Salut les sériephiles,
Je vais repartir sur un article qui est très blabla ce soir, mais comme je ne publie pas grand-chose ces derniers temps, personne ne pourra m’en tenir rigueur car il est plus difficile de se rendre compte que je blablate régulièrement quand je ne mets pas tout en ligne dans les temps. Malin, non ?
Les faits…
Aujourd’hui, samedi 16 juillet 2022, j’ai décidé qu’il était temps pour moi de me rattraper mon retard dans Station 19 et Grey’s Anatomy. Cela est en train de se voir sur le blog car j’ai programmé plein d’articles sur ces séries pour une publication ce soir – et demain soir pour le final de la deuxième série. Et si ce soir j’ai la migraine parce qu’enchaîner plein d’épisodes un jour de canicule n’était peut-être pas la meilleure des idées, j’ai quand même envie d’en parler sur le blog parce que… ça fait du bien !
Voir aussi : Station 19 (S05) | Grey’s Anatomy (S18)
Concrètement, cela faisait trois mois pile que j’avais arrêté de regarder ces deux séries. Depuis une semaine ou deux, j’essaie de me remettre le pied à l’étrier en étant à jour dans mes hebdos du moment et en reprenant progressivement mes séries arrêtées en cours de saison, mais je le faisais à coup d’un épisode ou deux de la même série par jour. Il y a eu une exception : j’ai enchaîné quatre épisodes de Moon Knight. C’était bien, mais ça ne m’a fait pas le même effet qu’aujourd’hui. J’ai donc cherché à comprendre pourquoi.
La particularité Shondaland
Bizarrement, pour les séries Shondaland, j’ai plus de mal à le faire. Cela s’explique : il y a plein de personnages et tous ne sont pas forcément présents à chaque épisode, les intrigues se bingewatchent bien car elles avancent un peu à chaque épisode, l’habitude de regarder les séries est ancrée (depuis dix-huit ans)… Rien de bien compliqué à enchaîner les épisodes, surtout qu’avec les possibles crossovers, il faut regarder un épisode de chaque pour tout voir dans l’ordre sans risquer de se spoiler.
C’est ce dernier élément qui est le plus compliqué : je les vois vraiment comme des blocs de deux épisodes, et c’est difficile de regarder un bloc de deux épisodes sans avoir envie d’en voir un deuxième, histoire de voir un peu tous les persos, même s’il n’y avait pas de gros cliffhangers. Du coup, pourquoi pas un troisième bloc ? Et pourquoi pas juste un épisode de plus ? Et pourquoi pas le dernier de la saison ? Je suis en vacances, j’ai le droit de faire ça, non ?
La comparaison douloureuse
Bref, j’y ai passé ma journée en retrouvant le sentiment qui fait que j’aime tant les séries : c’est fluide, ça s’enchaîne tout seul, on sent qu’il y a un début, un milieu et une fin à l’épisode, mais aussi à la saison. Et bordel, ça fait du bien, en fait. Comme ici, il s’agit d’un duo de séries un peu plus anciennes, ça me rappelle ce que j’adore tant dans les séries, cette impression que l’histoire ne s’arrête jamais, mais qu’elle continue à un bon rythme tout de même, sans vrai temps mort. Oui, il y a eu des épisodes qui servaient à combler le temps, mais ça ne me fait pas l’effet des productions Netflix où on est calibré sur des épisodes d’une heure avec temps mort pour étirer l’épisode et faire une pause dans l’intensité d’un bingewatching…
Je parlais de Moon Knight plus haut, et elle a un peu ce défaut aussi. Sur Disney +, le problème est aussi que les saisons ne font que six épisodes, mais tentent de raconter énormément de choses. Par conséquent, on se perd dans le mystère et la mythologie de ce qui est raconté, au détriment d’un vrai attachement aux personnages. Et les séries de networks font tout l’inverse, surtout celles-ci : elles développent vraiment les personnages (au pluriel), et elles le font un peu à chaque épisode.
Voir aussi : A-t-on fait le tour du Marvel Cinematic Universe ?
Le constat
Voilà, c’est ça le fond du sujet de cet article : ce n’est pas tant que j’aime les séries du Shondaland où certains vont parfois stagner faute d’être dans l’épisode ou d’avoir une nouvelle histoire à vivre, c’est que j’y retrouve ce que j’aime depuis toujours… Un bon rythme pendant 42 minutes, des avancées pour les personnages, des dynamiques cools et la sensation d’avoir toujours envie d’un épisode de plus pour avancer jusqu’à la fin de saison, sans jamais s’ennuyer en cours de route. Désolé Netflix, mais tu n’arrives plus à me convaincre de le faire autant avec des séries dont les épisodes durent une heure. Pourtant, je suis sûr qu’il y en a plein que j’aimerais.
Je m’y remettrai aussi. Il faut d’abord que je regarde mes autres séries de network. Je suis sûr qu’elles me feront le même effet, en plus, si je les bingewatche. Reste à trouver le temps, par contre, et ça, ce n’est pas gagné. En attendant, c’était une belle journée qui me rassure un peu sur ma sériephilie. Il faut bien, de temps en temps.
Il me reste une saison à voir, mais la saison est plus courte heureusement, alors j’ai bon espoir de prendre le temps de la voir prochainement. En attendant, ça reste une très bonne série française qui a le mérite de proposer une aventure de science-fiction. C’est suffisamment rare dans le paysage français pour être souligné, et même si ça me demandait toujours de me réadapter au fait que ça parle français, le mystère était bon. La série est trop peu connue et mérite d’être vue.
