J’ai revu la saison 3 de The Magicians (et c’est aussi parfait que dans mes souvenirs)

Salut les sériephiles,

La semaine dernière, je vous parlais de la saison 2 de The Magicians. Comme j’en étais déjà la quatrième, je peux aujourd’hui venir vous donner mon avis sur la troisième. Tant qu’à faire, autant me tenir aussi à jour que possible dans ces compte-rendus, ça me permettra de les relire avant notre podcast consacré à la série. Oui, parce qu’en 2022, on fera un podcast consacré à la série avec l’équipe de 42 minutes, c’est acté. Il faut juste qu’ils se mettent à regarder les épisodes… et vous aussi, comme ça, ça fera un peu d’interaction dans un épisode qui ne durera pas 42 minutes de toute manière.

Voir aussi : J’;ai revu la saison 2 de The Magicians (et vraiment, c’est génial)

La meilleure saison ?

THE MAGICIANS | Season 3, Episode 1: Secret's Out | SYFY GIF | Gfycat
Josh prend enfin toute la place qu’il mérite

Entrons dans le vif du sujet : cette saison 3 est en ce qui me concerne la meilleure de la série. Le rewatch ne fait que le confirmer : c’est bien simple, j’ai enchaîné dix des treize épisodes de la saison le même jour, et j’aurais tout vu si j’avais pu, mais bon, je devais aller travailler le lendemain. Alors certes, j’ai laissé tourner la saison en fond sonore par moments, mais il n’y a vraiment pas photo :

elle se dévore vraiment toute seule cette saison.

Elle fonctionne si bien pour plusieurs raisons, et c’est bien évidemment ça dont j’ai envie de parler en premier dans cet article, car j’ai plus de recul ici que lors de l’écriture des critiques à la semaine. Contrairement aux saisons précédentes, et ça je l’avais bien vu déjà à l’époque du premier visionnage, la saison fonctionne vraiment bien parce qu’elle a un enjeu clair dès le début : en fin de saison 2, la magie n’est plus. La saison 3 est consacrée à une quête qui permet de la retrouver.

The Magicians Seven Golden Keys | Etsy

Le simple fait qu’il existe cette quête pour retrouver sept clés permet de donner une dynamique à la saison : chaque épisode permet d’avancer dans ce fil rouge à sa manière, et ça relie tous les personnages. Comme en saison 2, chaque personnage a sa propre intrigue, mais elle le mène toujours sur cette quête. Comme en plus, ça permet de nous ramener à l’existence de la magie, c’est une excellente chose : jamais la série n’a autant parlé de magie et de ce que provoque son existence pour les personnages. Toute la saison tourne autour de leur manque, de leur addiction à la magie, mais aussi de leur crainte de ce qu’elle peut provoquer.

Voir aussi : The Magicians (S03)

Un approfondissement de la mythologie et des personnages

The Magicians Excited GIF - The Magicians Excited Square Of Time - Discover & Share GIFs
Tellement de personnages secondaires obtiennent des moments de gloire !

C’est plutôt intéressant aussi parce que la quête finit par diviser les personnages sur des questions d’idéologie ou de géopolitique. La saison donne parfois l’impression de partir dans tous les sens, mais comme d’habitude, elle reste centrée sur ses personnages et sur son intrigue. Et il y a de quoi faire cette saison. Le plus frustrant et choquant est sans doute ce qui arrive à Penny, puisqu’il nous faut faire le deuil du personnage… sans qu’on ne prenne vraiment le temps de le faire comme personne ne le vit vraiment. Et pourtant, le dilemme qui se pose avec son corps est hyper marquant.

The Magicians "Six Short Stories About Magic" Was a Television Masterpiece - We Have All The Resources [S3E8 Review] - The Game of Nerds

Bien sûr, tout ce qui arrive à Penny permet surtout de développer davantage la Bibliothèque. C’est l’un des buts de cette saison 3 de toute manière, et c’est particulièrement marquant vers la fin de saison où le personnage d’Elsa finit par être l’un des plus touchants. Après, pour une saison sans magie, c’est tout le monde magique qui finit par être développé, et les règles nous apparaissent plus clairement.

On suit les personnages avec plus de simplicité, peut-être aussi parce qu’on connaît mieux les règles, mais surtout parce que je pense qu’elles sont davantage explicitées.

