Les personnages qui m’ont fait fantasmer en 2020 (4)

Salut les sériephiles !

Horreur, malheur, j’ai un TFSA de retard ! Dire que j’ai tenu plusieurs années en suivant le rythme hebdomadaire, et voilà. Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisse pas tomber, surtout qu’il s’agit là d’un des thèmes de Tequi les plus attendus chaque année : les personnages qui font fantasmer. Et avec tout un tas de séries qui prennent fin en 2020, c’est la dernière occasion pour moi de parler de certains personnages avant qu’ils ne soient plus au goût du jour, quand d’autres séries n’ont pas été diffusées cette année et ne peuvent entrer dans le classement selon les critères que je me fixe… Aaaaaaah. Les choix furent draconiens pour cette quatrième édition, alors comme l’an dernier, ce sont deux tops 5 que je dresse !

Voir aussi mes tops de : 2017 | 2018 | 2019

Top 5 Moments 'This Is Us' Represented For Natural Hair - xoNecole: Women's Interest, Love, Wellness, Beauty

  1. Beth (This is us)

J’ai toujours tendance à l’exclure des tops, alors que chaque année, elle s’impose comme mon personnage préféré dans cette série. Elle est d’une patience incroyable et à toute épreuve, elle est intelligente, drôle, magnifique et sensible… Pourquoi ne serait-elle pas dans ce top sur les femmes qui font fantasmer, hein ? Vraiment, Beth a tout pour elle.

Amazing Emori 😍 #the100 #emori #luisad'oliveira (With images) | Pretty people, Icon, The 100

  1. Emori (The 100)

Chaque année, je cite pourtant Echo, mais pour cette saison finale, c’est Emori qui a toutes mes faveurs. Au milieu d’une saison finale ratée où beaucoup de personnages ont des évolutions douteuses – à commencer par Echo et ses constantes voltefaces en cours de route ?, Emori est un phare qui me guide. Dès son arrivée en saison 2, j’ai bien accroché au personnage de voleuse prête à tout pour survivre, mais plus le temps a passé, plus elle est devenue un objet de fantasme évident. En plus d’être maligne et de tout faire pour survivre, elle est maintenant aussi sacrément intelligente avec Raven lui ayant appris plein de choses. La voir avec un peu plus de pouvoir était plaisant et je trouve que les scénaristes lui ont donné un joli rôle cette année – tout comme Murphy, d’ailleurs. J’espère que les derniers épisodes ne viendront pas tout casser !

abigael caine | Tumblr

  1. Abigael (Charmed)

Exit Maggie, sorry, bonjour Abigael, cet ajout au casting de la saison 2 qui sortait d’absolument nulle part mais qui s’est avéré carrément efficace. Abigael cumule pas mal de choses que j’adore de manière habituelle chez mes personnages préférés : elle a une réparti à toute épreuve, un côté très bitchy et du pouvoir dont elle sait se servir. Certes, la série n’est pas toujours un exemple de réussite et d’idées grandioses, mais je suis super heureux de l’ajout d’Abigael au casting. En plus, ça fait un personnage totalement inédit, mais ça recoupe l’idée d’une quatrième sœur maléfique exploitée plein de fois dans la série ou dans les fanfics. Elles ne sont pas de la même famille, oui, mais au bout d’une saison, c’est tout comme. J’aime Abigael, et ça me donne envie de vite découvrir la saison 3 maintenant !

23 times Margo from "The Magicians" was the High King of sass

  1. Margo (The Magicians)

Ce n’est une surprise pour personne que Margo se retrouve dans ce top, mais je ne cherche pas spécialement à surprendre cette année, puisque la série étant terminée, il me fallait absolument réussir à parler d’elle une fois de plus. Margo, c’est la classe incarnée, que vous le vouliez ou non. OK, elle n’est pas toujours polie, mais eh, elle est magnifique, elle est directive, elle a des ovaires bien imposants comme il se doit et… pfiou, c’est juste une Queen. Le fantasme est total, elle me manque déjà énormément, je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on ne retrouvera pas la série. Syfy, t’as déconné sec là !

bestofbennet - best of bennet Tumblr Blog | Tumgir

  1. Daisy Johnson (Agents of S.H.I.E.L.D)

Voir aussi : Chloe Bennet (#45)

