WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

Salut les sériephiles,

WandaVision gifs and avatars thread | The SuperHeroHype ForumsJ’ai noté dans mon agenda qu’aujourd’hui, j’allais écrire un article parce que cela fait un an que WandaVision a été diffusée par Disney +. Et en le notant, ça me paraissait vraiment une bonne idée. Depuis, je me suis rendu compte que je l’avais commencée le 16, certes, mais que Disney + l’avait diffusée le 15. Et je me suis rendu compte que j’avais peut-être moins à en dire que prévu.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Joyeux anniversaire, Wanda

I Am Iron Man — happywanda: WandaVision, a sitcom Après un an d’abstinence de super-héros, le retour du Marvel Cinematic Universe a été une date marquante.

Les frissons pendant le générique, la qualité dingue de cette série, oscillant entre humour et drame, et les retrouvailles avec des acteurs que j’adore, ça se fête, non ? Bon, pas forcément, je sais, mais ce que je trouve marquant, c’est aussi que ça a ouvert la voie a encore plein d’autres projets et annonces de la part de Disney. Si nous sommes actuellement dans une période sans la moindre série ou le moindre film Marvel, ce n’est que le calme avant la prochaine tempête – ou plutôt avalanche d’heures de divertissement.

N’est-il pas dingue de se dire après l’année 2021 que l’on vient de vivre qu’il y a un an, les séries du Marvel Cinematic Universe n’étaient pas encore ?

Un hommage à la télé du passé

Wandavision Wanda Maximoff GIF - Wandavision Wanda Maximoff Thats Not Exactly How I Remembered It - Discover & Share GIFsAvec le recul, je me suis rendu compte qu’il y a eu plusieurs périodes de séries dans ma vie, et ça colle toujours à une diffusion : pour moi, tout a commencé avec Charmed, jusqu’à mon adolescence à peu près. Dans cette période, il y avait bien sûr aussi Buffy, mais je l’ai découverte plus tard.

En cours de route est arrivé l’âge d’or des séries TV au début des années 2000 avec des productions comme Desperate Housewives ou LOST. C’est à celui-ci que l’on doit aussi Veronica Mars ou Prison Break.

Ensuite, il a fallu une bonne dizaine d’années pour qu’on arrive à un nouveau cycle vraiment génial, avec l’arrivée de séries comme Agents of S.H.I.E.L.D, Orphan Black, The 100 ou The Magicians. Bon, ou Game of Thrones, même si je ne l’aime pas. On ne peut pas nier son succès. C’est sur cette période-là que j’ai ouvert mon blog.

Voir aussi : WandaVision (S01)

Une nouvelle ère télévisuelle ?

Thor – Just One More EpisodeSeulement voilà, toutes ces séries se sont terminées avant la fin de 2020… et c’est là-dessus que WandaVision débarque.

Et c’est d’autant plus remarquable que la série se construit en véritable hommage à la télévision, étant une véritable déclaration d’amour au genre de la sitcom. Chaque épisode couvre une décennie et la série se termine sur une toute nouvelle période. Ce n’est pas un hasard si l’écriture de la série fait ça : allons nous aussi dans le méta et remarquons à quel point ça lui va bien, elle qui est pionnière d’une nouvelle ère de séries Disney/Marvel.

Voir aussi : C’est si bien que ça WandaVision ?

SÉRIE. WandaVision : une première série Marvel réussie pour Disney+

Il n’y a pas vraiment d’accélération du rythme finalement, tous les dix ans à peu près, on a donc un débarquement de productions qui valent la peine d’être vues et qui redéfinissent les attentes. Et il n’y a pas à dire, c’est le cas avec les séries Marvel. C’en est fini des séries à rallonge : six à huit épisodes, et puis s’en va. La majorité d’entre elles sont juste des projets sur une seule saison. Voilà donc ce que sera la décennie ?

L’arrivée de WandaVision a marqué l’air de rien le début d’une ère télévisuelle différente.