Chaque fois qu’un personnage se rend quelque part, la série nous explique où il débarque. De plus, Julia est bien plus intégrée au groupe cette saison, parce qu’elle est la seule à posséder encore de la magie quand tout reprend. Elle connaît l’évolution la plus intéressante de la saison, jusqu’à devenir une déesse qui répare le mal qu’elle a fait à Fillory. The Magicians Season 3 Trailer 2 (2018) SyFy Series on Make a GIFBien sûr, dire ça de Julia n’empêche pas l’évolution fascinante aussi de Margo et Eliott, comme d’habitude.

Fillory est vraiment la meilleure partie de la série. J’adore le fait que dans une saison sans magie, la présence des fées soit aussi importante. Nous sommes loin des fées à la fée Clochette, en plus, parce que l’on apprend ici à connaître des personnages inquiétants. En ce qui concerne les fées, la série révèle aussi sa complexité : elles sont horribles à Fillory et posent de nombreux problèmes à Margo qui a tout de même perdu un œil, mais elles sont esclaves sur Terre. Bref, la série se lance sur une sorte de géopolitique qui fonctionne bien, avec un approfondissement sur les deux planètes.

Et à chaque fois, tout est lié à la magie ; et au besoin de la retrouver, évidemment.

Des scénaristes qui jouent avec leur format

The Magicians' Season 3, Episode 11 Recap - Twenty-ThreePar contre, avec cette saison, on s’éloigne vraiment des livres. Si la quête des clés est de loin ce que je préfère dans la série, elle est très anecdotique dans les romans. Les scénaristes parviennent à développer sur une saison cette affaire, et c’est une bonne chose, de même que j’aime les voir jouer avec les différentes timelines.

Ce qui rend brillante la série dans cette saison 3, c’est aussi qu’elle prend plus de libertés avec sa forme. Cette saison est marquée par les meilleures décisions artistiques : le montage des épisodes est la première chose qui vienne à l’esprit, avec des coupes qui paraissent brutales et inattendues. Il y a des épisodes que l’on retient grâce à ça, d’ailleurs, avec un « what the f » magistral de Penny.

The Magicians Recap 304 - Be The Penny - That's Normal

Puisqu’on parle de lui, difficile de ne pas signaler aussi les épisodes spéciaux, qui sont légion dans cette saison. On a cet épisode merveilleux où Penny est dans le monde astral et passe d’un personnage à l’autre de manière vraiment marrante. L’écriture est toujours très réfléchie, pour que ça colle au maximum aux personnages. 23 times Margo from "The Magicians" was the High King of sass - The TempestEt tant mieux, puisque ça permet le méta, et dès le premier épisode de la saison. Franchement, meilleure scène de 2018 le dialogue entre Margo et Eliott.

Parmi les moments marquants de la saison, il y a aussi l’épisode musical avec un Under Pressure génial, ou l’épisode nous offrant le point de vue de la fille d’Elsa, malentendante. C’est de plus en plus courant de voir ce genre de scènes – je pense à The Walking Dead ou The Eternals – mais ça ne l’était vraiment pas à l’époque. De là à dire que la série est précurseur, il n’y a qu’un pas.

THE MAGICIANS | Season 3, Episode 9: Under Pressure (Full Extended Version) | SY... | Gfycat

Là où ils ne sont pas précurseur, en revanche, c’est dans le gay bait. Dommage de tomber là-dedans pour une série qui réalise autrement un faux pas sur plein de sujets… The TV Den - Tumblr Blog Gallerymais en même temps, l’épisode 3×05 est vraiment magique. Peaches & plums, proof of concept et tant de scènes incroyables dans cet épisode où les personnages vivent une vie complète. Normal.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Et je n’ai pas encore parlé du casting

J’ai bien envie de franchir ce pas, mais on risque de m’accuser d’être bien trop fanatique. Quoiqu’il en soi, une chose est sûre : c’est la meilleure saison. Et pas seulement parce qu’il y a Felicia Day, même si ça aide. J’aime bien Poppy dans les livres, je l’adore dans la série ; mais eh, je l’ai gardée pour la fin.Top 30 Poppy Kline GIFs | Rechercher le meilleur GIF sur Gfycat J’aurais aimé une meilleure conclusion à son arc, m’enfin, elle n’est pas si importante dans la série.

