À la rentrée sur le blog : séries commandées

Salut les sériephiles,

J’en ai marre de moi, le temps passe trop vite, je commence la rédaction de cet article trop tard pour le publier entièrement d’un coup. Je vais le compléter au fur et à mesure, dans la nuit. Le sommeil, c’est surfait. Les commandes de séries aussi, d’ailleurs. J’ai eu tellement de mal avec ce qui est proposé cette année, c’est peut-être pour ça que je me lance à reculons dans cet article. Il faut bien l’évoquer pourtant, alors voici ce que j’ai à dire des nouveautés de cette année, et surtout, celles qui m’intéressent !

ABC

Je n’arrive pas du tout à accrocher aux nouveautés commandées par la chaîne cette année. Les trailers me laissent un énorme goût de « meh », entre Queens qui semble avoir la même histoire de Girls5ever, qui elle me tente beaucoup plus, et Maggie qui sent déjà l’annulation à nous raconter la vie d’une medium qui se rend compte qu’elle va se marier avec un de ses clients. C’est inspiré d’un court-métrage, et ça aurait peut-être dû le rester.

La seule qui me tentait, sur le papier, c’était Abbot Elementary, parce que ça parle de profs dans un quartier pauvre et que c’est un sujet qui me correspond bien. Seulement voilà, le trailer n’a même pas réussi à me faire sourire tant ça semble enchaîner des clichés peu crédibles.

Quant à The Wonder Years et Women of the Movement… La première, je n’ai pas vu l’originale, alors je ne suis pas le coeur de cible. La seconde, c’est une mini-série et la dernière fois que j’ai tenté une mini-série sur ABC, j’ai regretté. Violemment. C’était Ten days in the valley.

CBS

Les Experts, NCIS et FBI voient chacune un nouveau spin-off débarquer sur la chaîne à la rentrée. Ben non merci, écoutez, tout simplement, non merci. Il faut apprendre à se renouveler différemment peut-être ? Même pour la franchise dont je regarde la série-mère, ben… Je ne sais pas quoi, ce n’est pas original. Peut-être que le côté Hawaii sera intéressant, on ne sait jamais.

En revanche, le casting de Good Sam fait que je vais la regarder : le duo Sophia Bush (enfin de retour !) et Jason Isaacs, ça me rend carrément curieux et ça devrait pouvoir le faire pour moi. L’histoire est en revanche très plate pour cette nouvelle série, avec une chirurgienne qui se retrouve à superviser son père, qui est aussi son ex patron insupportable quand il sort d’un coma et recommence à opérer. WTF.

Oui, avec ce trailer, on voit bien que c’est simplement une série médicale comme les autres. On dirait même qu’ils disent Dr Grey au début, non ? Allez, pour une fois, je vais tenter une nouvelle série médicale. J’ai passé mon tour avec The Resident, pourtant.

Du côté des comédies, on est sur du remake avec Ghosts (je prédis une annulation, même si ça pourrait être drôle cette histoire de maison hantée) et du pseudo biopic avec Smallwood. Je ne sais pas où est passée la créativité d’Hollywood, mais on la cherche encore. A priori, ça ne devrait pas me passionner…

CW

Si j’espérais encore voir le spin-off de The 100 à l’écran, cela semble définitivement enterré. À la place, on aura un remake des 4400… J’aurais adoré un revival. Là, je ne suis vraiment pas convaincu par l’idée. J’attends avec appréhension les premières images pour me faire une idée. Et même si la chaîne diffusera des programmes originaux et inédits sept jours sur sept désormais, il s’agit là de la seule nouveauté de sa grille. Si tant est qu’on puisse appeler ça une nouveauté !

FOX

C’est un grand problème que ce network. Je déteste leur manière de traiter les séries, mais plus les années passent, plus je me retrouve à regarder cette chaîne américaine. Cette année encore, c’est celle dont les projets m’inspirent le plus… Toutefois, soyons honnêtes, ce n’est clairement pas pour les scénarios, mais juste parce que j’aime les castings choisis.

Je veux dire, évidemment qu’en embauchant Elodie Yung (Les bleus, premiers pas dans la police en France, Daredevil aux US) comme actrice principale d’une série, ils attirent mon attention. Et ils lui mettent Ginger Gonzaga (Wrecked, Mixology…) comme collègue, en plus ! Je suis carrément impatient de voir ça… en théorie.

