Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles,

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout que je regarde la série et donc que je like certains posts. M’enfin, tout de même, elle rencontre un succès certain.

Retrouvez toutes mes critiques des épisodes de la saison 1 sur le blog :

Heated Rivalry, c’est quoi ?

Commençons donc par la base : il s’agit d’une série canadienne qui, sous la direction de Jacob Tierney, raconte le coup de foutre (pardon, foudre) entre Shane et Ilya, deux joueurs de hockey internationaux qui se trouvent être des rivaux. Si je me permets ce jeu de mots cru, c’est pour vous mettre tout de suite dans l’ambiance : on m’a vendu une romance et ce n’est pas le cas au début de la série. Du tout.

Il s’agit aussi d’une adaptation des romans de Rachel Reid. Les romans ? Eh oui, il y a toute une série de six livres sur des joueurs de hockey tous plus gays les uns que les autres, apparemment. Anecdote intéressante à mon sens : Heated Rivalry n’est pas le tome 1 de cette saga, qui commence en 2018 avec la sortie de Game Changer. Bref, autant s’y faire : on en a pour un moment avec la série, qui pourrait devenir un phénomène à plus long terme si tout est bien géré (mais c’est à mon sens déjà mal parti : la saison 2 n’est pas écrite et ne sera pas diffusée avant 2027… Voilà qui me laisse le temps de lire et découvrir les romans).

Pourquoi ça fonctionne ?

C’est toujours difficile d’apporter une seule réponse à ce genre de question très large, mais l’un des éléments à prendre évidemment en compte, c’est déjà qu’il s’agit d’une adaptation de romans à succès. La romance est un sous-genre littéraire qui rencontre elle-même un succès phénoménal, alors bien sûr que ça attire les lecteurs et lecteurs vers la série. Oui, on ne va pas se mentir, la romance a un lectorat principalement féminin (même si ça bouge beaucoup), y compris quand il s’agit de MM (comprendre male/male, comprendre relation homosexuelle entre deux hommes).

Heated Rivalry suit également un trope extrêmement populaire dans la romance (et à vrai dire, un peu partout, parce qu’il y a de la romance dans toutes les bonnes histoires) : celui du enemies to lovers qui consiste, comme son nom l’indique, à suivre la relation de deux ennemis qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Il y a toujours une part de fascination et de curiosité dans ces histoires.

Enfin, la série cartonne aussi et surtout grâce à l’alchimie phénoménal de ses deux acteurs principaux, Connor Storrie et Hudson Williams. L’ensemble du casting est extrêmement bon. Ajoutez à cela que personne n’a froid aux yeux, que la réalisation est très léchée et que les corps des acteurs le sont aussi dans les scènes de sexe nombreuses et hyper-détaillée, et vous obtenez un cocktail explosif… surtout dans un contexte où les séries américaines mettent de moins en moins de personnages LGBT+ en avant (on est sur un recul terrifiant depuis deux ans, merci Trump).

Pourquoi ça fonctionne sur moi ?

Clairement pas pour les mêmes raisons. Oh, je ne crache pas dans la soupe et je dois bien reconnaître que depuis 2024, je tombe progressivement dans la romance. J’imagine qu’avoir un ami qui écrit des romans dans le genre aide bien (allez tous lire Comment survivre à Noël avec son ex de Ludo de Boer et/ou son tome 2, ça prolongera votre Noël), mais même, l’angle de la romantasy m’a un peu happé par accident. Maintenant que c’est dit, il y a quand même deux énormes problèmes avec Heated Rivalry.

Le premier, c’est qu’à mes yeux, les deux premiers épisodes ne sont pas une romance, mais alors pas du tout. Je l’ai dit plus haut : c’est un plan cul entre deux types qui ne s’apprécient pas des masses, et le plan cul va s’étendre sur plusieurs années avant de devenir quelque chose.

Par conséquent, ça m’a plutôt déplu à la base cette série : trop de cul, certes très bien mis en scène et avec des détails qu’on ne voit jamais à la télévision (dans les positions, dans les gestes, dans les questions et les regards), ça n’a jamais été ma came. Pourtant, là encore, l’alchimie entre les deux acteurs m’a fait rester et je ne le regrette pas.

