Épisode 7 – Docked – 14/20
On est vraiment reparti sur des intrigues beaucoup plus classiques et la série peine à retrouver de quoi m’intéresser après un fil rouge qui était prenant. En même temps, cet épisode avait tout ce qui fait le succès de la franchise depuis près de vingt ans, donc je ne peux pas y reprocher grand-chose.
Spoilers
Le cadavre du jour est retrouvé par la belle-mère de McGee. Et elle en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.
Mince alors, je disais lors de l’épisode précédent que j’aimerais voir plus de développements pour certains personnages et je disais la saison passée que j’aimais beaucoup l’épisode centré sur McGee et Delilah… Alors pourquoi est-ce que celui-ci ne m’a pas plu ? Peut-être que c’est parce que Delilah y apparaît super chiante, ou alors c’est à cause de la multiplication de certains clichés sexistes, particulièrement dans les scènes où McGee est en trop entre sa femme et sa belle-mère. Ou alors, c’est juste que l’intrigue en elle-même n’était pas si prenante ? Allez savoir.
En tout cas, j’ai bien aimé le twist sur la vieille dame du début d’épisode qui s’avère de la famille de McGee, surtout que c’est amené avec le spectre de l’humour. Elle a un bon caractère et un milliard de secrets, et même si on voit venir certains d’entre eux (sa relation avec le mort, c’était obligé !), d’autres sont surprenants, comme ce livreur en milieu d’épisode. Il fallait tout de même deviner qu’elle avait eu un autre fiancé avant sa croisière ! L’épisode marque ainsi des points dans l’humour, même si une fois de plus, ça me faisait un peu trop penser à l’épisode de la semaine précédente de NCIS Hawai’i avec la tante de Jane.
Ceci étant dit, l’enquête en elle-même était plutôt sympathique avec cette affaire de paquebot et tout le côté politique qui s’en mêlait une fois de plus. Malheureusement, l’épisode ne sera pas non plus inoubliable. Je sais que ce n’est pas ce que je devrais attendre de la série, mais c’est plus fort que moi, surtout après l’intrigue de début de saison qui était au top avec le fil rouge autour de Gibbs. D’ailleurs, il va vraiment être temps de retirer Mark Harmon du générique, non ? Il se fait un sacré cachet sans être là, à mon avis, puisqu’il a toujours le rôle titre d’une série dans laquelle il n’apparaît plus.
Bon, après, son aura est encore là même quand personne ne le mentionne. J’aime bien suivre la manière dont Parker essaie de s’intégrer à ce nouveau job, j’aime moins la manière dont il pense que c’est en torturant ses employés qu’il y arrivera. Le pire, c’est qu’il a raison, ils ont tous l’habitude d’être malmenés par Gibbs après tout. La « blague » de fin d’épisode avec Nick, ça ne passe pas du tout en vrai, ce n’est pas cool de faire croire à un employé qu’on va lui donner plus de boulot alors que non. J’ai du mal avec certains points de l’écriture depuis deux épisodes, je dois être plus à cran que je ne le pensais.
En tout cas, cet épisode nous fait la promotion excessive d’une nouvelle application pour aider les personnages dans le travail. J’ai trouvé l’idée plutôt bonne et légitime, ce serait assez logique qu’une certaine évolution voit le jour dans la manière d’enquêter après vingt ans. Après, je n’aime pas trop que ce soit aussitôt tourné en ridicule, avec des enquêteurs incapables de foutre leur portable en silencieux pendant un interrogatoire. Eh, ça marchait mieux quand il s’agissait de voir Nick ne pas savoir se servir d’une application et insulter son boss de manière publique ! Au moins, les réactions de chaque personnage étaient conformes à ce qu’on pouvait en attendre.
Bon, c’était la partie « humour » et développement des dynamiques d’équipe de l’épisode. Je me demande si l’application sera utilisée par la suite. J’aimerais bien que oui, mais il y a de fortes chances pour que les scénaristes zappent ça bien rapidement, malheureusement. On verra avec le temps. En attendant, encore un épisode dans la boîte pour la franchise, hop.




Pourquoi ? Très franchement, Connie fait partie des personnages qui sont arrivés en cours de route et ont réussi à redynamiser la série d’une bonne manière. C’est bien simple, l’ensemble de son groupe a été une bouffée d’oxygène pour la série qui a retrouvé une part de ce qu’elle faisait de mieux au départ, à savoir des personnages intéressants parce qu’avec des dynamiques nouvelles. Bien sûr, c’est en grande partie grâce à plus de diversité que cela a été permis et que la série a trouvé de nouvelles choses à raconter. Un couple lesbien, deux soeurs avec un handicap de plus en plus lourd, c’est tout ce dont on avait besoin pour découvrir de nouvelles perspectives à la série.
Le langage des signes impose de surjouer certaines émotions pour se faire comprendre, et on voit bien aux traits marqués de son visage que Lauren Ridloff est habituée à le faire : cela confère un vrai sentiment de réalisme à la série, évidemment, mais aussi à la peur que vit son personnage. Dans l’épisode six de cette saison, Connie se retrouve seule dans une maison où elle est poursuivie par une menace qu’elle ne connaît pas, car ce n’est pas un zombie, sur son territoire. Elle est perdue dans les couloirs sombres et n’entend pas ses agresseurs… Et clairement, la manière de filmer tout ça et de nous couper le son à nous aussi rend encore plus terrifiant l’épisode, car on ne sait pas exactement d’où va surgir la menace. Nous en sommes réduits à nos autres sens et aux expressions de visages de Lauren Ridloff, qui déchire absolument tout.
Difficile de ne pas accrocher à Connie – elle avait même réussi à me faire apprécier Daryl dans son duo avec lui, difficile de ne pas adorer cet épisode qui joue beaucoup avec les codes de l’horreur et cette idée de couper le son. Difficile aussi d’imaginer la vie d’un vrai malentendant, parce que cet épisode nous rappelle vraiment à quel point nous comptons au quotidien sur l’ouïe…
Bon, je pense que je l’aurais fait dans tous les cas, car l’épisode 6 est juste brillant – et c’est grâce à elle uniquement – mais en plus, je l’ai adorée dans ce film. Son personnage est malheureusement l’un des moins présents dans le film, mais ça ne l’empêche pas d’être carrément badass. Sur un film de deux heures trente et malgré un large casting, Lauren Ridloff a le temps de nous montrer qu’elle est une excellente actrice, capable de jouer le sentiment amoureux, la colère, le deuil et… de gérer carrément en combat et en effets spéciaux. Non, vraiment, elle déchire dans ce film également, confirmant que je l’adore vraiment en tant qu’actrice. Elle apporte vraiment quelque chose aux productions dans lesquelles elle est. Oui, elle a un handicap, mais oui, on voit à quel point elle travaille dur pour réussir et à quel point elle gère à merveille son job d’actrice.