Stats de la semaine #49

Salut les sériephiles,

Il y a de moins en moins de choses à la télévision française, et ça provoque une légère baisse de régime dans les stats du blog, mais je suis sûr que ça saura remonter sur le mois de décembre avec l’arrivée des vacances, et surtout avec les épisodes spéciaux de Noël.

TFSA#65 – Top des nouveautés 2019 – Blog livres et séries

Les choses devraient repartir avec la publication d’un nouveau Bingo Séries hier soir – pas encore de quoi affecter les stats, donc. C’est chiant les publications le dimanche soir, je vois moins s’il fonctionne ou non. En attendant de le savoir, s’il y a moins de passage sur le blog, il y a plus de commentaires – 65 cette semaine – et ça, ça fait bien plaisir. J’ai aussi eu l’occasion de poster plus d’articles, 26, puisque j’ai entamé le top 50/calendrier de l’avent. Comme chaque année, celui-ci semble beaucoup vous plaire, et il est la cause de la hausse des commentaires. C’est génial ! Ca devrait être la fin de saison plus souvent…

Voir aussi : Top 50 (2019-2020)

Bon, tout ça nous éloigne des articles les plus lus de la semaine, cependant :

  1. The Rookie – S02E20 : 89 vues
  2. Ce que c’est qu’un ship : 75 vues
  3. Manifest – S01E13 : 68 vues
  4. Manifest – S02E11 : 66 vues
  5. Top 50 (Calendrier de l’avent) : 64 vues

D’accord, il y a moins de choses à la télévision française, mais c’est encore elle qui attire le plus sur le blog. C’en est presque vexant pour les séries en cours de diffusion… M’enfin, The Outpost n’a jamais attiré grand-monde en même temps, hein.

eight years of gosh shipping and counting! — Ben Stonecoldfoxinglasses

Le résultat, c’est que c’est compliqué de commenter et comprendre ce qui a fonctionné, parce que ça part un peu dans tous les sens avec deux saisons différentes de Manifest et un article plus ancien du côté des « Ce que c’est que ». Pas faute d’en avoir publié un nouveau, pourtant. Il faut toujours du temps pour que ça remonte dans les algorithmes, cependant. Quels algorithmes ? Ceux des moteurs de recherches bien sûr.

Ainsi, cette semaine, « lucy tim ship » a attiré plusieurs personnes sur le blog, ce qui justifie probablement le duo de tête de ce classement… Plus surprenant, j’ai plusieurs recherches concernant Tenet, alors que le film date d’il y a quelques mois déjà. J’imagine qu’il a dû sortir en streaming de bonne qualité ?

Voir aussi : Vus cette semaine #49

Rien de bien drôle dans ces recherches, en tout cas, ce n’est pas cette semaine qu’on va se marrer avec. Du coup, j’enchaîne tout de suite avec les saisons les plus consultées du blog au cours des sept derniers jours :Pardon her French – Emily in Paris | Smells like Chick Spirit

  1. The Rookie (S02)
  2. Manifest (S02)
  3. Grey’s Anatomy (S17)
  4. Manifest (S01)
  5. Emily in Paris (S01)

Comme je n’ai vu que peu de séries différentes cette semaine, il n’y a des surprises : Dix pour Cent et World Beyond disparaissent au profit d’un retour d’Emily un peu surprenant à mes yeux, mais les mystères de Netflix restent impénétrables, je crois. Il suffit parfois d’un algorithme qui remet en avant le programme, et hop, c’est reparti. Il n’y a pas à dire, les intelligences artificielles nous manipulent qu’on le veuille ou non. Elles ne remportent pas pour autant le succès, comme le prouve neXt largement dans les choux pour ce classement.Happy Jo Wilson GIF by ABC Network - Find & Share on GIPHY

Si j’avais été un peu plus réactif, en revanche, Euphoria serait sûrement dans le classement, puisque j’aurais critiqué (à heure raisonnable, en plus) l’épisode spécial à temps pour tous ceux qui le voulaient. Avec la diffusion de cet épisode spécial en avance, la série est revenue en force dans mes stats… juste pas encore assez pour faire la concurrence aux séries diffusées à la télévision ou à ce mastodonte qu’est Grey’s Anatomy. Cette dernière poursuit sa route avec des résultats stables de semaine en semaine. Il y a tout de même des valeurs sûres dans le monde des sériephiles.