Le second, c’est justement le passage du temps et la chronologie de manière globale dans la série qui sont extrêmement frustrants. Six épisodes, ce n’est pas suffisant pour représenter toute l’histoire. Le choix est fait de se concentrer sur la relation amoureuse d’Ilya et Shane, soit, mais c’est au détriment de leur rivalité qui est pourtant dans le titre. On ne voit pas de match de hockey, on ne comprend pas, sans lire le livre, comment évolue cette rivalité sur le terrain, à quelles équipes ils appartiennent, comment fonctionne le hockey, etc. Et pour une série qui porte le nom Heated Rivalry, c’est con.

Ouais, mes deux problèmes sont donc qu’elle est trop Heated et pas assez Rivalry.

Bonheur aussi de retrouver à l’écran François Arnaud dans un rôle où il est plus à l’aise et plus crédible que ce dans quoi j’ai pu le voir avant, j’avoue.

Seulement voilà, l’épisode 3 se concentre sur le roman Game Changer dans un énorme détour qui s’éloigne de Shane et Ilya pour se concentrer sur Scott et Kip. Et là, ça m’a énormément plu : on a droit à une romance, pour de vrai, qui est hyper bien menée et très intéressante à découvrir pour son réalisme.

Et c’est là le plus gros succès de la série : elle est très réaliste dans les relations, que ce soit le sexe ou la relation amoureuse en elle-même. Les personnages sont crédibles et vivent des problèmes que beaucoup de gays connaissent. Il est bien évidemment question de coming out, il est question de plein de choses, parfois en y mettant les mots, parfois juste grâce à des gestes ou regards des acteurs. La série cartonne aussi et surtout grâce à ça : elle offre une représentation qui manque cruellement encore en 2025. C’est un peu frustrant de se dire que les scènes les plus importantes à ce sujet arrivent dans les épisodes 4 à 6, quand on arrête enfin les scènes de sexe à tout va, car on a inévitablement perdu une partie de l’audience… Mais c’est aussi grandiose. La fin de l’épisode 5 ? J’ai dû la revoir 150 fois en une semaine. Vraiment. Chaque fois que j’ouvre Twitter ou Insta, j’y ai droit.

Je refuse de la spoiler plus que ça.

Voilà, si je dois expliquer pourquoi la série fonctionne autant, c’est vraiment pour cette dernière scène de l’épisode 5 qui montre à quel point la représentation change tout dans une vie. Maintenant, j’ai moi aussi de vacances au cottage. Huh.

Retrouvez toutes mes critiques des épisodes de la saison 1 sur le blog :

Joyeuses fêtes (à l’ancienne !)

Salut les sériephiles,

Il est plus que temps que je reprenne la parole ici dans un article hors critique pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année (comprenez bien que la formule est idéale pour cacher le fait que je suis en retard pour souhaiter « joyeux Noël »).

Franchement, je comptais publier un petit quelque chose ici le jour de Noël, mais les festivités ont connu des prolongations que je n’avais pas vu venir – et je ne suis rentré qu’à 20h chez moi le 25, alors ça cassait un peu la dynamique pour me mettre à écrire. Oh, bien sûr, j’aurais pu programmer la veille un article et c’est d’ailleurs ce que j’avais prévu. Oui, mais voilà, entre l’emballage (particulièrement désastreux en ce qui me concerne) des cadeaux, les courses de dernière minute (quelle idée d’oublier les citrons pour le jus) et surtout la journée à passer en cuisine pour que tout soit prêt le 24 au soir, le blog est passé à la trappe.

Une fois de plus, oui. Cela fait quasiment un mois que je pense régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement, à vous qui me lisiez beaucoup il y a quelques années et au blog qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. C’est que la période des fêtes s’y prête bien : il fait froid, on reste au chaud chez soi et on se rend compte qu’on oublie vite les bonnes habitudes qu’on avait par le passé. Bon, il y a aussi qu’avec mon arrêt maladie, puis les vacances, je commence à sortir la tête de la montagne de choses que j’ai envie de faire !

Enfin… Même ça, c’est faux : j’ai encore tout mon agenda 2026 à préparer. Je procrastine donc en publiant sur Instagram une centaine de vidéos en story (au moins) histoire d’aller vider ensuite mon portable sur mon disque dur. C’est ça la dure vie que j’ai choisi de mener : travailler pour me payer des sorties toutes les semaines (et pas qu’à Disneyland, promis), tout filmer pour en conserver le souvenir, tout revivre en partageant sur Insta. À deux doigts de devenir influenceur avec mes « A la Une », mais non, mon compte est privé (ajoutez-moi, je ne refuse que les élèves, je crois) et je ne montre pas tant que ça mon visage (mais encore trop).

