Alice Lee (#136)

Salut les sériephiles,

Il y a bien une actrice de Grey’s Anatomy qui aurait pu avoir son article pour la première fois aujourd’hui, mais ce ne serait pas rendre justice à celle dont je vais parler aujourd’hui et qui le mérite vraiment pour le deuxième épisode d’affilée. Si elle s’est fait voler la vedette de justesse la semaine dernière, ce ne pouvait pas être le cas deux fois de suite ! Bien sûr, je suis en train de vous parler de…

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 La performance de la semaine :
Alice Lee

La série concernée : Zoey’s Extraordinary Playlist
L’épisode : S02E10 – Zoey’s Extraordinary Girls Night – 18/20


Pourquoi ? Si elle a trop souvent un rôle secondaire dans les épisodes, Alice Lee brille depuis deux semaines dans la série grâce à une intrigue terrible pour le personnage d’Emily : elle fait en effet une dépression post-partum. Plus qu’un baby blues, c’est donc carrément une dépression que l’actrice doit être capable de jouer, et elle y arrive très bien. Restée dans l’ombre tout au long de la saison 1 ou presque, Emily arrive enfin sur le devant de la scène, alors que ça fait un an qu’elle enchaîne les punchlines et les bonnes répliques permettant de soutenir David ou de nous faire rire.

Et puis d’un coup, la semaine dernière, sa blague du début d’épisode n’avait rien de bien drôle, avec un sentiment très clair de détresse de sa part dans sa réplique envers Zoey.

david clarke Tumblr posts - Tumbral.com

Partant de là, c’est sans surprise que la fin d’épisode nous révélait qu’elle était au fond du gouffre. L’actrice passait alors d’une chanson heureuse et pleine d’amour à… une scène parfaitement déprimante. Et le changement d’émotion était parfaitement géré, elle m’a tout simplement brisé le cœur (et elle a ridiculisé la version de Max en début d’épisode qui paraissait pourtant hyper triste).

Cette semaine, on la retrouve dans ce même déni, et c’était une surprise. Je m’attendais à un épisode nous la montrant catastrophée tout du long, mais ça n’aurait pas été cohérent par rapport au personnage, ni par rapport à ce qu’est la dépression. Il est parfaitement possible de faire comme si tout allait bien, mais ça ne veut pas dire pour autant que c’est le cas. Fake it ’til you make it, ça ne marche pas avec la santé mentale. Et j’ai adoré voir Alice Lee gérer à la perfection le passage d’un état à l’autre.

Bien sûr, le summum est de la voir à danser en boîte de nuit pour enchaîner sur une chanson déprimante dans les toilettes – le tout en dansant à nouveau. L’actrice a donné tout ce qu’elle avait dans l’épisode, et elle était hyper touchante. Oui, le scénario aide à nous donner envie de pleurer, je ne dis pas… mais force est de constater qu’elle est capable de le jouer avec brio. Elle dégage tant d’énergie dans toutes les situations, c’est fou !

 


Urban Dictionary: Alice Lee
Elle peut clairement jouer des persos très différents !

Vue aussi dans : En ce qui me concerne, je crois bien que je ne l’ai jamais vue ailleurs que dans un épisode de Grandfathered en 2016 avant qu’elle ne prenne le rôle d’Emily en 2020. Pourtant, l’actrice a déjà une bonne carrière derrière elle, enchaînant souvent les petits rôles dans les séries : onze épisodes de Take Two, un seul de 2 Broke Girls ou de Splitting Up Together, mais sept dans Switched et cinq dans Faking it… Pour une carrière reprise sérieusement en 2013, on voit donc qu’elle parvient à rester active, mais que ce doit être épuisant.berto x monica Tumblr posts - Tumbral.com

Pour enchaîner autant les petits rôles, il n’y a pas de mystère : elle doit passer sa vie dans les castings et les auditions, puis attendre désespérément une réponse… L’angoisse, quoi. J’espère que le rôle d’Emily lui permettra de se faire connaître davantage car elle est capable de grandes choses et le prouve très bien. Elle mérite d’avoir de plus gros rôle que ce qu’on lui accorde pour le moment… mais bon, c’est un des problèmes souvent largement évoqué concernant les actrices d’origine asiatiques. Rien de bien nouveau sous le soleil, à moins d’être Lucy Liu, c’est compliqué. Et même pour Lucy Liu, ça a dû être tellement compliqué !