Voir aussi : Euphoria – S01E09 (spécial)

En revanche, pas de Riverdale dans ce top malgré quatre épisodes vus la semaine dernière. A priori, tout publier le même soir n’était peut-être pas ma meilleure idée. Je n’en suis pas surpris, mais les articles ont quand même été moins lus que les précédents… peut-être aussi parce que j’en suis à la période où tout le monde a arrêté de regarder la série définitivement ; et je comprends pourquoi. Je ne suis pas loin de faire la tête de Saanvi ci-dessous devant chaque scène :

Saanvi Manifest GIF - Saanvi Manifest NbcManifest - Discover & Share GIFs

Malgré tout, je devrais la continuer au cours de la semaine, parce que j’ai un pari à tenir. On verra. En attendant, eh bien, bonne semaine et bonne lecture de mes articles… Non ?

Vus cette semaine #49

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Outpost – S03E08 – Dying is Painful – 17/20
La saison parvient à rester imprévisible en avançant drôlement vite et en changeant autant que possible les situations en cours à chaque épisode. C’est assez plaisant à suivre grâce à ça, même si ce n’est pas forcément évident de retenir tout ce qu’il se passe d’une semaine à l’autre, maintenant que je suis bloqué à ce rythme. Oui, oui, bloqué : j’aurais bien enchaîné sur un autre épisode, et ça, c’est très bon signe pour la série.

Mercredi

neXt – S01E06 – File #6 – 14/20
Meh. L’épisode continue sur sa lancée, mais les scénaristes ont du mal à trouver un équilibre entre leur multitude de personnages parmi lesquels peu sont vraiment développés et/ou intéressants. Comme en plus ceux que j’aime bien font de la merde dans cet épisode, j’ai eu du mal à être convaincu. Je continue de penser que la série avait beaucoup de potentiel, mais que celui-ci est mal exploité. C’est frustrant !

Vendredi

Station 19 – S04E03 – We Are Family – 17/20
Non, il n’y a pas d’erreur dans la note. J’ai commencé l’épisode en mode « allez, une minute à la fois » et j’ai finalement beaucoup accroché aux deux intrigues proposées cette semaine, qui sont meilleures que les précédentes. Bien sûr, la conclusion de l’épisode est très « Shonda-esque », mais je ne m’attendais pas à autre chose. En attendant, j’étais captivé par le cas de la semaine, ce qui est loin d’être le cas d’habitude, et par le fil rouge. Quant aux évolutions de personnages, elles vont dans le bon sens cette semaine. Bref, c’était une bonne surprise cet épisode !
Grey’s Anatomy – S17E04 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !

Je-n’ai-pas-compris-quel-jour-mais-j’ai-vu-ça-cette-nuit-en-tout-cas

Euphoria – S01E09 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Challenge Séries 2020

Riverdale – S03E04 – The Midnight Club – 16/20
C’est un épisode special auquel je ne m’attendais pas, mais ça marche assez bien ce côté parodique. La série se débrouille vraiment pour avoir les répliques les plus dingues et les moins crédibles du monde ; mais ça a l’avantage d’être très drôle à regarder au moins. Quant au cliffhanger, bordel, j’étais pas prêt. Cette saison va me refaire les abdos, je vous jure !
Riverdale – S03E05 – The Great Escape – 15/20
Ne vous étouffez pas face à la note pour un épisode qui n’est pas spécial et n’a pas de raison d’être noté comme ça, mais la vérité, c’est qu’entre deux éclats de rire, je me rends compte que la saison parvient à enfin réunir les différentes intrigues entre elles. C’est fait de manière super brouillonne et sans une once de crédibilité, mais je ne suis pas là pour ça, après tout. Je suis là pour un pari qui se déroule plutôt bien.
Riverdale – S03E06 – Manhunter – 14/20
Tout ça se laisse bingewatcher tout seul, je dois dire, et j’ai presque envie d’enchaîner avec l’épisode suivant tellement je me marre bien. Cela dit, cet épisode était un peu moins marrant à suivre, parce que moins perché dans les décisions des personnages et dans les répliques. Enfin, ça, c’est sans compter les cliffhangers et les retournements de situation illogiques auxquels on assiste. L’avantage, c’est qu’on est tellement habitué à force que je n’y prête plus tellement attention.
Riverdale – S03E07 – The Man in Black – 11/20
La série tente d’utiliser une structure qui m’a donné l’impression d’être devant un mauvais épisode de The Walking Dead alors que le lien entre les intrigues de cet épisode ne m’a pas du tout passionné. C’était long et les trois histoires proposées ne tiennent pas debout. On en arrive au stade où la série n’arrive même plus trop à être cohérente au sein du même épisode, avec des personnages qui changent d’avis sans explication. De toute manière, les personnages n’ont aucune espèce de logique, alors…

> Vus en 2020 

Euphoria – S01E09 (spécial)

Épisode 9 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Saison 1Saison 2
> Episode spécial sur Jules


Spoilers

I love talking to you, because we talk about the real shit.

