m’a le plus rappelé ce qu’était la série, et ça m’éclaire beaucoup sur les choix des scénaristes dans le développement de certains personnages (Margo en tête) et d’intrigues qui semblaient sortir de nulle part. De là à en faire mon tome de la saga préféré ? Probablement.

Pourtant, ce n’était pas gagné : on repart une fois de plus du point de vue de Quentin, et ce dernier a la bonne idée en début de roman de devenir… professeur à Brakebills. On sent bien que ce n’est pas fait pour lui comme boulot, et en même temps, il n’en fallait pas plus pour que je me projette encore plus dans le personnage. Le problème, c’est que Quentin reste un personnage plein de défauts. Malgré les progrès et son évolution, il est quelqu’un en qui je n’ai pas envie de me reconnaître… et dans qui je me reconnais, c’est là toute la force de cette écriture.

Même si beaucoup moins misogyne qu’à ses débuts, Quentin continue d’avoir son égo démesuré et d’espérer être le centre d’une quête, quand bien même la vie n’est pas faite ainsi. Si j’adore tant la saga, c’est parce qu’elle prend le contre-pied de bien des histoires : ici, il n’y a pas d’élus mystiques, et s’il y en a, ce n’est jamais Quentin. Même quand il l’est, c’est pour une courte durée. La vie est une garce avec les personnages, elle donne toujours envie d’en avoir plus, et malgré toute la magie du monde, la vie est parfaitement représentée dans ces romans. Que je conseille, encore et toujours, y compris aux fans de la série. Cela dit, l’adaptation reste bien meilleure, parce qu’elle a su se détacher de Quentin.

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C’est un peu le cas de ce roman également, puisqu’il développe le personnage de Plum (que j’aurais aimé voir plus dans la série, alors j’étais content de la découvrir ici !), mais aussi le point de vue d’Eliot (beaucoup) et Janet (enfin !). Et tout comme Margo est rapidement devenue ma favorite quand les scénaristes de la série ont pensé à la développer, son alter-ego romanesque est l’un de mes personnages préférés de roman. Vraiment. J’ai retrouvé toute l’attitude génialissime et la vision du monde bitchy de Margo en Janet – je comprends enfin pourquoi elle est si géniale. La série a été encore plus loin que les livres, clairement, mais tout était là.

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De toute manière, c’est le cas de toutes les intrigues de la série : les romans sont le terreau de l’inspiration scénaristiques de la série, et c’est toujours fait dans le respect de l’œuvre originale, avec uniquement des améliorations en poussant plus loin ce qui était proposé dans les romans. La fin ? Elle est évidemment différente dans les romans, mais en même temps, elle est tellement similaire ! C’était très perturbant : les personnages atterrissent à des endroits parfaitement différents, mais le sentiment est le même.

Résultat des courses, j’en veux beaucoup plus, et je le savais en dévorant les cent dernières pages. Les deux grosses intrigues du roman se complètent bien et s’emboîtent comme un puzzle, mais on sait aussi qu’on aura pas le temps pour les retrouvailles et les développements que l’on voudrait. L’aparté sur les origines de Fillory est aussi plus que bienvenue, mais il prend presque trop de place sans en dire assez.

24 heures après #2 : La fin de The Magicians – Just One More Episode

C’est fou, la série comme les romans me font le même effet : tout y est génial, mais on y crame la vie à une vitesse folle – et ça donne envie de plus. Donnez-nous plus de temps avec ces persos ! Pour compenser, j’ai donc écouté un podcast avec une interview de l’actrice incarnant Alice en début de semaine, et je sais que je vais me plonger dans les comics. Il m’en faut plus. Je suis aussi drogué à The Magicians que les personnages le sont à leur magie si douloureuse et difficile à maîtriser.

Voir aussi : Ma critique des épisodes de The Magicians

Reminiscence vaut-il le coup ? (#31)

Salut les cinéphiles,

Non, je ne vais à nouveau pas vous faire une liste de films vus comme il  y a deux semaines, mais bien vous parler d’un film qui sort en salles aujourd’hui et qui vaut le détour, je trouve. Enfin, en tout cas, un film auquel j’ai bien accroché grâce aux acteurs et au concept. Commençons par-là, donc.

Reminiscence - film 2021 - AlloCinéDans un futur (pas si ?) lointain, un homme (Hugh Jackman) a ouvert un business bien lucratif : celui de faire revivre des souvenirs aux personnes qui y mettent le prix. Oui, oui, il est possible en dormant d’accéder à nouveau à ses souvenirs et de les revivre – les revoir, les ressentir. Cela dit, il faut faire attention à ce que tout cela ne vire pas à l’obsession.

Reminiscence, c’est de lui qu’il s’agit, est un film très classique dans son scénario, et peut-être même dans son concept. C’est pourtant lui qui m’a accroché assez au film pour que j’en parle aujourd’hui, car j’ai trouvé sympathique la machine qui permettait de remonter dans ses souvenirs et les différentes utilisations que cela provoquait. Concrètement, on sent que le concept a été réfléchi et qu’il y aurait plein de possibilités pour en faire une bonne série. C’est peut-être une déformation de ma part, après.

Rebecca Ferguson — Rebecca Ferguson as Mae in "Reminiscence" (2021)

En revanche, du côté du film et du scénario… Ben, comment dire ? Comme souvent avec ce genre de film de science-fiction, l’histoire d’amour m’a paru un brin fade et énormément prévisible. Cela m’a posé un vrai problème de comprendre dès le début où on allait et, sans mentir, j’ai tout de suite su en voyant une scène du film quelle serait la toute dernière du film. Après, ce clin d’œil final fait partie de ce qui m’a plu dans le film…

Mais la vraie raison d’aller voir ce film n’est pas tellement dans le scénario – convenu, mais tout de même sympathique. Elle réside dans les acteurs d’une part, même si on a l’impression de revoir The Greatest Showman (le couple Jackman/Ferguson fonctionne toujours, au moins) ou d’être devant un épisode de Westworld par moments (au point où ce ne sont plus des coïncidences), et dans la réalisation d’autre part. Reminiscence's GIFs on TenorVraiment, c’est pas mal comme dose en attendant indéfiniment le prochain épisode de la série…

Je n’en attendais pas moins de la part d’une réalisatrice d’une de mes séries préférées – Lisa Joy de Westworld, donc – mais j’ai quand même été bluffé par certaines scènes. Il faut dire que l’équipe de production n’est pas aidée par ce synopsis qui nous plonge (littéralement) dans un monde où les grandes villes sont noyées par la montée des eaux, mais elle s’en sort à chaque fois pour nous rendre ce monde crédible.

Cela fonctionne ainsi très bien à l’image et donne de belles scènes d’action. Pour le reste, le film peine à passer le Bechdel Test, tente de le faire et se foire quelque peu sur le sujet… En 2021, c’est hyper problématique. J’ai fermé les yeux car c’est de la bonne science-fiction avec un concept qui fonctionne et des acteurs que j’aime, mais bon, pourquoi toujours nous foutre ce scénario de l’histoire d’amour dont personne n’a rien à carrer ? Surtout que là, je ne sais même pas si on peut parler d’amour…

hughjackmanedit Tumblr posts - Tumbral.com
Ils en font tellement trop dans la perfection de ce couple, d’ailleurs, c’en est presque drôle !

Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, je vous laisse découvrir le film qui vaut le détour en salle pour ses plan magnifiques. Savourez-le bien si vous allez le voir. Il ne sera pas une référence incontournable du genre, mais il sera assurément un bon moment pour tous… en attendant de sortir des habitudes sexistes fâcheuses d’Hollywood !