Salut les cinéphiles,
Je n’arrête plus de vous dire que j’ai envie de changement dans les articles cinéma pour 2021, mais j’ai commencé la semaine dernière avec un article tout classique. J’ai toutefois pris la décision de faire désormais passer mes coups de cœur en priorité sur le blog, de manière à pouvoir vous en parler dans des articles dédiés – donc plus longs – et en ayant encore en tête tous les éléments de l’intrigue… parce que c’est bien beau dire de que j’ai aimé un film, mais c’est tout de même mieux d’être encore capable d’expliquer pourquoi précisément. Ce n’était pas toujours le cas en 2020.
Bref, c’est dans cette optique que j’ai très envie de vous parler du film Triangle, sorti en 2009, mais que je n’ai découvert que ce week-end. Cela n’a d’ailleurs aucun sens : l’actrice principale du film est Melissa George, une actrice que j’aime beaucoup depuis Alias. Parmi les seconds rôles, on trouve Liam Hemsworth, que j’ai bien aimé aussi dans Most Dangerous Game et qui, étant un Hemsworth, est tout de même pas mal connu. Enfin, le film prend une tournure assez jouissive de jeu avec la temporalité et les périodes, un élément que j’adore, surtout dans les films. Et il est bien foutu ! Autant de raisons qui font que c’est un coup de cœur et que j’aurais dû en attendre parler avant.
Bon, et ça parle de quoi ? Un groupe d’amis compte profiter du beau temps pour faire un tour en mer à bord du yacht de l’un d’entre eux. Pris au piège par une mystérieuse tempête, ils se retrouvent forcés de monter sur un bateau tout aussi mystérieux – et sur lequel ils sont en danger. Cela dit, ce n’est pas bien grave, ils sont tous chiants !
On me l’a vendu comme un film d’horreur et ce n’est clairement pas ce que c’est. Pour moi, c’est surtout un film de science-fiction, plus qu’un slasher. Et pour être tout à fait honnête, j’y vais un peu fort quand je dis coup de cœur : il y a la première demi-heure du film qui n’est pas exceptionnelle et rejoint les débuts chiants de film d’horreur où l’on apprend à connaître les groupes de personnages. D’ailleurs, dans le groupe de personnages aussi il y en a une qui me paraît bien chiante à être en boucle sur un même élément et espérer l’impossible.
Ceci étant dit, je peux vous conseiller le film malgré tout, parce que je l’ai déjà vu une deuxième fois alors que je l’ai découvert ce week-end. Ce début chiant contient en effet quelques indices capitaux pour la suite, et j’ai eu envie de revoir afin de confirmer que tout tenait la route. Comme c’est le cas, je peux parler de coup de cœur.
Si vous n’êtes pas encore convaincu, je peux entrer un peu plus dans les spoilers et vous révéler que ce film présente en fait une histoire de boucle temporelle se répétant sur le bateau chaque fois que tous les passagers meurent. Mais alors… L’héroïne parviendra-t-elle à quitter le bateau tranquillement ?
Si j’aime le film, c’est principalement parce qu’ils réussissent à bien gérer la boucle, alors même qu’elle est compliquée à mettre en place et à démêler en tant que spectateurs : je vais enchaîner sur un spoiler donc attention à la suite si vous n’avez pas vu le film – attention aussi aux gifs, donc. Si vous l’avez vu et que vous voulez des explications, pour tout comprendre, il faut prendre en compte que plutôt que d’en fournir une, le film fournit deux boucles temporelles qui se croisent.

Ainsi, il y a quatre versions de Jess, fonctionnant deux par deux… La première que l’on suit est nécessairement la troisième à monter sur le bateau : elle jette par-dessus bord la première à être montée, tire dans la tronche de la deuxième et voit la quatrième finir à la hache la deuxième. Le tout avant d’être celle qui se fait jeter par-dessus bord par la cinquième. Rien que ça. Le gif ci-dessus ? La troisième braque la quatrième pour l’empêcher de venir à bout de Vic, accidentellement. J’aime surtout le fait que la boucle sorte du cadre du bateau pour aller s’étendre à toute la vie de Jess – même si à mes yeux, ça s’étend surtout à sa mort.