En pratique, l’histoire a l’air naze avec une médecin qui se retrouve femme de ménage, puis nettoyeuse pour la mafia !, après avoir débarqué aux États-Unis dans l’espoir de sauver son fils… Bon, c’est un remake d’une série argentine, j’imagine que ça signifie qu’il y a matière à faire quelque chose qui fonctionne, mais je ne suis convaincu par rien d’autre que le casting. C’est que ça sent la série qui n’aura pas de critiques détaillées !

Celle qui me tente le plus ? C’est finalement The Big Leap, parce qu’elle promet d’être quelque peu musicale. Remake d’une série britannique, la série raconte la vie de personnes qui veulent participer à une émission de télé-réalité leur permettant de proposer… un remake du Lac des Cygnes. C’est un peu Unreal à la sauce musicale, avec des histoires tristes en plus. Et il y a Piper Perabo (et Scott Foley). Largement suffisant pour me donner envie de regarder, même si je ne suis pas certain du potentiel à long terme.

C’est toujours grâce à son casting que Pivoting m’attire. Ginnifer Goodwin est loin d’être mon actrice préférée, mais j’ai bien aimé sa participation à Why Women Kill, je suis donc réconcilié avec elle. Eliza Coupe me fait mourir de rire à chaque fois dans Future man… Il y a moyen d’en faire quelque chose ? C’est une comédie qui raconte la vie de trois femmes qui se remettent en question à la mort d’une amie, rien de révolutionnaire, mais ça peut avoir son charme, sur un malentendu, avant d’aller se coucher.

Je passe en revanche mon chemin sur Monarch (sur la musique country) et sur Our Kind of People. Elles n’ont pas encore de casting, cela dit… Enfin, Welcome to Flatch a un trailer qui n’a pas réussi à me faire sourire, mais il y a aussi Aya Cash dans le casting. Je ne sais pas trop, je n’aurais probablement pas le temps de la regarder de toute manière !

NBC

Bon, encore un spin-off, c’est décidément à la mode. Pour cette chaîne, c’est Law & Order qui continue de se décliner, avec For the Defense. Combien de séries inventeront-ils ? Je ne pense pas la regarder, surtout si c’est du niveau d’Organized Crime. On verra bien.

Je suis beaucoup plus attiré par La Brea, mais la chaîne a prévu de la diffuser à la mi-saison où la concurrence risque d’être très rude. Je ne suis pas sûr que ça vaille le détour, donc, j’attends vraiment les premières images de cette série de science-fiction qui raconte un mystérieux événement faisant tomber des personnes dans un gouffre s’ouvrant sous Los Angeles où ils se retrouvent dans une terre primitive. Ce sera soit génial, soit nullissime, je ne pense pas qu’un entre-deux soit possible avec un tel synopsis.

Les images ne sont pas encore tombées, mais puisqu’Elizabeth Lail est au casting, il est possible que la série Ordinary Joe attire mon attention un bref instant, aussi. L’idée de base est sympa : à la fin de ses études, Joe est confronté à trois choix dans sa vie. On suit alors trois histoires en parallèle, nous montrant ce qui se passerait selon le choix qu’il ferait… pour montrer qu’on reste les mêmes tout en ayant des vies différentes. Je suis curieux de la manière dont ça peut être amené et présenté. Là encore, pas sûr que ça tienne plus d’une saison !

Au moins, c’est un concept à peu près original et qui me rend curieux. À côté de ça, les comédies patinent aussi avec Grand Crew qui tente de nous ramener une sorte de Friends, mais à Los Angeles et American Auto qui, à son synopsis, semble être une banale comédie d’entreprise, mais portant sur le monde de l’auto ? MOUAIS.

C’est tout pour aujourd’hui, bonne nuit à tous (vu l’heure, ce n’est pas de trop).

À la rentrée sur le blog : séries renouvelées

Salut les sériephiles,

J’avais promis de faire un article sur les upfronts ce soir, mais vu l’heure et le sujet vaste que c’est, je pense que je peux bien me permettre de diviser cet article en deux. On va donc commencer soft ce soir, avec la liste de ce qui est renouvelé et annulé dans les séries que je regardais déjà. Et tant pis si je n’ai toujours pas de nouvelles de Zoey’s Extraordinary Playlist et Debris. Le fait de publier cet article devrait suffire à nous donner des nouvelles, c’est toujours comme ça, de toute manière.