Si entre les saisons 1 et 7, mon fantasme sur Skye s’est un peu atténué, je trouve que sur les deux dernières saisons, Daisy était carrément magnifique ! Que s’est-il passé ? En saison 1, j’adorais sa naïveté et son insouciance en tant que Skye et elle me plaisait bien… En cours de route, la vie s’est compliquée pour elle et je n’accrochais plus tellement à certaines de ses décisions, et en ce qui me concerne, le fantasme est toujours terni quand je n’accroche plus au personnage. En revanche, sur les saisons 6 et 7, tout allait bien ! Cette année, impossible de ne pas la shipper, et dès l’an dernier, sa nouvelle coupe de cheveux était à tomber par terre. Bref, à la fois belle, intelligente et charismatique, il faudrait être vraiment difficile pour ne pas fantasmer sur Daisy !


Sinon, je vais spoiler la saison 7 de la série avec mon numéro 1 du classement mecs, je préviens tout de suite ! Et côté mecs, donc ? J’ai eu l’impression que je n’allais pas réussir à en trouver cinq, et puis finalement, à faire le tour des séries, on finit toujours par trouver plus que nécessaire !

Voir aussi mes tops de : 2017 | 2018 | 2019


  1. Siddiq (The Walking Dead)

Performance de la semaine : Avi Nash (#63)

Oui, oui. Bon, je vais spoiler aussi sur ce coup-là d’ailleurs, donc si vous n’êtes pas à jour, passez votre chemin. Siddiq, c’est un personnage que j’aimais bien dès son introduction, peut-être parce qu’il a réussi à nous débarrasser de Carl, et que ça, c’était une sacrée bonne idée, n’en déplaise aux fans. Dans ce début de saison 10, je trouve qu’il était au top de sa forme physique. Certes, côté mental, ce n’était pas fou, mais j’ai vraiment accroché énormément à son personnage. Eh, sa relation avec Rosita – également un gros fantasme – a sûrement joué aussi dans l’affaire, je ne dis pas, mais j’aurais vraiment adoré qu’il puisse rester plus longtemps dans la série. Sa mort m’a vraiment fait chier !

Épinglé sur —— GIF

  1. Ricky (High School Musical: The Musical The Series)

Voir aussi : Joshua Basset (#64)

C’est honteux, c’est encore un ado, mais il a un sourire tout à fait charmant depuis toujours ce Ricky. Et puis, il a surtout une voix que j’aime beaucoup, que ce soit dans la série ou sur ses compositions perso (j’ai écouté Common Sense en boucle une bonne partie de l’été). Par contre, ça s’arrête là, en fait, parce que son personnage, bon… C’est une série Disney + pour adolescents, il ne faut pas trop en demander et il est tout de même un peu concon. Une fois adulte, il pourra avoir des rôles bien meilleurs, et je pourrais dire que j’avais repéré le potentiel avant – dès Grey’s Anatomy, en fait. D’ailleurs, puisqu’on en parle :

Sem 21: TAG Favourite Characters # 4 Doctors & Love - Behind The Doooor

  1. Levi (Grey’s Anatomy)

Voir aussi : Jake Borelli (#76)

Sans surprise si vous suivez mes critiques de la série, Levi s’offre une place dans mon top de cette année. Il a une bonne bouille, une vie tout à fait chouette et il s’affirme de plus en plus, ce qui fait vraiment plaisir à voir et participe à en faire un fantasme. J’ai beaucoup aimé cette saison pour lui, de sa trahison de Meredith parce qu’il respecte ses valeurs à sa colocation imprévue avec Jo, parce que son mec est un connard. Je suis content que les scénaristes lui fassent de plus en plus de place dans la série !

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  1. Oliver (Council of Dads)

J’ai toujours bien aimé J. August Richards, mais ce rôle d’Oliver a été une vraie surprise, parce qu’on sent qu’il était hyper à l’aise dans le rôle – peut-être parce que ça lui a permis de faire un coming-out totalement inattendu. Père aimant, ami dévoué (sa relation avec Robin était incroyable, tout simplement, je pourrais le regarder jouer avec Sarah Wayne Calles pendant des heures !) et mari un peu trop sûr de lui, Oliver était un personnage vraiment bien écrit, avec ses failles et ses forces. Je le vois un peu comme l’équivalent masculin de Beth, en fait, donc ce n’est pas si étonnant qu’il finisse dans mon classement !

