Bonne nuit (aka blabla du vendredi soir)

Salut les sériephiles,

Il faut vraiment que je me fasse une raison avec le vendredi soir : je n’y arrive pas, et puis c’est tout. Pourtant, j’aurais bien eu envie de regarder un petit épisode de WandaVision ce soir, mais plutôt un dans le style des premiers, histoire de rire un coup et d’évacuer la fatigue accumulée.

wandavision – foolish watcher

Les semaines paraissent de plus en plus interminables à mesure que l’année se déroule, et c’est principalement parce que les protocoles sanitaires sont aussi contraignants qu’inefficaces et inutiles. Forcément, ça casse un peu le moral de voir pendant la journée quatre élèves être emmenés en plein milieu d’un cours pour être placé en isolement, parce que cas contact d’autres élèves ou membres de famille positifs. À ce rythme-là, il n’y aura plus grand-monde la semaine prochaine là où je travaille ; si tant est que ce n’est pas moi qu’on finisse par venir placer en isolement. Et au gouvernement, on nous dit qu’on est inquiets, mais bon, continuons comme si de rien n’était. L’essentiel est apparemment de confiner les week-ends ?

Je m’éloigne vachement des séries, mais c’est parce que j’avais prévu un article en rapport avec le retour de Grey’s Anatomy ce soir. Je disais la semaine dernière que je ne l’attendais pas plus que ça, et c’est encore le cas, mais ça me motive d’avoir Google qui a tenté de me spoiler en début de soirée : je déteste les spoilers et je fais toujours tout ce que je peux pour passer au travers. Ne tweetez pas sans prévenir, donc.

Grey's Anatomy GIF | Greys anatomy, Meredith grey, Anatomy

Voir aussi : Comment éviter les spoilers (de Grey’s Anatomy aujourd’hui) ?

De toute évidence, je ne regarderai ce retour de la franchise du Shondaland que demain et j’angoisse énormément de me faire spoiler d’ici là, mais bon, la fatigue est là alors j’ai juste regardé un film pas trop prise de tête dans la construction. Il faut bien évacuer la fatigue, on a dit. La fatigue du vendredi est d’autant plus présente ce soir que je me suis levé plus tôt encore, avec un bon réveil à 6h20. L’avantage, c’est que ça m’a même permis de voir un épisode au lever du soleil pour le Bingo Séries. L’inconvénient, c’est que je voulais que ce soit le dernier Walker, mais il n’était même pas encore disponible. NCIS a eu la bonne idée de m’accompagner… et d’être à deux doigts de me faire pleurer dans le train avec son épisode 9 (et son absence totale d’évolution sur les questions de féminisme après 18 saisons ?).

Jethro Gibbs Ellie Bishop GIF by CBS - Find & Share on GIPHY

C’est n’importe quoi, franchement, la facilité scénaristique et les grosses ficelles se mettent à avoir un impact sur moi, au secours. Il faut dire que la série a réussi à capitaliser sur les émotions fortes en trois épisodes, jouant beaucoup sur les impacts du covid sur nos agents préférés. Là-dessus, c’est tout de même assez fou de se dire qu’il y a un an pile, Macron annonçait la fermeture des établissements scolaires. Je ne veux pas faire une fixette, mais si c’était si important de les fermer l’an dernier pour limiter la propagation du virus, ce n’était pas pour rien. Je suis pour l’ouverture au maximum – mais pas tellement quand il y a des risques visibles (et psychologiquement, c’est de la torture).

Season 1 Episode 7 Nbc GIF by Zoey's Extraordinary Playlist - Find & Share on GIPHY

Un an… Il y a un an, je venais juste de quitter mes collègues géniaux couvert de cadeaux quand j’ai appris cette décision. Cela me paraît beaucoup plus qu’un an en ressenti et en fatigue, mais beaucoup moins en même temps. Je n’ai pas du tout l’impression que la saison 1 de Zoey’s Extraordinary Playlist a été diffusée il y a si longtemps que ça, par exemple. J’ai encore en tête ma petite routine du confinement avec le télétravail, Westworld et Zoey comme si c’était hier. Prêt à recommencer demain, comme ça.

Et je vais m’arrêter là pour ce soir, pardonnez ce fil incohérent de pensées. De toute manière, c’est aussi à ça que sert un blog. Non ?

Sept clichés TV sur… Le Covid19 !