ABC

Grey's Anatomy : la série renouvelée pour une nouvelle saison | VL MédiaJe suis plutôt soulagé, parce que je craignais vraiment une fin de Grey’s Anatomy cette année. Nous aurons bien une saison 18, et plein de gens s’en plaignent… mais moi j’aime bien la saison 17, parce que le covid leur a donné de quoi faire, quoiqu’on en dise. La série revient évidemment avec Station 19 aussi, et c’est tant mieux. Bon, c’est lourd les crossovers permanents, mais on s’y fait.

Autrement, je ne regarde plus que The Rookie sur la chaîne. Dire que c’était le network que je regardais le plus à une époque ! On en est loin. The Rookie aura sa saison 4, c’est une bonne nouvelle. Je n’ai pas encore vu le final de la trois, mais je sais que j’ai envie d’une quatrième, alors ça me va bien comme ça.

En revanche, j’attendais la diffusion en France de Rebel, la semaine prochaine… Et pour une fois, j’ai vraiment bien fait d’attendre : la série est déjà annulée. Bref, ABC continue de décliner à mes yeux.

CBS

Ncis Cbs GIFs - Get the best GIF on GIPHYNCIS va changer de case horaire après dix-huit ans de diffusion le mardi soir aux États-Unis. Cela n’a aucun sens, mais c’est cool de voir la série continuer, car elle n’était pas prête à s’arrêter du tout d’un point de vue scénaristique. Reste à voir le rôle que prendra Mark Harmon… Il est temps de savoir s’éclipser, je crois.

Sinon, je ne regarde officiellement plus rien d’autre chez eux : il est confirmé qu’Evil va quitter CBS afin de passer chez Paramount+ pour sa saison 2. C’est quand ils veulent pour la diffuser, maintenant !

CW

A GIF Captured from The CW's Charmed Teaser - TV FanaticSans trop de surprise, la CW renouvelle absolument toutes ses séries. C’est pareil tous les ans. Celles qui y passent devaient s’arrêter de toute manière (Black Lightning et Supergirl) puisqu’elles étaient annoncées comme une dernière saison.

Il y aura donc au programme pour moi une nouvelle saison de Charmed, de Riverdale (soupir) et de Walker (re-soupir). D’ici la rentrée, j’aurais peut-être vu aussi Superman & Loïs. Et sinon, cet été, nous aurons les saisons 3 et de In the Dark (j’ai tellement hâte !) et 4 de The Outpost. À voir si elles seront renouvelées.

FOX

Season 2 Help GIF by 9-1-1 on FOX - Find & Share on GIPHYC’est tout l’inverse d’ABC pour ce network que je ne regardais jamais pour son manque de respect permanent envers les fans de ses séries. Malheureusement pour moi, j’aime vraiment bien ce qu’ils produisent depuis quelques années. J’y allais à reculons à l’origine, pour les deux d’ailleurs, mais je suis très heureux du renouvellement de 9-1-1 et 9-1-1 Lone Star. La seconde ne reviendra pas à la rentrée, mais à la mi-saison, malheureusement.

De manière cynique, ça m’arrange pour la seconde, car au moins, je vais pouvoir la valider dans mon Challenge Séries 2021 dès la semaine prochaine. En revanche, elle s’est clairement imposée comme ma préférée des deux, alors c’est chiant de devoir attendre. Quant à savoir pourquoi je dis que c’est l’inverse d’ABC… On en reparle demain avec les projets de nouvelles séries, hein.

NBC

Bon, ben… J’ai recommencé à regarder Law & Order Special Victim Unit cette année et j’ai apparemment bien fait puisqu’elle aura une prochaine saison l’an prochain. C’est une nouvelle comme une autre, écoutez. Je suis hyper énervé après eux, de toute manière, puisqu’ils ne donnent aucune nouvelle pour Zoey, Debris, Manifest (bon et Good Girls) alors qu’on est le 20 mai, quoi, merde.

This Is Us GIF by NBC - Find & Share on GIPHYSinon, tout le monde s’est emballé sur la saison 6 de This is us qui sera la dernière… alors que, je ne sais pas, j’ai vraiment l’impression que ça avait été annoncé comme ça il y a deux ans. Cela ne m’a pas surpris, en tout cas, je ne voyais pas la série poursuivre plus loin, déjà qu’elle tire trop sur la corde avec ses flashbacks depuis deux saisons.

