Salut les sériephiles,
Il est comme d’habitude ce mois-ci beaucoup trop tard quand je commence à rédiger pour que je me lance dans un article aussi travaillé que ce que j’aurais voulu. Ce n’est pas faute de l’avoir procrastiné tout au long de ce mois de juin pourtant ! C’est un sujet casse-gueule, franchement, mais malgré tout, je l’ai en tête et je l’ai prévu pour aujourd’hui, histoire qu’il tombe tout de même sur le mois des fiertés… C’est donc parti pour un article sur les clichés TV concernant les coming-out. Partie 1 ? Possiblement. Il y en a tellement à l’écran aujourd’hui, peut-être qu’un jour, il me viendra l’idée de faire une partie deux !

1) Tout le monde le sait sans que rien ne soit dit, le coming-out est imposé, comme dans Glee
J’exagère un peu dans cette description, mais il faut bien reconnaître qu’il y a un certain nombre de séries dans lesquelles on n’évoque pas spécialement le coming-out de certains personnages tant cela est évident… Et puis, il y a celles qui finissent par le faire car les problèmes surgissent malgré tout (pensez Kurt ou Santana). Et enfin, il y a celle dans lesquelles finalement il n’y a pas spécialement de personnage homosexuel quand tout un tas de personnages semblaient pouvoir l’être (coucou Zoey, même s’il y a Mo). Bref, de là ce que tout le monde soit au courant comme dans l’affaire Santana, il y a un véritable fossé. La pauvre se fait outer au lycée sans vraiment contrôler ce qui lui arrive… et pour bosser dans un collège, je peux vous assurer que malheureusement, ce genre de dérapage est encore VRAI aujourd’hui. C’est donc important de nous montrer comment ça se passe. Naya Rivera l’a fait tellement bien… Quelle actrice, quel personnage !
2) Les bonnes questions sont posées, comme dans Supergirl
Toujours dans le genre « important de montrer comment ça se passe », le coming-out qui a lieu en saison 2 de Supergirl est hyper important au sens où il nous montre bien ce que ça peut être pour des personnes qui renferment leur sexualité au plus profond d’elles-mêmes, par crainte d’avoir à y faire face plus jeune. Dans le fond, même la disparition du love interest hétéro est un truc qui arrive. Ce cliché sur le coming-out est tellement VRAI qu’il n’est même pas un cliché d’ailleurs : Kara a la réaction plutôt parfaite, avec les bonnes questions. Si vous cherchez comment réagir, c’est une master-class.
3) Les questions n’ont pas de réponses, comme dans Buffy
A l’inverse, ne réagissez pas trop comme Buffy qui a beaucoup trop de questions à adresser à son amie qui lui fait son coming-out. Bien sûr, pour l’époque, c’est beau d’avoir une telle scène à l’écran, parce que dans le fond, bien évidemment que Buffy accepte les choses fort rapidement.
Seulement voilà, quand quelqu’un se révèle et est clairement paumé sur ce qu’il vous confie, la meilleure idée n’est peut-être pas de poser un milliard de questions, mais juste d’être là pour l’écouter. Puis seulement après ça pour l’accompagner dans sa réflexion, s’il vous sollicite. Just saying. Malgré tout, on est là encore sur un cliché VRAI – les gens posent parfois un milliard de questions auxquelles on n’est pas préparé. Mais bon. À eux de s’adapter. D’ailleurs :
4) Les gens doivent s’adapter, plus ou moins facilement, comme dans This is us
Je l’ai déjà dit dans mes critiques des épisodes concernés, mais j’adore vraiment la manière d’aborder le coming-out dans cette série familiale. Si la question de l’acceptation ne se pose même pas car bien sûr que c’est accepté (merci les États-Unis et les séries pour une démocratisation à l’écran des relations LGBT, franchement !), il n’en reste pas moins que quand un personnage fait son coming-out, il perturbe certaines représentations et l’identité de son entourage le plus proche aussi. J’aime la manière dont la série prend la peine d’aborder vraiment le sujet des attentes que peut avoir un parent pour son enfant et la manière dont il doit se réadapter à un nouvel avenir après le coming-out. Et l’avantage de ce genre de cliché, c’est que c’est VRAI comme c’est FAUX, c’est selon les parents et les gens.
