Petit coup de cœur pour Coherence

Salut les cinéphiles,

Je tiens absolument à écrire sur un film que je viens tout juste de terminer ce soir parce qu’il était dingue et… que je n’en avais jamais entendu parler ?

Une belle découverte totalement hasardeuse

Coherence - film 2013 - AlloCinéCoherence, je suis tombé dessus totalement par hasard. Je ne sais plus comment d’ailleurs, alors que je l’ai lancé il y a moins de deux heures… C’est dire l’état dans lequel il met.

Bon, je survends les choses, par contre. C’est un film pour ceux qui aiment se prendre la tête, pour ceux qui aiment les huis-clos et pour ceux qui aiment les bons gros délires de physique quantique… Quoique ça, ce n’est pas obligatoire, parce que le film peut se comprendre sans se prendre la tête aussi : il suffit de le regarder sans se poser trop de questions.

Réarranger son cerveau ?

C’est le sous-titre sur l’affiche ci-dessus… est-il si vrai que ça ? Humph. Côté scénario, c’est vraiment très simpliste : un dîner entre amis est interrompu par le passage d’une comète dans le ciel qui semble provoquer quelques réactions sur les appareils électroniques terrestres. Une coupure de courant force nos personnages à sortir dans la rue – où il remarque qu’une seule maison dans le quartier a du courant. Oui, mais les voisins ne sont pas tout à fait ce qu’on s’imagine. Pas besoin d’en dire plus pour ne pas spoiler.

COHÉRENCE de James Ward Byrkit : la critique du film

Peut-être que je peux ajouter que la majorité du casting est inconnue du grand public, y compris encore aujourd’hui, près de dix ans après la sortie du film. Le seul acteur connu est Nicholas Brendon, Alex/Xander dans Buffy. Et le pire, c’est que ce n’est certainement pas pour ça que j’ai regardé le film, parce que j’ai découvert son nom au générique au début du film. Ce n’est pas non plus ce qui fait que je vais le conseiller, parce que ce n’est pas un acteur que j’adore non plus ; je ne garde pas un souvenir impérissable des moments où je l’ai rencontré. D’ailleurs, je me demande si je n’avais pas entendu parler de ce film la deuxième fois…

Pourquoi c’est si bien alors ?

https://imgsrc.cineserie.com/2016/08/3479.jpgQu’importe. Qu’importe, parce que Coherence est le genre de film que j’aime vraiment. Par bien des aspects, il m’a rappelé un peu Triangle : on y suit une héroïne blonde plongée dans un délire un brin psychédélique qu’elle ne comprend pas. Par contre, on est moins dans l’horreur ici (quoique, il est tourné parfois comme tel) et plus dans la réflexion. Il faut donc s’accrocher – et accrocher au film surtout – pour ne pas en sortir frustré ou déçu. L’avantage, c’est que c’est facile à faire : le film nous plonge en immersion dans la peau de son héroïne, avec un début déjà bien long, caméra à l’épaule.

C’est aussi que c’est un film tourné sans budget ou presque : un peu comme Much Ado About Nothing, tout part d’un délire entre potes. Les acteurs n’avaient pas de dialogues, mais simplement des situations à jouer, et ils se sont retrouvés tous les soirs d’une semaine pour nous fournir ce qui est finalement un petit bijou. Alors certes, ça donne envie d’un peu plus d’explication et je n’ai pas forcément adhéré à la toute fin, mais en tout cas, ça donne un film qui m’aura bien captivé toute la soirée… Pourtant, il n’y a pas un seul de ces personnages avec qui j’aimerais passer une soirée.

Coherence - Film DTV (direct-to-video) (2013) - SensCritique

Besoin d’explications ?

Du côté des spoilers et de ceux qui voudraient une explication, elle n’est pas bien compliquée à comprendre et elle est donnée au cours du film d’une bonne manière, avec chaque fois des petits éléments intrigants pour reconstituer tout le puzzle. Il faut savoir que notre point d’ancrage pour le film est l’héroïne : c’est son histoire que nous suivons quoiqu’il arrive. Et il arrive plein de choses : chaque fois qu’un personnage traverse la zone obscure entre deux maisons, il se retrouve à changer de dimension (ou de plan, ou appelez ça comme vous voudrez).

