Stats de la semaine #07

Salut les sériephiles,

Résultat de recherche d'images pour "dix pour cent gif"Sans Bingo Séries ni WESéries, et avec tout juste 16 articles publiés, il y a eu un peu moins de monde pour fréquenter les pages du blog cette semaine, mais rassurez-vous, vous étiez encore assez nombreux pour que je puisse proposer un article stats en ce lundi. En revanche, il va être assez peu original une fois de plus, parce qu’il faut que je sorte de mon hibernation de ce début de vacances scolaires pour l’écrire. En plus, je finis par me demander si ça vaut vraiment la peine de l’écrire chaque semaine tant les articles qui fonctionnent restent les mêmes :

  1. Euphoria – S01E09 (spécial) : 235 vues
  2. Lethal White : le retour de Srike sur la BBC : 166 vues
  3. Ce que c’est qu’un ship : 94 vues
  4. La saison 1 de This is us (Récap) : 80 vues
  5. Le Whedongate, 2021 : 73 vues

Résultat de recherche d'images pour "euphoria 2020 gif"Vous voyez comme on tourne en boucle avec ce classement ? Ce sont les mêmes articles qui attirent sur le blog depuis deux semaines, et j’ai donc eu l’occasion de tout analyser… Avec ses 1200 vues environ en 2021, l’article sur l’épisode d’Euphoria s’impose déjà comme l’un de ceux qui aura le plus de succès cette année (et est le 33e article le plus lu de tout le blog, derrière deux autres articles de classement).

D’ailleurs, je me tourne souvent vers les résultats de recherches quand je n’ai rien à dire ici, mais cette semaine, j’ai tout juste un « scène éotique » menant au blog pour tenter de me faire rire, tout le reste étant sérieux et à peu près sans faute de frappe.  Et puis, bien sûr, il y a cette cinquième place à commenter, puisque l’article fait son entrée dans le classement : Charisma Carpenter a critiqué Joss Whedon et enfin révélé ce qu’il s’était passé vis-à-vis de sa grossesse lors de la quatrième saison d’Angel.

Depuis le temps que les rumeurs couraient, je trouve ça bien qu’elle raconte enfin sa version de l’histoire, et bien que la parole se libère. Par contre, en tant que fan de la série, ça fait toujours un peu mal de voir que les paroles libérées sont plus nombreuses que ce que le haut de l’iceberg laissait penser. Pourquoi faut-il que les génies d’écriture soient si problématiques ?

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Je suis bien content d’être adulte en 2021, tout de même, ça me paraît plus chouette qu’il y a vingt ans, pour un tas de raisons. Je ne vais pas m’égarer davantage dans cet article, cependant, je préfère en revenir à la suite de cet article, avec les saisons les plus lues du blog – mais pas forcément les plus commentées, car vous avez été un peu timides ces derniers jours (seulement 65 commentaires) :

  1. Euphoria (S01)
  2. Dix pour Cent (S03)
  3. Zoey’s Extraordinary Playlist (S02)
  4. 9-1-1 (S04)
  5. WandaVision (S01)

Résultat de recherche d'images pour "wandavision 2020 gif"C’est compliqué pour les séries en ce moment : elles n’attirent pas grand-monde sur le blog. WandaVision n’atteindra probablement pas le top 10 des articles les plus lus en 2021, contrairement à ce que j’imaginais le mois dernier, et contrairement à ses pendants cinématographiques qui explosaient sur le blog. C’est étonnant pour la série la plus populaire au monde (d’après un site américain) ; malgré un algorithme qui me coule dans les résultats. Je suis également surpris de voir 9-1-1 Lone Star redisparaître de ce classement cette semaine alors que l’épisode était vraiment très chouette. La série-mère s’en sort beaucoup mieux avec un épisode gaybait pas exceptionnel, même si j’aime les personnages qui étaient au centre de l’histoire. J’ai hâte d’ailleurs de voir le prochain épisode, centré sur un personnage que j’aime.