Voir aussi : Ma rencontre avec Felicia Day (en 2014)

Le plus important, c’est que cette saison se termine par un nouveau renversement de situation assez improbable. Alice, dont l’évolution est de moins en moins plaisante, prend la décision de trahir tout le monde et de détruire définitivement la magie, persuadée que celle-ci n’apporte que le malheur à ses amis. Le pire, c’est qu’elle a un peu raison tout de même. Le problème, c’est qu’elle fait perdre du temps à tout le monde pour rien, parce que Julia abandonne ses pouvoirs de déesse pour ramener la magie, le tout pour se faire doubler une fois de plus par les bibliothécaires. Et par la famille McCallister, ou le peu qu’il en reste après le massacre des fées, une autre scène bien marquante de cette fin de saison.

The Top Seven Moments of 'The Magicians' Season Three

Bref, une saison qui se dévore avec des intrigues liées les unes aux autres, que l’on découvre à un rythme fou et bien plaisant. Que demander de plus ? Ah oui, je sais : rencontrer les acteurs. C’est cette année que ça m’est arrivé, d’ailleurs. Pfiou, cette série !

Voir aussi : Ma rencontre avec les acteurs de The Magicians (Olivia Taylor Dudley & Arjun Gupta)

The Magicians: Alice’s story

Salut les sériephiles, et salut les lecteurs,

The Magicians: Alice's Story Original Graphic Novel : Sturges, Lilah, Bak, Pius, Grossman, Lev: Amazon.fr: LivresOn est le 21 janvier, il est peut-être temps de parler un peu de lecture pour 2022, non ? On va commencer soft avec des comics, ça se lit vite. En théorie.

En pratique, le tome dont je vais parler ce soir est un petit poids lourd et était beaucoup plus long à lire que ce que j’imaginais. Et c’est tant mieux, parce qu’il traite d’un univers que je n’ai jamais envie de quitter une fois dedans : celui de The Magicians.

Je sais que j’en parle beaucoup sur le blog en ce moment, mais c’est que je suis fan et que la série me manque, et mes lectures des romans aussi. Maintenant que tout est terminé, j’ai envie de plus !

Voir aussi : 24 heures après la fin de The Magicians

Une bande-dessinée pas si originale ?

Comme l’indique le titre, j’ai donc reçu à Noël le comic Alice’s story et je l’ai dévoré à la première occasion, bien curieux de voir ce qu’allait donner cette bande-dessinée centrée sur Alice. J’ai plein de choses à en dire, inévitablement. Et il n’y a pas que du positif, qu’on ne m’accuse pas d’être totalement vendu. Du côté du négatif, histoire d’évacuer tout de suite mon plus gros problème, j’ai été déçu de me rendre compte que cette bande-dessinée ne racontait pas exactement ce que j’imaginais.

The Magicians: Alice's Story by Lev Grossman

Rien de bien nouveau dans ces pages

Je pensais en effet, pour avoir aperçu la première page en numérique, que ces comics se concentraient sur l’enfance du personnage d’Alice. Ce n’est finalement pas le cas du tout : grosso modo, on nous retrace uniquement l’histoire du personnage telle qu’elle est écrite dans les romans – et même pas l’ensemble en plus. C’est donc plutôt une bonne chose pour les personnes qui veulent découvrir les romans sans avoir à les lire : vous avez tout le tome 1 sous format BD, et ça va quand même plus vite à lire.

Voir aussi : The Magicians de Lev Grossman (tome 1)

Story Samples - Devil \~\ Multifandom - WattpadPourquoi il faut le lire  alors ?

Une fois la déception passée, et j’ai assez vite compris ce qu’il allait en être, j’ai pu savourer à sa juste valeur ce livre. Que ce soit en roman, en série ou en bande-dessinée : j’adore. Vraiment. Beaucoup, beaucoup. La série est peut-être un peu en-deçà car la saison 1 n’est pas toujours exceptionnelle, mais l’histoire en elle-même est prenante.

uNE VARIATION DE PLUS pour cette saga

Comme je venais de revoir la série (allez, article sur la saison 3 ce week-end), en plus, je m’embrouillais à nouveau dans la chronologie qui est différente selon les versions, ce qui fait que j’attendais certaines scènes au mauvais moment et que j’étais surpris ensuite de voir que je m’étais planté. Oui, je ne connais toujours pas par cœur la saga, contrairement à ce qu’on pourrait penser.