Par contre, frustré de voir qu’elle ne revient pas en septembre ! La série a été décalée à la mi-saison. J’imagine que c’est mieux pour les audiences que la diffusion qu’on a eue cette année, en dents-de-scie. Moi, j’aimais bien, je ne prenais pas trop de retard comme ça, et même quand j’en prenais, je ne ratais qu’un épisode. Et ça, c’était bien.

Voilà donc pour aujourd’hui… Allez, NBC, c’est à toi de nous renouveler Zoey et Debris ! Bonne nuit.

The Stand – S01E03

Épisode 3 – Blank Page – 09/20
La chronologie éclatée de la série continue de tout complexifier sans la moindre raison, ni le moindre vrai intérêt d’ailleurs. C’est dommage, parce qu’il y a des histoires qui pourraient être prenantes, mais à force d’essayer de reconstruire le puzzle, on perd l’intérêt. Ce n’est pas si compliqué pourtant… C’est juste que c’est lent et qu’il est facile de décrocher. Disons-le, ça m’est arrivé à plusieurs reprises au cours de cet épisode. Ma foi, ce n’est pas mal pour le dimanche soir, finalement, ça aide à dormir.

> Saison 1


Spoilers

I just need you to pull this trigger.

Ah ben parfait, 53 minutes, c’est mieux pour finir cette micro-semaine série. Franchement, il faut dire ce qui est, je n’ai rien vu de la semaine avec les préparatifs du réveillon et la nouvelle année… Ca me tue un peu, parce qu’il y a deux ans, j’avais passé ma semaine devant la télé et je n’étais pas autant confiné que cette semaine. Comme quoi !

L’épisode commence par une séance de spiritisme pour quatre adolescentes qu’on ne connaît pas… Et ça vire à la catastrophe horrifique pour elles quand elles invitent un esprit qui communique avec elles et leur promet que Nadine sera sa reine. Nadine ? Elle est terrifiée la gamine, mais elle se rend tout de même compte que son collier se met à briller – et c’est la même pierre que d’habitude, déjà vue à plusieurs reprises dans la série, mais associé au méchant. On est donc dans un passé un peu lointain et on va se concentrer sur Nadine dans cet épisode ? Je n’ai aucun souvenir d’avoir lu ça, et aucun souvenir que ça partait autant dans le spiritisme. Bref.

Cela ne manque pas : le flashback suivant nous révèle le moment où elle a rencontré Larry, alors que Joe, le petit, voulait le poignarder. Charmant gamin, ça. Larry lui raconte le suicide de la femme qui l’accompagnait pour la faire fuir, mais ce n’est pas bien efficace. Comprenant qu’il ne s’en débarrassera pas sans qu’on ne sache trop comment, il décide de finalement lui dire qu’il suit les tags laissés un peu partout par Harold.

On les retrouve bien plus tard dans un stade. Pourquoi entrer dans un stade, au juste ? Mystère. En tout cas, Larry y joue de la guitare et Joe révèle alors qu’il sait bien jouer lui aussi. Genre vraiment bien. Il a quand même mal aux doigts, mais il refuse dès lors de lâcher la guitare. Admettons. Il restait encore vingt minutes d’épisodes à ce stade-là… C’est trop.

Dans le présent, Nadine se réveille en sursaut en entendant des coups de feu au loin. Elle s’en remet comme elle peut en mettant trois plombes à se préparer. Heureusement que je ne suis pas aussi lent qu’elle à me préparer pour aller en cours. Apparemment, Joe ne met pas longtemps non plus, parce qu’elle le laisse sous le lit, mais dans la scène suivante, il est en classe avec Nadine.

Cette dernière essaie d’expliquer à un autre homme qu’elle ne prévoie pas forcément d’enseigner, mais de donner une vie à peu près normale aux enfants. Ils vont être ravis. Ca me rappelle tout ces histoires d’écoles, confinement et covid19… mais justement, on ne peut pas trop faire dans la normalité en cas d’épidémie, quoi. Bon, sinon, Joe continue d’avoir peur Harold, il est malin ce gamin.

Sur la route menant à leur campement, Larry et Redman voient une voiture de luxe s’arrêter à leur hauteur. Au volant, un homme en slip, blessé, inconscient, qui a été crucifié. C’est merveilleux ça. L’homme finit par se réveiller pour délivrer le message de quelqu’un lui ayant affirmé qu’il ne pourrait être pardonné. Le message : il arrive. Soit.