Coherence (2013) par James Ward ByrkitAinsi, les deux premiers personnages qui partent ne reviennent jamais : ils sont remplacés par deux autres, similaires dans les choix faits (y compris la couleur des bracelets), mais différents malgré tout. Idem quand plus tard quatre d’entre eux s’en vont : ils ne reviennent pas dans la même maison, mais encore dans une autre, mixant encore les possibilités entre eux. L’enquête de l’héroïne est compliquée par le fait qu’elle ne connaisse pas tous les déplacements de ses amis, et on finit par oublier qui est qui nous-mêmes ; jusqu’à cette fin de film.

Bien sûr, si tout le monde était resté sur place et avait arrêté de se déplacer sans raison, tout aurait été plus simple. D’ailleurs, le dernier monde visité par l’héroïne est clairement le plus serein… mais bon, le film n’aurait pas été très intéressant dans ce cas-là. Et plus les personnages sortent de la maison, plus ils ont envie de sortir, en plus.

Coherence-movie-trailer - Taylor Holmes inc.

Méfiez-vous des apparences… et des détails !

Concrètement, ce n’est pas le film de l’année 2013 ; ce ne sera pas non plus celui de 2022 en ce qui me concerne, mais c’est un vrai coup de cœur parce que c’est le genre de film qui joue avec un concept que j’aime bien (ici, le chat de Schrödinger) et le fait suffisamment habilement pour que ça vaille la peine. En plus, je sais déjà que je le reverrai : je suis sûr d’avoir raté des détails et des pistes tellement il y en a tout du long. Vraiment, il y a un tas d’éléments qui paraissent anodins (notamment dans la conversation au début – eh, il est mignon ce vase) et qui prennent sens plus tard dans le film. Bref, le genre de film face auquel on doit toujours découvrir de nouvelles choses et de nouveaux éléments : et ça, j’adore.

Bilan ciné & films de 2021

Salut les cinéphiles,

Nous sommes le 12 janvier, il est peut-être temps pour moi de me lancer dans l’écriture d’un bilan des films vus en 2021, non ? Je devais le faire la semaine dernière, mais j’ai manqué de temps alors j’ai reporté et… je manque à nouveau de temps. Tant pis, faisons comme si !

La bande-annonce officielle de Ron's Gone Wrong parle de trouver l'amitié aux mauvais endroits

L’an dernier, j’ai donc pris le temps de voir 122 films. C’est deux fois plus qu’en 2019, deux fois moins qu’en 2020 et probablement cent de plus que genre 2017 ou 2018. C’est une bonne moyenne, donc, ça fait deux à trois films par semaine, ça me convient. La vérité est ailleurs toutefois : il y a des mois où j’ai vu très peu de films, et d’autres où j’ai enchaîné. Cela met un peu mal mon idée d’article qui était à l’origine de proposer un top de mes douze films préférés en en choisissant un par mois. On va faire un peu autrement, mais ça restera du mois par mois :

undefinedJanvier

Une douzaine de films vus, et aucun véritable coup de cœur au cours du mois. Cela m’avait donné la possibilité de continuer à évoquer les films de 2020 au moins. Il y a eu quelques catastrophes, comme l’horrible Eres tu Papa ? auquel je n’ai pas accroché du tout et de belles découvertes comme Man from Earth, L’expérience ou Le Trou. Un peu de tout donc. Dans les films dont je n’ai toujours pas parlé et que j’ai bien aimé.

Affiche du film Palm Springs - Photo 17 sur 17 - AlloCinéFévrier

Je suis resté sur le même nombre de films, mais cette fois-ci, j’ai ieu de vrais coups de cœur pour Palm Springs (une bonne St Valentin, du coup, comme je l’ai vu quelques temps après sa sortie !) et pour Pink, un film trop peu connu et qui mériterait vraiment d’être plus vu, n’hésitez pas. J’en ai profité pour découvrir quelques classiques également, comme Die hard ou Leon.