The Magicians: Alice's Story - Graphic Novel Review - EverywhereLe gros point positif, par ailleurs, était de découvrir les personnages tels que l’auteur se les imaginait – car ils respectent les descriptions des romans plus que les apparences des acteurs. Alors certes Quentin ressemble à ce qu’il est dans la série, mais redécouvrir que Penny est un punk n’a pas de prix. Et bordel, quel choix génial ils ont fait en le castant dans la série !

Outre les personnages, on découvre aussi les lieux, notamment Brakebills ou des parties de Fillory. C’était intéressant, parce que ça mettait des images sur tout un tas de scènes, me rappelant aussi que je les avais lus dans un parc ensoleillé du côté de Bordeaux. C’est très particulier, c’est une sensation que je n’avais pas eu depuis un moment d’avoir ce genre de flashbacks de lecture. Merci donc à la géniale personne qui m’a offert ce comic… et qui lira probablement ces lignes 🙂

Voir aussi : J’ai revu la saison 1 de The Magicians (et c’est mieux que dans mon souvenir)

“If there’s a single lesson that life teaches us, it’s that wishing doesn’t make it so.”

The Magicians – Alice Quinn – Ressurected Characters | Tell-Tale TVPour le reste, ça se lit donc tout seul, on tourne les pages sans s’en rendre compte. L’histoire n’a rien de bien original, mais il est intéressant d’avoir la vision d’Alice sur certains gros événements marquants du tome 1. Le parti pris est intéressant pour développer des bouts de l’histoire ou des scènes sur lesquelles on n’avait jamais vraiment eu d’explications limpides, notamment concernant sa relation avec le personnage de Penny.

Elle restait avant lecture un personnage mystérieux et difficile à cerner – et c’est quand même bien mieux après. L’air de rien, la bande-dessinée nous éclaire également un peu sur la période qu’elle passe post tome 1 (spoiler : quand elle est un Niffin, puisque c’est de là qu’elle nous raconte tout ça en « voix-off » de ces comics).

The Magicians: Alice's Story by Lev GrossmanBref, je suis bien content d’avoir dans bibliothèque cette bande-dessinée. C’est quand même plus rapide à lire que le tome 1, même si j’aurais aussi aimé que Lev Grossman développe une nouvelle histoire autour du personnage d’Alice. Les dessins sont tops et mettent en image des choses que je n’avais pu qu’imaginer jusque-là.

Voir aussi : Toutes mes critiques sur la série

Je conseille donc cette version comics à tous les fans de la série, à tous ceux qui veulent découvrir l’histoire de roman sans forcément le lire et grosso modo, à tout le monde en fait, parce que c’est un univers vraiment top. Le Harry Potter pour adultes (non), tout ça, tout ça.

Mes derniers coups de… #48

Salut les sériephiles,

Cela fait déjà quasiment un mois depuis l’article sur mes derniers coups de décembre, le temps passe sacrément vite. Il faut dire qu’on est en janvier, maintenant, alors c’est plutôt logique que janvier soit maintenant un mois en arrière, non ? Je m’embrouille tout seul avec cette introduction, c’est terrible comme je n’avais pas d’idée, et je ne sais pas pourquoi je nous inflige ça à nous tous. Allez, trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

10 Takeaways From HBO's Euphoria Ep. 5 — 4MPCoup de cœur : Rien de bien compliqué pour faire un choix ici, je vais rejoindre la majorité des lecteurs de mon blog et crier mon amour pour la saison 2 d’Euphoria. Cette série est quand même dingue niveau esthétisme et qualité de l’intrigue. Certes, ce n’est pas toujours super simple à critiquer tellement l’on passe d’une intrigue à l’autre parfois trop vite, mais tout s’enchaîne vraiment de manière fluide. Bref, c’est parfait.