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Bizarrement, Zoey est la série du moment qui tire le mieux son épingle du jeu, alors que l’épisode de cette semaine était quelque peu risqué venant d’eux. C’est bien, ça prouve au moins que le message qu’elle veut faire passer a pu être entendu et que le racisme va peut-être pouvoir être combattu. En plus, c’est peut-être sur cette série que j’ai pu avoir l’échange de commentaires le plus intéressant, précisément sur ce sujet-là.

Reste donc le succès de Dix pour Cent qui se confirme encore et toujours… Ecoutez, que voulez-vous que je vous dise ? Netflix a encore frappé ! 

 

 

Le Whedongate, 2021

Salut les sériephiles,

Je sais. Je sais qu’il y a deux jours à peine, j’ai tweeté pour dire que j’avais fait le tour de ce que j’avais à dire sur Joss Whedon il y a trois ans déjà. L’article, simplement nommé Whedongate est toujours en ligne. Qu’est-ce qui a changé depuis son écriture alors ? Ben, déjà, je devais encore parler aujourd’hui des comics Buffy, et je ne me voyais pas le faire sans parler de ce qu’il s’est passé avant avec les déclarations de Charisma Carpenter. Je me suis alors retrouvé à écrire cet interminable article et, après réflexion, je le publie, tel quel, à chaud et sans relecture, sans mise en page particulière, sans gif. Le sujet est sérieux, après tout.

Voir aussi : Le Whedongate, 2017

Par où commencer ? Déjà, Charisma Carpenter a éclairci beaucoup les choses concernant sa grossesse. Très sincèrement, n’importe qui ayant vu la saison 4 d’Angel sait parfaitement qu’il y a eu un problème durant le tournage la concernant. Sa grossesse est maltraitée scénaristiquement du début à la fin, et le personnage est sacrifié et jeté à la poubelle après quasiment sept années d’évolution vraiment géniales. Tout ça, c’est encore sans compter la carrière de l’actrice qui a eu du mal à s’en remettre après.

Le point de vue de Charisma Carpenter ne fait que confirmer les nombreuses théories et rumeurs, tout en y ajoutant quelques éléments qui restent de l’ordre du point de vue : elle affirme ainsi que Joss Whedon a ignoré les appels de son agent lorsque celui-ci voulait prévenir de la grossesse de l’actrice ; et je suis sûr que Joss Whedon dirait probablement autre chose, mais à ce stade… Je m’en fiche pas mal.

De toute manière, je vois mal comment il pourrait s’en défendre autrement que « parole contre parole », et clairement, ce n’est pas celle de Joss Whedon en laquelle je crois le plus : il a refusé de simplifier le tournage pour l’actrice, au point de la faire venir tourner de nuit – alors certes c’est une série de vampires et il se passe plein de choses la nuit, mais beaucoup de scènes se déroulaient à l’intérieur tout de même ; et certaines scènes extérieures sont bien inutiles dans cette saison (ou auraient pu être tournées différemment).

D’après elle, Charisma Carpenter a donc vécu une grossesse difficile, y compris d’un point de vue médical, avec beaucoup de stress, un symptôme physique dont elle souffre encore et de multiples moqueries et remarques sarcastiques de Whedon, notamment sur ses croyances religieuses. Bon. On parle de Joss Whedon : ça ne fait absolument aucun doute, évidemment que ce qu’elle dit est vraie. Il suffit d’écouter quelques interviews du producteur – ou les commentaires audio des épisodes – pour savoir que c’est vrai qu’il a un humour grinçant (faisant aussi le succès de ses séries, c’est ça le pire), et pour l’imaginer assez facilement.

Je l’avais déjà dit la dernière fois : je n’ai jamais vraiment aimé ce que je voyais de Whedon en tant que personne. Il a l’air d’être un type triste, frustré, offensif avec les mots, qui veut tout contrôler et qui fait de l’humour avec tout, sans réfléchir vraiment aux personnes à qui il s’adresse. Eh, moi aussi je fais de l’humour avec tout… mais j’ai vite appris qu’on ne pouvait pas faire ça avec tout le monde non plus. Et clairement, tu ne peux pas te le permettre avec des gens qui bossent pour toi, purée.