La communauté s’est organisée comme elle pouvait, et il y a donc un pseudo hôpital avec un vétérinaire pour aider à l’accouchement de Fran, qui peut même faire une échographie. C’est le grand luxe. Bien sûr, Fran s’inquiète par rapport au virus pour le bébé, mais l’échographie est finalement interrompue par l’arrivée de Redman.

Avant ça, on découvre tout de même comment Fran l’a rencontré. Quatre mois plus tôt, Harold et Fran étaient sur la route quand Redman s’est approché d’eux pour leur parler. Plus exactement, il s’approche d’Harold quand il est en train de pisser, et le pire, c’est qu’il dit avoir choisi son moment pour lui parler. C’est du grand n’importe quoi. Bon, Harold ne veut bien sûr pas parler très longtemps à Harold, mais Fran est intéressée à l’idée de rencontrer enfin un autre être humain en vie.

Elle papote donc quelques instants avec, mais elle finit par rejoindre Harold malgré tout, parce que c’est bien plus logique comme ça.

Une autre scène nous montre alors Redman tomber sur un chien dans les bois, puis faire la rencontre d’encore un autre personnage. Mon vrai problème, c’est que j’ai fini par me perdre dans la chronologie. D’accord, je ne suis pas le plus attentif face à ce lent épisode qui m’endort un peu, mais tout de même, ça n’a aucun sens cette chronologie éclatée.

J’ai totalement lâché l’affaire sur cette scène, il faut bien le dire, et je n’ai pas trop suivi ce qu’il se passait, plus concentré sur le pull de ce nouvel homme qui ressemble bien trop à mon pyjama. Le côté pull de Noël que voulez-vous…

En tout cas, Redman trouve chez cet homme des tableaux de Mère Abagail. Le problème, c’est que l’homme n’a pas eu les rêves lui disant de venir dans le Colorado : il a juste voulu peindre une femme qu’il avait vu dans une femme de détergent à la télévision. Eh, ça change tout, ça. Dans les tableaux de l’homme, Redman trouve ensuite un tableau de Fran, enceinte de plusieurs mois. Cela m’a assuré qu’on était encore dans le flashback, mais ce n’était pas gagné dès le départ.

De retour dans le présent, on peut ainsi passer de la perspective de Fran à celle de Redman. Nick le voit arriver avec le blessé et lui demande aussitôt si l’homme vient bien de Las Vegas. On repart alors en flashback pour apprendre à connaître la vie de Nick, qui avait encore ses deux yeux à l’époque, avant l’épidémie. Cela ne dure pas bien longtemps : il se fait tabasser par des alcooliques qui s’en prennent à lui sans même savoir qu’il ne peut pas les entendre.

Oh, j’ai de la peine pour lui. Une fois tabassé, il fait un cauchemar comme tous les autres persos de la série, mais il ne voit pas pour autant Abagail. Nope, il retombe sur cet étrange personnage qu’est Skarsgaard. Il lui propose son aide pour lui rendre sa voix, mais aussi son œil si la voix ne l’intéresse pas tellement. Son œil ?

Evidemment, se prendre un coup de poing de la part d’un type possédant une bague, ça ne fait pas du bien à l’œil de Nick. Il se réveille à l’hôpital avec un œil de moins, du coup. Le pauvre. Comme si cela ne suffisait pas, son réveil a lieu en pleine épidémie, donc personne n’est là pour s’occuper de lui et lui expliquer ce qu’il s’est passé. Se découvrant défiguré, il ressemble énormément malgré tout au Désespéré de Courbet.

Il ne l’est pourtant pas tant que ça : il apprend par le journal ce qui est en train d’arriver dans le monde et décide malgré tout de prendre soin de la santé de son agresseur. Ouep, celui qui lui a fait perdre son œil est là aussi, menotté jusqu’à la mort… mais Nick prend soin de lui jusqu’au bout.

Finalement, son chemin l’amène auprès d’Abagail, qui lui explique qu’elle peut l’entendre s’il parle. C’est effectivement le cas, et elle lui explique alors que Dieu l’a choisie pour le représenter, et qu’il a choisi Nick pour être la voix d’Abagail. C’est amusant ça, cette ironie divine. Stephen King est tellement perché, les amis.

Abagail explique finalement à Nick qu’elle a besoin qu’il vienne le trouver, et ça suffit à ce qu’on comprenne qu’il s’agit simplement d’un autre rêve. À son réveil, il est espionné par le type le plus bavard du monde, et ça vient de moi ! Le pire, c’est que l’autre est un peu concon aussi à ne pas vouloir comprendre qu’il a affaire à un type qui ne peut pas l’entendre.