The Book of Boba Fett – Just One More EpisodeCoup de mou : L’épisode 3 de The Book of Boba Fett était un véritable naufrage pour Disney + ! Non, je n’exagère pas du tout… un peu, peut-être. Reconnaissez quand même que cette affaire de Power Rangers intergalactique n’était pas à leur niveau. J’espère que le quatrième volet me fera changer d’avis. C’est bien parti : Kevin Tancharoen est aux manettes pour les scènes d’action. Comme il a fait un boulot de dingue pendant des années sur Agents of S.H.I.E.L.D, je suis sûr que ça va gérer. En attendant, je ne vous explique pas le coup de mou et la démotivation la plus totale pour voir la suite.

NCIS Hawaii - Page 14 -Coup de poing : Je ne sais plus trop si j’ai déjà parlé des chorégraphies de combat vachement soignées de NCIS Hawai’i. Il n’y a pas que Kevin Tancharoen qui les soigne apparemment, et dans cette série, Lucy a des super scènes de combat à chaque fois. Elle esquive bien comme il faut, c’est sûr, mais il y a aussi des jolis coups de poing de la part des méchants. Bref, si vous voulez de chouettes scènes d’action, n’hésitez pas. Il n’y a pas beaucoup de suspense, mais c’est sympa.

Meilleurs GIFs This Is Us Season 3 Trailer | GfycatCoup de blues : Je n’accroche pas à la dernière saison de This is us autant que je le voudrais. J’essaie vraiment d’aimer, mais je n’aime pas les intrigues choisies pour Kevin et Kate, et pour l’instant, Randall n’en a pas vraiment. Heureusement qu’il nous reste Rebecca pour avoir la meilleure intrigue possible, parce qu’autrement, ça nous donnerait une série trop médiocre. La meilleure intrigue ? C’est elle qui est à l’origine de mon coup de blues quasiment chaque semaine : je trouve ça trop triste de la voir perdre ses souvenirs comme ça. C’était une sacrée idée vu la charge émotionnelle de la série. Et l’actrice ! WOW.

Coup de vieux : Alors le truc qui me vient en tête tout de suite, c’est que j’ai ENCORE dans la tête une chanson de la comédie Roméo et Juliette. Oui, ça fait donc 21 ans que « On dit dans la rue » me trotte dans la tête et débarque sans prévenir. C’est quand même dingue ! J’ai comme envie de dire au parolier de cette chanson T’AVAIS PAS LE DROIT.

Coup de barre : J’en ai un peu marre de ne pas trouver de séries qui me plaisent au point que je me précipite chaque semaine sur les épisodes. C’est vrai, quoi, à part celle que j’évoquais au tout début de cet article, j’ai l’impression que j’ai de plus en plus souvent affaire à des séries fades. Eh, ça va bien de temps à autres de regarder des reboots, mais il serait temps de faire preuve d’un peu d’originalité. J’ai l’impression que ça fait déjà quelques années qu’on le dit, en plus !

brooklyn bridge | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirCoup de bol : J’ai eu davantage de temps cette semaine pour regarder des épisodes le soir. J’en suis bien content, parce que c’est aussi cette semaine que commençait la diffusion de How I met your father. J’ai attendu la série un bon moment, alors je considère que c’est un coup de bol d’avoir pu regarder si vite les épisodes lors de la diffusion. Si j’en adore toujours autant le casting, je ne peux pas dire que je sois super convaincu par le résultat final… et en même temps, je sais déjà qu’après quelques épisodes, je vais être mort de rire à nouveau. Que cela n’atténue pas pour autant le coup de barre précédent : y en a marre des reboots.

Coup de gueule : Joss Whedon, ferme-la ! Il a enfin décidé de l’ouvrir après le Whedongate et il aurait mieux fait de s’abstenir. Beaucoup de médias ont repris hors contexte les citations de son interview, et ça ne le mettait pas en valeur de le voir critiquer la compréhension de l’anglais de Gal Gadot, le jeu d’acteur de Ray Fisher ou la manière dont Charisma Carpenter ne retenait pas ses répliques. Pour cette dernière, le contexte aide un peu – elle-même le reconnaît – mais c’est vraiment tout. Concrètement, j’ai lu tout l’article de Vulture sur le sujet, et c’était aussi long que ça faisait de la peine. Whedon s’enferme dans un sentiment d’injustice qui n’a rien à faire là, assurant qu’il est mal compris et que les autres le cancellent alors qu’il est un gentil. Pff. J’adore son travail, mais vraiment, qu’est-ce qu’il est problématique !