Salut les sériephiles,

Hier, je vous disais que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire mon article, avant de me lancer dans un verbiage de 1500 mots sur la fin de LOST. J’aurais mieux fait de me contenter de l’article prévu, mais le voici enfin ! Comme hier, il m’est partiellement inspiré par Geeleek et Morgane, parce qu’ils n’ont pas encore assez de séries parlant du covid19 à leur actif pour réussir à en faire un podcast de 42 minutes. Qu’à cela ne tienne, j’en fais un article de mon côté… Comme ça, il y aura un article sur mon blog quand ils se décideront à faire ce sujet de podcast, dans un an !

Bref, en attendant, il y a un certain nombre de séries de networks qui ont fait face à l’actualité et ont décidé de parler du covid19 dernièrement ; alors forcément, il y a déjà certains clichés qui ressortent. Sont-ils vraiment représentatifs de notre vie ? Pas forcément… Y aussi des trucs très américains. Ne vous inquiétez pas, c’est majoritairement sans spoiler ; je ne donne pas de détails explicites.

Voir aussi : Sept clichés TV sur le couvre-feu

Top 30 Greys: Season 11 GIFs | Find the best GIF on Gfycat

1) Les conversations en visio ont pris une place prépondérante dans nos vies, comme dans Grey’s Anatomy

S’il y a bien une série marquée par la pandémie cette année, c’est celle-ci… Mais outre l’hôpital qui est en manque flagrant de moyens et les patients qui tombent tous malades, ce qui est flagrant avec la série de Shonda Rhimes, c’est l’omniprésence des conversations en visio pendant une pandémie. Ce n’est pas vraiment une surprise : la série a toujours aimé les conversations téléphoniques en visio… mais là, ça devient carrément un incontournable. Et s’il est évident que oui, les conversations en visio se sont imposées pendant le premier confinement, je n’ai pas tellement l’impression qu’elles perdurent autant depuis. C’est donc à la fois VRAI et FAUX : de mon côté, je n’en fais pas beaucoup plus qu’avant, et je les privilégie toujours pour retrouver des amis habitant loin… En fait, j’en faisais déjà suffisamment avant pour que ça ne change que partiellement ma vie (cela dit, cette série aussi, le gif ci-dessus date d’il y a six ans !). Quitte à parler de cette série toutefois, et c’est un chouilla spoiler, soulignons tout de même qu’il reste dangereux de se servir des conversations en visio pour tenter de retrouver une vie sexuelle, même avec un partenaire de confiance. Personne n’est à l’abri de se faire hacker…

Voir aussi : Le coronavirus, la France et les séries américaines

torres & bishop | Ncis, Ncis funny, Ncis cast

2) On connaît tous quelqu’un qui a eu le Covid, comme dans NCIS

C’est valable dans à peu près chaque série de l’article, mais NCIS a marqué un coup fort dans son premier épisode traitant de la pandémie. Je n’en dirais pas plus, mais sans aller jusqu’à ce coup fort, il faut bien remarquer que depuis la reprise des séries de networks en novembre, on découvre de plus en plus de personnages dont la vie a été impactée personnellement par ce satané covid19. En même temps, c’est bien normal, et c’est un reflet de la société en 2020. De la société américaine, plus durement touchée que nous, oui, mais aussi de la nôtre. À mon échelle, j’ai de la chance de ne connaître que deux personnes qui sont passées par l’hospitalisation (et sans réa, en plus), mais ne nous leurrons pas : on connaît tous quelqu’un qui l’a eu, et tous quelqu’un qui a en plus subi une forme plus ou moins grave. C’est donc parfaitement VRAI.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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3) On porte le masque en toutes circonstances, comme dans Station 19

Les pompiers font du jogging dans des parcs municipaux en portant le masque, et ça me rend totalement dingue. Je ne sais pas si c’est une vraie norme aux États-Unis ou si c’est juste pour le principe de faire prendre conscience aux gens qu’il faut porter le masque partout, mais pour le coup, en tant que français, ce cliché est FAUX. Oui, il faut encore le porter dans la rue malgré le plein air, mais chaque fois que je croise un joggeur, il ne porte pas le masque et je mets une bonne distance entre ce joggeur et moi. Courir avec un masque, c’est bien compliqué, j’ai essayé pour choper mon bus (j’ai même réussi, d’ailleurs) et je ne recommande pas cette pratique. Du tout. D’ailleurs, le port du masque pour draguer comme le fait Vic ? Je n’y crois pas tellement non plus.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