5) On est dérouté comme dans Grey’s Anatomy
Une constante dans les coming-out de cette série ? On a eu un sacré nombre de personnages qui découvrait à l’écran ce qui leur arrivait : Callie et Levi sont les exemples les plus flagrants, je pense, et j’aime la manière dont ça a été fait, parfois de manière très avant-gardiste, parce que c’était un beau reflet de ce que peut être la réalité où l’on se découvre peu à peu. Bien évidemment que ce cliché est VRAI : il est déroutant de faire son coming-out, parce qu’on se redéfinit et qu’on s’autorise à explorer une part de son identité que l’on ne connaissait pas encore bien. Difficile d’oublier le discours de Levi après son premier baiser avec Niko, difficile d’oublier la perfection des scènes de Callie qui se révèle bisexuelle après deux saisons à être hétéro sans que ça ne sonne faux (et cette réplique dans ce gif, bon dieu, OUI). Et bizarrement, le discours d’Hahn sur les feuilles et les lunettes m’est resté également, il a résonné parce qu’il m’a semblé parfaitement abusé. Comme quoi, parfois, les clichés vrais sont FAUX aussi.
6) Draguer dans un bar, c’est facile, comme dans Station 19
C’est FAUX.
Pardon, mais faut-il vraiment développer ? J’adore Callie, j’adore Carina, mais arrêtez de nous faire croire qu’il suffit de mettre les pieds dans un bar pour trouver l’amour. Déjà, c’est hyper compliqué pour les hétéros, mais alors pour les personnes LGBT dans un bar qui ne soit pas LGBT, j’ai énormément de mal à y croire. Trop de risques, trop d’incertitudes, trop de moments gênants possibles. C’est FAUX et puis c’est tout.
7) C’est un non-sujet, comme dans The 100
Bien sûr, je ne pouvais pas finir autrement que par cette série et par ce point, parce qu’il me tient à cœur. Si Callie est probablement un personnage qui m’a ouvert l’esprit sur ce qu’était la bisexualité, la série en a fait parfois des caisses, parce qu’à l’époque, bien sûr qu’il y avait besoin d’en faire des caisses. Puis aussi, on ne va pas se mentir, ça faisait un bon drama les parents de Callie… Par contre, qu’est-ce que j’ai aimé le coming-out de Clarke à Abby. La sexualité de Clarke est clairement un non-sujet ; ce qui pose problème, c’est plutôt ses choix de partenaires, entre le premier qui pète une durite et tue des gens et la seconde qui est l’ennemie n°1 de tout son peuple. La série a pris le parti de nous montrer un futur où tout le monde s’en fout pas mal de savoir avec qui vous couchez, et c’est clairement le type de coming-out qui résonne le plus avec ma réalité. Honnêtement, on s’en fout, non ? Je préfère largement quand le coming-out peut se faire au détour d’une conversation sans être le sujet incontournable sur lequel il va falloir parler quinze fois. Après, OK, parfois, certains ont besoin d’en faire un sujet central de la conversation pour se sentir accepté. M’enfin, n’oubliez pas que ça peut aussi être un non-sujet ; ça l’est pour moi, je suis concerné, c’est donc VRAI. M’enfin, il faudra peut-être une partie 2 à cet article un jour quand même.
Voilà pour mon avis sur quelques-uns des plus gros clichés. Il y en a plein d’autres aussi, de ces personnages qui se font harceler à ces personnages qui sont célébrés par leur entourage. Parfois, c’est même dans l’abus à l’écran, avec des confettis et toute une parade pour célébrer ça, comme dans Sense8, mais ça fait toujours du bien de voir une représentation si positive à l’écran. Non ?
Une chose est certaine, plus les années passent, plus les scénaristes sont capables d’écrire des scènes qui sonnent justes. Il faut dire aussi que plus les années passent, plus il est simple de se faire accepter par la société. Merci au gouvernement français pour la loi sur la PMA pour deux femmes aujourd’hui, d’ailleurs, pour une fois que j’ai quelque chose de positif à en dire ! Allez, bonne nuit 😉