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/bd26402c-ea02-47f3-8031-672a2bfbd3b3_2.jpgMars

Un peu plus de films cette fois-ci, et surtout beaucoup de coups de cœur. La liste est longue : Triangle était une superbe découverte avec une actrice que j’adore et dont je ne comprends toujours pas comment j’ai pu passer à côté pendant si longtemps ; Promising Young Woman était un film de 2021 qui était vraiment original, dynamique et sympathique ; U-turn était une bonne découverte, inattendue pour une « histoire inspirée de faits réels », évidemment. Sans en avoir parlé sur le blog, je garde de bons souvenirs aussi de films comme Fear of Rain ou Au bout du Tunnel. Au milieu de tout ça, j’ai encore eu le temps de voir pour la première fois les Kill Bill ou Nikita, mais aussi le très bon K-Shop. Je ne l’ai pas noté comme un coup de cœur… mais il fait partie des films marquants de mon année 2021.

La porte des secrets (2005) - CeDe.comAvril

Trois films ! Et malgré tout, un coup de cœur pour La Porte des secrets, qui était vraiment génial, avec un concept comme je les aime. Bon, au cas où, il s’agit d’un film d’horreur, hein.

Je ne peux pas en dire autant de Nobody (sympa sans plus, divertissant, on va dire, mais un film d’action comme je ne les aime pas, pour le coup) et Instinct de survie (vraiment pas dingue).

Les Mitchell contre les machines - film 2021 - AlloCinéMai

Je n’ai pas vu beaucoup de films non plus, mais j’ai adoré The Mitchell vs the machine : c’est l’un des meilleurs films d’animation de l’année et une très bonne sortie de 2021 pour l’ensemble des films. Très sympathique, plein d’humour, une aventure que je regarderai probablement une nouvelle fois.

Au rang des coups de cœur, il y a aussi eu Breaking Fast, une excellente surprise et bien sûr, mon retour au cinéma. Oh, Adieu les cons n’était pas si dingue comme film, mais ça reste marquant de retourner enfin au cinéma après un an.

Cruella en Blu Ray : Cruella - AlloCinéJuin

Cruella est une super découverte, qui pourrait bien figurer parmi les coups de cœur… mais je me suis rendu compte que je n’y repensais pas tellement après coup finalement. Du côté des films d’horreur, j’ai adoré It follows et beaucoup apprécié False positive… mais sans avoir de coups de cœur pour autant. J’étais de nouveau à une douzaine de films ce mois-ci, mais avec pas mal de rewatchs, notamment du côté des Disney. Côté animation, les sorties Disney + n’ont pas été si marquantes que ce que je l’espérais… mais on a eu de bons films tout de même. Le mois s’est terminé sur une bonne surprise, avec The Thing about Harry.

Black Widow - DVD, Blu-Ray & achat digital | DisneyJuillet

Enfin du Marvel au cinéma ! Après nous avoir inondé de séries, il était temps de les retrouver sur grand écran. Rien que pour ça Black Widow fut un énorme coup de cœur. Bon, pour ça, et pour Yelena, évidemment.

Autrement, le mois fut surtout marquant pour ses sorties cinéma, avec Annette et Kaamelott, et aussi The Tomorrow War, même si ça, ce n’était pas au cinéma.

À dix-sept ans - film 2019 - AlloCinéAoût

Ce fut un mois très chargé en films avec une vingtaine de découvertes, cette fois. Et dans le tas, j’ai eu des coups de cœur : In the Heights bien sûr, parce que c’était génial comme film musical, Aftermarth pour l’horreur et Diecisiete, pour le film absolument inattendu. Je veux dire, c’était juste un film que j’ai lancé comme ça et qui s’est avéré être une super histoire touchante, avec des moments drôles. Côté cinéma, on a eu les sorties de Reminiscence (mouais), Jungle Cruise (très sympa) et Free Guy (marquant et hilarant). C’était plutôt un bon mois où j’ai pu continuer de regarder des Disney (y compris Coco, jamais vu avant).

Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux en Blu Ray : Shang-Chi et la légende des Dix Anneaux - AlloCinéSeptembre

On pourrait penser que la rentrée a freiné mes visionnages ? C’est tout l’inverse, avec la fatigue, j’ai eu plus tendance à me mettre des fonds sonores, plus ou moins efficaces par contre. Il y a eu beaucoup de cinéma ce mois-ci, et ça s’est vu sur le blog : Shang-Chi fut un coup de cœur, contrairement à The Forever Purge (très sympa, mais pas exceptionnel non plus), Don’t Breathe 2 (tellement attendu que c’était forcément décevant), Bac Nord (j’ai plutôt apprécié) ou encore Malignant. Ouais, beaucoup d’horreur… mais pas que : Netflix m’a régalé avec Kate et Prime Video avec Cendrillon. Beaucoup ont détesté ce dernier, mais moi, non, vraiment pas, il avait ses moments sympathiques. Autrement, c’était un bon mois et j’ai vu tellement de films que je me suis rendu compte après coup que j’en avais raté de noter certains films, comme The Mimic. Et pourtant, j’ai aimé !

Affiche du film Penguin Bloom - Photo 17 sur 18 - AlloCinéOctobre

Cinq films… C’est de nouveau un e catastrophe côté cinéma, mais c’est principalement parce que le début d’année scolaire a été très compliqué et chargé en mauvaises nouvelles. Tant pis. Revoir des Harry Potter, c’est toujours très sympathique de toute manière.

Malgré tout, j’ai quand même découvert un film qui valait le détour : j’ai beaucoup aimé Penguin Bloom, une histoire poignante. Et c’est inspiré d’une histoire vraie, en plus.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2021/07/11/tu-me-manques-dvd.jpgNovembre

Enorme coup de cœur en début de mois avec Tu me manques, très touchante histoire et drame LGBT. J’ai bien aimé aussi The Silenced, au concept original et tout aussi dramatique, et j’ai accroché plus que prévu à Last Night in Soho. En fait, vraiment, je me rends compte que c’est un mois dans lequel j’ai surtout vu des films qui me plaisaient : Eternals, Age of Adaline, Grâce à Dieu, 1917, Red Notice… Beaucoup de films très différents, mais tous géniaux. Je vous les recommande… et d’ailleurs, il faudrait que j’écrive des articles sur certains d’entre eux. Eh, ça permet de voir mon retard, comme ça.

Spider-Man : No Way Home : une nouvelle affiche remplie de méchants - CNET FranceDécembre

J’ai terminé l’année avec une vingtaine de films à nouveau. Vous l’avez vu sur le blog, je pense, il y a eu énormément de cinéma pendant les vacances scolaires : Spiderman No Way Home a débarqué juste avant, le catastrophique Matrix pendant. J’en ai profité aussi pour voir les Tous en scène et West Side Story. Du côté des coups de cœur, outre l’homme araignée, il y a eu en horreur le très bon film Le Calendrier, parfait pour le mois de Noël, l’excellent animé Ron’s Gone Wrong et le très surprenant Don’t look up sur Netflix. Je l’ai encore en tête… Eh, ça changeait des films de Noël – j’ai d’ailleurs enfin vu The Christmas Setup, à défaut de l’avoir vu l’année de sa sortie.

Don't Look Up : Déni cosmique | Site officiel de Netflix

Et voilà ! Cela fait beaucoup de films évoqués, mais c’est difficile d’en choisir un seul comme préféré, honnêtement. On voit une petite tendance à préféré les films d’horreur et les Marvel, tout de même, ainsi que pas mal de romances LGBT. Et comme j’ai vu moins de films qu’en 2020, inévitablement, il y a tout de même eu moins de rattrapages de films cultes. Allez savoir, c’est peut-être là-dessus qu’il faudra que je me concentre en 2022… mais ça n’en prend pas le chemin pour le moment !