Voir aussi : Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

Sa réputation a toujours été la même : il a une vision artistique sacralisée (par ses fans, certes, son équipe, aussi, mais surtout par lui-même) et une certitude qu’il fait qu’il refuse la critique ; voulant que le script soit réalisé à la virgule près. Souvenons-nous qu’Halle Berry et lui se détestent à cause d’une simple réplique qu’elle n’aimait pas et qu’il n’a jamais voulu changer, menant à la blague la plus désastreuse de X-Men parce qu’elle ne l’a pas dit sur le bon ton (et on connaît assez le ton whedonien pour voir ce que ça aurait dû donner cette blague du crapaud qui dit aïe comme tout le monde)…

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on est en 2021 et que cette attitude qui pouvait passer en 2000 ne trompe plus : son autoritarisme en fait une mauvaise caricature de dictateur ridicule, et le féminisme de ses œuvres est en train d’être sacrément taché par ce qu’il est, un homme blanc hétéro pas si ouvert d’esprit que ça. En même temps, là encore, difficile d’y trouver une surprise quand on connaît le traitement des personnages de couleur dans ses séries (ils sont vraiment peu nombreux, et à part Gina Torres, ou à la rigueur J. August Richards, faut voir comment ils finissent en général…).

Le vrai problème qui me fait écrire cet article n’est cependant toujours pas là : tout ça, je l’ai déjà évoqué sur le blog, il n’y a pas de changement. Ce qui me pose problème, c’est la déclaration de Michelle Trachtenberg (Dawn dans Buffy) qui a suivi… Que tout le casting parle d’une mauvaise ambiance sur le plateau de tournage, ce n’est pas trop nouveau – on sait déjà que Sarah Michelle Gellar s’isolait souvent (et on comprend mieux pourquoi maintenant ?) et que Whedon avait ses favoris (toujours tristement silencieux dans l’affaire pour la plupart, alors que je les adore, à commencer par Alexis Denisof et Amy Acker). Qu’elle aille dire qu’il y avait une règle interdisant Joss Whedon de se retrouver seul avec elle – une adolescente ! – dans une pièce ? Ça craint.

Voir aussi, entre autres sur l’ambiance de tournage : Ma 1e convention, Buffy Once More With Feeling 3

On ne saura probablement pas ce qu’il en est, et on n’a pas vraiment besoin de savoir non plus, mais ça dépasse le cadre de la mauvaise ambiance, de toute évidence. On a souvent mis sur le dos de Sarah Michelle Gellar la fin de Buffy, mais peut-être qu’elle en avait marre aussi – elle savait de toute évidence ce qu’il s’est passé, quand d’autres nient être au courant, comme Anthony Head, que j’ai envie de croire, parce que je vois mal un type comme Joss Whedon oser faire quoique ce soit devant lui. C’est dire comme je vois Joss Whedon.

Il est assez connu parmi les fans, de plus, que Sarah Michelle Gellar n’était pas d’accord avec toutes les décisions de Whedon lors de la dernière saison – il va jusqu’à dire qu’elle n’a rien compris à la dernière scène entre Buffy et Spike, mais qu’elle a quand même joué ce qu’il voulait, et il en semble heureux et fier d’avoir réussi à la forcer à le faire dans le commentaire audio du DVD… Malaise ? Sa vision artistique avant le reste, comme lorsqu’il la force aussi à rire dans la saison 6 alors qu’elle déteste ça. Bon. Le métier d’acteur, c’est aussi ça, je sais bien, mais sans dialogue aucun sur le scénario et sur ce qui est accepté… Encore une fois, question d’époque, et personne ne trouvait rien à y redire en 2000, j’imagine.