Circulez, y a rien à voir

Toutes les références de l'épisode 7 de WandaVisionSoyons honnêtes, les séries de network ne parviennent plus à jouer dans la cour des grands et à être les séries que j’attends le plus impatiemment. Elles sont au mieux des divertissements sympathiques, jamais des séries sur lesquelles je me jette. Non, celles sur lesquelles je me jette dès que j’en ai l’occasion sont désormais les séries Marvel – j’ai déjà hâte de voir ce qu’ils feront de la série sur Agatha. Et oui, je sais que j’ai vu Loki ou Hawkeye avec du retard, mais ça ne m’a pas empêché de les rattraper en une fois et d’adorer ce que je voyais.

Voir aussi : Hawkeye (S01)

Certes, il reste bien Euphoria sur HBO… mais n’est-elle pas aussi une série avec des saisons extra-courtes et une durée de vie probablement sacrément limitée ? Je veux dire Zendaya ne pourra pas jouer Rue adolescente toute sa vie s’il faut deux ans entre des saisons de huit épisodes.

Moins d’épisodes dans une saison, mais bien plus de séries ? Le modèle Disney débute, et il va probablement faire son temps. En attendant, eh bien, il faut le savourer…

Apparemment, désormais Less is more.

Sans oublier que tout a commencé il y a un an, donc, c’était le sujet de base de l’article. C'est si bien que ça WandaVision ? – Just One More EpisodeOh, c’est un peu artificiel, bien sûr, mais il faut bien situer avec quelque chose les différentes périodes des séries marquant ma vie. J’espère ne pas me tromper en affirmant que la décennie télévisuelle sera marquée par Marvel – m’enfin, je ne prends pas beaucoup de risques avec toutes les séries à venir : elle devrait bien grandir et vieillir cette décennie !

À propos du Challenge Séries…

Salut les sériephiles,

Pour terminer dans ma lancée des bilans, il faut bien revenir sur ce qui s’est avéré un échec cuisant : le Challenge Séries 2021. Honnêtement, c’est bien simple, ce fut catastrophique à partir du mois de mars. Avant, tout allait tellement bien que j’ai même cru que j’allais cartonner : j’ai pu rattraper 9-1-1 Lone Star et La Légende de Korra, j’ai regardé régulièrement du Riverdale et j’ai même enfilé toute la saison 1 de The Wilds. Bref, c’était envisageable.

J'ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette) – Just One More Episode

Malheureusement, j’ai ensuite pris du retard dans mes hebdos, et j’ai mis la priorité dessus, et voilà comment ça s’est terminé : je suis à peine à la moitié du Challenge qu’on est déjà en janvier 2022. Bon. Je me suis fait une raison assez vite, en vrai, mais comme ça fait deux ans que j’échoue sur le challenge faute d’investissement de ma part, j’ai pris à nouveau la décision d’arrêter de le faire.

Yep, pas de Challenge Séries 2022

Netflix You Love Gif - Rwanda 24Pour être plus juste, je me dis que peut-être en fin d’année, je ferais le point sur les séries vues qui peuvent entrer dans le cadre du Challenge Séries 2022 : à ce moment-là, on verra ce qu’il en est. J’ai tout de même un certain nombre de saisons non vues dans ce qui est sorti en 2021 : Lucifer, Dear White People, Emily in Paris, You Netflix a vraiment un système de diffusion qui ne me convient pas. Je sais bien que je veux plus d’épisodes à chaque fois, mais laissez-moi du temps pour les regarder quoi. Faites comme Disney +.

Le truc, c’est que si je ne fais pas de liste du tout, il faut atteindre quinze séries entièrement rattrapées au 31 décembre 2022. Collected Quotes & .Gifs For The Month: May 2018C’est mal barré cette affaire, tout de même. Voilà donc le pourquoi de cet article au titre un brin putaclic : je ne vais pas le faire en 2022. Je préfère ne pas me fixer une liste, parce que j’ai bien compris que ça finissait par me poser problème et me restreindre. J’essayais de la voir comme un objectif motivant, mais ces dernières années, j’ai toujours tout switché, alors à quoi bon ?