Films vus en 2021 #3 : Palm Springs

Salut les cinéphiles,

Est-ce que j’ai oublié d’écrire l’article du jour ? Parfaitement. J’aurais bien besoin d’une journée en boucle temporelle pour faire tout ce que je devais faire aujourd’hui, mais on n’a pas tous la possibilité de revivre le même jour en boucle. Andy Samberg Beer GIF by The Lonely Island - Find & Share on GIPHYC’est en revanche le cas des personnages dont je vais vous parler aujourd’hui, parce que j’ai vu Palm Springs en janvier dernier, et ça a été un gros coup de cœur. J’aurais dû en parler directement pour l’avoir encore en tête… mais bon.

L’idée de base de Palm Springs est donc de nous montrer la vie d’un invité de mariage qui vit sa journée en boucle, et je vous le recommande véritablement ce film, parce qu’il apporte vraiment sa touche au mix de la boucle temporelle. Et vous aurez compris que j’adore ça à force, surtout que la semaine dernière, je vous parlais de Triangle.

Palm Springs is an Old Formula with a New Twist – On the Screen Reviews

Ici, nous sommes dans un tout autre délire, cela dit : précisément, c’est un délire, parce que le but ici est de faire une comédie, et c’est précisément ce qui marche avec la formule de ce film : plutôt que de s’enfoncer dans une histoire déprimante où les personnages revivent la même journée, on a cette histoire, avec de l’humour. Et le twist qui fonctionne aussi par rapport aux grands classiques du genre, c’est que plusieurs personnages peuvent revivre cette journée et chercher à s’en échapper, encore et encore.

Il est un peu dommage que Prime Video nous sorte ce film en janvier, parce qu’il aurait été pas mal aussi en plein été, mais une bonne dose d’humour, c’est toujours appréciable en ces temps moroses de Covid19. Regardez-le donc pour vous marrer. Vous y retrouverez Cristin Milioti au top de sa forme et toujours aussi drôle, ainsi qu’Adam Samberg… que je déteste en théorie. En pratique, je me rends compte que c’est peut-être son personnage dans Brooklyn 99 qui m’a posé problème, parce que là, il m’a fait rire en ajoutant des nuances à son jeu.

Palm Springs Review – The Musings of Apple Juice
Pas dans toutes les scènes, mais l’écriture le sauve !

Et ça fait du bien, parce que j’y allais à reculons à cause de lui (et à fond la caisse grâce à elle). Concrètement, le film est une vraie bonne surprise : j’ai accroché aux deux personnages principaux, à certains rebondissements en cours de route, à l’explication de cette boucle qui se suffit vu l’humour que le film veut apporter – on n’est pas là pour être sérieux après tout.

Palm Springs is an Old Formula with a New Twist – On the Screen Reviews

J’aime beaucoup la manière dont certaines scènes sont tournées, notamment le bal du mariage la première fois qu’on le voit et les twists de l’écriture (si l’on va dans les spoilers : le fait que le personnage principal soit déjà dans la boucle au début sans qu’on ne le sache, l’introduction d’un troisième personnage dans la boucle, l’humour qui passe parfois au sérieux quand il est question de torture…). Vraiment, le film se regarde tout seul, on se marre bien et il était temps que je retrouve un bon film comique de ce genre. En plus, il est accompagné de bonnes musiques, c’est cool.

Palm Springs», le film qui ne pouvait pas mieux tomber | Slate.fr
Ils forment le meilleur couple franchement, l’alchimie est dingue et pleine d’humour !

Un défaut en revanche (c’est un énorme spoiler, par contre, donc attention) : sa toute dernière scène, en plein générique, va à l’encontre des règles énoncées dans le film, et ça, c’est vraiment dommage ! Tout se tenait bien, et puis la dernière scène contredit le théorème de la chèvre qui permet pourtant aux héros de s’échapper de la boucle. En effet, ils s’en échappent parce qu’ils savent que la chèvre n’est pas revenue après le coup de la dynamite… mais la dernière scène nous dit qu’ils ont encore une version d’eux dans la boucle. Etrange, et dommage.