My Little Corner: September 2020L’info en + : Si je me concentre sur Zoey’s Extraordinary Playlist, je peux vous dire que la série n’a pas encore été renouvelée pour une saison 3. Cela commence à être énervant cette année 2021 où les annonces tardent à tomber, surtout que le tournage de la saison 2 est largement terminé. Il n’y aura pas de nouvel épisode cette nuit aux États-Unis, parce que ce sont les Oscars donc aucun network ne se risque à diffuser quoique ce soit, mais il n’en reste que deux ensuite…

Par contre, si vous aimez la voix d’Alice Lee quand elle chante, comme moi, vous serez ravis d’apprendre qu’elle s’est aussi fait connaître en 2014 pour ses performances vocales dans l’émission d’ABC Rising Star.

Le concept est simple comme tout : il faut chanter et les spectateurs votent en direct pour remplir une jauge apparaissant sur la droite de l’écran. Pas facile… et de là à dire qu’elle est carrément sous-exploitée dans la série, il y a un pas que je franchis sans hésiter.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

The Falcon and the Winter Soldier… Et après ?

Salut les sériephiles,

Je n’ai pas totalement abandonné le blog, mais j’ai voulu profiter d’une bonne grosse journée ensoleillée aujourd’hui, et ça fait qu’il est beaucoup trop tard quand je me lance enfin dans la rédaction de cet article. Au moins, j’ai eu l’occasion de réfléchir à ce que j’allais écrire, au moins un peu. Et il n’y a pas de raison d’y couper : après WandaVision, je vous ai proposé un article résumant ce qui allait se passer ensuite… nous y revoilà donc pour la fin de saison/série de The Falcon & the Winter Soldier.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Spoilers sur la saison 1 dans l’article.

Critique de tous les épisodes dispo en cliquant ici.

https://media.melty.fr/article-4433181-raw/media.gifS’il ne faut jamais dire jamais pour une saison 2 de la première, il est peu probable d’en voir un jour une pour cette série, puisqu’elle a fait le tour de ses deux personnages et a servi de transition pour que le Falcon devient enfin le Captain America qui était esquissé de belle manière dans Avengers Endgame. On a un nouveau America’s Ass, du coup.

Voir aussi : Avengers Endgame expliqué

Et même si certains à la production disent laisser la porte ouverte à une saison 2, le titre n’aurait plus grand sens : le Falcon s’est métamorphosé – il serait intéressé d’en voir un nouveau émerger cela dit ; le Winter Soldier n’est définitivement plu à la fin de la série, car Bucky a fait face à ses démons – et ça, je n’en veux pas un nouveau, évidemment.

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J’espère quand même qu’on les reverra ensemble bien vite !

Bref, une série dérivée de plus pour le Marvel Cinematic Universe, pourquoi pas, mais une saison 2 ? Peu probable. C’est donc sans surprise qu’il a été annoncé que le série laisserait place à présent à un film, pour le moment sobrement intitulé Captain America 4. On retrouve aux manettes de ce film le showrunner de la série, Malcolm Spellman, ce qui permet d’annoncer d’emblée une continuité et un sentiment d’univers construit et cohérent. Je suis impatient de voir ce que ça donnera, mais il faudra attendre quelques années probablement, parce que le calendrier des films de la franchise n’arrête plus de prendre du retard avec le coronavirus…

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Si je suis impatient malgré tout de voir ce film, la série m’a pourtant déçu sur certains points, notamment dans son épisode final, car elle a eu la mauvaise idée de laisser de côté des scènes que j’attendais vraiment, montrant certaines conséquences sans pour autant nous donner les moments-clés : la première apparition de Sam en costume ne permet pas d’admirer le costume ; il n’y a pas de scène où il se bat vraiment au côté de Bucky ; ce dernier se réconcilie super vite avec Walker ; Sharon est sous-exploitée alors qu’elle est une carte maîtresse…

Et cette carte maîtresse fut une petite déception aussi : la voilà donc qui devient le Power Broker, présentée comme LE super-méchant de la saison puisqu’il est à l’origine de la création de nouveaux Super-Sérums. C’est gênant pour la nièce de Peggy Carter et pour l’héritage laissé par cette dernière tout de même. c: sharon carter | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirLa toute dernière scène nous fait toutefois bien comprendre qu’au-delà d’une revanche et d’un personnage de méchante, Sharon Carter est désormais une revendeuse qui se contente du plus offrant, indépendamment des conséquences.

