Salut les sériephiles,
Pour ce dernier vendredi du mois d’août, je reviens avec la conclusion de ma saga de l’été. Oui, c’est un peu expéditif, mais c’est comme ça : pour septembre, on repartira sur de nouvelles bases. J’ai une autre idée de séries d’article, mais je ne sais pas encore si elle débarquera dès septembre ou si je la relèguerai carrément à l’été prochain… J’ai encore largement le temps de voir venir !
En attendant, en revanche, il est temps de parler d’un douzième et dernier personnage marquant… même s’il y en a sûrement eu bien d’autres au cours de ma vie de sériephile.
Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.
Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question d’Alison Hendrix de la série Orphan Black, un personnage que j’ai tellement adoré qu’elle a été ma première Funko Pop. Et gratuitement en plus, parce que j’étais le 1000e client du week-end !
Qui est-ce ? Alison Hendrix est un personnage qu’il faut apprendre à apprécier, mais en ce qui me concerne, c’est arrivé très rapidement. Au départ de la série, elle n’est même pas présente, avant d’être présentée comme la mère de famille bien sous tous rapports, pour ne pas dire parfaite quand elle s’occupe d’emmener ses enfants au sport. Toutefois, le cliché s’écaille vite et elle est une Desperate Housewife sous la surface…
Ce ne peut pas être un hasard, la référence est assez évidente, mais en même temps, les scénaristes en font quelque chose de bien différent de la série d’ABC, avec une Alison se retrouvant à torturer son mari (Big Boobs Blowies !) ou liée à un trafic de drogue qui la dépasse totalement. Bien sûr, elle doit faire face à sa propre addiction à l’alcool aussi, tout en continuant de gérer comme elle peut ses gamins et sa vie parfaite en surface, scrutée par tous les voisins.
Bref, Alison, c’est un personnage qui fonctionne malgré l’alcool et les emmerdes, parce qu’elle est une control freak de dingue. Et c’est ce qui la rend si géniale et adorable !
Qu’est-ce qu’Alison a bien pu nous apprendre ? Alison nous apprend à nous méfier des apparences, particulièrement quand elles sont parfaites. Il est évident que ce n’est pas un message bien nouveau, surtout pour moi qui me suis tapé onze saisons de Secret Story, mais malgré cela, je trouve que ça fonctionnait bien dans la série. Chaque épisode nous la faisait découvrir sous un jour nouveau et la rendait agréable. Et pourtant, il y a fort à parier qu’une maman parfaite comme ça, dans ma vie de tous les jours, j’aurais juste envie de la fuir au premier abord. Il faut savoir persister.
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Après, Alison, c’est aussi un personnage parfait pour apprendre à relativiser et prendre du recul sur toutes les situations, parce qu’elle garde son self control dans toutes les situations justement, même – et surtout ? – quand elle le perd. Sa perte de contrôle se traduit par des décisions rationnelles et une envie encore plus forte de tout maîtriser. Et c’est parfait comme cela.
Quel impact sur moi ? Bon, là, il est assez évident qu’Alison m’a montré qu’il était parfaitement possible, si ce n’est nécessaire, de lâcher un peu du lest pour ne pas être trop un control freak. Je l’adore, mais elle est souvent insupportable pour son entourage, alors ce n’est pas malin de ma part de vouloir être trop organisé non plus.
Il n’empêche que son penchant alcoolique/hyper-organisée, je l’ai aussi, sans jamais tomber dans les deux extrêmes, ou dans un seul des deux. J’ai compris qu’il fallait être plus bienveillant envers l’imprévu, alors je laisse désormais une marge dans mes envies de contrôle. J’évite aussi les pistolets, ça n’a jamais réussi aux Hendrix d’être en présence d’un pistolet.
Et puis, je n’avais pas vraiment besoin d’Alison pour ça, mais elle m’a tout de même montré que c’était vraiment une mauvaise idée que de se frotter à la drogue ou à l’illégalité.
C’est trop stressant, et je ne dois pas gérer mon stress comme elle le fait.
Allez, son vrai impact, c’est qu’elle m’aura fait rire et m’aura donné envie d’avoir une organisation parfaite, mais pas trop. Le revers de la médaille ne fait pas envie…


Oui, ça fait beaucoup d’épisodes d’un coup, mais je l’avais prévu depuis le départ. Par contre, non, ça ne règle toujours pas l’ensemble de mes retards. On s’en approche, comme toujours, mais c’est une tâche interminable, je le sais bien. Je n’oublie pas mes zombies préférés (et après tant d’épisodes, j’ai parfois l’impression de ressembler à Alicia ci-contre quand je vais me coucher), je n’oublie pas les conteurs de minuit (surtout que la saison commençait super bien pour de l’horreur), je n’oublie pas les séries estivales, y compris celles qui ont (re)commencé pendant ma panne de séries, mais… je ne sais pas si je les regarderai tout de suite pour autant.
Bref, avec cette saison de séries qui se termine un brin en décalé pour moi, je me rends compte que j’ai changé aussi dans mon approche des séries. Et c’est paradoxal, alors accrochez-vous.
Et les questions de représentations me tiennent de plus en plus à cœur, preuve s’il en faut encore que c’est super important (et que la vie privée doit jouer dans mes critiques). Inévitablement, ça provoque quelques déséquilibres dans mes articles, et je me sens d’un avis plus tranché et de moins en moins neutre avec le temps. Les notes restent beaucoup trop élevées par contre, on ne se refait pas.
Bien sûr, cette année, j’ai aimé les séries Marvel, et particulièrement
Et comme je n’arrive plus depuis quelques mois à me contenter uniquement de séries et d’écriture, d’où la diversité des sujets évoqués parfois sur le blog, je m’aperçois que je n’ai plus autant besoin des séries qu’avant dans mon équilibre. Promis, elles restent une partie de moi quand même. Il y en a juste une autre qui se développe.



J’ai rattrapé deux saisons – une de retard, une diffusée en 2020. Je suis content d’avoir enfin terminé la série, principalement parce que sur ces deux saisons-là, c’était vraiment la catastrophe. Le problème, c’est que j’ai cru ne jamais réussir à m’en sortir quand je l’ai regardée. J’ai frôlé l’overdose, et c’était vraiment médiocre. Pas un bon souvenir de ce challenge, donc !
En octobre, je me suis dit qu’il était peut-être temps d’avancer dans ce challenge, pour feindre de le réussir. Quelle erreur, quel échec ! Malgré tout, ça m’aura permis de regarder cette série russe avec
En décembre, j’avais encore l’illusion de pouvoir enchaîner plein de séries très courtes pour arriver à 12. Cela aurait été un peu ridicule… mais je ne regrette pas cette illusion qui m’a donné la possibilité de regarder cette chouette sitcom de Noël ! Vite vue, peut-être vite oubliée, la série est sympathique et vaut le détour.