Non, ce n’est plus fun, en fait ?

En réalité, je trouve que le challenge en lui-même a perdu de sa dimension fun quand j’ai arrêté de le voir comme tel et que je me suis dit que si je le perdais, ce n’était pas grave. Oui, ça, c’est de ma faute, j’ai lâché du lest pour ne plus me mettre la rate au court-bouillon juste parce que je me foirais sur un défi entre amis… et forcément, ça a perdu de son intérêt au passage, parce qu’il n’y avait plus vraiment d’enjeux.

1 – Reconnaître ses travers comme Sawyer – Just One More EpisodeL’autre réalité, c’est que ça a perdu de son charme avec le temps, parce que je n’en parle plus tellement avec les gens qui le font en parallèle.

Déjà, je n’arrive pas à trouver le temps de rattraper tous les articles de blog des amis – donc ça limite les occasions d’en parler. De plus, le fait qu’on regarde tous nos séries dans nos coins et que ce ne soit plus une liste avec des saisons communes comme ça a pu l’être à une époque a petit à petit eu raison des conversations sympathiques que ça pouvait engendrer de faire ce challenge. Je ne suis même plus vraiment sur le groupe Facebook, parce qu’en même temps, rien de pire que de rattraper la même série que quelqu’un d’autre qui est en avance sur vous et vous spoile forcément à un moment ou un autre – surtout que je considère le moindre avis comme un spoil potentiel.

Bref, voilà toutes les raisons pour lesquelles il n’y aura pas de Challenge Séries 2022 sur le blog cette année. Je sais que ça va me manquer, mais ça me paraît plus raisonnable.

D’accord, mais… bonjour l’ennui ?

Funny Gifs : the magicians GIF - VSGIF.com Pas de challenge, c’est un brin tue-l’amour, je sais, surtout que les séries restent mon hobby même si je ne prends plus le temps de les regarder.

Pour compenser, il est donc possible que de mon côté, je réfléchisse de plus en plus à une nouvelle forme de défi qui convienne mieux à mon emploi du temps que ce challenge ou que les Week-end en séries que j’ai bien du mal à organiser (mais que je n’abandonne pas).

La piste à laquelle je pense de plus en plus est celle du rewatch, mais c’est probablement parce qu’on a proposé un bon gros rewatch de The Magicians (je vais essayer de me finir la série d’ici le premier week-end de février perso) avec l’équipe de 42 minutes et que je suis en pleine Lecture Commune. Je trouve que ça motive d’être à plusieurs sur le même défi… jusqu’à ce que je l’abandonne et que je culpabilise et que je m’enterre dans la honte parce que j’ai encore perdu un défi en le rendant moins fun au passage. Tiens, et si j’avais trouvé le vrai problème que j’avais avec le Challenge ?

Veronica Mars Logan Echolls GIF - Veronica Mars Logan Echolls Love - Discover & Share GIFs

Je veux dire, la dernière fois que j’ai voulu faire un rewatch en commun, il y a sept ou huit ans, Pauline a regardé Veronica Mars quasi toute seule parce que j’ai abandonné en cours de route, alors il faut quand même que je ne fasse pas n’importe quoi si je vous propose à un moment un rewatch en commun. Quant à la série, elle ne plaira pas à tout le monde car pour le moment, j’en ai une bien particulière en tête… Même qu’elle se déroule sur une île.

On verra.