Je ne sais pas comment classer cet épisode exactement dans le chapitrage en saison, mais je viens de découvrir que cet épisode spécial d’Euphoria est en ligne. OCS le nomme épisode 9 de la saison 1… Alors euh, je vais en faire autant. C’est la première partie d’un double épisode, et je n’ai juste pas été capable d’attendre plus longtemps pour le voir maintenant que j’ai découvert qu’il était en ligne. J’avais noté qu’il était pour le 8 décembre, je découvre par hasard sur Twitter qu’il est dispo depuis le 5.

Au moins, ça veut dire que tout ce que je fais pour éviter les spoilers fonctionne bien. Un peu trop, peut-être. Est-ce que j’ai lancé l’épisode sans me remettre en tête tout ce qu’il s’était passé l’an dernier ? Oui. Est-ce que la série ne me le rappelle pas non plus ? Oui. Super. Ce n’était pas utile pour la claque qu’il représente en tout cas.

On retrouve donc Rue toute heureuse en couple avec Jules. Elles ont leur propre appartement désormais et Jules a une présentation importante de ses œuvres. Le paradis ? Il cache une part d’ombre avec Rue qui ne met pas longtemps à se droguer à nouveau. Et c’est à peine fait qu’une transition nous ramène à la Ru qu’on connaît, défoncée avec ses pulls à capuche, tentant de convaincre son parrain qu’elle a tout arrêté. Mouais. Le fantasme était bien mieux, et il nous faisait oublier la crise sanitaire.

Cet épisode manque clairement de sa voix off et ne reprend pas vraiment sur le cliffhanger de l’an dernier, alors c’est étrange. Il s’agit d’une transition entre les saisons, je sais bien, mais ça se fait donc sans lien avec l’épisode précédent. L’absence de lien est totale : nous sommes loin du rythme effréné de la série, puisqu’on reprend sur un épisode d’une heure, nous présentant… une simple conversation entre deux personnages. Il m’a fallu un certain moment pour le comprendre. C’était étrange, mais le tout se passe dans un diner avec un mètre de distance entre les acteurs. Facile.

Il est aussi étrange de regarder cet épisode emmitouflé dans un plaid, alors que j’avais l’habitude de regarder la série en pleine canicule, mais on en est tous là. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver Zendaya, en tout cas !

Oui, la série et son actrice me manquaient, même si c’est bavard et même si je ne suis pas à fond derrière cette idée d’épisode bavard. En vrai, je dis ça, mais ça m’a totalement réveillé de savoir qu’il y avait un épisode. J’étais pourtant parti pour aller me coucher quand j’ai vu passer l’info de cette mise en ligne et… Je n’ai pas tenu deux minutes ma résolution d’aller me coucher.

Les grimaces et les moues de Zendaya me refont ma soirée, et probablement ma soirée. Ah, et ça me fait déjà des points du nouveau Bingo Séries puisque l’épisode a lieu en plein réveillon de Noël (quel meilleur moment pour une réunion avec son parrain des AA ??) et que les personnages sont filmés à travers la fenêtre du restaurant où ils sont pendant plus d’une heure. Allez, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un épisode qui se critique comme je le fais habituellement. C’est une conversation. On ne résume pas une conversation comme ça. Tout est fluide, tout est génial et tout… me donne envie d’écouter les personnages plutôt que de prendre des notes.

On découvre en même temps que Rue que le parrain dont j’ai oublié le nom (Ali) s’appelle en fait Martin, et c’était marrant à voir. Avant ça, j’ai aimé sa tirade sur l’addiction qui est une maladie, maladie qui n’est vue comme telle par absolument personne. L’avantage de cette conversation, c’est qu’elle permet de beaucoup mieux connaître ces personnages paumés. Les failles de Rue sont ainsi largement explorées. Je n’ai pas le souvenir que la première saison explorait autant ses faiblesses : ici, il est très clair que la mort de son père n’est toujours pas digérée.