Je m’égare si je me mets à faire ici la pub de mon insta et, si vous voulez tout savoir, j’approche déjà des 500 mots habituels en écrivant ces quelques lignes (le temps que mon portable arrête de surchauffer et que je puisse continuer de partager mes vidéos du concert Disney Autour du monde qui était tout bonnement incroyable… Caricature, je vous dis).

Bien sûr, sachez qu’écrire me manque toujours autant. Je me dis parfois que les articles quotidiens étaient vraiment chouettes, j’ai plein d’idées d’articles que je pourrais publier, mais je ne vais pas faire de promesses en l’air, je sais bien que je ne vais pas être éternellement en vacances (n’en déplaise à bien des détracteurs). En attendant, je continue de critiquer les épisodes que je regarde, même si j’en regarde beaucoup moins qu’avant pour les raisons citées plus haut. Pas grave : le succès récent d’Heated Rivalry ramène à peu près autant de monde sur le blog que tous les articles du jour sur deux mois. Et du coup, bienvenue à vous, nouveaux lecteurs, j’espère que ce petit coin cosy dont les menus ne sont plus vraiment à jour vous plaira quand même.

De mon côté, je continue de réfléchir à comment faire évoluer ma vie en ligne pour qu’elle reflète au mieux ce que je suis devenu et qu’elle s’adapte à mon quotidien mouvementé. J’ai bien envie que ça continue d’être ici que tout se passe, les sirènes d’Insta m’appellent sans que je ne sache bien quoi en faire, les vieilles habitudes de Twitter vieillissent de plus en plus mal. Bref, joyeuses fêtes et à très vite pour la suite des aventures : promis, j’essaie de passer un peu plus souvent quand j’ai quinze minutes devant moi pour préparer un article. La promesse d’essayer ne vaut pas la promesse de réussir, vous ne pourrez pas m’en vouloir si j’échoue, n’est-ce pas ?

Ce n’est pas terminé

Salut les sériephiles,

Que c’est étrange d’écrire ces mots et que c’est étrange de revenir sur le blog après quasiment deux mois sans rien publier – et sans rien regarder, ça va avec. Comment justifier ce départ progressif du blog ? Ma foi, je ne me l’explique pas moi-même : je ne peux pas dire qu’écrire ne me manque pas, parce que, si, ça me manque.

Et en même temps, j’ai occupé ma vie avec tout un tas d’activités : le boulot, bien sûr, mais aussi les sorties devenues hebdomadaires à Disneyland, la vie sociale, les trop nombreuses sorties cinéma et une dizaine de jours de vacances (à Narbonne, ville que je vous recommande). Bref, la vie, quoi ; et en plus, il y a même des choses que je devrais faire et qui n’avancent pas dans tout ça, imaginez.

Oui, il y a tout ça, mais il y a un autre argument : plus le temps passe, moins il y a eu d’interactions ici. Enfin, « ici ». Le problème n’est pas tellement le blog où les commentaires ont toujours été limités à quelques lecteurs/lectrices vraiment fidèles (merci) ; il est plutôt sur Twitter qui a évolué vers autre chose (pas merci Musk) et fait qu’on s’en est tous éloignés.

Et les séries dans tout ça ? Si je ne publie pas d’article, ce n’est pas que je stocke sur mon ordinateur comme j’ai pu le faire par le passé (enfin, attention, j’en ai en stock quand même…) par flemme de mettre en page, c’est vraiment que je n’ai rien regardé depuis deux mois.

Rien ? C’est un petit mensonge : je suis à fond dans la saison 13 de Secret Story (j’ai quand même réussi à prendre du retard avec mes vacances). J’ai aussi vu quelques épisodes de Plus Belle la Vie cette semaine (bim, deux mois de retard) et, ce soir, j’ai vu un épisode de la saison 26 de Law and Order Special Victims Unit, une des rares séries que je ne commente pas du tout sur le blog.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça ne me manque pas plus que ça de regarder des séries. Je lis beaucoup plus cette année, je me suis enfilé beaucoup de pavés en janvier/février notamment (terrible, terrible effets de mode que j’ai voulu comprendre pour Fourth Wing et La femme de ménage), c’est peut-être pour ça. Bien sûr, l’offre séries est un peu moindre en ce qui me concerne depuis quatre ans. Cela ne justifie pas tout : j’ai une liste longue comme le bras de saisons à terminer ou à complètement rattraper et je sais qu’il y a plein d’univers qui m’attendent au tournant.