C’est intéressant et j’ai hâte de savoir le rôle qu’ils lui réserveront dans la phase 4. Elle aurait moyen d’être dans l’ombre d’un certain nombre de projets, et ça me ferait plaisir pour l’actrice. En plus, j’ai déjà envie de la voir obtenir une vraie rédemption une fois démasquée. On peut toujours rêver – je ne connais pas tellement le Power Broker dans les comics, je reconnais.

https://media.melty.fr/article-4418707-raw/media.gifJe connais en revanche davantage l’US Patriot, qui est plutôt du genre anti-héros au mieux, super-vilain au pire. Le problème de John Walker une fois US Patriot, c’est qu’il ne remet pas tellement en question les ordres ; il fait ce qu’on lui dit de faire. Et c’est cet étrange personnage de Val qui lui dit quoi faire désormais… C’est elle que je m’attends à revoir le plus vite dans la phase 4 : elle semble avoir un certain pouvoir et de l’argent, elle est donc un choix logique de personnage nous constituant toute une équipe pour faire face un jour aux Avengers.

Nous verrons bien… En attendant, on pourra voir Loki dès le 11 juin… Un mois et demi, allez, ça va passer vite avant de retrouver le générique des studios Marvel !

 

 

Je n’aime pas le Caméléon – mais j’adore le Centre (The Pretender, #06)

Salut les sériephiles,

Caméléon (le) - Geek-ItComme chaque semaine, on se retrouve en ce vendredi pour parler d’une poignée supplémentaire d’épisodes du Caméléon. Je galère quelque peu à tenir le rythme, mais ce rendez-vous du vendredi me force quelque peu à avancer malgré tous les hebdomadaires inédits qui débarquent encore et encore, particulièrement en ce moment. Au moins, mon Challenge Séries avance peu à peu chaque semaine. Je n’irai peut-être pas aux douze séries, mais ce ne sera pas du temps perdu quoiqu’il arrive, parce que j’accroche de plus en plus à la série. Les notes ne trompent pas avec les critiques express des épisodes de cette semaine, d’ailleurs !

Voir aussi : Challenge Séries 2021 – Ce n’est pas un échec, ça ne marche pas (comme prévu)

Épisode 15 – Jaroldo ! – 16/20
The Pretender Season 1 Episode 15Quel drôle de titre d’épisode, je ne savais pas à quoi m’attendre du coup, mais voilà notre Caméléon engagé comme caméraman pour des journalistes. L’intrigue était très sympathique de ce point de vue-là. Il est trop tôt pour parler de fake news, mais il s’agit de démonter les combines d’un journaliste qui s’amuse de coups montés pour faire de l’audience. La course à l’audience, c’est quelque chose qui a été beaucoup traité depuis (rien ne vaut The Newsroom sur le sujet dans ce que j’ai vu pour le moment), mais qui fonctionne bien.

Ici, Jarod s’y intéresse car un autre caméraman, avant lui, a perdu l’usage de son bras ; à cause d’un coup monté de son boss. Le tout est bien fichu et ça fait une intrigue intéressante à suivre – où l’on voit Jarod se lancer dans l’acupuncture d’ailleurs, ça m’a fait marrer de le voir se planter des aiguilles, toujours sans la moindre douleur… mais cette fois, c’était normal.

Cependant, ce qui fonctionnait le mieux à mon sens dans cet épisode était le duo Sydney/Miss Parker. La série quitte de plus en plus le territoire de la simple série procédurale pour aller vers du plus sérialisé, et ça me fait plaisir, car c’est ce que j’aime le plus. En remontant une piste laissée par Jarod, ces deux-là se rapprochent donc bien malgré eux quand ils se retrouvent pris au piège dans un bâtiment prochainement démoli.