Tom, c’est son nom, ne sait pas lire, alors il ne peut pas comprendre ce que Nick lui écrit. Pourtant, Abagail les réunit volontairement. Je ne sais pas où est passé Tom dans le présent, mais il m’a soulé en une scène, c’est violent un tel moulin à paroles.

Dans le présent, on a alors une scène qui nous réunit tout ce petit monde : Fran, Redman, Larry, Nick et l’homme aux tableaux dont je n’arrive pas à saisir le nom même s’il a été répété plusieurs fois. Je regarde sans sous-titres, on fera donc avec ça pour l’instant. Tout ce petit monde débat pour savoir quoi faire de l’homme blessé trouvé par Redman et Larry, mais c’est finalement Abagail qui tranche.

Elle sort de nulle part pour venir interroger l’homme, qui est fasciné de la voir en vrai après avoir rêvé d’elle. Forcément. Il finit par indiquer à Abagail qu’il a un message pur elle et… c’est peu reluisant à voir.

Des corbeaux, en grand nombre, viennent s’effondrer contre la fenêtre de l’hôpital, alors que l’homme convulse et saigne. Les pupilles noires, il finit par menacer Abagail, mais on sent bien que c’est le mystérieux méchant de la série qui parle, pas lui. Lui, il s’effondre et meurt, forcément. Il ne manquait plus que ça.

Finalement, l’épisode se termine par une transe de Nadine. Chez elle, elle ressort une planchette, comme dans son enfance. Loin de voir Abagail dans ses rêves, elle est en fait en communication avec son roi, le grand méchant de la série, qui lui demande de tuer Abagail et ses cinq sbires. Elle n’en est pas ravie, mais elle entend parler d’un flingue et ça semble suffire pour la convaincre.

La transe est finalement interrompue par Joe qui l’entend délirer et parler toute seule, mais ne dit toujours rien. Je ne le sens pas du tout pour la suite, ça. Le flingue ? Eh, l’esprit lui dit que c’est Harold qui l’a. Pour l’instant cela dit, Harold est occupé à transporter le cadavre de l’ex homme crucifié vers la fosse commune habituelle.

La situation est inquiétante… mais ça ne semble pas l’inquiéter outre mesure, ni lui, ni son acolyte. Ni moi, il faut bien l’avouer, moi je me dis que je suis pressé de retrouver mon lit à ce stade.

> Saison 1

The Stand – S01E02

Épisode 2 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.

> Saison 1


Spoilers

Hey, listen, just pretend we’re Ninja Turtles

Une heure d’épisode, vraiment ? Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir ça, même si j’aime le casting. On reprend avec un nouveau trio de personnage installé dans une toile de tente au milieu d’un magasin. Je les aime davantage, ne serait-ce que pour ce sens de la survie. Après, on nous introduit un couple sympathique et leur gamin que j’envisage directement comme insupportable.

Larry – c’est le nom de ce nouveau héros – emmène finalement sa copine, le gamin et toute une communauté du magasin jusqu’au refuge que l’on a découvert en fin d’épisode précédent, où ils rencontrent le héros de l’épisode précédent. Chouette, on va pouvoir avancer dans l’intrigue !

Ou pas. La série reprend en effet avec sa chronologie décousue, malheureusement. On suit donc le personnage de Larry cinq mois plus tôt. Il est une rockstar qui sombre peu à peu dans l’alcool, fait des caprices et déçoit beaucoup sa mère. Inévitablement. Il boit même sur scène le verre d’une des personnes du public, ça promet.

Le concert est interrompu par Wayne, son ancien colocataire, qui décide de lui sauter dessus pour se battre avec, parce qu’il y a d’anciennes querelles entre eux. Soit. Le lendemain, Larry se réveille dans le lit de la serveuse du bar, bien déçue de voir qu’elle ne peut pas faire confiance en Larry. Il faut bien dire qu’elle ne vend pas du rêve à avoir de la morve plein le nez.

Il s’agit évidemment des symptômes du virus qui va ravager les États-Unis, à commencer par la mère de Larry. Bon, la scène où il se rend la voir à l’hôpital passe assez mal en cette fin d’année 2020, parce qu’elle rappelle des scènes que l’on a tous vu, au moins aux infos. L’avantage, c’est qu’on voit qu’ils ne se sont pas trop planqués sur la panique et les surcharges des urgences… En revanche, voir Larry se déplacer sans masque et sans geste barrière, c’est énervant. En plus, faut arrêter, on connaissait les bases avant 2020, donc il pourrait faire attention.

