Si vous me suivez sur Twitter, vous avez peut-être appris qu’hier, j’ai « perdu » magiquement mon iPod dans le bus en rentrant chez moi et que ça explique mon retard dans le #WESéries. Bon, je relativise beaucoup quand je pense à tout ce que j’aurais pu « perdre » parce que j’étais chargé (je suis toujours chargé, ceux qui me connaissent ne me contrediront pas) et quand je me rappelle que je l’avais depuis six ans. J’ai eu le temps d’en profiter et de me déhancher avec plus d’une fois.
En effet, figurez-vous que j’ai un rapport très (très) particulier à la musique : c’est bien simple, je n’ai pas de goût particulier ; je suis capable d’aimer à peu près tout (et surtout n’importe quoi) à partir du moment où j’ai de bons souvenirs associés à la musique ; et une fois dans mon iPod, ces musiques m’accompagnent – pff, m’accompagnaient – pour un mois ou deux au réveil et surtout dans tous mes déplacements à pieds (en tout cas, ceux où je ne téléphonais pas).
Comme je n’assumerais pas dans le top ci-dessous de parler de Lost & Found Music Studio, je compense avec ce gif.
Par conséquent, je passe beaucoup de temps à chercher à me procurer les musiques des séries que je regarde, parce qu’il y a toujours de bons souvenirs associés aux épisodes de séries. De mémoire, voici donc les séries qui peuplaient le plus mon iPod et pourquoi :
Incontestablement (et logiquement), c’est Glee qui avait la première place sur mon iPod. Cela me fait bizarre de me dire que je n’aurais plus que Youtube pour mes rechutes dans la série. La qualité n’était que rarement là dans Glee, mais dès qu’il s’agissait de chanter, la barre était très haute. C’est dur de n’en choisir qu’une pour l’illustration de cet article, mais ma chouchoute était incontestable Santana, alors voilà.
Buffy contre les vampires occupait depuis le 27 avril 2011 une grosse partie de la mémoire de mon iPod. C’est simple, j’avais l’épisode musical complet dessus, en anglais et en français, en plus de quelques autres chansons diffusées au cours de la série.
Attention, gros spoiler sur l’épisode 27 de la saison 2 de Grey’s, c’était y a 12 ans, y a prescription.
Grey’s Anatomy, ainsi que Private Practice, prenait elle aussi la masse de place dans mon iPod : l’épisode musical n’a pas survécu très longtemps parce qu’il n’était pas d’une qualité exceptionnelle, mais en 13 saisons (+ 6 de PP) se plaisant aux découvertes musicales, forcément, il y avait de quoi faire. Je sais que j’ai dit « bons souvenirs » en début d’article, mais à vrai dire, parfois, le bon terme, c’est juste « souvenirs marquants/traumatisants ». Loin de tout ça, il y a Fires d’Augustine qui a énormément marqué mon année 2013 sans que je ne puisse vraiment expliquer pourquoi. Cette chanson avait fini par me sortir par les trous de nez tellement je l’ai entendue, mais je n’ai jamais trouvé le courage de la supprimer de mon iPod et c’était tant mieux car quelques notes suffisent à me renvoyer dans le passé.
J’en ai déjà parlé sur le blog il n’y a pas si longtemps, Ally McBeal aussi avait une playlist de taré !
Dans le même genre, HIMYM et ses nombreux numéros musicaux étaient une vraie mine d’or de découvertes ! Et puis, entre le générique, l’omniprésence de The 88 et de jolis moments romantiques en musique, je n’avais que l’embarras du choix. C’était marquant, souvent des bons souvenirs et ça a rythmé énormément mes réveils et promenades – pendant trois ans, j’allais en cours à pied (et là aussi ceux qui m’ont vu à l’époque ne manqueront pas de vous dire que j’avais mon sens du rythme avec mon iPod). Et vous ne pensiez pas sérieusement que je n’allais pas citer Robin Sparkle ou les talents de Neil Patrick Harris que j’ai découvert dans Dr Horrible (Dr Horrible aussi étant bien sûr entièrement sur mon iPod) ?