Sa mort ? Ben oui, ce n’est pas pour rien que le film fait allusion dès le départ à Sisyphe. Jess, à la fin, ment au chauffeur de taxi en lui promettant de revenir. Elle ment donc à la mort et se retrouve prisonnière de la boucle où elle est forcée de tuer en boucle ses amis et de se débarrasser des corps – à l’exception de la reloue qui cherche Heather.
Certaines choses sont suggérées sans être montrées, et ça m’a frustré au départ, parce que j’aurais aimé voir l’ensemble de la boucle de la deuxième/quatrième Jess également (notamment la mort de Vic). Sur le moment, j’ai cru qu’il nous manquait un morceau du film… et c’est bien pour ça que je l’ai relancé pour mieux comprendre que les éléments principaux y étaient bel et bien.
Il n’y a qu’une chose que je ne m’explique pas, c’est le buffet avec les fruits qui pourrissent de plusieurs semaines en quelques heures. Tout le reste trouve une explication logique si l’on part du principe que Jess est morte et coincée dans une sorte d’enfer.

Certes, elle tue une version plus ancienne d’elle en fin de film, ce qui ressemble bien à un paradoxe temporel (on n’a ainsi pas de début à la boucle) mais ça tient la route si l’on se dit que justement, Jess est morte dans l’accident de voiture la toute première fois, et qu’ensuite son âme a dérivé vers cette boucle temporelle dont elle sortira le jour où elle arrêtera de mentir au chauffeur de taxi. C’est toujours compliqué d’entrer dans une boucle temporelle de toute manière, et le point d’entrée du film est particulièrement cool parce qu’il nous donne l’impression que Jess découvre tout alors qu’on voit bien au deuxième visionnage qu’elle sait très bien ce qu’il en est. Son amnésie passagère est juste due au choc de la mort de son fils – et à la réalisation qu’elle est coincée dans une boucle où elle tue un nombre incalculable d’êtres vivants.
Bref, le film fonctionne vraiment bien et prend la tête, réussissant même à nous retourner le cerveau pour tout comprendre à sa chronologie. Si le début de mon premier visionnage m’a laissé un peu sceptique et s’il y a des scènes qui sont un peu blasantes à (re)voir, l’ensemble est cohérent et un brin addictif. Il devrait y avoir plus de films de ce genre, et ils devraient être plus populaires surtout. J’aime me prendre la tête, moi !

Je pensais pourtant pouvoir avoir l’intégralité des points de ce thème, mais les jurons en langue étrangère m’ont fait défaut dans ce que je regardais. Il aurait été malin de ma part de rattraper
Un autre thème qui paraissait facile, mais qui m’a posé parfois problème : j’ai eu rapidement le nom de Los Angeles dans
Bricolage (3/4)
Et on termine cette grille avec les actions, sachant que bien évidemment, je n’ai pas pris le temps de faire le moindre DIY. Je m’en veux un peu, j’ai tendance à négliger ces actions « créatives » alors que ce sont mes préférées en général, même si j’ai deux mains gauches et que je suis droitier. J’ai bien pris le temps de remercier chacun d’entre vous pour les vœux d’anniversaire que je vous force à m’envoyer, couteau sous la gorge, et j’ai bien regardé une série en étant tournée vers l’Ouest, en prenant tout simplement un train allant dans cette direction. Malin, n’est-ce pas ? Il ne me restait plus qu’à pousser un juron devant une série, et ça, autant vous dire que ce n’est pas arrivé qu’une seule fois au cours du mois !


Rien que pour l’évolution dingue que fait prendre la série à son personnage, Paul Bettany méritait un article.
Difficile de ne pas commenter son très bon jeu d’acteur lorsque Vision découvre qu’il est mort par exemple. Si le personnage marche autant, c’est grâce à l’acteur, inévitablement. Tout ça pour dire, donc, que cela fait quelques semaines que je le considère comme meilleure performance de la semaine. Ils la méritent tous dans cette série.
Outre Vision, cependant, je n’ai jamais eu l’occasion de vraiment suivre l’acteur ailleurs. Il est pourtant à surveiller avec un profil polymorphe vraiment chouette et quelques films cultes – notamment Chevalier en 2001, qui est un film qui semble avoir marqué un certain nombre d’américains. Il y jouait d’ailleurs au côté de ma performance de la semaine dernière,
Il s’agissait donc de lui-même, quand toutes les théories s’affairaient ailleurs. Joli level de troll qui me conforte vraiment dans l’idée de rester aussi loin que possible des articles et théories.