Je crois que j’ai aussi un peu peur, justement, de me lancer. J’ai toujours été un consommateur plutôt fan du mode hebdomadaire des séries… mais là j’ai tellement d’épisodes à voir que je suis face à des saisons complètes : il faut plutôt que j’envisage le bingewatching. Ou, pire, que je me contente de voir une seule série à la fois.

Et je ne vais pas mentir, j’écrivais cet article pour annoncer mon retour sur le blog avec cette envie de dire que je n’allais regarder qu’une série à la fois. Oui, mais… Twisted Metal vient de reprendre avec trois épisodes, et après deux ans d’attente, j’ai envie de savoir les résolutions des cliffhangers ! Bref, ça me met déjà dedans. Et pour autant, je suis bien incapable de trouver la motivation pour la regarder (mon excuse préférée, c’est qu’il est trop tard pour m’y mettre, hein).

Ajoutez à ça que je voulais aussi dire que je revenais avec la 100e (et dernière, donc) grille du Bingo Séries… mais que je ne l’ai toujours pas terminée… et vous saurez à quel point je vieillis mal. Pour le Bingo comme pour beaucoup de séries ces dernières années, je me découvre un talent terrible pour la procrastination uniquement lorsque la fin est proche. Je suis tout à fond et bim, à dix épisodes de la fin, blocage, rideau, c’est fini. Enfin, non, justement, ce n’est pas fini. Et si ce n’est pas fini, alors ça continue à vivre éternellement. Un peu comme Fear the Walking Dead, le reboot de Charmed ou This is us. Je n’ai pas vu la fin, donc ce n’est pas terminé. Je n’ai pas publié la dernière grille de Bingo donc ce n’est pas terminé. Je n’ai pas publié la critique donc ce n’est pas terminé. Je n’ai jamais vraiment dit que les 500 mots étaient terminés, donc eh, regardez cet article : ce n’est pas terminé… Il faut juste que j’arrive à me décider sur ce que je veux regarder et faire du blog !

Pour la peine, petit appel à témoins, tiens, si vous lisez cet article, n’hésitez pas à me dire (ici, sur Twitter, sur Insta, sur Whatsapp, ou qui sait… DANS LES COMMENTAIRES ???) : quel(s) genre(s) d’articles vous avez envie de voir/lire sur le blog quand vous venez ? Plutôt des critiques d’épisode ? Des avis sur des saisons globales ? Des articles plus fouillés sur des séries ? Du « lifestyle » si on peut appeler ça un style ? Du Disneyland (puisque j’ai de quoi faire, je suppose) ? Des avis ciné ? Des avis lectures ? Des FAQ ?

Un tous les jours (bon, peu probable, mais : plusieurs par semaines) ? Un par semaine ? mois ?

Non, vraiment, ce n’est pas terminé. M’enfin, ça peut tout à fait être le dernier article du blog quand même, allez savoir.

130 critiques plus tard, au revoir à ce personnage de Grey’s Anatomy

Salut les sériephiles,

Il y a sept ans (et donc environ 130 épisodes répartis sur huit saisons), Grey’s Anatomy accueillait un personnage maladroit et attachant, et personne ne se doutait qu’il marquerait la série… et mon propre parcours de sériephile ? Aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler. Si vous n’êtes pas à jour de la diffusion américaine (saison 21, épisode 7), fermez vite cette page parce que je compte bien spoiler et dire au revoir à un personnage qui a grandi sous nos yeux et a quitté la série dans l’épisode de vendredi dernier. J’avais beau le savoir, ça m’a dépité et j’ai passé une partie de ma nuit de samedi à dimanche à rédiger ce bien trop long article. J’imagine que ça m’apprendra à vouloir retrouver ma passion pour les séries.

Un début maladroit

Quand Levi Schmitt est arrivé, c’était en septembre 2017, dans la saison 14, à la suite du départ de Stéphanie Edwards. Et oui. Moi, je rentrais dans ma dernière année d’étude avec mes concours et j’étais encore loin d’être installé, dans ma carrière ou dans ma vie personnelle. Levi, lui, était l’incarnation de la maladresse, un interne un peu gauche, toujours sur la défensive, avec ces fameuses lunettes qui lui ont valu son surnom.

Dans mon article sur ses débuts, je notais à peine sa présence. Comme beaucoup, et peut-être même comme les scénaristes, je l’ai d’abord perçu comme un élément comique, un figurant un peu plus développé. Mais très vite, Levi a prouvé qu’il avait bien plus à offrir, tout comme Grey’s a souvent su le faire avec ses personnages en apparence secondaires.