Le reste du casting ? On voit mal David Boreanaz ou Nicholas Brendon (Angel et Xander/Alex, respectivement) intervenir après avoir été au cœur de leurs propres affaires de harcèlement. Beaucoup apportent du soutien, surtout du côté des femmes. Côté hommes, c’est sans trop de surprise que J. August Richards a été un des premiers à apporter son soutien à Charisma Carpenter, en soulignant qu’il savait ce que c’était d’avoir du mal à évoquer un tel secret (il a fait son coming out public il y a un an seulement), quand les autres ont eu du mal à s’y mettre.

Enfin, les favoris de Whedon se taisent… à l’exception d’Eliza Dushku. Pourtant, après avoir été dans trois de ses séries, et après avoir eu une série écrite rien que pour elle où il s’est empressé de la mettre en tenue de cuir et dominatrice, elle ne peut pas ne pas savoir, surtout après avoir été elle-même victime de harcèlement plusieurs fois (elle a arrêté sa carrière après Bull à cause de ça) ? Je suis perplexe, mais Whedon semble avoir une telle personnalité qui attise la fascination, peut-être qu’on peut bel et bien être aveuglé par ce qu’il fait grâce au charisme qu’il dégage ?

Voir aussi : Ma rencontre avec Eliza Dushku au Comic Con Paris 2017

Et puis, quand on est dans ses bonnes grâces… ? Je reste surpris – dérangé ? – par le silence de certains face à cette affaire, tout de même (Nathan Fillion ? Felicia Day ?). Personne ne peut nier qu’il avait ses favoris et que ça ne peut que créer des ambiances de travail toxique ? Tout ça me rend heureux qu’il ne soit finalement jamais revenu sur Agents of S.H.I.E.L.D, et je comprends mieux pourquoi avec l’ouverture d’esprit de son frère et de Maurissa Tancharoen. Il doit y avoir des tensions dans les réunions de famille !

Voir aussi : Ma rencontre avec Felicia Day (en 2014)

Quant à la cancel culture qui rôde autour de tout ça… Humph. C’est compliqué. Certains comparent à Rowling, mais c’est bien différent de Rowling en ce qui me concerne – Rowling est juste une femme qui ne change pas à la même vitesse que le monde, qui est plus vieille que sa fanbase et qui s’entête dans des idées passées. Harry Potter a mal vieilli, les livres n’auraient pas le même succès aujourd’hui parce que pas assez inclusif… mais pour leur époque, ils restent étonnamment ouverts d’esprit dans le message ; et ils fonctionnent encore pour des lecteurs aujourd’hui grâce à la magie qu’ils apportent et à la plume incroyable de Rowling, qu’on ne pourra pas lui retirer, même si elle écrivait les pires messages du monde.

Voir aussi : The Ickabog, Un nouveau conte signé JK Rowling

Les œuvres de Joss Whedon ? Sa plume m’a moins plu ces dernières années, précisément parce que je ne le trouvais plus si ouvert d’esprit non plus, à se comporter en enfant après la défaite des démocrates face à Trump… J’ai quand même très envie de découvrir The Nevers, parce que j’adore le concept de base de la série. C’est frustrant.

C’est un être humain détestable. Pour l’instant, il n’est que ça, il n’a pas commis de crime, il est juste un connard qui vire les jeunes mamans et se comporte mal en présence d’adolescentes, ce qui est déjà beaucoup trop, mais j’ai déjà écrit que je n’aimerais pas le rencontrer car on voit bien qu’il est gênant. Je pense – j’espère – qu’il s’est contenté de réflexions salaces en présence de (et possiblement à propos de) Michelle Trachtenberg ; comme il en a fait de toute manière dans les commentaires audio des DVD aussi.