Encore un planning chargé pour ces deux semaines

Salut les sériephiles,

Nous voilà dans le moment gênant où je suis en plein milieu d’une suite de soirées et surtout de journées bien remplies. J’avais prévu un brouillon pour l’article d’aujourd’hui, il allait être question de sept clichés TV comme je le fais chaque mois… sauf que je suis bien incapable de remettre la main dessus et je n’ai pas accès à mon ordinateur. J’ai dû oublier de le mettre en ligne. Quelle idée de ne pas avoir son ordinateur quatre jours de suite. Bref, promis, je vais tenter de passer au moins cinq minutes sur mon ordinateur pour retrouver le bon fichier et publier ça dès que possible.

En attendant, il me faut improviser un nouvel article de blabla… ce qui est bien plus simple que prévu, parce que j’ai aussi pour habitude de faire un article au début des vacances scolaires pour faire un point sur les séries qu’il me reste à voir. Et ce n’est pas gagné, cette affaire, parce que oui, je ne vais pas au collège la semaine prochaine, mais bordel, j’ai un milliard de trucs à préparer pour la rentrée et tout le monde qui suppose que j’ai plein de temps libre – d’où les quatre soirs de suite à faire la fête là.

Si je survis à tout ça – si mon estomac et mon foie survivent à tout ça, ce qui n’est pas gagné – il faudra donc prendre le temps pour le boulot, la vie, le ménage, les courses, le podcast, le blog et seulement après, les séries. Bon, tout ne sera pas forcément dans cet ordre, mais les séries sont un hobby, quoi, ça passe après. Quoiqu’il en soi, la liste de ce que j’ai à voir pendant les vacances est aussi simple qu’interminable :

  • Mes séries hebdomadaires : j’avais plutôt bien rattrapé le coup le week-end dernier, alors c’est facile de le faire. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas outre mesure : The Rookie, Station 19 et Grey’s Anatomy, c’est vite vu. Il me reste un NCIS Hawai’i, mais ça sera pour le train cet après-midi. Law & Order SVU, je ne cherche pas forcément à rester à jour. Bref, les critiques des derniers épisodes de ces séries seront en ligne assez vite normalement.
  • La franchise The Walking Dead : J’ai pris du retard et il continue de s’accumuler, ce qui me frustre beaucoup. J’aime bien les zombies, moi, et depuis le temps que je regarde, je ne compte pas laisser s’installer définitivement le retard. J’ai quelques bonnes soirées d’horreur qui m’attendent avec cette franchise, et j’ai hâte de savoir ce que donnera la saison 7 de Fear qui vient de commencer. Seulement, je veux voir autant que possible dans l’ordre…
  • Riverdale : Oui, bon, je sais, ça ne devrait pas être si haut dans la liste des priorités, mais je n’ai qu’une poignée d’épisodes à rattraper. Et puis, après avoir subi la série pendant si longtemps… Je ne vais pas abandonner maintenant, quand même.
  • Les séries Disney + : Avant l’arrivée d’Hawkeye, il faudrait que je rentabilise la plateforme en terminant enfin la saison 2 d’High School Musical The Musical The Series (surtout) et mon rattrapage de Dollface. Il y a aussi Big-Shot que j’aimais bien et à qui je n’ai pas laissé sa chance. Et je ne vous parle même pas des nouveautés…
  • Les séries Netflix : C’est une catastrophe, tout simplement. Je n’ai toujours pas terminé la saison 5 de Lucifer, ni commencé la dernière saison de Dear White People. You vient de sortir sa saison 3, et je dois la voir parce qu’une collègue me l’a un peu mieux vendu que le reste du monde, très critique. Bref, j’ai des heures et des heures d’épisodes. Je ne sais pas par quoi je commencerais, ni si je vais commencer pendant ces vacances, mais en théorie, il faudrait. Là aussi, j’évite de me faire du mal avec les nouveautés, surtout qu’une part de moi est curieux de voir ce que pourrait donner Squid Game. En attendant, je finis à peine la saison 2 de The Circle (il me reste deux épisodes).