Bref, la mère de Larry meurt rapidement et il se retrouve une fois de plus confronté à Wayne, qui lui reproche en fait d’avoir volé sa chanson. OK. Il le laisse tout de même mourir devant chez lui et sous la pluie, parce que c’est bien plus drôle comme ça. Bien sûr, on apprend assez vite dans l’épisode que Larry fait des rêves d’Abagail depuis un moment. Abagail ? Whoopie Goldberg. Le problème, c’est qu’il est tellement drogué qu’il doit mettre ça sur le compte de ses bad trips.

Disons ce qui est, ses cauchemars sont hyper bizarres, donc on peut le comprendre. S’il se trimballe avec plein de drogue dans un sac et dort au beau milieu de Central Park, c’est parce que l’épidémie a éclaté et que tout le monde peut désormais faire ce qu’il veut. C’est chouette ça, les petits vieux peuvent aller se branler dans leur stade préféré tout en se trimballant à poil toute la journée. Vraiment, ça donne envie de vivre une pandémie… Hum, pardon.

Dans le parc, il tombe finalement sur une certaine Rita Blakemoor, une femme remarquable en tout point : elle est belle, toute de blanc vêtue et… un peu dingue ? Elle a pour but de tirer au flingue dans des maisons pour oiseaux, tout en soulignant qu’elle est heureuse de ne pas tomber sur un fou. Et juste comme ça, les deux se comportent comme un vrai petit couple. C’est expéditif, ma foi. Il semble s’en rendre compte lui-même quand il voit un corbeau manger un œil de cheval dans les rues de New-York, mais il aime bien le fait d’être embarqué chez elle par Rita qui lui sert un joli petit dîner.

Tout ça dérape vite vers une scène de sexe, avec du Sigur Ros en fond sonore. Bon choix musical, c’est à souligner. Si tout semble se dérouler à merveille pour leur couple, on apprend tout de même que la ville pue de plus en plus. C’est inévitable : il y a des cadavres partout, mais aussi des incendies dans les immeubles et, très clairement, la ville est en train de se transformer en ville fantôme.

Fantôme ? Oh non, le crime s’organise vite à New-York. Le lendemain, ils tombent donc sur un homme qui veut louer pour 15 minutes Rita en échange d’un bon paquet de fric. Comme si le fric pouvait faire quoique ce soit dans le monde d’après, hein ! L’homme a évidemment des acolytes pour faire peur à Larry et Rita, obligés de fuir la ville par les égouts. Rita n’apprécie pas l’idée par contre, parce que les égouts sont plein de rats qui lui font peur. Je peux la comprendre, hein, mais c’est triste de voir comment tout ça termine.

Elle ne se raisonne pas et s’enfuit par la ville, au risque de se faire violer. Larry refuse de la suivre, préférant survivre dans les égouts… et regrettant de ne pas avoir pris l’argent ?? C’est tellement abusé. Il s’enfuit donc dans les égouts où il a quelques hallucinations de sa mère en train de cracher des rats, notamment. La série est douée pour les effets spéciaux, c’est déjà ça.

En sortant des égouts, paniqué, il retombe de manière improbable sur Rita, qui assure avoir suivi la direction indiquée par Larry dans les égouts, expliquant pourquoi et comment elle se retrouve au même endroit que lui. Dans une ville comme New-York, surtout New-York en flammes, j’ai du mal à y croire. De toute manière, pendant la nuit, on la voit regretter d’avoir fait le choix de rester avec lui et pleurer longuement. Bien trop longuement. Est-ce que j’ai accéléré certaines scènes pour mieux supporter l’épisode ? Bien sûr que oui.

La série nous emmène alors… Ailleurs ? Dans une prison, le virus commence à se faire sentir à l’incarcération d’un certain Lloyd Henry qui jure qu’il n’a rien fait, alors qu’un autre flashback confirme que si, il a fait un braquage où son coéquipier a eu la bonne idée d’éternuer et tuer une pauvre victime qui n’avait rien demandé.

J’ai ri, j’avoue. L’excellente bande-son de la série continue, ce qui n’est pas négligeable, et ça permet une bonne scène avec quelques coups de feu et une arrestation amusante. On va être honnête, ça me plait déjà plus que le premier épisode, tout ça. Le truc, c’est qu’on enchaîne trop rapidement sur autre chose, avec une prison pleine de malades et un Lloyd qui essaie de survivre comme il peut en demandant à être relocalisé.