Très vite, d’accord, mais la première photo de lui sur le blog, c’était pour l’épisode 13 de la saison et… il a un joli dos ?

Un personnage qui a su évoluer

Levi m’a ensuite surpris. Je n’ai pas pu relire tous mes articles, bien sûr, mais pendant longtemps, il est resté cantonné au rang de boulet, interne avec qui Jo a couché, « glasses »…

Et puis, petit à petit, par sa capacité à s’affirmer, à se remettre en question, à s’adapter, il a tracé une évolution naturelle vraiment réussie.

Son coming out dans la saison 15 et toute l’intrigue qui va avec en ont fait un personnage un peu plus étoffé. Je n’ai jamais vraiment aimé Nico, mais faut bien avouer que c’était une intrigue sympa de le voir débarquer et draguer Glasses jusqu’à ce que celui-ci comprenne qu’en fait, il était attiré par lui bien plus que par les femmes – ce qui explique aussi pourquoi sa relation avec Jo a fini en grande amitié plutôt qu’autre chose.

Coming-out

C’est là qu’il a commencé à avoir un nom dans mes critiques – même si je ne savais jamais si c’était Schmitt ou Schmidt. Et c’est cette saison aussi que je me retrouvais à adorer Hellmouth, qui faisait une excellente amie pour lui.

Bien sûr, la saison 15 et le coming-out, c’est surtout un premier baiser raté (que je commente ici). Ce baiser avec Nico Kim a marqué une étape importante pour la série, mais aussi pour Levi, qui lui demandait à apprendre ce qu’était l’homosexualité grâce à lui, lui demandant plus de temps. C’était le début d’une vraie acceptation de soi qui a résonné bien au-delà de l’écran : l’acteur en a profité pour faire son propre coming-out et les scénaristes ont vraiment décidé de jouer à fond la carte de cette intrigue, montrant les débuts de sa relation (franchement chaotique et toxique) autant que le coming-out à répétition qu’il devait faire. Et puis, il y a eu sa première fois dans l’ambulance avec Nico. C’était… un grand moment ? Une belle affirmation, en tout cas.

Ils sont ensuite surpris par Alex qui vient juste d’être nommé chef et leur conseille juste de trouver des salles de l’hôpital avec des verrous. WTF. Qu’importe, voilà Schmitt qui prend confiance en lui et décide peu de temps après d’abandonner ses lunettes (oui, je vous ai retrouvé l’article où j’en parle). Qu’est-ce que j’ai aimé cette évolution où le fait de faire son coming-out l’a fait se sentir mieux dans sa vie pro. Le voir prendre confiance en lui quand même… C’est exactement l’effet que peut faire un coming-out ; cette grande respiration du « ah, c’était ça le problème ? ».

Bon, après, de là à mettre des lentilles juste parce qu’on est gay, je ne pense pas. M’enfin, la métaphore pas trop subtile fonctionnait bien. Malheureusement, Nico n’a fait que continuer d’être toxique ensuite (comme ici, quand il cherche en plein coït à parler à sa belle-mère qui n’est même pas au courant de son existence – après, sérieux, Levi, pourquoi tu décroches ton téléphone ? – ou alors ici quand son job passe tellement en priorité sur son couple qu’il est un connard fini avec son mec). Eh, je vous ai déjà dit que je n’aimais pas du tout Nico ?

De Schmitt à Levi

Ce qui est certain, c’est que c’est au cours de la saison 15 que Schmitt a pris de l’importance dans la série, plus que les autres internes de sa génération (Quadri, Rory, même Parker… on les a oubliés, il ne reste vraiment plus que lui et Helm). Pas étonnant qu’il soit finalement celui désigné pour faire le lien avec Station 19. C’était pratique : il pouvait s’absenter d’un épisode de la série-mère pour aller tourner le crossover et acheter des fleurs

Après tout ça, je dois dire que Schmitt est devenu Levi à mes yeux et qu’il a été un personnage que j’aimais vraiment. Comme il y a un milliard de personnages dans la série, il a évolué lentement par la suite, avec une saison 16 où il n’avait pas grand-chose à faire et s’enterrait avec Nico, encore et toujours. Au moins, ça lui permettait de continuer de s’affirmer – en découvrant que sa mère ne voulait pas partager des photos de son mec à la famille. Ah, super. Sinon, qui se souvient encore aujourd’hui que Levi avait trahi Meredith dans le 350e épisode de la série parce qu’il était trop honnête, hein ? Personne, une voiture est rentrée dans le bar et tout le monde s’est réconcilié dans les deux séries encore en cours, surtout quand Levi s’est évanoui une fois de plus au bloc…

Et oui, oui, toutes ces phrases soulignées en couleur sont bien des liens vers des critiques. J‘aimais vraiment Levi à ce stade de la série et ça n’a pas changé depuis, alors j’ai pris du temps avec cet article, que voulez-vous ?