Bref, je ne suis plus si sériephile que ça, quoi, je galère tellement à regarder le haut de l’iceberg de ce qui m’intéresse. Je n’ai pas encore tenté les nouveautés des networks cette année, et je ne suis vraiment pas sûr de le faire tel que c’est parti. Le blog va finir par fermer car je n’aurai plus rien à raconter faute de regarder quoique ce soit… surtout que je ne rentabilise pas du tout ma carte de ciné en ce moment, je n’y suis pas allé depuis le 1er septembre. Va falloir que je remédie à ça pendant les vacances.

Ouais, le planning est chargé, je sais. Vous comprendrez donc que j’ai passé une bonne partie de la journée à dormir, procrastiner et faire la sieste. Oups.

What if…? – S01E01

Épisode 1 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.

Spoilers

Et si Peggy Carter avait reçu le Super Sérum à la place de Steve Rogers ?

You’re lucky to be in the room.

Avant de commencer, je tiens à signaler que j’évoque dans la critique des éléments de films et séries du MCU – de Loki à Agent Carter, en passant par Endgame. Si vous n’avez pas tout vu, il y a potentiellement des spoilers, même s’ils ne sont pas dans l’épisode lui-même.

Ah le générique de Marvel Studios, quel plaisir, encore et toujours ! Par contre, je n’étais pas prêt du tout pour ce qui suivait, à savoir une bonne explication en quelques phrases de ce qu’était cette série sur les chemins non linéaires du temps, de l’espace et de la réalité. Les dessins sont sublimes dès le départ et nous font prendre conscience bien rapidement du prisme des possibilités et des branches. Il y a fort à parier que certains épisodes seront géniaux et d’autres beaucoup moins, mais alors que je me concentrais sur les dessins pour repérer les diverses personnalités mises en avant, voilà que la voix-off qui nous accompagnait nous précisait qu’elle allait être notre guide dans le multivers.

Marvel nous introduit donc The Watcher, qui semble tout connaître du multivers. C’est très bien tout ça, mais il s’inscrit où par rapport à la TVA lui ? On ne le saura pas tout de suite, puisqu’il préfère commencer par nous rappeler le contexte de l’univers Marvel en Juin 1943, avec la création d’un Super Soldat pour mettre fin aux démarches des nazis – et du Crâne Rouge.

Très vite, toutefois, on nous explique qu’un choix pourrait tout changer : Margaret Peggy Carter décide en effet de rester auprès de Steve Rogers quand il s’apprête à devenir Super Soldat plutôt que d’aller se mettre à l’abri en cabine. Simple, efficace. Cela change tout, car elle essaie ensuite d’empêcher un attentat… et ça mène à Steve qui se prend des balles de fusil avant d’obtenir le sérum de Super Soldat parce que l’attentat est beaucoup plus tôt que dans notre univers (pourquoi ? Mystère).

Par conséquent, alors que les doses sont sur le point de se perdre, Peggy s’élance pour obtenir le sérum à sa place.

Bien sûr, elle le fait parce qu’ils sont sur le point de perdre le projet Super Soldat – bon, c’est en tout cas ce qu’ils pensent, mais on a tous vu The Falcon and the Winter Soldier hein ? – et que c’est Howard Stark qui gère le projet. Sans avoir vu Agent Carter, j’aurais trouvé étrange qu’il désobéisse à un ordre direct de l’armée, même pour un Stark. En vrai, la série oubliée par Marvel Studios (mais pourtant canon !) avait fait du bon boulot pour nous introduire cette relation.

Il n’en faut pas plus pour que Peggy devienne un Super Soldat : elle se sacrifie pour entrer dans la machine car Steve n’en est pas capable et que Stark ne veut pas le faire lui-même. Sur le point de perdre des millions de dollars d’investissement, les militaires ont besoin de quelqu’un pour rentrer dans la machine.