Sydney s’est aussi pris une balle de la part de Parker au passage, mais c’était un accident. J’ai aimé l’intrigue puisque pour une fois les flashbacks y sont bien amenés et semblent permettre une vraie construction des personnages sur le moment, de manière logique. Ce qui manque souvent à la série avec les souvenirs de Jarod, c’est finalement quelqu’un à qui il peut en parler pour nous justifier son obsession du moment sur tel ou tel souvenir.

Là, la promesse d’une mort prochaine permet à Miss Parker et Sydney d’évoquer la mort de la mère de celle-ci, et c’est une bonne chose puisqu’on sent que le mystère s’épaissit : il faut comprendre les raisons de son suicide dans l’ascenseur – ou de son meurtre – et les souvenirs des deux personnages sont de plus en plus précis pour nous qui suivons tout ça. Le fil rouge devient d’un coup beaucoup plus prenant.

Bien sûr, les deux personnages ne sont pas vraiment en danger et sont sauvés à temps, grâce à Broots les recherchant et grâce à Jarod qui s’inquiète pour eux et donne une piste à Broots. Par contre, cet épisode a un défaut évident : il nous montre que Miss Parker a oublié l’évidence. Si elle veut retrouver Jarod, il lui suffit de jouer avec ses sentiments et de se prétendre en danger : on voit bien qu’il va accourir pour la sauver, car ils partagent des souvenirs eux deux aussi.

Under the Reds - The Pretender S01E16 | TVmazeÉpisode 16 – Under the Reds – 15/20
J’ai moins aimé l’épisode, mais il a tout de même de bons moments. Du côté de l’intrigue « de la semaine », on se retrouve avec un Jarod ambulancier. Ce n’est pas de la qualité des séries médicales que je regarde, hein, et toute l’intrigue m’a laissé perplexe, avec un ambulancier touchant des pots-de-vin quitte à laisser mourir des patients qu’il avait en charge. Je ne sais pas, c’était gros. La relation de Jarod avec le personnel médical était sympa, mais pareil, le côté « ah je vais rester attendre la fin de l’opération », ben non, en fait. Même s’il le voulait vraiment, il aurait du travail à aller faire : une autre intervention, un rapport (ce qui est souligné à un moment)… Eh, tu me déçois Javier Grillo-Marxuach, y a des grosses ficelles !

D’ailleurs, je suis surpris de voir l’omniprésence de ce scénariste dans la série. Je sens souvent sa patte sur les épisodes où il est, parfois dans les répliques, mais surtout dans les twists. Du coup, je me demande si je ne suis pas influencé dans mon visionnage, pas toujours dans le bon sens, car je connais aussi les défauts de son écriture. Peut-être. Je ne sais pas, il y a une piste qu’il faudra que je creuse, mais c’est intéressant de le voir faire ses armes aussi sur cette série.

Quant au fil rouge, il est à nouveau grandement évoqué dans l’épisode grâce à la présence de Jacob, le frère jumeau de Sydney. Clairement, la recherche de Jarod est mise de côté dans l’épisode par Miss Parker et Sydney pour s’occuper du frère qui se réveille et de la culpabilité dévorante de Sydney. À nouveau, ça souligne le fait que Miss Parker n’aurait qu’à menacer de s’en prendre à Sydney pour récupérer bien vite Jarod, mais c’est surtout intéressant car ça renforce encore le duo Parker/Sydney.

Je n’arrive pas à croire que je ne connaissais pas spécialement le personnage de Sydney, qui est omniprésent tout de même. Il chapeaute tout ça et j’ai hâte d’en savoir plus sur la somme de ce qu’il sait, parce qu’à chaque fois, il se comporte comme un innocent qui ne sait pas tout, mais je sens qu’il a plein de secrets à révéler.

Son jumeau en était un, et maintenant, Jarod et Miss Parker le protègent tous les deux, avec un twist bien senti dans l’écriture d’ailleurs. Cette partie de l’épisode sauve la série, mais donc ça confirme que ce que j’aime, ce n’est finalement pas tant le Caméléon, mais bien le Centre…

Bon, et sinon, il donne des antidépresseurs à une souris, si j’ai bien entendu. J’étais à ça d’avoir mon dernier point du Bingo Séries

Keys - The Pretender S01E17 | TVmazeÉpisode – Keys – 17/20
Je n’étais pas convaincu par ce début d’épisode qui reprend comme d’habitude avec Miss Parker suivant une piste pour retrouver Jarod. Cela paraissait lent, avec toujours des flashbacks, mais finalement, c’est un épisode qui va nous apporter pas mal de réponses. Après un détour par une banque où Miss Parker découvre que sa mère a été battue – par son père ? Ça colle avec une dispute, apparemment – elle est ainsi confrontée à son père, qui lui reproche de mal faire son travail.