Si, si, il se permet des commentaires sur le fait que Dawn soit sexy dans un épisode qu’il commentait avec Nicholas Brendon, vraiment, c’était déjà dérangeant à entendre quand j’étais ado : de mémoire, mais je n’ai pas mes DVDs avec moi pour vérifier (tout se perd), c’est à propos d’une scène de la fin de saison 7 où Xander embarque Dawn de force en voiture avec lui.  Les blagues qu’ils font à ce moment-là ? Suffisamment dérangeantes pour que ça me revienne à la rédaction de cet article. Elle avait à peine 18 ans.

Je m’égare : comprenez-bien que si ça m’a dérangé en tant qu’ado il y a dix ans (plus, même), c’est qu’il y a clairement un problème, surtout maintenant que les standards ont évolué. J’aime la plume de Whedon, j’aime les mondes qu’il met en place, la structure narrative qu’il a donné à la télévision et les répliques grandioses de ses personnages qui évoluent toujours. Ces œuvres ne sont pas le fruit de son unique travail, mais d’une collaboration avec de nombreux artistes, tant devant la caméra (tant d’acteurs !) que derrière, avec une équipe de scénaristes dingues qui continuent aujourd’hui d’écrire des choses merveilleuses.

Je ne vais pas les renier. Je vais rester fan, parce que, et là ça rejoint Harry Potter, ça m’a forgé en tant qu’adolescent et jeune adulte, ça m’accompagne depuis des années et j’ai trouvé de la force grâce à ces œuvres.

En revanche, ce qui est permis par la fiction, notamment dans l’humour, ne l’est pas forcément dans la réalité. En revanche, je continue de penser que derrière le génie artistique se cache un type qui manipule tout le monde et se prend pour un dieu. En revanche, j’ai désormais la certitude que ce qui a permis la création d’un monde aussi parfait était finalement hyper toxique… C’est toutefois le cas de bien des choses dans ce monde, et il faut l’accepter.

Difficile de séparer l’artiste de l’œuvre, donc, comme toujours. Je vais continuer de penser bien du mal de la personne, mais d’adorer ce qu’il a écrit et créé, en me rappelant que ça a débouché sur des projets – et pas que les siens ! – où des artistes ont pu s’épanouir, où une forme de féminisme (mise à mal aujourd’hui sur plein de points, à commencer par Xander qui est l’archétype du nice guy à qui, en plus, on pardonne tout) a pu exister dans une culture qui ne lui laissait aucune place et où des fans ont pu grandir.

Et surtout, surtout, je vais espérer que Joss Whedon sorte de l’hypocrisie malsaine dans laquelle il est vis-à-vis du message de ses œuvres. Clairement, il s’en sert – et des œuvres, et des fans ! – pour s’excuser en permanence de ce qu’il fait et est, en assurant qu’il est un type bien parce que les mots le prouvent. Ce n’est pas le cas. Il a fourni de jolies histoires de rédemption à travers les années… Espérons qu’il puisse en vivre une lui aussi, reconnaître ses torts et avancer pour devenir plus fréquentable. Malheureusement, je doute de sa capacité à y parvenir, parce que je l’ai toujours vu comme un type profondément détestable, contrairement à ceux dont il s’entoure. Une aura, un charisme. C’est terrible.

Je l’ai lu sur Twitter, et je n’ai pas meilleure conclusion : Do better, Joss.

Et bonnes vacances !

Salut les sériephiles !

Ca y est, les vacances scolaires sont arrivées ! Je ne peux pas dire que j’en ai vraiment un énorme besoin, puisque j’ai eu une longue quatorzaine de télétravail, donc pas mal de temps chez moi. Ce n’était pas reposant, loin de là, mais ça ne représente quand même pas la même fatigue de supprimer les transports, d’avoir ses horaires et surtout de ne pas faire un millier d’aller-retours entre les rangs de sa salle de cours. Je me sens donc un peu moins cassé que d’habitude… mais je suis quand même content de voir cette période de vacances se profiler après une semaine où tout le monde était au bout du rouleau après un long confinement sans ce rythme.