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4) Les masques sont mis n’importe comment, comme dans New-York Unité Spéciale

Si je ne recommande pas de porter un masque pour faire du sport, ça n’empêche que je fais partie des gens qui croient plutôt pas mal en la science et donc en l’utilité d’un port du masque, s’il est fait correctement. Sibeth avait raison : nous ne savons pas les porter. Combien de gens voient-on avec le nez sortant du masque, ou le masque sur le menton, ou le masque bien mis, mais réajusté à mains nues en permanence avant de se frotter les yeux, ou… ? C’est insupportable. Je ne suis pas un exemple parfait, je vous rassure, vous vous doutez bien que moi aussi j’ai des gestes foireux quand je donne sept heures de cours avec dans la journée ; mais il y a quand même des moments où ça ne paraît pas si compliqué de faire bien les choses. Dans New-York Unité Spéciale, on a toutefois un bon exemple de masques mis de manière parfaitement aléatoires. Les masques sont parfois là pour nous rappeler qu’il y a une pandémie, mais on ne sait pas trop ce qui motive les personnages à le mettre : ils peuvent marcher dans la rue sans masque et le mettre une fois qu’ils se séparent ; le retirer au beau milieu d’un hôpital, mais le mettre dans un restaurant et, très souvent, le retirer quand il y a besoin de parler. Mouais. Tout de même, je me dois de souligner qu’un épisode m’a fait mourir de rire : Amanda met son masque pour aller arrêter une nana, mais une fois celle-ci au commissariat, elle l’interroge sans qu’aucune d’elles ne portent de masque. Soit, il y a de la distance, n’est-ce pas ? Non : elle lui hurle dessus à deux centimètres de distance et, sérieusement, ON VOIT les postillons. Beaucoup trop drôle… D’ailleurs, elle a recommencé dans l’épisode de la semaine dernière dans un bar ! Malheureusement, ce cliché est principalement VRAI… PS : ne changez pas de masque dans un commissariat américain, ils s’en servent pour récupérer votre ADN sans votre consentement aha !

Voir aussi : Le Crève-coeur, une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

madison this is us | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

5) On psychote sur l’état de santé des gens, comme dans This is us

Ce point précédent sur les postillons d’Amanda est assez révélateur de l’état d’esprit dans lequel on vit désormais nos vies : difficile de ne pas se sentir détraqué par la pandémie quand on regarde des films ou séries et qu’on repère toutes les situations à risques, non ? This is us rend bien compte de ce cliché parfaitement VRAI, avec des personnages qui n’arrêtent plus de se poser des questions sur les dates du dernier test ou la fiabilité des quarantaines des uns et des autres. Si ça paraît parfois un peu excessif dans la série parce que nous n’avons pas tout à fait les modalités (et facilité d’accès au test ?), c’est extrêmement réaliste de nous montrer cette peur insidieuse qui fait partie de notre quotidien. Et rien que pour ça, j’adore les séries. Par contre, les câlins à distance, faut vraiment calmer les américains.

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Season 4 Help GIF by 9-1-1 on FOX

6) On a de nouvelles routines plus hygiéniques, comme dans 9-1-1

Dans le même ordre d’idée, un certain nombre de séries nous montre bien l’invasion de gel hydroalcoolique et/ou de tests de température avant d’entrer sur un lieu de travail. 9-1-1 a fait un bon travail à nous montrer certaines routines concernant la maison, que ce soit se changer entièrement en rentrant d’un hôpital, se laver les mains chaque fois qu’on rentre ou se faire livrer les courses avec une bonne distanciation. Tous ces clichés sur les nouvelles routines et les protocoles sont VRAIS. On ne se rend même plus compte du nombre flagrant de nouvelles habitudes qu’on a, même si l’on n’est pas de ceux qui psychotent et même si l’on est une de ces personnes portant mal le masque (si c’est votre cas, remettez vous quand même en question svp, il y a des personnes à la santé plus fragile que la vôtre, soyez un peu altruiste ?). Quant à moi qui travaille dans un établissement scolaire, les protocoles sont critiquables, certes, mais le gel à mettre sur les mains de tous les élèves au début de chaque heure (minimum) suffit à souligner que si, si, on a de nouvelles routines, c’est bien VRAI.