Download Law And Order Svu GIFs | TenorCoup de tête : Comme je n’avais rien à écrire dans ce coup, je viens juste de me décider à lancer un épisode de Law & Order Special Victim Unit. Et si ce n’est pas mon coup de gueule, c’est juste parce que j’ai besoin d’un coup de tête. Vraiment, c’est le neuvième épisode de la saison 23, et ça me soule de savoir que c’est encore un crossover avec Organized Crimes à laquelle je n’accroche pas du tout. Allez, il y a un retour qui fait plaisir.

Coup tordu : J’ai décidé le week-end dernier qu’il était temps pour moi d’en finir avec mon interminable rattrapage de Riverdale. Pour la deuxième fois, me voilà donc à jour dans la série alors que ce n’était pas prévu du tout : et ce n’est qu’une fois devant le dernier épisode diffusé que j’ai compris que j’étais en train d’assister au centième épisode de la série. C’est tordu de ma part, tout de même, d’avoir accepté ce défi de regarder cent épisodes de cette série ! Ce n’est pas la première fois que j’en fais un coup tordu, mais je ne m’en remettrais jamais.

10 anecdotes sur Riverdale pour impressionner vos potes en soirée
Rappelons nous que cette fête n’a JAMAIS existé à l’écran dans cet épisode ??

Coup de pub : Déjà six ans que mon blog existe, mais ce n’est pas le seul. C’est avec plaisir que j’ai vu Kevin souffler lui aussi ses six bougies il y a quelques jours. Joyeux anniversaire Kevin ! Oui, je sais qu’il le verra, il lit toujours cet article en plus 🙂

911verse.tumblr.com - TumbexCoup de grâce : Après un premier épisode plutôt médiocre, je ne m’attendais pas à ce que le deuxième 9-1-1 Lone Star réussisse aussi bien à me frapper. Seulement, ils ont réussi à le faire avec un épisode mettant en danger la vie de plusieurs personnages, et tant qu’à faire, des personnages que j’adore. Ce fut donc un coup émotionnel, surtout pour le personnage qui finit nu dans la neige. Mais vous le saviez déjà, je pense. Le vrai coup de grâce, c’est qu’il n’y avait toutefois pas d’épisode cette semaine. J’ai presque hésité à en faire mon coup de gueule, même, mais bon, je crois que c’est surtout un coup de grâce de devoir attendre plus longtemps la suite de cette histoire.

This is us – S06E03

Épisode 3 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.

Spoilers

Difficile de concilier le travail, la distance et la paternité. Randall, Kevin, Toby et Jack s’y sont tous essayés.

Let’s kill her. Let’s dig a hole in the backyard and bury her in it.

Qu’est-ce que je suis heureux ! Cet épisode reprend dans le futur avec baby Jack devenu adulte. Toujours aveugle et, j’espère, toujours aussi bon acteur, il vit dans une baraque à la vue exceptionnelle. Je ne vois pas trop l’intérêt, franchement. Il aime faire des barbecues, mais l’odeur le renvoie à des souvenirs douloureux. Reste à savoir lesquels. Oh on les voit… mais à sa manière, donc parfaitement flous.

Dans le passé, Jack revient trop tard à la maison pour voir ses enfants avant qu’ils se couchent. C’est triste comme tout, parce qu’on apprend qu’il est parti trop tôt le matin pour les voir et qu’il revient régulièrement trop tard pour les coucher. Le pauvre. Il décide donc d’emmener les enfants pour la première fois au cinéma… et ça se fera sans Rebecca qui n’est pas cinglée et est heureuse d’avoir un samedi tranquille.

Par contre, trois enfants au cinéma, ça fait quand même beaucoup à gérer. Et les choses ne se passent pas si bien que ça quand Kate lui demande s’il vivra pour toujours au travail. Le pauvre. Le caissier du cinéma a beau essayer de le réconforter, bizarrement, ce n’est pas super efficace. Je veux dire le type est drogué, et il finit par le reconnaître quand Jack lui demande s’il a vu Kevin.