HTGAWM devait recommencer à emplir mon iPod dès hier soir parce que j’avais bien aimé les musiques de la reprise. En tout cas, l’ambiance musicale de la série est vraiment top et me plaît énormément : le rythme était parfait pour la marche… de toute façon, tout le TGITest génial, j’en ai aussi piqué énormément à Scandal.
Sur mon iPod, on trouvait aussi beaucoup de Michael Giacchino, de LOST à Fringe, pour tous les moments de déprime. Tiens, j’en aurais bien besoin là tout de suite !
Et évidemment, ça ne surprendra personne : il y avait énormément de génériques dessus… En fait, à peu près tous ceux de mon article de TFSA. C’est dire !
Bref, la personne qui aura eu la chance de tomber par pur hasard sur mon iPod, n’est-ce pas, aura la possibilité de faire de belles découvertes séries. Pas sûr que ça lui plaise autant de choix différents (et en plus, y a même des morceaux karaokés de certains amis, oups), mais ça, il fallait y penser avant de récupérer ce qui ne lui appartenait pas, #insérerunejolieinsulteici.
On se retrouve pour un nouveau TFSA, mais cette fois-ci, je fais mon rebelle et je ne m’intéresse pas au thème de la semaine ! Et oui, Tequi proposait cette semaine de revenir sur « les mini séries qui auraient mérité de ne pas être si mini », mais hormis Ascension que j’avais vraiment adorée, les mini-séries ont tendance à me saouler, comme je le disais ce matin. J’aurais pu y inclure aussi les séries annulées en cours de saison 1, comme Imaginary Mary, mais ça me paraissait beaucoup de détours pour pas grand-chose et on sortait de la définition stricte des mini-séries.
À la place, Tequi m’a autorisé à reprendre un thème du passé et j’ai donc, après de grosses hésitations, décidé de m’intéresser aux meilleurs génériques de séries. En fait, je l’ai vite regretté, parce que seulement cinq, c’est ingérable ! Tant pis pour moi, parce que je n’ai pas pris la décision seul : Ludo postera lui aussi sur ce thème demain matin.
Pour me simplifier la vie, j’ai également viré tous les génériques de moins de quinze secondes, ce qui inclut ceux de LOST (iconique) et HIMYM (délirant). C’était quand même tellement difficile que j’ai fini par… faire un top 10, puis 15, puis 20, puis 25. C’est malin. Non mais ça va bien se passer, promis. Installez-vous bien confortablement, c’est inévitablement long !
Bonus (parce que 25 ce n’est pas assez) : Je ne regarde pas cette série (et même je la déteste car je n’en comprends pas le succès vu ses lenteurs et ces nombreux cas problématiques) mais s’il y a bien une chose qui m’avait convaincu de regarder les deux premières saisons et demi, c’est le générique. Clairement, il fait partie de son succès planétaire, alors je ne me vois pas ne pas en parler dans cet article, parce que même moi, je l’ai eu sur mon iPod et j’aime bien l’entendre :
Allez, c’est parti pour ce top 25 !
Misfits
Addictif mais pas trop, ce générique est totalement à l’image de la série avec une musique entraînante et des images marrantes pour chacun des personnages importants de cette série anglaise. Contrairement à d’autres génériques de cette liste en revanche, le réentendre ne me donne pas immédiatement envie d’aller me replonger dans la série, désolé.
Je ne suis généralement pas fan des génériques parlés plus que musicaux et son originalité est contrasté par sa ressemblance avec celui de Dollhouse, ce qui explique que je le classe si mal alors que j’adorais cet intro totalement addictive. Clairement, il vaut le coup et donne envie de se plonger dans la série, mais je ne me vois pas l’écouter en boucle comme beaucoup d’autres dans cette liste. Le générique parfait doit savoir trouver l’équilibre parfait entre musique, ambiance, images et texte, mais doit aussi donner envie d’être écouté en-dehors de la série, je trouve.
Friends
Clap clap clap ! Ce générique est génial, mais c’est surtout grâce à une chanson beaucoup trop entraînante et marrante. Cela dit, on ne va pas se mentir, il a beau vieillir, je trouve qu’il vieillit bien – et mieux que la série. Quoi, j’ose critiquer Friends ? C’est que je suis de la génération HIMYM, voilà tout.