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Ne soyez pas trop mauvaises langues, j’ai une petite centaine de copies qui m’attendent (et pas des petites en plus) parce que je suis maso et je n’ai plus aucune avance sur les préparations de cours, donc je sais quoi faire en cas d’ennui pendant ces vacances. Cela dit, vous me connaissez et vous savez peut-être que j’ai l’habitude de parler sur le blog, le soir des vacances, de mon planning prévisionnel des trucs que je veux voir.

Malheureusement, outre le boulot, je vais également me reprendre quelques jours de vraies vacances. Malheureusement ? Non, je déconne, je suis hyper impatient de retourner chez les mêmes amis que cet été. OK, je sais, ce n’est pas très gestes barrières et tout, mais pas plus que d’avoir fait cours à 112 élèves (non, moins, il y en a qui étaient déjà partis en vacances, évidemment) aujourd’hui. Je m’égare, je m’égare ! Pourtant, il y avait une logique : heureusement pour moi, mais malheureusement pour le blog, je ne sais pas encore si je vais réussir à assurer mon rythme d’un article par jour… On verra bien, mais je pense que ma première semaine de vacances va être chargée. En plus, il y aura aussi un nouvel épisode de 42 minutes le vendredi 23. J’espère que vous avez hâte, vous aussi !

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Forcément, qui dit nouveau podcast, dit #RiverdaleStrong. Mon plus gros objectif série de ces vacances va donc être de terminer la saison 2 (enfin !) et de me lancer aussitôt dans la troisième (tant qu’à faire). Ce n’est pas gagné, mais ça se tente. Il faudra ensuite que je rattrape les épisodes ratés du début de semaine. Pour la deuxième semaine, je ne sais pas trop encore. J’ai encore et toujours God friended me à terminer, et je pense que c’est celle qui est en meilleure position pour être terminée, aux côtés de, peut-être, une avancée dans Suits. Pour cette dernière, je n’y crois pas tellement : il y a tout de même Haunted of Bly House qui attend sagement que je pense à elle.

Sinon, il est possible que je retrouve Laura et qu’on se décide sur une nouvelle série à binger ensemble maintenant que 3% a pris fin, alors que l’amie avec qui je regarde parfois Buffy depuis des années arrive ENFIN à la fin de la série… donc à voir si on arrive à caser ça, avec nos masques, le mètre de distance ET le couvre-feu. Ouais, on a le monde entier contre nous, je sais, mais c’est Buffy (ou Angel).

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On verra donc, il y a l’embarras du choix dans ma liste de séries à regarder… et il faut noter que le prochain WESéries approche, tout aussi vite qu’Halloween si vous voyez ce que je veux dire ! Tout n’est pas perdu pour le visionnage de séries, donc.

Quant au blog, j’aimerais trouver le temps (mais quand ?) de faire un petit design d’Halloween, tout en préparant donc le prochain week-end et, dans l’idéal, en rattrapant un mois de TFSA, parce que c’est quand même n’importe quoi d’en rater trois d’affilée. Je pourrais bien sûr en écrire un là, tout de suite, mais eh, on se calme, laissez-moi croire aux vacances. Ainsi, je me suis prévu une grosse soirée de glandouille pour finir Julie & the Phantoms et si possible enchaîner les inédits du vendredi… avant un week-end où je ne suis pas sûr de regarder des séries. Ce n’est pas gagné, je suis au téléphone, là, et j’ai déjà bien envie d’aller dormir, alors qu’il est à peine 19h. Décidément, quelle année 2020 ! Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d’en avoir, bon week-end à tous !

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Non. Vacances.

Hellmouth – Buffy/Angel (BOOM! Studios)

Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !

Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.

Voir aussi : The Promised Neverland – Tomes 13 à 15

Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…

Hellmouth (1-5)

Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.

Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.

C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !

Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.

Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?

Buffy (09-12)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.

La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.

Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.

Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.

En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?

Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !

Angel (06-08)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00 | #01 | #02 | #03 | #04 | #05

Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).

La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.

Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.

J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.

Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.

Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.

Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.

L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !

Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.