Voir aussi : The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

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7) La distanciation nous fait réfléchir différemment sur nos relations, comme dans Charmed

Rassurez-vous, la série ne traite pas directement du coronavirus… mais elle le fait à sa manière, avec un problème de magie qui impose de respecter une certaine distanciation. J’ai adoré ce twist, qui est une belle manière de traiter la pandémie en simplifiant très légèrement le tournage pour eux et en abordant certains points avec nous. Ainsi, les sœurs sont obligées de mettre en place de nouvelles routines pour ne pas se faire avoir par une distanciation insuffisante, ce qui est plus propice à l’humour qu’à la réflexion sur la pandémie – et puis, au sein d’une même maison, on a moins besoin d’une telle distance (quoique, il y a les cas contacts et tout). En revanche, là où j’ai particulièrement aimé le dernier épisode, c’est lorsque la série s’est mise à évoquer la difficulté d’une relation sociale (et pas qu’amoureuse, d’ailleurs) sans son aspect physique. Nous sommes des êtres qui avons besoin de relations physiques (et pas que sexuelles, hein), et c’était bien de le souligner au détour d’une ou deux répliques. Je sais que tout le monde n’y a pas forcément réfléchi, mais j’ai quand même envie de dire que c’est un cliché VRAI, parce que j’ai eu des conversations sur le sujet avec des collègues ou des amis.

Voir aussi : Sept clichés TV sur… le confinement

GIPHY's Most-Viewed GIFs of 2020. 2020… how do we even begin to describe… | by GIPHY | Medium

Et pour conclure l’article, difficile de ne pas souligner une dernière tendance de certaines séries, et particulièrement la franchise 9-1-1 en abusant un peu, qui est un cliché on ne peut plus VRAI : tout le monde s’accorde à dire de 2020 est une année de merde, qui ne peut pas devenir pire ou qui est un flou total car personne n’y a rien fait – ou y a fait la même chose tous les jours. Bref, il y a un impact psychologique de cette pandémie, c’est indéniable… même si moi, j’ai bien aimé quand même mon année 2020, sorry not sorry.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

Le Crève-coeur : une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

Salut les sériephiles – et les lecteurs,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma dernière lecture, que je viens tout juste de terminer, au détour d’un après-midi de vacances. Il s’agit d’un livre intitulé Le Crève-cœur, paru le mois dernier aux éditions Michel Lafon. Le livre est écrit par Maxence Fermine, qui n’en est pas à son premier roman… mais qui livre ici un étrange roman, entre fiction et réalité – entre poésie et fiction comme le souligne sa biographie en couverture, puisqu’il nous propose le témoignage d’un homme atteint de la maladie du Crève-cœur, une pandémie qui le touche un matin de mars 2020…

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Difficile de ne pas voir où Maxence Fermine veut en venir, mais ce qui m’a vraiment intéressé ici, c’est que l’auteur a lui-même contracté le covid en mars. Bref, ce livre est son témoignage, mais sous le couvert de la fiction, qui permet de rendre plus poétique certaines choses, d’en taire d’autres, d’apporter son point de vue… J’ai toujours aimé l’autofiction, alors quand j’ai découvert en janvier ce livre, j’ai tout de suite demandé à le recevoir – et je remercie beaucoup les éditions Michel Lafon qui ont accepté de me l’envoyer pour que je vous le présente.

Je ne regrette ni ma demande, ni ma lecture : le livre était vraiment intéressant, surtout pour moi qui trouve important de voir/lire des histoires sur la pandémie actuelle. Le coronavirus n’y est jamais nommé, remplacé par ce « Crève-cœur » une maladie provoquée par des abeilles entrant dans un hôte devenant une victime dans le corps de laquelle un essaim de guêpes peut habiter… jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse parfois par lui crever le cœur et le tuer.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

L’image est quelque peu étonnante, mais voilà donc ce que semble ressentir l’auteur qui a été atteint, même s’il le nuance dans un passage du roman, précisant que ce n’est pas que ça. Et c’est probablement la partie la plus intéressante du roman : non, le coronavirus, ce ne sont pas que quelques symptômes, ça a un impact bien plus grand. Sans spoiler, le roman commence en mars 2020, mais Maxence Fermine nous décrit des symptômes qui durent pendant plusieurs mois.