De son côté, Jarod vient en aide à une orpheline – pour changer – qui a perdu ses parents à cause d’un garde-côte qu’il n’a aucun mal à retrouver et punir. Tellement aucun mal d’ailleurs, que l’épisode en arrive trop vite à ce moment, et on sent qu’on va se diriger vers autre chose.

La tempête Cassandra frappe alors, et à partir du moment où cet ouragan commence, le rythme s’accélère pour l’épisode. Miss Parker retrouve en effet Jarod, et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois à fond dans l’épisode. La petite fille malade, je n’ai jamais eu peur pour elle, mais ça permettait d’ajouter ce qu’il fallait de suspense à l’épisode. Face à cette pression, Jarod est obligé d’aller chercher un antidote, et il le fait en étant menotté et accompagné par Miss Parker.

C’est intéressant car l’on creuse ainsi le fil rouge et les informations autour de la mère de Miss Parker se précisent davantage. Malheureusement, Miss Parker et Jarod se retrouvent alors coincés face à l’homme puni plus tôt par Jarod, et si c’est une excellente chose de les voir prisonniers ensemble, c’était regrettable que ça mette fin à ces échanges où l’on récoltait les miettes qu’il nous fallait pour mieux comprendre l’ensemble de la série.

Sans trop de surprise avec ces personnages, ils se libèrent et se retournent contre leur agresseur, ce qui permet à Jarod de sauver la vie de son ennemie – qui n’a jamais été vraiment une ennemie… C’est intéressant de le rappeler comme ça. Miss Parker finit donc prisonnière de Jarod elle aussi, et il peut donc s’en sortir pendant que l’ouragan la renvoie à ses souvenirs du passé – et à d’autres flashbacks en noir et blanc. La série s’appuie tellement sur les flashbacks, c’est fou qu’on les raccroche tant comme quelque chose de novateur venant de LOST.

Oh, et elle est beaucoup plus jolie dans les flashbacks, cette actrice dis donc. En tout cas, Miss Parker comprend que ce n’est pas son père qui s’est disputé avec sa mère. Cela ne l’arrête pas pour autant d’essayer de s’échapper et d’expliquer à l’homme prisonnier comment tenter de le faire. Il se fait manipuler par Parker, mais celle-ci perd trop de temps tout de même.

Dans tout ça, on continue aussi de suivre Sydney, qui semble mener sa propre intrigue autour de la mort de la mère de Miss Parker. Il confronte donc le père sur ce qu’il s’est passé, avant de partir chercher Miss Parker post-ouragan, car il s’inquiète aussi pour elle !

Le Centre se rapproche de plus en plus de Jarod qui a juste le temps de sauver la petite fille avant leur arrivée. Il leur vole aussi l’hélicoptère au passage, parce que c’est bien plus rigolo comme ça. Bref, encore un bel échec pour le Centre cette semaine, et notamment pour Miss Parker, qui a quand même eu l’occasion de parler longuement à Jarod. Celle-ci s’affirme malgré tout comme la badass qu’elle doit être, en s’en prenant physiquement à l’un de ses boss, qui aurait possiblement tué sa mère, avant de faire pépère la bise à son père. Bon, je veux en savoir plus, vivement la semaine prochaine ; la fin de saison se rapproche.


PS : la série ne peut plus fonctionner de la même manière en cas de reboot quand même… Jarod montre tellement son visage partout avec le même prénom, comment voulez-vous que les réseaux sociaux ne le grillent pas ?