Oui, parce que Jack s’endort pendant le film, ce qui permet à Kevin de fuguer… et de se faire retrouver par les flics. Par chance, Rebecca a pensé à tout et les flics peuvent l’appeler puisque le numéro de la maison est sur les chaussures. Quant à Jack, ben, il se rend bien compte du départ de Kevin, mais trop tard, quoi. Bonjour la culpabilité !

Rebecca reste sacrément calme face à la situation, et elle console Jack à merveille en lui rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour qu’une mauvaise journée devienne une bonne journée. J’aime cette philosophie et j’aime que Jack se donne ensuite du mal pour créer une ambiance cinéma à la maison. C’est simple et efficace comme stratégie, les triplés n’y voient que du feu et la journée est un bon souvenir pour tout le monde.

Malheureusement, le bon souvenir vire au cauchemar pour Jack quand il reçoit un coup de fil lui annonçant la mort de sa mère. Il va être sympa le prochain épisode…

Dans le présent, on se concentre d’abord comme on pouvait s’y attendre sur le couple Kate et Toby. Cela ne se passe pas aussi bien qu’ils le voudraient : Toby est parfois coincé loin de chez lui, ses enfants pleurent chaque fois qu’il part et Kate est bien heureuse d’avoir l’aide de Kevin pour s’en occuper. C’est plutôt cool : l’épisode commence sur un montage de la routine de ses personnages.

Au milieu de cette routine, Toby se débrouille malgré tout pour passer du temps avec sa famille de temps en temps. Il se sent un peu forcé de ramener des cadeaux à chaque fois, ce qui nous offre un point de Bingo Séries gratuit quand Kate ouvre le sac à main qu’il lui offre avant de lui laisser un jour off. On pourrait donc croire que tout va bien, mais Toby ne gère pas tant que ça non plus.

Il offre à son fils un jouet qui fait du bruit et l’empêche de dormir aux bonnes heures, malgré un rappel de sa femme, ce qui fait que bébé Jack refuse d’aller se coucher le soir. C’est un gros problème pour Kate, parce qu’elle a un récital de sa classe ce soir-là et qu’elle voulait absolument être accompagnée par son mari. Il aurait peut-être fallu lui dire, parce qu’il n’a pas l’air au courant quand il décide de finalement rester s’occuper de Jack et Hailey pour laisser la babysitter rentrer chez elle car elle ne gérera pas les enfants seules s’ils ne dorment pas.

Et voilà comment Kate se retrouve seule face à Philip après le récital, histoire de lui raconter ses peurs sur son couple. C’est la pire des idées putain, je déteste les scénaristes s’ils souhaitent vraiment aller sur la piste de la relation extra-conjugale avec ce type. Le pire, c’est que Philip lui donne finalement des conseils pas si cons quand il lui dit que c’est bon signe de parler des problèmes dans un couple. Humph.

De son côté, Kevin gère la parentalité à distance comme il peut. Il vient donc chaque matin chez son ex pour voir ses enfants, et ça se passe plus ou moins bien selon les jours. En tout cas, on voit que ça lui pèse de ne pas pouvoir être toujours là et d’avoir sa famille pour lui. Clairement, c’est le thème de l’épisode, de toute manière, et il n’est pas gâté : il vit des moments galère à voir Toby heureux de rentrer chez lui auprès de sa femme et ses enfants… et d’autres encore plus galères avec le reboot du Manny.

Clairement, dans ce reboot, l’humour est toujours aussi merdique et Kevin est mis face à son choix de ne pas vivre avec ses enfants. Le pauvre, ça fait de la peine à voir ; et ça fait d’autant plus de peine que l’acteur est une fois de plus excellent à jouer le personnage de Kevin. Non parce que Kevin est un mauvais acteur, en fait… Contrairement à son interprète.

En tout cas, malgré son jeu médiocre, Kevin tape complètement dans l’œil d’une de ses nouvelles collègues qui lui laisse son numéro après avoir ri de toutes ses phrases qui ne sont pas des blagues. De toute manière, elle va vite lâcher l’affaire puisque Kevin n’en a rien à faire d’elle, ou de quoique ce soit, d’ailleurs. Il laisse sa carte bleue dans les mains d’un de ses collègues – le Manny – tout de même, parce qu’il reçoit un SMS de Madison l’informant que ça y est, Frannie est en train de marcher. Sans qu’il ne soit là.