Haven
Si j’en adore la musique, je ne suis pas fan des images choisies pour ce générique qui ne reflète pas totalement l’univers de la série, je trouve. Il n’empêche que je me suis avalé la série en une semaine en grande partie grâce à son générique addictif et que j’adore me l’écouter en boucle encore aujourd’hui.
Stargate SG1 (2e générique)
Je n’y aurais pas forcément pensé il y a deux mois, mais le Comic Con est passé par là et la bande-annonce de la prochaine série Stargate sont passés par là et m’ont rappelé à quels points quelques notes de musique pouvaient changer une vie (pas moins, non) et donner envie de se revoir tout plein d’épisodes d’une série dont je n’étais pas si fan. Les premières saisons avaient un générique moyen et très lent visuellement, mais ça s’est amélioré par la suite. Gros coup de cœur aussi sur celui d’Atlantis, que je considère à tort comme faisant partie de la même série tellement M6 gérait bien la diffusion de ses séries dans cette époque lointaine. Un jour, il faudra que je revois et termine ces séries, surtout que j’ai découvert depuis que Jewel Staite avait rejoint le casting d’Atlantis qu’Universe était bien.
Mutant X
Là encore, j’accuse totalement M6 d’avoir piqué une grosse partie de ma vie d’adolescent avec cette série dont le simple épisode me donne envie de revoir des épisodes. Toutefois, je n’ose pas le faire, car je suis sûr que je surestime beaucoup la série par rapport à ce qu’elle était.
Inoubliable, ce générique fait partie de ceux qui ont disparu en cours de route et c’est bien dommage, car cette petite musique est indissociable dans mon souvenir de mes mardis soirs devant M6. Et ouais, c’était l’époque où je regardais trop la télé, c’est comme ça.
Quoi ? Comment ça, je n’ai privilégié la version Faf Larage ?? Pour la petite histoire, j’ai vu trois saisons avec Faf Larage et deux avec la version US, Prison Break étant une des premières séries que j’ai fini par voir en streaming. Il faut dire ce qui est, la version originale est beaucoup plus entraînante et excitante… ce qui ne m’empêche pas de connaître par cœur la chanson de Faf Larage, qui a fait un joli coup marketing je dois dire… mais pas vraiment une excellente chanson !
J’adorais celui de Grey’s Anatomy, amputé malheureusement il y a des années, ce qui fait que j’ai choisi un temps de ne pas le considérer pour ce top avant d’en faire un top 15, alors que je l’adorais à l’époque et qu’il est tout de même très marquant car j’ai vu les premières saisons en DVD, et qu’il tournait en boucle dans les menus.
Angel
Si je déteste le visuel de ce générique absolument immonde (franchement), j’en adore la musique que j’ai écouté en boucle plus d’une fois et qui me donne toujours envie d’enchaîner les épisodes et le simple fait de l’avoir réentendu pour vous proposer la vidéo ici m’a donné envie de regarder des épisodes. Désolé, je n’ai pas trouvé de bonne version du générique de la saison 1, et comme le casting de la saison 5 est un peu spoiler, je préfère encore vous proposer cette vidéo et vous ferez stop au bon moment.
Pour une production Netflix, il n’est pas étonnant de voir un générique si efficace, mais ça n’empêche que ça surprend pour une série dont la langue est l’espagnol. Gros coup de cœur sur ce générique un peu lent dont la deuxième partie accélère le rythme et donne envie de chanter avec tous ces supporters. Cela rend bien l’ambiance de stade voulue par la série et je peux vous dire que les dix jours restant avant la saison 3 sont beaucoup trop longs !
Je n’étais vraiment pas convaincu au départ quand ils nous ont pondu ça en saison 2 – je trouvais ce générique inutilement long et complétement plagié sur Game of Thrones dans l’idée. Quelques épisodes plus tard, j’en étais tout simplement fan et j’adore l’entendre au début de chaque épisode. J’aime les séries qui ont des génériques, juste parce qu’on est tout de suite immergé dans l’ambiance de la série.