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  1. Daniel Sousa (Agents of S.H.I.E.L.D)

Eh. Evidemment, Enver Gjokaj. Déjà dans Emergence, j’étais content de le retrouver et il ajoutait un charme à la série, mais dans le rôle de Sousa, bon dieu, qu’il a ajouté un cachet de fantasme à la dernière saison ! La dernière saison est l’une des meilleures – même si je regrette une absence se faisant trop sentir – et c’est en partie grâce à l’arrivée de l’acteur, dont le personnage a su trouver naturellement sa place dans le casting large. Il me faisait rire à chaque fois et vraiment, je suis heureux de savoir que la carrière de cet acteur est assez remplie pour qu’on le retrouve dans plusieurs projets en ce moment. Depuis 2008, je trouve en plus qu’il vieillit vraiment bien – mais il était déjà un tellement bon acteur dans Dollhouse ! Le fantasme est total, rien que parce qu’il est comme le bon vin et qu’il se bonifie en vieillissant. C’est rare et ça se souligne !

rookie of the west | Tumblr
There’s always next year !

Voilà donc pour cette année. Côté mecs, je mets sur le banc Noah (de Trinkets, pas de The Affair !), Cary (The Other Two) et West (The Rookie) ; côté nanas, Lucy de cette même série aurait pu être dans la liste, Kelsey me manque énormément, Alicia aussi (toujours, oui, même si le personnage est moins fantasmant avec le temps), Maggie de Charmed et Jess de In the Dark sont passées à ça d’être dans le top. Et puis, Dichen Lachman, aussi.

Sinon, je ne vais pas remodifier tout l’article maintenant que je l’ai terminé, mais au moment de cliquer sur publier, je me suis rendu compte qu’il y en a quand même deux qui devraient être dans cet article et que je n’ai pas cité… Je ne m’explique comment j’ai pu les oublier. Peut-être que c’est le déni, peut-être que c’est que sur la fin de série, les personnages me plaisaient un chouilla moins, mais ne vous inquiétez pas, dans le genre fantasme le plus total, il y avait quand même aussi :

TV Review: How to Get Away with Murder Season 3 Winter Finale | The Young Folks - Part 2
Michaela & Connor ❤

Ah, Hollywood, cette machine à fantasmes…

Voir aussi mes tops de : 2017 | 2018 | 2019

agents of shield x you | Tumblr
Bon ben, goal couple de 2020, clairement.

J’ai joué à Terra Mystica (et ça valait bien un article)

Salut les sériephiles,

Maintenant que la saga d’été sur les premières fois est terminée, pourquoi pas parler de jeux de société le samedi ? Je sais, on est encore en été, mais bon, quand je regarde par la fenêtre ce matin, je comprends que la dernière vraie belle journée d’été était hier et que je n’en ai pas trop profité avec mes sept heures de cours. On est reparti pour les nuages, les orages ce soir et, pire, pour des températures maximales en-dessous de 20 degrés dès mercredi prochain. Autant passer à l’automne tout de suite, donc.

Le premier jeu que je vais mettre à l’honneur aujourd’hui n’est pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Terra Mystica. On commence tout de suite par un monstre de jeu, auquel j’ai eu l’occasion de jouer puisque je l’ai offert aux amis chez qui j’ai passé quelques jours de vacances cet été.

Terra Mystica: paysages, enchères, et cartes ! - Board Game Arena

Un monstre de jeu de société ? S’il est prévu à partir de 12 ans pour des parties où les joueurs représenteront environ trente minutes chacun, soyons honnêtes immédiatement, il faut bien une heure pour en absorber toutes les règles et ça prend plus d’une demi-heure par joueur si vous êtes débutants, parce qu’il y a plein d’éléments à maîtriser pour jouer et, peut-être, gagner. Évacuons tout de suite le suspense : j’ai perdu misérablement, mais je sais à peu près pourquoi.