Une relation plus que toxique

Comme si tout ça ne suffisait pas, Levi traverse ensuite une période de remise en question quand il découvre que sa mère a vraiment déconné concernant l’homosexualité, notamment en étant aveugle à celle de son frère. Il semble faire une vraie crise d’ado quand il quitte le domicile de sa mère, excédé par la disparition de son oncle dont il apprend l’homosexualité de manière posthume… et ça n’a fait que renforcer mon appréciation du personnage, surtout quand on enchaîne sur Nico qui le vire de chez lui (la veille de mon anniversaire, wesh, il a vraiment tout fait pour que je le déteste ce Nico, alors que Levi commençait à comprendre, alléluia, qu’il était avec un connard qui n’accepterait pas de « danser avec lui » et qui, en plus, était encore dans le placard avec ses parents !). Reste que Nico est son premier copain, et Levi fait vraiment tout pour le garder… par amour. Qu’il a pu être con.

Par chance, il finit par prendre conscience des nombreux problèmes de son mec – Nico décidant d’accepter une mutation sans même lui en parler ou lui annoncer après plus d’un an de relation – et s’installe finalement avec Jo, parce qu’entre temps, c’est Karev qui a été un connard et s’est barré sans prévenir avec Izzie. Il s’en passe des choses… Et c’est marrant parce que ça, je m’en souviens super bien : j’avais été tellement énervé par ces deux intrigues ! Mais quel plaisir de retrouver l’amitié Jo/Levi, y compris au boulot.

Tous ces rebondissements sont toutefois coupés court avec l’irruption du covid dans nos vies. L’interruption est visible dans la production de la série autant que dans la vie des personnages : Levi commence alors à disparaître un peu de nos écrans. Il est toujours là, hein, mais il est surtout cantonné à des intrigues médicales et assez peu à du développement à long terme. OK, il a du sexe avec Nico (on est à ça du viol conjugal quand Nico le convainc de coucher pour relâcher la pression…) et des crushs, mais ça ne débouche sur rien de sérieux ensuite. Il se remet un peu en question, mais ça commence à patiner, et je ne parle même pas du couple avec Nico qui aurait dû rompre au moins deux saisons plus tôt. Vraiment l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire ce couple ; même si bon, rester ensemble pendant le confinement et tout, ça peut se comprendre.

Finalement, Levi fait les bons choix : il s’affirme en tant que chirurgien grâce à Meredith (allongée sur son lit de covidée toute la saison, mais eh, il l’entend dans sa tête) et dans sa vie perso en fuyant Nico qui croit l’aimer. Merveilleux. Il emménage avec Jo, puis Helm. La vie est parfois simple… et il se fait ensuite draguer par le médecin qui le vaccine, parce que pourquoi pas oublier Nico après tout ?

Contre toute attente, ils finissent pourtant la saison en couple. Vraiment, Nico aura pourri le personnage de Levi.

La traversée du désert

Le temps passe, le covid s’en va, Levi devient un peu plus chirurgien chaque saison – et maintenant, il peut même faire des chirurgies solo ou être le chouchou d’Adison. Côté vie privée, il continue de voir Nico, tout en bossant non stop pour être chef des résidents (menant à un Thanksgiving étrange, par exemple). Et après tout un début de saison où il ne se passe rien, on arrive assez vite au drama qui a fait que le personnage s’est trop éloigné de nos écrans. En une image comme en cent mots :

Pu-tain. Ils nous ont refait le coup du chirurgien meurtrier malgré lui… et du PTSD qui va avec.

Certes, cette intrigue permet de développer à nouveau le personnage de Levi sur plusieurs épisodes, mais je trouve que ça a participé à pourrir un peu ce qu’il était moi.