J’ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette)

Salut les sériephiles,

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Voici le SOS d’un sériephile en détresse

Ce soir à 21h, on sera de nouveau en direct sur la chaîne Youtube de Geeleek pour un podcast de 42 minutes. Le thème du jour consiste à parler de séries qui ont un bon concept, mais qui ne parviennent pas pour autant à être de bonnes séries ! L’occasion parfaite pour moi de me lancer dans The Wilds, une production Prime Vidéo parue sur la plateforme en décembre dernier et qui aurait pu m’attirer au premier abord… mais qui était il y a quelques jours une candidate parfaite comme série « anti-moi » afin de marquer un point supplémentaire au Bingo Séries.

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de SériesEt pour cause ! La série a un joli synopsis : des adolescentes difficiles se retrouvent à devoir survivre sur une île déserte après un crash de l’avion qui les menait dans une retraite entre filles, mais très vite, on comprend qu’il y a un mystère derrière tout ça. Le mystère est incarné en partie par le personnage de Rachel Griffiths, la géniale Sarah de Brothers & Sisters, alors la série aurait pu me faire envie sur le papier. Le truc, c’est qu’avant même sa diffusion, la bande-annonce ne donnait pas franchement envie. Et depuis la diffusion de la série le 11 décembre dernier, je n’en entends que du négatif. Vraiment. De tous les horizons (même de certaines élèves, et ça me fait plaisir), les critiques négatives pleuvent parmi les sériephiles.

Une exception notable : les influenceurs adooooorent la série. Hum. Sont-ils payés pour ça ? Je ne sais pas, on va dire qu’ils ne sont peut-être pas sériephiles. Il serait hypocrite de ma part de dire que ça ne plaît à aucun ado parce qu’on voit des tweets qui disent du bien de la série, aussi, et qu’une saison 2 est prévue suite à de bonnes audiences (mais là également, vu la promo, ce n’est pas étonnant).

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Oui, il y aura une saison 2, je sais…

Bon, et si on entrait dans le vif du sujet ? Qu’est-ce qui ne va pas au juste ? Je ne sais pas trop par où commencer, honnêtement. Par le premier épisode sûrement… Comment dire ? C’était pénible à regarder. Les adolescentes sont présentées comme des clichés sur pattes, mais pas tellement des clichés réalistes de ce qu’on pourrait croiser face à des ados difficiles, juste l’image que se ferait des boomers d’ados difficiles. Jeanette GIFs | TenorEt encore, difficiles avec énormément de guillemets, parce qu’on apprend à connaître leur passé, et ça va, on a connu pire.

Le passé, justement. La formule des survivants sur une île déserte avec des flashbacks permettant de les découvrir, elle était originale il y a vingt ans. La série ne parvient pas à surprendre par sa forme, surtout qu’elle nous ajoute une notion d’interrogatoire a posteriori qui ne laisse que peu de suspense sur le futur (à chaque épisode ou presque, on apprend la survie future d’une des ados) et m’a fait penser à l’horrible saison 3 de 13 Reasons Why. En pire, parce que toutes les ados sont des Annie en puissance ; et les inspecteurs sont… peu intéressants, dirons-nous.

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La formule de la série ne surprend pas, bon, ça pourrait encore passer ; même avec des personnages peu originaux. Le truc, c’est que ça ne s’arrête pas là : les personnages ont des passés très clichés, qui forment une collection de tous les traumas possibles pour les ados ; mais elles ont aussi des réactions totalement stupides (eh, si je faisais tomber mon portable dans l’eau ? Si on faisait un concours de construction de cabane pour savoir qui va manger les chips ?), des anecdotes qui les desservent en permanence (je suis fière d’avoir jeté ma pisse sur quelqu’un ???) et des répliques… “There was trauma. But being a teenage girl… That was the real living hell”. Non. Ce sont les répliques de cette série qui sont le « real living hell ».

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Et comme je suis allé au bout de la série, j’ai plein d’anecdotes du genre qui décrédibilisent vachement l’ensemble de la série. La fin du premier épisode (spoiler) nous révèle qu’il s’agit en fait d’une expérience où les filles sont filmées en permanence. Dans quel but ? C’est encore plus drôle : celui de prouver que les femmes peuvent créer une société plus juste et avec un partage des taches plus équilibrés que ce que les hommes ne font.