Elle en veut encore à Dieu, quoiqu’elle en dise, et cette conversation déconnectée de tout le reste, y compris de la crise de coronavirus finalement, nous le fait clairement comprendre. Ali évoque aussi, en creux, le Black Lives Matter, inévitablement, et les difficultés à mener des révolutions. Son conseil à Rue ? Croire en la poésie, parce qu’elle est malade et que c’est la seule chose qui lui permettra de rester à la surface. Pfiou. Zendaya. Le talent de cette actrice, putain. Je suis sur le cul, tout simplement. Franchement, Ali est doué comme acteur – meilleur que dans Fear the Walking Dead d’ailleurs – mais il n’est rien par rapport à Zendaya.

La production minimaliste de l’épisode sublime encore plus son jeu d’actrice, je trouve. Oh, minimaliste… Il y a bien un traveling réussi, il y a bien un plan qui rappelle un tableau d’Edward Hopper (Nighthawks), il y a bien la transition de début d’épisode, il y a bien des plans audacieux, ou au moins originaux, et, évidemment, il y a bien un passage musical absolument brillant quand Ali sort fumer et que Rue reçoit un message de Jules avec une chanson qui reflète parfaitement l’état de Rue. Pendant ce temps, ce pauvre Ali galère à parler à sa famille, et notamment sa fille.

L’acteur est peut-être bon, mais je dois vous avouer que je m’intéresse surtout au personnage de Rue. Cela ne surprendra personne, cela dit. J’étais donc content que la série y revienne juste après cet intermède musical digne d’une coupure pub finalement. Rue pose évidemment la question de Jules, de savoir quoi faire de son envie de rencard avec et de couple heureux.

Ali botte étrangement en touche (il y a peut-être à creuser de ce côté-là ?) pour demander conseil à leur serveuse, Miss Marsha, qui est dans sa dix-septième année de sobriété. Elle est de bons conseils, rappelant à Rue qu’il faut se concentrer sur ce qu’elle veut vraiment – guérir. En plus, Jules n’est probablement pas une bonne idée pour Rue, puisqu’elle l’accuse encore d’être responsable de sa rechute, alors qu’Ali souligne avec beaucoup de justesse que, peut-être, avoir de la drogue dans sa chambre n’était peut-être pas une bonne chose pour rester sobre.

Je l’ai beaucoup aimé dans cet épisode Ali, alors que je ne sais plus ce que je pensais de lui avant. Là, il est très clair dans l’analyse de la relation Rue/Jules. Il repère immédiatement le problème qui n’était pas toujours si évident à voir en saison 1 où l’on se laissait facilement emporter par Rue : notre héroïne est amoureuse et elle se monte toute seule un énorme film sur sa relation avec Jules. Cela n’a jamais été une relation de couple, juste des baisers et du bien être qui n’était pas clarifié entre elles.

De toute manière, Rue en revient à la surface de ses problèmes à parler de Jules. Il y a la relation à son père mort, mais il y a aussi la relation à sa mère, qu’elle a menacé avec un bout de verre. Malgré ça, elle n’impressionne pas Ali – et elle lui affirme aussi qu’elle n’a pas fait son tatouage à la lèvre. Elle voit tellement Ali comme une bonne personne qu’elle n’arrive pas à l’imaginer comme quelqu’un de terrible, alors que c’est évidemment le cas : il est quelqu’un de terrible. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il a deux filles et que, malgré ça, il a tout de même reproduit son schéma familial, à frapper la mère de ses enfants alors qu’il avait passé vingt ans de sa vie à envisager de tuer son père qui frappait sa mère.

Ces personnages sont terribles. Ces personnages sont déprimants. Pourquoi ça fait tant de bien de regarder cette série quand tout le monde y est si éclaté ? Je pense sincèrement que c’est le choix d’aborder de front des sujets qui sont trop souvent des batailles silencieuses ou aseptisées par les scénaristes qui veulent juste de bonnes histoires. Peu de séries prennent vraiment le temps de poser deux personnages pour qu’ils parlent pendant une heure. Peu de séries peuvent se le permettre et sortir un aussi bon épisode, cela dit.