Un grand nombre de séries propose des déguisements de ses personnages en stormtrooper ou en Dark Vador. Et puis bien sûr, il y a le costume de Leia qui semble être le fantasme de ces geeks depuis toujours : That 70s show, Friends, la websérie Ulysse ou même Une Nounou d’Enfer (!) proposent de voir des actrices en costume de Leia. Par contre, pour cette dernière, c’est Silvia, la mère de Fran, qui se déguise… Pas exactement ce qu’on imagine au premier abord, hein ? Ce gif non plus, d’ailleurs, je sais, mais il me fait tellement rire ! En tout cas, il est très clair que lorsqu’il faut se déguiser, les sabres laser et les masques d’une galaxie très, très lointaine inspirent bien des personnages. C’est un cliché VRAI : j’ai déjà eu un sabre laser en main après tout, qui suis-je pour dire le contraire ?



Phrase typique pour apprendre la concordance des temps et le passé simple (ou le prétérit) avec une action brève et soudaine, ce putain de téléphone sonne toujours au moment où l’on est sous l’eau chaude si l’on en croit les séries. Et si ce n’est pas un coup de téléphone, c’est quelqu’un qui sonnera à la porte. Malheureusement pour nous, ce cliché a quand même la fâcheuse tendance à être VRAIE. Honnêtement, combien de fois est-ce que j’ai reçu un colis (et donc le combo sonnerie de téléphone/de l’interphone) alors que je prenais ma douche ? PS : Je suis quasi sûr d’avoir eu une scène du genre dans 
Après une rupture ou un décès, rien de tel apparemment qu’une bonne douche sans même retirer ses vêtements pour se remettre de ses émotions. Et alors autant je comprends l’envie de se mettre le visage sous l’eau, autant j’ai du mal à comprendre en quoi ça peut être agréable ce genre de douches avec les vêtements qui collent à la peau. Pourtant, on le voit dans plein de séries de
Il n’y a pas que la douche dans la vie, il y a aussi le bain. Et si j’en crois les séries, rien de tel qu’un bain moussant en fin de soirée, voire au beau milieu de la nuit, pour se reposer enfin et profiter d’un moment pour soi. Macy l’a tenté dans le reboot, Prue dans l’originale… C’est donc qu’il doit y avoir quelque chose de VRAI dans ce cliché, surtout que j’ai des amis qui me disent parfois faire ça aussi. De mon côté, je déteste les bains, parce que je déteste ne rien faire sauf si c’est pour dormir – et je ne peux pas dormir dans un bain, donc c’est FAUX.
Bon, ça marchait aussi pour
Ben oui, il fallait bien en parler pour attirer des gens chelous sur le blog grâce aux moteurs de recherches, et aussi parce que toutes les séries nous vendent toujours les douches comme un endroit parfait et idéal pour faire l’amour. M’enfin, excusez-moi, c’est quand même FAUX comme cliché, c’est loin d’être un endroit pratique pour ça, entre l’exiguïté de la douche et le jet d’eau chaude qui ne couvre pas les deux partenaires à la fois, en laissant en train de crever de froid. Alors oui, c’est hyper sexy et tout à l’écran, mais c’est un cliché. Enfin, ce n’est que mon avis, chacun sa vie privée après. Et oui, j’ai pris un gif très soft par rapport à ce que le Shondaland a pu nous proposer, finalement, mais c’est le premier qui est sorti de ma recherche.

Bien des trouvailles étranges furent effectuées durant la préparation de cet article, des rideaux de douche aux couleurs de 
![MARVEL's Agents of SHIELD [S02E03] | My reviews](https://i0.wp.com/38.media.tumblr.com/c4fcbc8ab11bc857eac1f8a66acf96e3/tumblr_nd4ywsMIki1tl69qho1_500.gif)
2 – On se réveille toujours en sursaut d’un cauchemar, comme dans toutes les séries du monde.

Bien sûr, avec cette série, il y a une part de fantastique parfaitement assumée, mais soyons honnêtes : combien de fois a-t-on pu voir des séries profiter d’un rêve de personnage pour ramener d’autres personnages décédés à la vie ? Ou pour nous faire croire qu’une scène était bien en train de se produire, alors qu’en fait non et le personnage se réveille ? C’est un cliché quand même super FAUX. Bien sûr, les rêves et cauchemars, on y croit quand on les vit, mais franchement, je ne sais pas vous, mais moi c’est souvent que l’oncle Bernard se transforme en tante Gertrude au beau milieu d’une expédition à dos de cheval. Non, ce n’est pas une vraie anecdote, n’allez pas me psychanalyser là-dessus, s’il vous plaît. Vous voyez l’idée : le lieu qui change sans prévenir, les personnes qui vont et viennent, tout ça, quoi. C’est rare d’en voir une représentation vraiment crédible dans les séries.
Quand un personnage ne dort pas dans les séries, c’est toujours pour plusieurs nuits d’affilée – ou alors c’est
7) La paralysie du sommeil, ça revient plusieurs fois dans une vie, comme dans
D’ailleurs, un dernier point : rares sont les personnages à faire la sieste en journée (à moins d’être enceintes…), alors que c’est vraiment recommandé quand vous n’avez pas votre taux de sommeil la nuit. Pas toujours évident de trouver le lieu et le moment pour la faire, par contre.