Quand on n’est pas touché par la maladie, on a tendance à oublier l’après ; j’ai de mon côté été épargné par le coronavirus – ou j’en ai eu une forme asymptomatique, probablement, je ne le saurai jamais – mais j’ai trouvé que le roman commençait à nous faire imaginer l’enfer que les formes les plus graves représentaient. Le témoignage est prenant, précisément parce qu’il y est question de hauts et de bas, de rechutes, d’évolution des symptômes et de la maladie…

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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Bien sûr, difficile de survivre à 2020 et de la romancer sans apporter aussi son point de vue. Loin de se contenter d’une fiction décrochée de la réalité, Maxence Fermine propose son analyse politique au travers de quelques phrases ou de chapitres. Tous les chapitres sont brefs, ce qui fait que le livre se lit assez facilement et rapidement, et tous ont pour titre le nom d’une œuvre.

Ce dernier point est important : au-delà du témoignage, ce roman est un hommage à la littérature qui, peut-être, le rend difficile d’accès par moments. De nombreuses références parsèment tout le roman, et pas que le titre du chapitre puisqu’on y trouve des citations insérées dans le récit, soit de manière explicite avec une référence claire, soit de manière implicite. Le livre devient ainsi un véritable palimpseste, ce qui était sacrément plaisant en ce qui me concerne – mais je suis professeur de français, aussi.

Les frontières entre la réalité et la fiction sont bien souvent floues, et il est compliqué de démêler le vrai du faux, surtout quand on ne connaît pas l’auteur personnellement. Il y a des pistes vraiment prenantes, cela dit, à commencer par l’onomastique qui joue parfois avec le lecteur (le docteur Placebo, vraiment ?) ou par la profession du personnage principal : auteur.

Tout ne m’a pas forcément plu pour autant dans le roman, avec des passages partant un tout petit peu trop loin dans la métaphore – à mon goût, en tout cas. J’ai même eu un moment où je me suis demandé si j’allais vraiment accrocher ; mais finalement, la curiosité a fonctionné sur moi. Je ne suis pas tout à fait fan du personnage principal qui nous raconte tout son calvaire, d’ailleurs, et certains traits de son caractère semblent forcés… mais il est en plein calvaire, alors pourquoi pas ?C’est une étrange relation qui se noue entre le lecteur, le personnage et, peut-être, l’auteur. De mon côté, je me suis rendu compte que je m’attachais malgré tout à la compagne du personnage principal, qui l’aide aussi dans ce calvaire puisqu’elle est infirmière.

Voir aussi : Huit mètres carrés de Hadrien Raccah

Difficile enfin de terminer un roman sur une pandémie encore en cours, mais le choix qui est fait ici est à la fois logique et efficace. Je m’attendais à certains passages de cette fin de roman, certes, ce qui ne les rend pas pour autant moins marquant ou prenant. Finalement, je ne peux donc que vous recommander de lire ce Crève-cœur: il nous ouvre les yeux sur la réalité de cette maladie, il nous permet malgré tout de nous évader de la réalité par la littérature. Bref, une autofiction réussie, que je suis content d’ajouter à ma bibliothèque.

Le livre est paru en janvier 2021 au prix de 16€95 en France.

Mes derniers coups de… #37

Salut les sériephiles,

Eh, joliment joué, Jérôme, pour une fois que tu tombes à peu près en milieu de mois pour la publication de cet article, tu débarques le 16 sur un mois de 28 jours, alors ce n’est plus tout à fait le milieu… Bon, c’est quand même mieux que le mois dernier où j’ai sorti l’article le 26, cela dit ! Trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

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Coup de cœur : Ce pourrait être le même que le mois dernier, mais tout de même, je me suis dit que ce serait de l’abus de ma part. Par conséquent, je vais simplement faire du forcing en vous parlant à nouveau de Are you afraid of the dark?, même si c’est quasiment quotidien depuis dimanche. Il faut dire que j’avais beaucoup aimé les trois épisodes de la saison 1 et que cette saison 2 – qui sera deux fois plus longue – commence vraiment bien. Même que j’ai sursauté à un moment ! Concrètement, il s’agit d’un reboot de la série Fais-moi peur, où des enfants se réunissaient à minuit pour se raconter des histoires d’horreur… avec une fâcheuse tendance à les vivre également. Regardez ce reboot, il vaut le détour, on s’amuse bien, on frisonne un peu, c’est bien foutu !