Dans ce jeu, chaque joueur (il peut y en avoir jusqu’à cinq) représente un peuple qui cherche à conquérir la terre mystique du jeu, terre qui est composée de différents terrains. Ces terrains – au nombre de sept – vont du désert à la forêt, et chaque peuple – il y en a 14 au choix en tout ! – ne peut se développer que sur un terrain spécifique… À vous de transformer les terrains autour de vous pour qu’ils correspondent au votre et à vous de construire le plus grand rassemblement du jeu afin de, peut-être, gagner la partie.

Peut-être ? Pour gagner, il faut non seulement être celui qui se développe le plus sur le plateau de jeu, mais également compléter d’autres tâches : chaque manche propose des objectifs à remplir pour gagner des points et vous pouvez aussi gagner des points en développant la religion de votre peuple autour des quatre éléments. La terre, l’eau, le feu et l’air constituent des cultes à maîtriser pour gagner plus de points, sachant que vous avez aussi des prêtres à sacrifier (ou non) pour avoir plus de points et des jetons de magie pour faire encore plus d’action. Ah, et des bonus à développer à chaque manche, aussi, si vous voulez faire encore plus d’action. Ca n’arrête plus ce jeu !

Filosofia Terra Mystica: Amazon.fr: Jeux et Jouets
Et vous avez intérêt à avoir une sacrée grande table, parce qu’à deux joueurs, voilà à quoi ça ressemble. Imaginez à cinq ! Outre le plateau principal, il y a un plateau secondaire pour les cultes, un mini-plateau par joueurs et il faut encore de l’espace pour toutes les ressources (les bonus, par exemple)

Le jeu se déroule en six manches uniquement, et si ma petite expérience d’une partie m’a appris quelque chose, c’est qu’avoir un papier et un crayon pour développer sa stratégie peut être bienvenue. Il m’a fallu quatre manches pour être vraiment à l’aise avec l’ensemble des règles, et à ce stade-là, c’était trop tard pour ma stratégie – elle avait ses points forts, mais elle ne faisait pas bien face à mes adversaires à cause d’un quiproquo sur les règles, c’est très con. Con, mais inévitable.

Vous voyez bien rien qu’à cette explication approximative qu’il faut s’accrocher pour y jouer… Pour autant, cela a été une vraie partie de plaisir de découvrir ce jeu et d’avoir le suspense du comptage des points final (il y a trois éléments à prendre en compte, il y a toujours un peu de suspense quand même), malgré quelques prises de tête en cours de route, parce que qui dit stratégie et bonus limités dit prises de bec pour arriver le premier à obtenir ce que tout le monde veut au même moment.

Nomads – Gaming Strategy
Chaque joueur a donc son propre plateau avec plein d’éléments à maîtriser. En haut à gauche, mes ressources préférées pour débloquer la magie et gagner plein de choses, dans un système pas évident à maîtriser où il faut être patient. En bas à droite, les constructions et tout ce qu’il faut pour construire, en plus de ce qu’elle rapporte. En bas à droite, de quoi caser vos ressources (prêtres, ouvriers, argent). Juste au-dessus, la navigation à maîtriser de toute urgence (purée, ce quiproquo qui m’a fait rester dernier) et encore au-dessus, de quoi progresser pour terraformer de plus en plus vite (c’est-à-dire transformer votre terrain pour pouvoir construire dessus, en suivant la roue présente). Notez aussi que chaque peuple – ici mes Nomades – a ses propres avantages en haut à droite, histoire d’ajouter encore plus de trucs aléatoires à l’ensemble.

Le vrai plus de ce jeu, c’est qu’on en ressort après deux heures de jeu avec une partie qui est forcément inédite. Il y a tellement de variables – à commencer par le choix d’un peuple parmi 14, sachant que chaque peuple a un avantage particulier ! – que deux parties ne peuvent jamais se dérouler exactement de la même manière.

J’y ai joué avec le peuple Nomade, dont j’aime vraiment bien les avantages, mais ma stratégie aurait mieux marché avec les Cultistes, je pense, parce que j’essayais en fait de progresser à fond sur le terrain des cultes pour récolter un maximum de points et de magie permettant d’accéder à de nouvelles ressources.

Défaite en cours de partie – quand je sacrifiais un peu trop de choses pour avoir des ressources avant de capter qu’à un moment donné, il fallait remonter. Et j’ai remonté le tout à la fin, ne vous inquiétez pas. Juste, pas assez.