Par contre, ils n’ont pas besoin d’une femme, et le général que nous voyons dans cet épisode ne se prive pas pour le faire remarquer à Peggy. Pour lui, l’argent est perdu, car il se retrouve avec une femme plutôt qu’avec un soldat. Et les femmes, ça se casse les ongles. Tss. C’est marrant, parce que le personnage de Peggy est hyper féministe et qu’on comprend bien que les réflexions sont là pour montrer à quel point la misogynie n’aura plus lieu d’être en fin d’épisode… mais en attendant, le sérum l’a fait grandir et a accentué sa poitrine, quoi. Qu’elle grandisse, c’est raccord avec Steve… mais la poitrine, était-ce vraiment nécessaire ?

On ne saura pas et pas le temps de se poser la question : le rythme de cet épisode est hyper rapide, c’est intenable ! On la retrouve très vite à l’infirmerie, puis à parler à Steve qui mentionne son ami Bucky partant à la guerre, sans lui, du coup. Ce pauvre Steve n’est plus que l’ombre de ce qu’on connaît de lui, finalement.

Le rythme est si rapide parce qu’on connaît déjà la mythologie du MCU, mais tout de même, il faut s’accrocher. Rapidement, il est question du Tesseract, parce que l’épisode doit régler en trente minutes ce que les films ont fait en 2h30. Pour se simplifier la vie, les scénaristes prennent donc des raccourcis en réintroduisant très rapidement Hydra et le Tesseract.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on observe Peggy se voir refuser le droit d’aller suivre la mission que Steve avait mené. À défaut de l’obtenir, elle le prend toute seule, avec l’aide d’Howard qui lui est toujours d’un indéfectible soutien. C’est intéressant et ça mène à une incroyable scène d’action. Quel plaisir de voir Peggy dans le costume de Captain… Britanica ?

Si la scène d’action est incroyable, c’est en grande partie grâce aux dessins, il faut bien le reconnaître. Pourtant, je n’apprécie pas tellement les dessins en ce qui concerne les visages – ce n’est pas trop mon genre. Pire, je trouve que la voix d’Hailey Atwell paraît vraiment superposée par moments, comme si elle ne savait pas trop ce que le personnage venait de faire juste avant : en pleine scène d’action, elle n’est absolument pas essoufflée.

J’ai trouvé ça déroutant, bien plus que de voir une femme gérer à fond cette bataille, désolé les gars des années 40 ! Peggy gère tout et est effectivement bien moins discrète que ce que l’on connaissait d’elle, mais elle obtient très vite le titre de Capitaine Carter, et ça sonne super bien. Quand je dis qu’elle l’obtient, il est évident qu’elle doit forcer ses supérieurs de l’armée à lui donner, hein. Elle se bat si bien, cependant !

Parmi les choses déroutantes dans l’épisode, aussi, il y a la romance entre Steve et Peggy. Elle pointe le bout de son nez de manière vraiment évidente, je trouve, et on ne comprend pas trop pourquoi ce lien continue d’exister entre eux. Tant mieux, hein ; je crois que je suis juste trop dans les clichés – elle est bien trop grande pour lui et ils ont moins de scènes en commun que dans le film une fois qu’elle devient Super Soldat.

En tout cas, Captain Carter déchire absolument tout dans cet épisode. On la voit libérer Bucky, prisonnier d’Hydra (ah, si elle savait !), puis accomplir tout un tas de missions périlleuses. Cela ne l’empêche pas de mener sa petite vie romantique avec Steve, même si leur premier baiser est interrompu par Howard. Arf, Dominic Cooper me manque, ce genre de gags passe tellement bien !

Il est intéressant que la série prenne le temps de souligner les attitudes misogynes de l’armée, les changements bien plus importants pour Peggy que pour Steve et le comportement du général qui finit par dire qu’il a toujours eu confiance en Peggy. L’humour passe bien. Quant à Steve, il ne reste pas qu’un jeune gringalet : avec un pote comme Howard, il devient l’écraseur d’Hydra et peut aider lui aussi à libérer Bucky.