On le renvoie dans ses doutes, c’est bien, mais ça l’a mis de côté pendant un long temps et ça n’a pas apporté beaucoup d’épaisseurs par la suite : il est redevenu ce qu’il était et c’est tout. C’est un drama qui n’a pas franchement laissé de traces (on ne l’a même pas revu lors des flashbacks de départ du personnage, tout de même !). Pourtant, il passe par une grande dépression et retourne même chez sa mère. C’était d’un frustrant ! Il a fallu que Richard aille le chercher plusieurs fois pour qu’il accepte de revenir, en plus – enfin, Richard + sa mère qui critique l’hôpital et a un accident dans les escaliers, le forçant à agir. Nico ? Il ignore totalement Levi à son retour à l’hôpital. On en a enfin fini avec cette histoire !

Nico continue donc d’ignorer Levi pour les épisodes suivants et la vie reprend son cours – avec le personnage de Levi servant à rappeler qu’il est stupide d’interdire le don du sang aux hommes homosexuels. Ce n’est pas grandiose comme fin de saison.

Quand la série ne sait plus quoi faire de Levi

En saison 19, il est toutefois chef des résidents, alors que tous les autres ont été virés – Helm y compris. L’arrivée des nouveaux internes le fait quelque peu disparaître de l’écran, même si côté médical, il bosse une troisième fois avec Addison et qu’on sent bien que la pédiatrie et l’obstétrique lui correspondent bien… même s’il prend aussi la grosse tête tout en craignant d’avoir un nouvel incident avec un patient.

Comme trop souvent avec cette série, le personnage est mis de côté et est devenu moins intéressant avec ce nouveau poste dans l’hôpital, où il en arrive même à critiquer Helm et ne retrouver le sourire qu’en couchant avec le premier venu. J’aurais tellement aimé que la série parvienne à lui redonner un vrai ship.

Lucas, ça aurait été parfait, comme dans leur film

Et pourtant, non. La relation avec Carlos n’est tellement pas marquante que deux ans après, j’ai déjà oublié à quoi il ressemblait ! Ils restent ensemble quelques épisodes pourtant, avant que Carlos ne soit muté et ne fasse le reproche à Levi de n’être avec lui que pour le sexe. Bref, Levi est devenu Nico – même au taf, il est odieux avec les internes, mais ça n’est pas vraiment développé non plus parce que parfois il est sympa aussi. Vraiment, on sent que les scénaristes ont patiné. Ils ramènent donc ensuite Helm dans la vie de Levi, mais ça ne suffit pas non plus. Il termine la saison 19 en véritable figurant.

En saison 20, il n’y a donc rien à lui donner et trop peu d’épisodes pour lui donner une vraie intrigue. Il a donc droit au classique des intrigues LGBT : un flirt avec un homme qui a le HIV (et qui est un patient, en plus). Cela ne dure même pas vraiment, en plus, c’est interrompu par le retour de Nico, désormais en couple avec un autre et prêt à être père de famille. Jusqu’au bout du bout, ce personnage m’aura soulé. Et le changement radical est si peu cohérent que c’est presque rassurant de voir qu’il n’a rien dit de l’existence de Levi : il continue d’être un connard avec ses autres mecs. Su-per. Au moins, tout ça le conforte dans son choix de vouloir être chirurgien pédiatrique, il n’a plus qu’à convaincre Beltran… ce qu’il ne parvient pas à faire faute de notes suffisantes dans le dernier épisode de la saison.

La conclusion

Et après deux longues saisons d’errance, il est annoncé que Levi va quitter la série en amont de la saison 21. C’est hyper frustrant, surtout que comme toujours avec la série (je n’ai pas oublié qu’ils ont fait pareil avec Lexie ou Stephanie), cela a été synonyme de beaucoup de temps passé avec le personnage dès le début de saison et pour quelques épisodes afin de marquer son départ. Quel dommage que les scénaristes ne se soient pas réveillés avant.

Côté amour, je ne suis pas convaincu du tout par ce qui a été proposé : Levi se retrouve à avoir un crush pour un révérend de l’hôpital. Cela sort de nulle part et il fallait vite développer la relation : on passe de la rencontre à la coucherie, on a vite fait une frayeur (non) quand Levi pense que James est marié alors qu’il est juste veuf et hop, James accepte de tout plaquer pour partir à l’autre bout du pays avec Levi. Ben voyons.