Je ne suis pas près de maîtriser tous les aspects du jeu ou de vous dire tout ce qu’il y a à en dire, et en plus, il y a une extension qui existe, donc autant dire que ce jeu est un investissement qui vaut le détour si vous aimez les jeux de société qui changent un peu du Uno et du Monopoly. Je n’ai rien contre les classiques, mais disons qu’on s’en lasse vite.

Terra Mystica - Vin d'jeuAvec Terra Mystica, difficile de se lasser, surtout si l’on prend en compte le fait que toute une communauté s’est développée autour du jeu tellement il est grandiose. Il en existe même une version en ligne pour s’entraîner en attendant que je retourne chez mes amis, mais là encore, si je suis honnête, le jeu est tellement complexe que je ne suis pas bien sûr que ça soit très efficace une version sur portable. Il faut donner de la tête partout, tout en surveillant ses adversaires.

Bref, je vous le conseille si vous aimez être stratégiques, vous prendre un peu la tête et vous attardez sur les petits détails pour gagner. Autrement, ce sera une prise de tête un peu trop complexe pour vous !

 

Trinkets – S02E05

Épisode 5 – Works in Progress – 17/20
Bien qu’une partie de l’intrigue de l’épisode soit trop détachée du reste de ce qu’il se passe dans la série, j’ai beaucoup aimé l’épisode. Il n’y a pas à dire, c’est une série qui fonctionne très bien et je continue d’être déçu de savoir qu’il n’y aura pas de saison 3 : les personnages sont attachants et réalistes, malgré des situations qui ne le sont pas toujours. C’est rare de trouver un bon équilibre comme ça dans une série.

> Saison 2


Spoilers

Your only reason is racism

J’adore cette série, alors pourquoi ça me prend autant de temps de regarder cette saison quand j’avais enchaîné toute la saison 1 d’une traite, franchement ? Qu’importe, après tout, l’essentiel, c’est que je m’y remette et que je rattrape mon retard des dernières semaines, parce que franchement, ça commence à être n’importe quoi sur ce blog.

La première scène est vraiment sympathique avec un développement de la relation de Tab et sa mère. Cela paraît crédible, vraiment, de les voir se rapprocher maintenant que la fille est adolescente. Le problème, c’est que ça se fait par une session de shopping où Tab est hyper surveillée par une vieille femme blanche, vendeuse dans le magasin, qui se persuade toute seule qu’elle est en train de la voler.

Cela perturbe Tab qui n’a rien fait, pour une fois, et ça permet ensuite une jolie scène où sa mère la soutient, puis la raconte, dans la voiture, sa propre jeunesse où elle était parfois prise pour une voleuse dans les grands magasins de luxe. C’est fou. L’exemple donné est tellement spécifique, en plus, c’est à peu près sûr que ça vient d’un moment vécu et d’un vrai témoignage.

Et voilà donc un épisode qui nous parle de Black Lives Matter, bien après le Bingo où je cherchais des séries abordant intelligemment le sujet. Je ne sais pas si l’intrigue ici est intelligente, mais au moins, elle permet de découvrir des aspects vraiment glauques du quotidien des personnes de couleur face au racisme des blancs. Cette histoire de surveillance dans les magasins, on n’y pense pas vraiment en tant que blanc… Les biais de conscience, c’est pourtant un truc qui existe, et elle en parle avec un ami du lycée. Bien écrit, pas trop lourd et intéressant dans la construction du personnage, j’ai beaucoup aimé la manière dont c’était géré. Disons que ça fait réfléchir comme il faut.

Pendant ce temps, Moe retrouve Noah et essaie de se faire pardonner sa soirée d’excès d’Halloween. Elle a tellement abusé avec lui, je ne peux que le comprendre : elle a beau avoir de jolis mots pour lui, elle se comporte malgré tout vraiment mal avec. Pas étonnant qu’il la rejette quelque peu.

Du coup, Moe se plaint de sa relation à ses amis, essayant de comprendre comment devenir la petite amie parfaite. Le sujet de conversation change rapidement quand Brady et Kayla s’affichent en couple dans les couloirs du lycée et font hésiter Tab sur le comportement à suivre. Tu m’étonnes. Cela n’empêche pas Moe et Tab de passer du bon temps chez la première. La seconde, en revanche, est bien déçue d’apprendre que Ben n’est pas là.