Ce n’est pas si évident en revanche : il est là parce qu’il a tué un flic, et on lui fait payer : un gardien essaie même de le contaminer, rien que ça. Quelques jours plus tard, il n’y a plus de gardien et Lloyd, immunisé, se retrouve à devoir envisager de manger son co-détenu mort du virus. Et il le fait, bouffant ensuite des rats quand il le peut. Contre toute attente, il est finalement sauvé par « Flagg », aka Skarsgaard. Celui-ci a enfin quelques lignes de dialogue, mais ça ne clarifie pas son rôle dans tout ça.

Il a un smiley sur sa veste et un scorpion sur sa ceinture, et c’est important à savoir vu l’insistance de la série sur ces éléments. Il est très mystérieux en tout cas : il s’amuse de la situation de Lloyd, puis réussit à transformer une pièce en clé, avant que la clé ne devienne une étrange pierre comme déjà vu dans le premier épisode.

L’épisode se termine ainsi sur un Lloyd libéré par Flagg qui envisage d’en faire son bras droit. C’est… mystérieux, mais pas forcément dans le bon sens du terme !

Dans le présent, on reprend donc avec l’arrivée de Larry et Nadine à la communauté. Larry se retrouve dans la voiture de Redman pour parler des rêves qu’ils font. Toute la communauté est donc remplie de gens rêvant d’Abagail. Commencer par là, ça aurait déjà bien mieux fonctionné pour le premier épisode. On comprend assez vite qu’Abagail a un rôle-clé dans la construction de cette communauté, mais ça, on s’en doutait déjà. Redman et Larry aussi : ils font partie d’une liste de cinq noms écrite par Abagail, qui leur donne un rôle de commandement dans sa communauté.

Finalement, Redman emmène Larry voir Ray qui lui affirme qu’il est dangereux d’être prophète. Si elle fait ça, c’est pour justifier la présence d’un flingue à sa ceinture. En fait, le but est ici pour Larry de rencontrer enfin Abagail. Avant de la rencontrer, il doit d’abord tomber sur Nick Andros (ça c’est fort de fruit), qui ne lui parle pas, mais signe son plaisir de la rencontrer. Il a aussi un œil de moins, apparemment… C’est finalement lui qui le mène finalement à Abagail, mais on ne verra rien de cette scène.

Du côté de Nadine, l’intégration à la communauté se fait par l’intermédiaire de Frannie qui nous apprend que certaines familles vivent dans des maisons d’un quartier résidentiel sans électricité, là où d’autres choisissent de vivre dans l’université, avec du courant. D’autres villes ont pourtant le courant, mais Abagail leur dit de venir à cet endroit dans leurs rêves, alors à quoi bon faire autrement.

On sent que ça vire à la secte, tout de même, avec Frannie insistant pour savoir si Nadine et l’enfant ont des rêves eux aussi. Hmm. Je ne suis pas convaincu par la réponse de Nadine affirmant que oui. Quant à l’enfant, il est sur le spectre de l’autisme apparemment : il ne parle pas, ne signe pas, alors impossible de savoir. En tout cas, Frannie demande à Nadine de devenir la mère de l’enfant, au moins temporairement, et d’accepter d’être maîtresse pour la communauté, puisque c’est son ancien boulot. Pff. Si on ne peut même pas compter sur la fin du monde pour changer de boulot ! Obligée de rester prof, Nadine, bim, dans les dents.

Elle se retrouve embarquée à vivre dans une maison sans électricité, mais avec Joe, le gamin, et Larry qui refuse de lui révéler ce qu’Abagail lui a dit. Bon, ben on ne saura pas non plus, et c’est frustrant de voir ensuite Larry se rendre auprès d’Harold quand on sait qu’Harold est cinglé. Celui-ci explique à Larry que, non, Fran ne vit pas avec lui. En effet, Larry a suivi les signes laissés par Harold à travers le pays pour trouver la communauté, et il s’imaginait forcément des choses entre Harold et Fran. Ce n’était pas le seul, puisque c’est exactement ce que Larry faisait aussi.

En tout cas, il est à souligner que Joe ne semble pas beaucoup aimer Harold, puisqu’il refuse même de lui adresser un regard… Et ça embête Harold, non ?

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