Die With You GIF by The Lonely Island - Find & Share on GIPHY
C’est littéralement la seule raison pour laquelle il accepte de se dynamiter avec elle… alors pourquoi l’oublier juste après ?

C’est bien le seul point négatif du film, et comme il s’agit de la dernière scène, on peut en faire abstraction pour juste kiffer pendant toute la durée du film. Au cas où vous n’auriez pas encore compris, je vous le conseille donc si vous ne l’avez pas déjà vu. Et même si vous l’avez déjà vu, rien n’empêche de le revoir, même s’il est répétitif, c’est le genre de répétition qu’on kiffe !

I Love You Romance GIF by The Lonely Island - Find & Share on GIPHY
Et eux aussi, ils kiffent d’ailleurs !
chasing daydreams — atenexo: Palm Springs (2020)
Je veux être en vacances d’été, alleeeez

Films vus en 2021 #2 : Triangle (2009)

Salut les cinéphiles,

Je n’arrête plus de vous dire que j’ai envie de changement dans les articles cinéma pour 2021, mais j’ai commencé la semaine dernière avec un article tout classique. J’ai toutefois pris la décision de faire désormais passer mes coups de cœur en priorité sur le blog, de manière à pouvoir vous en parler dans des articles dédiés – donc plus longs – et en ayant encore en tête tous les éléments de l’intrigue… parce que c’est bien beau dire de que j’ai aimé un film, mais c’est tout de même mieux d’être encore capable d’expliquer pourquoi précisément. Ce n’était pas toujours le cas en 2020.

Triangle (2009) - www.cinecritiker.chBref, c’est dans cette optique que j’ai très envie de vous parler du film Triangle, sorti en 2009, mais que je n’ai découvert que ce week-end. Cela n’a d’ailleurs aucun sens : l’actrice principale du film est Melissa George, une actrice que j’aime beaucoup depuis Alias. Parmi les seconds rôles, on trouve Liam Hemsworth, que j’ai bien aimé aussi dans Most Dangerous Game et qui, étant un Hemsworth, est tout de même pas mal connu. Enfin, le film prend une tournure assez jouissive de jeu avec la temporalité et les périodes, un élément que j’adore, surtout dans les films. Et il est bien foutu ! Autant de raisons qui font que c’est un coup de cœur et que j’aurais dû en attendre parler avant.

Bon, et ça parle de quoi ? Un groupe d’amis compte profiter du beau temps pour faire un tour en mer à bord du yacht de l’un d’entre eux. Pris au piège par une mystérieuse tempête, ils se retrouvent forcés de monter sur un bateau tout aussi mystérieux – et sur lequel ils sont en danger. Cela dit, ce n’est pas bien grave, ils sont tous chiants !

Triangle - Beyond The FrontiersOn me l’a vendu comme un film d’horreur et ce n’est clairement pas ce que c’est. Pour moi, c’est surtout un film de science-fiction, plus qu’un slasher. Et pour être tout à fait honnête, j’y vais un peu fort quand je dis coup de cœur : il y a la première demi-heure du film qui n’est pas exceptionnelle et rejoint les débuts chiants de film d’horreur où l’on apprend à connaître les groupes de personnages. D’ailleurs, dans le groupe de personnages aussi il y en a une qui me paraît bien chiante à être en boucle sur un même élément et espérer l’impossible.

Ceci étant dit, je peux vous conseiller le film malgré tout, parce que je l’ai déjà vu une deuxième fois alors que je l’ai découvert ce week-end. Ce début chiant contient en effet quelques indices capitaux pour la suite, et j’ai eu envie de revoir afin de confirmer que tout tenait la route. Comme c’est le cas, je peux parler de coup de cœur.

Si vous n’êtes pas encore convaincu, je peux entrer un peu plus dans les spoilers et vous révéler que ce film présente en fait une histoire de boucle temporelle se répétant sur le bateau chaque fois que tous les passagers meurent. Mais alors… L’héroïne parviendra-t-elle à quitter le bateau tranquillement ?