Résultat de recherche d'images pour "gif kevin pearson"Coup de mou : J’accroche plutôt bien aux séries que je regarde en ce moment, mais le tout dernier This is us m’a déçu… Il était pourtant bien comme épisode, mais j’en attendais beaucoup plus, et après des semaines d’attentes, il n’a pas eu l’impact émotionnel que je souhaitais. C’est dommage, et ça en fait un coup de mou, même si l’épisode n’était pas catastrophique : ils nous ont habitué à beaucoup mieux.

Résultat de recherche d'images pour "gif wandavision sfx"Coup de poing : C’est donc ici que je vais recommencer à évoquer WandaVision ! Vous le savez déjà, j’adore cette série qui prend le parti de se moquer de la télévision, avec une parodie-hommage à un tas de sitcoms des années 60 à nous jours. Cela fonctionne à fond, et c’est une moquerie gentille qui sait de quoi elle parle… Difficile de ne pas adorer, donc, mais on est loin du coup de poing. Le coup de poing, ce sont les effets spéciaux impeccables et impressionnants de la série, avec parfois des scènes exceptionnelles. Le début de l’épisode 4, depuis le temps que j’attendais cette scène, franchement !

Résultat de recherche d'images pour "gif zoey playlist depressed"Coup de blues : Le mois dernier, je vous disais que les saisons allaient et venaient à un rythme super rapide en ce moment avec le covid et que je n’arrivais pas toujours à suivre. Ben figurez-vous que c’est encore le cas ce mois-ci. Ben oui. J’ai découvert que Zoey’s Extraordinary Playlist était partie en pause pour quelques semaines après l’épisode de mercredi dernier… et je ne suis pas d’accord. Idem pour NCIS, qui vient juste de revenir. C’est un enfer. En plus, Zoey va changer de case horaire pour son retour… et ça ne m’arrange pas, parce qu’elle sera désormais dispo le lundi (comme l’an dernier, donc) alors que je l’aimais bien le mercredi.

Coup de vieux : Pas encore ! Revenez dans quatre jours, j’aurais un an de plus au compteur, donc peut-être un peu plus de choses à vous raconter ici. Sinon, j’ai vu Palm Springs il y a deux jours, et je dois mal vieillir, parce qu’Adam Samberg que je ne supportais pas dans Brooklyn Nine-Nine au point d’abandonner la série m’a bien fait rire. Comme quoi…

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Coup de barre : Finirai-je un jour le visionnage de Riverdale ? Rien n’est moins sûr. Cela fait donc un mois et demi que je stagne à 19 épisodes d’écart avec la diffusion américaine, et ça me fatigue. Il faut que je me cale un aprèm pour en voir au moins six histoire d’avoir l’impression d’avancer, parce que là, c’est une course sans fin que je suis en train de me taper avec cette série. Et la qualité de la série… bon dieu, ça me donne envie de dormir à chaque épisode, c’est pour ça que je n’avance plus !

Résultat de recherche d'images pour "gif wandavision pietro"Coup de bol : Hey, je vais parler une seconde fois de WandaVision… mais comment ça se fait que jusqu’ici j’échappe aux spoilers ? Je ne comprends pas comment je peux passer au travers de certaines révélations absolument dingues qui sont faites alors que je vois chaque épisode limite le lendemain de sa diffusion. C’est fou. Je pense qu’ironiquement, ça a à voir avec mes journées de 7h au collège le vendredi, parce que c’est clair que sur place, j’ai peu le temps de regarder mon portable (déjà que je le regarde aussi peu que possible de manière générale avec le mode silencieux). Je vous rassure cela dit : cette semaine, ça ne sera pas possible pour moi d’attendre le lendemain, puisque je ne suis pas dispo samedi…

Résultat de recherche d'images pour "gif tarlos"Coup de gueule : Eh, je vais me calmer avec la gestion du covid et plutôt faire un coup de gueule contre la FOX, une fois de plus. Il va bien sûr être surtout question de la franchise 9-1-1, parce que vraiment, le gaybait devient insupportable. Entre un personnage dans la série-mère dont on nous fait cultiver l’impression qu’il pourrait être bisexuel – voir gay refoulé depuis toujours – pour finalement nous faire comprendre que non, l’intrigue prévue est toute autre (!) et le couple gay de 9-1-1 Lone Star qui est mis en avant dans chaque promo de la saison 2 pour voir plein de scènes finalement charcutées lors de la diffusion (alors qu’on les a vues dans la promo, comme ce gif juste ici, allô ?)… on se fout de notre gueule. Et ça me soûle, on vous voit, les dirigeants de la FOX !