J’ai beaucoup hésité sur la place à donner à la série. Concrètement, je ne pouvais pas l’exclure du top, car c’est la série que j’ai regardé le plus longtemps. J’ai environ onze mois de retard et la série s’approche de sa fin tellement elle était à bout de souffle depuis quelques temps. Cependant, si la qualité s’est nettement dégradée en cours de route et que les intrigues ou jeux d’acteurs n’ont pas toujours été au rendez-vous, le feuilleton quotidien a mérité sa place dans ce top pour des périodes et intrigues vraiment marquantes – la tromperie du mari de Johana avec Blanche, l’intrigue de l’éboulement du gymnase, celle de l’Enchanteur, tout ce qui touche Victoire ou même les débuts de Samia/Boher, en passant par, évidemment, l’évolution du personnage de Tom… Beaucoup de moments font de cette série une bonne série française, aussi critiquée soit-elle.
La série avait tout plaire, avec une équipe de jeunes acteurs brillants – la série a révélé Elodie Yung, à la tête aujourd’hui de
Trop courte, aujourd’hui copiée à l’internationale, mais bien trop excellente pour être ignorée, Dix pour Cent est une véritable pépite du service publique. Avec des répliques cultes ou tranchantes, des personnages inégalables (Andrea en tête, bien sûr, mais aussi Noémie ou Hervé) et hilarants, des intrigues perchées et surtout une particularité remarquable : celle de faire intervenir de grands acteurs français mettant en scène leur vie. Enfin, acteurs français… Ils ont réussi à avoir en guest Sigourney Weaver tout de même ! Et la série a contribué à révéler au monde entier le talent de Camille Cottin. Vraiment incroyable et efficace de bout en bout concernant l’humour, la série s’est parfois perdue dans son intrigue, mais ça n’a jamais été grave.
Le synopsis ne donne pas envie, je sais. Cela paraît improbable que la série soit première avec un tel résumé, d’ailleurs. Cela m’embête de lui donner la première place pour une autre raison : il s’agit du remake d’une série espagnole, et c’est loin d’en être le premier remake (
Avec la diffusion du dernier épisode de 
Franchement, je sais bien que Wanda finit avec le DarkHold dans la série, mais la voir revenir en tant que méchante alors que toute la série la faisait apprendre de ses erreurs, ça n’avait aucun sens. Au moins, Captain America avait moins fait semblant de voir les personnages évoluer – la série finissait à peu près au même point qu’

Ce n’est pas le retour de
Force est de constater, qu’effectivement, le film ne se prend pas au sérieux. En fait, il se prend si peu au sérieux que je l’ai trouvé encore pire que Ragnarok dans l’humour qu’il impose. Je n’avais pas trop aimé ce dernier, c’est donc sans surprise que j’ai eu autant de mal ici. Pour le côté humour, il n’y a pas à dire, c’est Tessa Thompson qui m’a sauvé le film. Elle est sous-exploitée énormément par le scénario, mais elle est celle qui aura le plus réussi à me faire rire, parce que le reste du casting est trop habitué aux rôles plus sérieux apparemment ? Je ne sais pas, ils m’ont moins fait rire, même quand les blagues étaient bonnes.
Les blagues ? Elles sont parfois lourdes, mais je m’y attendais, surtout quand j’avais lu qu’on verrait le fessier de Thor. On pouvait difficilement imaginer plus lourd que cette scène avec Zeus, même si je suis bien forcé de reconnaître que j’ai ri aussi. Par contre, je ne suis pas du tout motivé par ce qu’annonce la scène post-générique. On aura l’occasion d’en reparler de toute manière.
Disons simplement que la cohérence avec le matériel d’origine est le cadet des soucis de ce film qui ne parvient pas une seule seconde à nous vendre un Thor aussi grandiose que ce qu’il devrait être. Sans être le Big Lebowski 
Je ne m’attendais pas vraiment à autre chose, cependant… Non, ce qui m’a vraiment dérangé, c’est l’exécution de l’ensemble des idées du scénario. Certaines idées sont bonnes, comme l’introduction de Lady Thor par exemple… mais la réalisation est déplorable : franchement, en terme de logique ou cohérence, on repassera. Demander à un marteau de protéger Jane serait donc suffisant à la transformer en Lady Thor ? Euh ? C’est totalement bâclé comme travail, et ça méritait tellement mieux quand l’idée de base est géniale !
Elle était bien plus crédible dans les premiers volets que dans celui-ci où son alchimie avec Chris Hemsworth m’a paru franchement inexistante. C’est ma plus grande frustration, je crois : indépendamment de lui, elle est une super super-héroïne. Avec lui, elle semble être une actrice plutôt fade, et je n’ai pas compris pourquoi. J’avais l’impression qu’à chaque fois, les acteurs faisaient le minimum syndical, à part peut-être dans le flashback sorti de nulle part concernant leur relation amoureuse ?
Bref, pour en revenir au méchant, Christian Bale s’en sort beaucoup mieux dans la peau de son méchant qui fait peur (par contre, le scénario est risible par rapport à la classe de la backstory d’un Thanos, par exemple), j’ai aimé certains choix artistiques le concernant en cours de film – le faux noir et blanc est sublime par exemple – mais même les scènes d’action n’étaient pas toutes super lisibles ou logiques (rien à voir avec le méchant, mais dans le cas de la première avec les Gardiens, c’est parfaitement incompréhensible d’ailleurs). La logique du tueur de Dieux parce que sa fille est morte qui kidnappe des enfants mais n’en fait rien, d’ailleurs, ça m’échappe totalement.