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptOui, oui, la série endosse un rôle pseudo-féministe tout du long, et c’est ce qui était je pense le plus dérangeant au milieu de plans à fond dans le male gaze. On sent la tentative de l’être, mais c’est un calvaire même de ce point de vue-là. Par exemple, Gretchen nous fait tout un laïus sur les chaussures à talons qui sont horribles à porter et sont clairement un impératif du patriarcat… juste avant de nous dire qu’elle en porte parce que ça lui fait de belles jambes. Genre, non ? Ne déconstruis pas ce que tu tentes maladroitement de construire sous couvert d’une bonne blague ? (qui n’est pas bonne, d’ailleurs). Alors oui, le casting est en grande partie féminin (et on nous en présente certaines comme très intelligentes, hum) et ça passe le Bechdel test à chaque épisode, mais ça ne fait pas tout, et j’ai même l’impression que ça fait plus de mal au message que ça tente de faire passer.

Every step of the way
Une des rares fois où l’une est reprise quand elle se fout des règles d’une autre (?)… et ça se fait juste par un regard, quoi.

De toute manière, les ados entre elles passent leur temps à se bodyshamer ou slutshamer, tout en se disant fan du « girl power »… Humph, ce n’est pas exactement ça la représentation dont on a besoin pour les adolescents, désolé. Pas plus qu’on a besoin de Leah amoureuse de son copain qui ressemble fort à un prédateur sexuel à coucher avec une gamine de 17 ans. On sait quand même que ce genre de série fonctionne vachement sur l’identification aux personnages, et c’est hyper problématique de vendre ça : aucune des filles ne semble vraiment être un modèle (à part peut-être Nora, mais faut voir ce qu’ils lui font faire aux autres) à suivre, or, face à ce type de séries, les ados ont tendance à s’identifier et reproduire.

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(SPOILERS) Trop vendeur cette relation de hate/love, ça me donne envie d’être en couple, dis donc !

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptLa violence survient régulièrement, souvent sans la moindre raison valable (et parfois en allant trop loin toujours sans raison ?), les rebondissements sont franchement déjà vus depuis vingt ans (je veux dire, LOST n’inventait déjà pas l’eau chaude en ce qui concernait les rebondissements liés à la survie sur une île déserte, mais depuis…) et la série n’a pas grand-chose à dire finalement, à part peut-être qu’elle n’a rien compris au féminisme et surfe sur une tendance à proposer des personnages féminins… que je ne peux pas dire complexes tant elles sont toutes le stéréotype de base (l’athlète qui ne peut plus l’être, la catholique en crise de foi, etc.).

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Je n’ai même pas réussi à accrocher à 100% à Toni !

Il y aura tout de même une saison 2, et je suis sûr que je vais la regarder, parce que ça fait un bon fond sonore en travaillant. Et puis, on avait des questions sans réponses en fin de saison 1 (eh, spoilers) avec des cliffhangers parfaitement inattendus, en plus ! The Wilds GIF by Amazon Prime VideoGenre, EVIDEMMENT, il y en a une en danger de mort et COMME PAR HASARD, on ne l’a jamais vue dans le futur dis donc. Ah, et la base scientifique de la série qui nous dit qu’on veut prouver que les filles sont meilleures que les mecs à créer une société juste ? Il faut le prouver, avec la même expérience concernant des mecs, of course. Je peux déjà parier que le fils de Gretchen en fera partie ; il correspond à la définition « à problème » puisqu’il a tué le copain de Nora (à cause du patriarcat bien sûr).

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de Séries
La série a aussi tendance à se reposer sur la musique parfois, et c’est peut-être l’un des rares trucs positifs à en dire, ça, j’ai bien aimé.

Non, vraiment, j’ai cherché, j’ai tenu jusqu’au bout, mais la saison 1 obtient l’improbable moyenne de 9,6/20, bien moins que Riverdale encore. Les acteurs sont (parfois) bons dans la série de la CW… là, non, on voit qu’ils ne savent pas ce qu’ils jouent et sont mal dirigés. Au cas où, les notes des épisodes sont, dans l’ordre : 6, 7, 9, 9, 12, 10, 11, 11, 8 et 13. Cinq épisodes avant d’y mettre la moyenne ! Hâte d’en parler ce soir dans 42 minutes !

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Bordel, j’avais déjà oublié cette scène, c’est si ridicule !