C’est chouette comme entrée en matière pour What if en tout cas, car ça fait plaisir de retrouver ces différents personnages dans de nouveaux rôles. Par contre, la série ne perd pas de vue son intrigue globale et Hydra fait rapidement des remous. Même sans Tesseract, ils peuvent faire des dégâts, s’assurer que le 3e Reich ne sera pas le dernier et mener Steve à sa perte dans un train qui explose.

La scène est excellente et ajoute un moment d’émotions dans l’épisode, avec Carter qui pète un câble quand les considérations de l’armée ne sont pas vraiment pour Steve mais pour l’investissement perdu. Tss.

Cela n’empêche pas Peggy d’avoir envie de se venger de cette mort injuste, et pas qu’un peu. Elle mène donc une équipe à l’assaut d’une base Hydra menée par le Crâne rouge, en train d’activer le Tesseract. C’est là que Bucky finit par tomber sur l’armure de Steve. Il trouve aussi Steve, blessé… mais encore prêt à passer à l’action. Et oui, mourir est impossible dans une armure indestructible d’Howard !

Aidé par Bucky, Steve reprend vite le contrôle de sa super-armure et part au secours de Peggy. Non pas que ce soit nécessaire, hein. De son côté, Peggy poursuit sa vengeance en se rendant auprès du Crâne Rouge, mais elle arrive un peu trop tard. Le Crâne Rouge a réussi à ouvrir le Tesseract et faire entrer dans notre dimension un « calamar géant » comme le dit Bucky – ou juste de quoi faire fantasmer définitivement Hydra.

Pas le Crâne Rouge qui termine écrasé par les tentacules, laissant le terrain libre à Peggy et Howard pour tenter de sauver la situation. L’humour reste présent à chaque moment de tension de cet épisode – même quand il s’agit de faire référence à l’univers qu’on connaît d’ailleurs (le bras de Bucky !), et c’est un vrai plaisir car ça me donne l’impression d’avoir un nouvel épisode d’Agent Carter, des années après. Une chose est sûre, tous les deux sont capables de refermer le portail, mais ça se fait progressivement – et le calamar a bien envie de rester.

Tellement d’ailleurs qu’il finit par hurler et manquer de tuer une bonne partie des héros présents. Par chance, Steve parvient à tous les dégager du manoir où se déroule tout ça. Les images sont vraiment belles quand il s’agit de plans larges et d’action, tout de même. IL n’empêche que ça mène logiquement à Peggy et Steve se sacrifiant pour sauver la planète, en continuant de se battre contre le calamar – et on note au passage que Peggy se retrouve désormais équipée d’une épée bien pratique pour trancher du tentacule, alors que son bouclier – offert en début d’épisode par Howard – lui permet de repousser le méchant à travers le portail.

Oui, c’est finalement Peggy qui disparaît devant un Steve impuissant, lui rappelant qu’elle lui doit toujours une leçon de danse. Ce couple est vraiment maudit, peu importe l’univers alors ? Peggy passe le portail sur un dernier rendez-vous auquel elle n’assistera pas et laisse Steve seul avec le Tesseract. Dommage, je l’aimais bien cette Captain Carter. Par contre, l’épisode nous parlait d’une première Avenger, faudrait voir à pas abuser, là !

C’est ce qu’il se passe finalement : le Tesseract est utilisé pour rouvrir un portail et des bouts de tentacules en sortent, suivis par Peggy. Logique. Elle tombe alors nez à nez avec Nick Fury et Hawkeye, soixante-dix ans plus tard. D’après ce cher Watcher qui va nous accompagner, nous venons d’assister à la naissance d’une nouvelle super-héroïne pour le Multivers.

S’il précise bien – trop lourdement pour que ce soit sincère – qu’il ne doit surtout pas intervenir et que cela ne pourra pas avoir de conséquences immédiates, il est vrai qu’il est tentant d’imaginer que Captain Carter sera bien présente dans certains films de la Phase 4. Au moins pour une petite apparition, quoi.