À l’autre bout du pays ? Grâce à Beltran (elle ne fait pas grand-chose pour que je l’aime, elle aussi !), Levi se voit en effet proposer un poste au Texas. Et après une hésitation d’un épisode, il prend conscience qu’il a envie de continuer à sauver des vies d’enfants, parce qu’il sauve alors des vies entières. Mouais. Ca sonne mieux en anglais. Un adieu à Helm, un adieu à Bailey, un adieu à Jo, et voilà Levi qui s’en va vers de nouvelles aventures, enfin heureux en couple après des années de galère, enfin sûr de lui après des années à construire sa confiance en lui.

Et tant pis s’il laisse derrière lui une de ses internes dans le coma, hein, fallait rusher son départ avec une double intrigue pro et sentimentale d’un coup.

Un parallèle inattendu

Je me répète un peu, mais quand Levi est apparu pour la première fois, maladroit, avec ses fameuses lunettes et son air un peu gauche, je ne pensais pas qu’il deviendrait l’un des personnages les plus marquants pour moi – et encore moins qu’il serait l’un de mes préférés dans la série. Dans mon premier article sur lui, je ne faisais que l’effleurer, tout comme la série. À cette époque, il n’était qu’un interne parmi d’autres, et les internes dans cette série, on en a connu des générations entières qui ont disparu. Mais rapidement, Levi s’est affirmé. Ce surnom moqueur de « Glasses » a laissé place à un personnage beaucoup plus riche, avec des intrigues qui m’ont souvent touché. Et à mesure qu’il évoluait, je me retrouvais dans ses doutes, ses maladresses, et sa manière de s’accrocher à ce qui compte pour lui, même si ce n’était pas toujours parfait.

Quand Levi débutait comme interne, je terminais mes études. Quand il faisait son coming-out et prenais confiance en lui, ben, ma foi, je m’affirmai davantage dans mon job et je commençais activement à essayer de me mettre en couple. Deux déménagements, quatre établissements, et une pandémie plus tard, je suis maintenant bien installé, dans mon travail comme dans ma vie personnelle. Mon couple fête bientôt cinq ans – et mon blog ses dix ans. Gloups.

Vous vous rendez compte que cet article me fait prendre conscience que je n’ai posté aucune photo sur le blog de l’amitié Jo/Levi ?

C’est con, mais pour moi, c’est ça aussi une série : on grandit avec les personnage. Alors certes, ça fait deux ans que le personnage ne me parle plus autant, mais les trois premières saisons de Levi sont vraiment très importantes pour moi. J’imagine que c’est ça l’importance de la représentation Ce parallèle n’est pas franchement une nouveauté, mais il me frappe d’autant plus aujourd’hui, au moment de lui dire au revoir.

Dans son dernier épisode, « If You Leave », Levi fait un choix qui reflète parfaitement son évolution. Quitter Seattle pour un poste en recherche pédiatrique au Texas, là où, d’ailleurs, Stéphanie Edwards (qu’il remplace plus ou moins dans la série) s’était reconstruite sept ans plus tôt, boucle la boucle de manière émouvante et subtile. Pas de grandes déclarations, pas de larmes exagérées. Juste un départ logique, naturel, à l’image de ce qu’il est devenu.

Jake Borelli (#76)

Salut les sériephiles, Nous revoilà déjà dimanche après-midi (en tout cas au moment où je commence à écrire cet article) et qui dit dimanche après-midi dit aussitôt « Article performance de la semaine », pas vrai ? En plus, cette fois, j’ai réussi à voir un tout petit peu plus d’épisodes que ces dernières semaines, donc ma palette…

La fin d’une ère

Pour moi, ce départ marque plus qu’une étape dans la série. Il symbolise aussi la fin d’une ère que j’ai suivie avec passion. Levi et Carina sont arrivés dans le même épisode et se sont rapidement imposés comme deux de mes personnages préférés de la série – puis du Shondaland – ces sept dernières années. Ils s’en vont à quelques mois d’écart à peine, me laissant un peu sans mes chouchous – et sans représentation digne de ce nom, en plus (surtout que ça semble mal parti pour Jules et Mika aussi et que Teddy, merci, non merci, elle retournera avec Owen quoiqu’il arrive…).

Bref, comment conclure après tout ça ? Ils ne le liront jamais, mais merci aux scénaristes pour Levi Schmitt. Merci Jake Borelli, pour avoir incarné ce personnage avec tant de sincérité. Ce départ me rappelle pourquoi je regarde des séries : pour ces histoires qui résonnent, ces personnages qui grandissent, et ces adieux qui nous rendent tristes et heureux à la fois. Je suis heureux qu’il reste en vie et puisse évoluer et grandir encore hors écran. La série n’aura donc pas foiré tous les départs…