Le temps d’arriver chez elle, en plus, les jumeaux sont évidemment couchés. J’ai adoré la scène qui s’ensuivait où Kevin et Madison se rendent compte qu’ils n’ont pas encore tous les ajustements nécessaires pour que la situation se passe bien. Madison est crevée par les enfants, Kevin est frustré de ne pas être là pour les premières fois et… ils finissent par… être trop mignons ensemble ? Putain, désolé, mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas en couple, bordel !

Kevin rentre finalement chez Kate et Toby, et il comprend assez vite que Toby a déconné puisqu’il vient juste de coucher les enfants. La scène entre les beaux-frères est sympa, même si cette affaire du triangle n’est pas rassurante pour la suite s’il faut sortir les mamans de l’équation dans la vie que s’imagine Toby. Kevin sent bien que c’est foireux ce qu’il lui dit, et il n’hésite pas à lui faire remarquer avant d’aller se coucher.

Une fois au lit, Kevin hésite à appeler celle qui joue sa belle-fille dans le reboot du Manny pour coucher avec, avant de se dire que c’est sûrement une meilleure idée d’appeler Cassidy. Putain, recontacte Zoey à la rigueur. Bon, on verra ce que ça donnera par la suite cette affaire.

L’épisode se termine en tout cas avec Toby offrant à Kate un grill pour se faire pardonner d’avoir déconné. Bon. C’est apparemment le premier souvenir de Jack, et ce n’est pas un bon souvenir alors… c’est une mauvaise idée. On découvre en retournant dans le futur que Jack a une cicatrice au front à cause de ce cadeau de Toby, et que cette cicatrice date du jour où le mariage de ses parents a explosé. C’en est fini des théories qui nous faisaient espérer que peut-être Kate et Toby finiraient bien ensemble. Putain, fais chier. Je suis sacrément vulgaire dans cette critique, pardon.

Enfin, du côté de Randall, on découvre un papa qui gère tout : il emmène Déjà faire ses premières leçons de conduite. Bon, ce n’est probablement pas la première, parce qu’elle fait l’équivalent d’une conduite accompagnée qui semble vraiment super bien se passer. Le problème ne vient finalement pas de sa conduite de voiture, mais de sa conduite d’adolescente : Malik lui envoie un SMS alors qu’elle est au volant, ce qui fait que Randall découvre que sa fille a passé le week-end précédent à Boston. Sans lui dire.

J’ai beaucoup ri de la situation, avec un Randall qui rentre aussitôt pour s’en confier à Beth. Cette dernière était hilarante à s’énerver, mais elle comprend assez vite qu’elle va devoir jouer la mère cool pour laisser Randall s’énerver autant que possible. Et la scène fonctionne bien, parce que c’est un couple vraiment fonctionnel contrairement à Kate et Toby en ce moment. Ils se parlent de tout, après tout.

C’est peut-être ce qui fait mal dans la trahison de Déjà qui ne leur a rien dit : elle n’a vraiment pas les codes Pearson sur ce coup-là. Par contre, heureusement, Beth finit par comprendre sa fille. Elle n’est plus une enfant, mais devient adulte progressivement. Beth décide donc qu’il est temps pour Déjà non d’être punie, mais de se mettre à la pilule. Oh, que j’aime Beth ! Toujours les bons mots et conseils, finalement.

Randall comprend donc qu’il est temps pour lui d’aller parler à Déjà. Si elle a peur de devoir s’excuser à nouveau, ce n’est pas le cas : Randall reconnaît simplement son erreur d’avoir oublié que sa fille grandissait. Rationnellement, il savait que ça allait arriver, mais émotionnellement, il la voyait encore enfant. La scène commençait bien, mais la dernière réplique de Randall est vraiment en trop, à lui assurer qu’elle ne retournerait pas à Boston de sitôt.

Clairement, ils ont du fric. Alors non, elle ne va pas faire six heures de bus tous les week-ends, c’est clair, mais arrange-toi pour organiser des visites de temps en temps. C’était en plus le message que Beth voulait lui faire passer plus tôt. Randall est con sur ce coup-là, et je comprends bien trop la réplique de Déjà : oui, ça va être un problème qu’il se braque comme ça.