Si j’aime le film, c’est principalement parce qu’ils réussissent à bien gérer la boucle, alors même qu’elle est compliquée à mettre en place et à démêler en tant que spectateurs : je vais enchaîner sur un spoiler donc attention à la suite si vous n’avez pas vu le film – attention aussi aux gifs, donc. Si vous l’avez vu et que vous voulez des explications, pour tout comprendre, il faut prendre en compte que plutôt que d’en fournir une, le film fournit deux boucles temporelles qui se croisent.

Why you should see Triangle, a mystery / horror thriller that could probably blow your mind : gifs

Ainsi, il y a quatre versions de Jess, fonctionnant deux par deux… La première que l’on suit est nécessairement la troisième à monter sur le bateau : elle jette par-dessus bord la première à être montée, tire dans la tronche de la deuxième et voit la quatrième finir à la hache la deuxième. Le tout avant d’être celle qui se fait jeter par-dessus bord par la cinquième. Rien que ça. Le gif ci-dessus ? La troisième braque la quatrième pour l’empêcher de venir à bout de Vic, accidentellement. J’aime surtout le fait que la boucle sorte du cadre du bateau pour aller s’étendre à toute la vie de Jess – même si à mes yeux, ça s’étend surtout à sa mort.

cinemagraph gif cinemagraph dream triangle youre | Cinemagraph gif, Cinemagraph, Triangle 2009

Sa mort ? Ben oui, ce n’est pas pour rien que le film fait allusion dès le départ à Sisyphe. Jess, à la fin, ment au chauffeur de taxi en lui promettant de revenir. Elle ment donc à la mort et se retrouve prisonnière de la boucle où elle est forcée de tuer en boucle ses amis et de se débarrasser des corps – à l’exception de la reloue qui cherche Heather.

Certaines choses sont suggérées sans être montrées, et ça m’a frustré au départ, parce que j’aurais aimé voir l’ensemble de la boucle de la deuxième/quatrième Jess également (notamment la mort de Vic). Triangle (2009)Sur le moment, j’ai cru qu’il nous manquait un morceau du film… et c’est bien pour ça que je l’ai relancé pour mieux comprendre que les éléments principaux y étaient bel et bien.

Il n’y a qu’une chose que je ne m’explique pas, c’est le buffet avec les fruits qui pourrissent de plusieurs semaines en quelques heures. Tout le reste trouve une explication logique si l’on part du principe que Jess est morte et coincée dans une sorte d’enfer.

Triangle 2009 GIF on GIFER - by Kashakar

Certes, elle tue une version plus ancienne d’elle en fin de film, ce qui ressemble bien à un paradoxe temporel (on n’a ainsi pas de début à la boucle) mais ça tient la route si l’on se dit que justement, Jess est morte dans l’accident de voiture la toute première fois, et qu’ensuite son âme a dérivé vers cette boucle temporelle dont elle sortira le jour où elle arrêtera de mentir au chauffeur de taxi. C’est toujours compliqué d’entrer dans une boucle temporelle de toute manière, et le point d’entrée du film est particulièrement cool parce qu’il nous donne l’impression que Jess découvre tout alors qu’on voit bien au deuxième visionnage qu’elle sait très bien ce qu’il en est. Son amnésie passagère est juste due au choc de la mort de son fils – et à la réalisation qu’elle est coincée dans une boucle où elle tue un nombre incalculable d’êtres vivants.

HORROR CONNOISSEUR — TRIANGLE (2009) (Australia)

Bref, le film fonctionne vraiment bien et prend la tête, réussissant même à nous retourner le cerveau pour tout comprendre à sa chronologie. Si le début de mon premier visionnage m’a laissé un peu sceptique et s’il y a des scènes qui sont un peu blasantes à (re)voir, l’ensemble est cohérent et un brin addictif. Il devrait y avoir plus de films de ce genre, et ils devraient être plus populaires surtout. J’aime me prendre la tête, moi !