Résultat de recherche d'images pour "gif svu season 22"Coup de tête : Ce mois-ci, j’ai donc pris la décision de me mettre un peu plus sérieusement à New-York Unité Spéciale. J’avais déjà vu une partie de la saison 21, mais pour la saison 22, ma curiosité était titillée : la série aborde à la fois le covid19 et le mouvement #BlackLivesMatter. Autant le dire tout de suite : je vais regarder toute la saison je pense, car j’ai beaucoup accroché… Je n’ai pas trop envie d’en faire un article par épisode tout de même, donc j’en parlerai plutôt en fin de saison, mais elle vaut le coup, j’aime beaucoup le traitement de l’actualité qui est proposé – même s’ils me font criser sur le port du masque parfaitement aléatoire tout au long des six épisodes. Et puis, OK, je ne la regarde pas tout seul, ça aide aussi.

Résultat de recherche d'images pour "gif ncis season 18"Coup tordu : Humph, attention, ce coup implique de gros spoilers sur la saison 18 de NCIS. Concrètement, après des mois à nous faire un flashback interminable et pas si intéressant que ça, la série revient et aborde enfin la pandémie mondiale… pour mieux nous balancer en 2021 sans nous parler du tout de la manière dont les personnages ont vraiment vécu la quarantaine ? Et elle revient pour un épisode avant une nouvelle pause ? Et Maria Bello va bientôt partir, en plus ? Et pour couronner le tout, les scénaristes tuent hors-écran un personnage secondaire très peu vu dans la série (mais important tout de même), juste histoire d’avoir une victime du covid dans les proches de nos personnages ? Pardon ? J’ai vécu tout l’épisode comme une suite de coups tordus, franchement.

Coup de pub : Ils n’en ont pas vraiment besoin, mais Disney + va être à l’honneur pour mon coup de pub. Dans trois jours, ils sortent en effet un film pour enfants – Flora & Ulysses – qui a la bonne idée de réunir Alyson Hannigan et Dani Pudi au casting. J’ai tellement hâte de voir ça, ça va être marrant !

La semaine prochaine, la plateforme s’agrandira également avec l’arrivée en France de « Star », une nouvelle partie du catalogue qui devrait être tout de même intéressante en réunissant une grande partie du catalogue ABC (le Shondaland, donc, mais aussi LOST ou Desperate Housewives), mais aussi quelques productions françaises pour respecter nos lois… C’est le retour de Fais pas ci, fais pas ça et des Bracelets rouges sur une offre de streaming à laquelle j’ai accès, je suis heureux !

Résultat de recherche d'images pour "gif charisma carpenter angel"Coup de grâce : Après mon article sur le Whedongate il y a quelques jours, le casting a continué de se manifester sur les réseaux sociaux pour apporter son soutien à Charisma Carpenter. Cela fait super plaisir, qu’il s’agisse du Trio de la saison 6, des scénaristes – Marti Noxon a tourné le dos à Whedon sur ce coup-là, je ne m’y attendais pas du tout et ça m’attriste vraiment d’avoir confirmation qu’il est un connard si même elle s’y met – ou de David Boreanaz, qui m’a fait mentir à téléphoner à Charisma Carpenter dès la parution de son témoignage et à ne tweeter que quelques jours plus tard… Par contre, Nicholas Brendon est vraiment le coup de grâce : après être tombé à cause de verglas, si j’ai bien suivi, il se retrouve à devoir subir une intervention chirurgicale. Du coup, il demande un délai avant d’en parler, ce qui est bien compréhensible de toute manière (faut encaisser la nouvelle et il a lui-même été condamné pour avoir menacé sa compagne avec un couteau)…

Résultat de recherche d'images pour "gif his penis got diseases buffy"… mais il le fait en précisant qu’il a l’anus et le pénis paralysés, lui donnant constamment envie d’aller aux toilettes sans savoir vraiment si quelque chose est en train de sortir ou non. Beaucoup trop d’informations, mec. J’étais mort de rire, mais vraiment, c’est un coup de grâce parfait.

♫ His penis got diseases from a Chumash Tribe ♫