Ce bottle episode est une réussite pour ça : ces personnages en ressortent encore plus attachants et encore plus incroyables. Rue qui écoute la vie d’Ali, continue de penser qu’il est quelqu’un de bien, puis lui avoue qu’elle n’a pas l’intention de rester en vie assez longtemps pour atteindre le fond qu’il a atteint… C’est à couper le souffle. Je suis tellement bon public pour cette série – mais c’est précisément ça qui est le plus fou, ça n’a rien à voir avec la série que l’on a connue il y a un peu plus d’un an.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un bottle episode

Oh, oui, il est question de la colère, du niveau de colère et de rage auquel on est confronté quotidiennement, mais tout ça n’est pas le cœur de l’épisode. Les personnages sont dans une bulle, dans cette poésie si chère à Ali. Ils ne refont pas le monde ; ils ne refont même pas leurs vies. Ils sont juste là, à parler de ce qui est important pour eux. Et j’ai envie de revoir l’épisode avant même de l’avoir terminé. Il m’a réveillé, vraiment.

Et cette prestation de Zendaya. Je sais que je suis en boucle, pardon, mais ce long silence quand Ali lui demande la manière dont elle veut que sa famille se souvienne d’elle ? C’était brillant, à la fois dans l’écriture et dans le jeu. Tout ça pour finir en rire ? Incroyable. Je suis trop élogieux, je sais. Je sais que cet épisode va diviser, que beaucoup risquent de le détester… mais il est parfait. J’ai ri, j’ai eu de la peine, j’ai été captivé pendant une heure sans la voir pleurer et, bordel, j’ai même fredonné sur l’Ave Maria final. C’est dire si j’étais à fond.

Bref, vivement le prochain épisode, tout simplement, parce que je manque de séries comme ça en ce moment. C’est typiquement le genre de séries pour laquelle je n’ai plus aucune limite. Il faut que je voie l’épisode, c’est tout. Et c’était un chef-d’œuvre, un petit bijou, que j’ai vraiment envie de revoir. La dernière scène, dans la voiture, avec Rue qui déprime en regardant la pluie en ce soir de Noël. So relatable, sans l’être car je n’ai jamais été dans sa situation. Brillant.

> Saison 1
> Episode spécial sur Jules

Top 50 – 40 et 39

Salut les sériephiles,

Bon, j’ai tellement eu un coup de pression dans l’écriture totalement rushée du dernier Bingo Séries que j’en ai presque oublié ce calendrier de l’avent, mais me voilà donc avec deux nouvelles séries vues entre septembre et août 2019-2020. On avance l’air de rien dans le mois et dans le top, puisqu’on passe la première dizaine. Eh, Noël va vite arriver à ce rythme-là, c’est pratique ces articles !

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40. The Rookie (S02)

La série étant malgré tout le bien que je peux en penser par ailleurs une série fonctionnant sur la formule du procédural, ce n’est pas bien surprenant de la retrouver dans ce bas du classement, parce qu’on y est encore un peu tout de même. J’aime beaucoup les personnages, les scénaristes ont très bien réussi à intégrer les nouveaux (genre, vraiment très, très, bien) et la saison 2 avait de bons moments. L’ensemble reste assez aléatoire : il y a des épisodes géniaux sans raison et des épisodes qui devraient l’être, comme l’avant-dernier, mais qui sont super prévisibles et limite mal écrits. Des hauts et des bas pour cette série, donc, mais j’ai déjà hâte de commencer la saison 3. Note moyenne de la saison : 15,75/20

Voir aussi : Avant de lancer les saisons 2 de God Friended me & The Rookie (le hasard fait bien les choses !)

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39. God Friended Me (S02) – Non terminée pour le moment.

La série étant annulée, je n’arrive pas à me décider à la terminer. Je n’ai pas envie de dire au revoir à Miles, Cara et surtout Rakesh, mais ça signifie que je leur dis au revoir quand même sans connaître le fin mot de cette histoire. De toute manière, j’ai bien compris qu’avec l’annulation, il n’y avait pas de fin mot de l’histoire. À mon avis, si j’avais terminé cette saison, elle serait sensiblement au même endroit : cette saison 2 avait un paquet d’épisodes fonctionnant hors fil rouge et un fil rouge qui était assez changeant du côté de la qualité. J’ai moins accroché que la première année. Pourtant, la série était égale à elle-même, mais ça tournait peut-être trop en rond par moments. En tout cas, je me note que j’ai encore quelques épisodes de cette série-doudou en stock en cas de besoin. En plus, je me rends compte qu’ils me manquent, là. Note moyenne de la saison : 15,786

C’est tout pour aujourd’hui… et c’est quand même bien pratique ce rythme de deux par jour par rapport à quand je devais écrire sur trois séries aha !