Côté placement de produits, on pourra rire un coup de Moe qui décide de commander des burgers, mais se fait livrer des frites et des milkshakes McDo. Enfin, ça me paraissait être des frites, mais Tab mangeant des frites avec de la chantilly, ça doit être des beignets ?

BREF. Je n’ai rien suivi à la scène, perturbé que j’étais par ces commandes McDo, partiellement abandonné par Tab en plus. Il y était grosso modo question de la tendance de Tab à vouloir toujours s’enticher de garçons quoiqu’il arrive. Si Tab abandonne Moe, c’est juste pour aller chez la coiffeuse et pour un changement de look de huit heures franchement réussi… Bon, je préférais son look précédent, OK, mais ça lui va bien aussi cette coiffure.

Le seul problème, c’est que du coup Moe est seule et se fait draguer par Chase. Tout commence au lycée, au club, puis continue quand elle le croise en se rendant au match de foot de Noah. Comme il doit se concentrer sur son match, il la rejette un peu, et Moe se retrouve seule. Elle prépare un joli panneau pour le soutenir pendant le match… mais elle l’oublie en aidant Chase à changer sa roue crevée. L’occasion pour les deux adolescents de se découvrir plein de points communs, et pour Mo d’oublier son affiche. Forcément, elle s’en rend compte trop tard, et elle décide alors de faire demi-tour, manquant ainsi le match pour simplement récupérer un panneau.

Tab étant au match pour prendre des photos, elle observe Brady narguer Noah à propos de l’absence de Moe. En fait, il est tellement insupportable avec lui, que Tab se décide à prévenir Kayla de la violence qui peut parfois s’emparer de Brady. L’idée est bonne, mais Kayla l’envoie bouler, l’accusant d’être folle à avoir menacé Brady avec un couteau – fallait bien que ça revienne à un moment dans la série, cette histoire. Tab peut au moins se consoler avec une scène partagée en présence de Ben, dans un couloir de lycée où il n’a rien à faire et où ils parlent du futur.

Moe débarque alors à temps pour… le faire rater son tir au but crucial. Elle hurle pendant le pénalty, qu’il rate comme un naze, déconcentré. Sans surprise, il la largue donc et Mo fait le pire choix du monde en se rendant à son club de robot où elle retrouve un autre love interest bien moins classe. Celui-ci profite aussitôt de l’occasion pour lui déclarer sa flamme dans un baiser de consolation pris en photo par Kayla. Connasse de Kayla ! Elle envoie aussitôt la photo à Brady, photo qui ne reflète pas vraiment le rejet de Moe… Un bon cliffhanger de mi-saison, donc.

En parallèle, Elodie continue de draguer sa future petite amie, et c’est… marrant, pour les mauvaises raisons. Après Moe qui ressemble beaucoup trop à Eliza Dushku, je trouve que cette joueuse de clarinette, qui en plus bégaie quand elle se fait inviter pour un rencard, est un vrai sosie plus jeune d’Amber Benson. Dingue.

En revanche, leur relation se développe bien plus vite, avec un rencard menant à un premier baiser… aussitôt fui par la musicienne timide qui n’assume pas trop son homosexualité apparemment. Elle n’a jamais fait son coming-out, et elle préférerait avoir une relation secrète. Franchement, toute cette intrigue ne m’a pas motivé plus que ça et c’était un peu un point faible de l’épisode. C’était pourtant bien écrit, mais le fait qu’Elodie évoluait toute seule de son côté ne m’a pas trop plu, même si son début de relation est tout choupi et que j’aime l’idée du « work in progress » qu’elles se disent être chacune à devoir évoluer face aux problèmes qu’elles rencontrent dans la vie.

> Saison 2

Hellmouth – Buffy/Angel (BOOM! Studios)

Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !

Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.

Voir aussi : The Promised Neverland – Tomes 13 à 15

Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…

Hellmouth (1-5)

Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.

Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.

C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !

Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.

Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?

Buffy (09-12)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 | #2 | #3 | #4 | #5 | #6-8 | #9-12 | #13-17

Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.

La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.

Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.

Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.

En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?

Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !

Angel (06-08)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00 | #01 | #02 | #03 | #04 | #05

Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).

La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.

Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.

J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.

Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.

Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.

Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.

L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !

Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.