Salut les sériephiles,
Il est peut-être temps pour moi de publier cet article qui aurait dû l’être la semaine dernière, non ? Vous l’aurez compris au titre, il s’agit du deuxième article de la saga de l’été. Mieux vaut tard que jamais, onze jours après le précédent article, me revoilà !

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.
Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Meredith Grey. Simple et efficace.
Qui est-ce ? Faut-il encore présenter Meredith Grey après toutes ces années ? Jeune interne brillante, nous l’avons vue progresser tout au long des dix-sept dernières années pour devenir une chirurgienne accomplie, une femme comblée, une mère aimante, une veuve capable de surmonter son deuil… Tellement de choses à la fois, quel destin, elle a eu en quelques saisons !
C’est bien simple : les drames et les deuils lui collent à la peau en permanence. Certes, il n’y aurait pas de série sans tout ça, mais ça n’empêche que c’est incroyable quand on fait un rapide résumé de toutes les catastrophes auxquelles elle a survécu. Pas toujours en forme. D’ailleurs, en parlant de forme, on a tendance à oublier ces dernières saisons qu’elle enchaîne aussi des gardes interminables et passe parfois des journées complètes au bloc. Ca aussi, c’est impressionnant et ça en fait une vraie héroïne.
Et ça, en plus, c’est la vie de centaines de chirurgiens et médecins pour de vrai. Si on ajoute à ça qu’elle a un cœur grand comme ça, Meredith est un personnage qui a tout pour plaire… sauf que je n’aime pas trop son caractère, où elle a tout de même tendance à être trop souvent négative et broyer du noir. Bon, d’accord, elle a des raisons de le faire, je reconnais ! Elle porte le masque non stop depuis des années, et maintenant, on sait tous à quel point ça peut être crevant. Même si tout le monde ne fait pas cours avec un masque, je sais.

Qu’est-ce que Meredith a bien pu nous apprendre ? A persévérer, encore et toujours. Quoiqu’il lui arrive, Meredith trouve toujours le moyen de se relever, et ça, c’est tout de même sacrément impressionnant à constater tout au long des saisons. L’Alzheimer de sa mère, la mort de son père, la découverte de sœurs cachées, la mort d’une sœur cachée, les dramas amoureux, la mort de son mari, trois grossesses et un nombre incalculable de fois où elle frôle la mort de très près n’empêche pas Meredith de s’épanouir et de toujours se relever… sans pour autant s’illusionner sur une positive attitude idiote.
Alors, ouais, même leur suspense autour du covid (je n’ai toujours pas fini la dernière saison, hein), personne n’y croit ; on sait bien qu’elle va survivre.

Au-delà de ça, Meredith est un personnage qui est capable parfois de trouver la joie dans les moments très sombres. Difficile d’oublier le fou rire nerveux à l’enterrement de George ou toutes les scènes où la danse l’aide à évacuer ses problèmes, non ? C’est un véritable exemple à suivre, une sorte de phare. En tout cas, c’est très clairement ce que souhaitent les scénaristes.
Quel impact sur moi ? Il y en a eu tellement, en dix-huit ans ! Inévitablement. Le plus évident pour moi, c’est que j’ai découvert la série au moment où je changeais de collège, en partie pour fuir un harcèlement organisé par des adultes. Dans le genre, « il faut se relever en repartant à zéro », on partait là. Mais ça, c’est plutôt Buffy qui m’a aidé, ce sera pour un autre article de cette saga, peut-être.

Meredith, à mes yeux, c’est plutôt le modèle pour trouver encore des forces quand on ne devrait plus en avoir. La fatigue énorme des semaines interminables de concours avec des journées à sept heures d’épreuve ? Une petite semaine pour Mer, alors je peux bien les faire, non ? Il suffit de danser un coup. Et là-dessus, Meredith a apporté une solution plutôt pratique, rapide et efficace : c’est vrai que ça peut faire du bien. Après quand vous êtes littéralement cassés physiquement par votre boulot, ça marche un peu moins, mais il ne faut jamais sous-estimer le poids et le pouvoir de la musique sur la charge mentale. Soyons honnêtes, ça m’a aidé un certain nombre de fois, c’est plus efficace qu’un bon Disney de base pour redonner le sourire.
Voilà, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, d’ailleurs. L’article n’est pas aussi complet que ce que je le voudrais, ni aussi bon d’ailleurs, mais bon, si je parle de Meredith aujourd’hui, c’est parce que je suis quelque peu dans le même état de fatigue qu’elle après une journée interminable de tension et problèmes en tous genres. Ou d’absence de tension dans le cas de mon portable qui ne charge toujours pas et n’a plus de batterie – ne me lancez pas non plus sur la qualité et la rapidité du service de livraison de Colissimo.
Allez, bonne nuit, il faut probablement que je danse un coup pour évacuer le stress là. L’écriture a bien aidé elle aussi, cela dit. Les articles du jour, c’est ma manière à moi de persévérer comme Meredith.
PS : n’oublions pas la leçon la plus importante de la série tout de même, aussi bête et simpliste soit-elle…