Dexter
Encore une série que j’ai arrêté en cours de route, mais ce générique est inoubliable et m’a fait regretter de ne pas poursuivre cette saison 3. Cette morning routine du tueur en série le plus cool du petit écran est totalement addictive. Je finirai la série rien que pour lui… Un jour, peut-être.
Dollhouse
Si je regrette le culte voué à Eliza Dushku dans ce générique alors que l’ensemble du casting aurait pu y passer, c’est bien le seul défaut que j’y trouve. J’adore l’aspect visuel (repris par Person of Interest je trouve), l’ambiance qui correspond bien à la série et la musique qui m’a servi de réveil un certain temps…
Les 4400
Que ce soit cette intro apparue en saison 3 ou le générique A place in time, je connais par cœur sur le bout des doigts et ça me manque. La fin ouverte de la série était aussi frustrante que parfaite pour celle-ci et il faudra que je me replonge dans la série un jour ou l’autre.
The Nanny
Et ouais, une nounou d’enfer, je vous ai déjà dit que j’ai été bercé par M6 toute ma vie ? Quoiqu’il en soit, ce générique est l’un des rares génériques de la télé que j’aurais aimé voir durer plus longtemps. Parmi les choix drastiques que j’ai fait pour ce top, j’ai éliminé celui de Notre Belle Famille, un peu moins marquant, mais malgré tout très bon aussi.
Ce générique, je peux l’écouter en boucle pendant des heures tellement il me met la pèche pour la journée. La série n’est pas toujours parfaite, mais je sais que même les épisodes les plus médiocres auront au moins le générique pour eux !
Fringe
S’il y a bien un générique qui ne m’a jamais déçu, c’est celui de Fringe. Truffé d’indices, de clins d’œil et de couleurs permettant de savoir où et quand se situe l’épisode sur le point d’être vu, je suis fan de chacune des nombreuses versions de celui-ci, et il y en a une dizaine, l’air de rien.
FindingCarter
Si la série s’est rapidement révélée décevante et même carrément mauvaise en saison 2 au point de ne pas regretter son annulation sans fin (quand même !), le générique m’aura marqué énormément. Interprété par MisterWives, j’ai découvert grâce à la série un groupe de musique que j’adore et que je suis depuis (un nouvel album est sorti cette année d’ailleurs) et qui n’en finit plus de grossir (« Our own house » était même une musique de pub l’an dernier je crois). Gros coup de cœur donc, mais venant d’une série MTV, je n’en attendais pas moins. Si vous saviez le nombre de trajets de RER que j’ai fait avec Vagabond en tête…
Veronica Mars (1e version)
Et oui, merci M6 d’avoir diffusé Veronica Mars il y a dix ans. C’est là aussi une de mes premières séries que j’ai ensuite rattrapé en streaming. Ce générique est inoubliable, me donne lui aussi la pêche en permanence et me donne envie de me plonger dans la série non pour résoudre l’enquête, mais bien pour retrouver la répartie inoubliable de Veronica. En revanche, j’ai détesté la version du générique utilisée en saison 3, comme quoi, ça ne réussit pas toujours de moderniser son image.
Community
Malheureusement souvent coupé au montage, le générique de Community est entraînant et me donne envie d’enchaîner les épisodes de la série à chaque fois. Ses paroles se sont révélées ironiquement cruelles au fur et à mesure des années. La série a su l’adapter à merveille pour quelques épisodes spéciaux (Noël, Halloween, D&D, paintball…). C’était toujours superbe et ils n’hésitaient pas à faire coller le générique à la parodie de la semaine. Un vrai travail, une esthétique réussie et un coup de cœur sans cesse renouvelé.
Je pense qu’il sera éternellement difficile d’égaler cette deuxième position ! ce générique qui a été mon réveil pendant plus d’un an, au point que je n’entendais plus le réveil sonner tellement j’en avais pris l’habitude (plaignons ma sœur qui se l’est du coup tapée en boucle au mariage de mon autre sœur). Quelques notes suffisent à me donner le smile et l’envie de danser/donner des coups dans les airs. Bref, ne soyez pas à côté de moi quand je l’écoute, ça n’est pas très prudent. Et puis, en plus, la série est géniale.
Charmed (1e version)
Possiblement l’un des génériques que j’ai le plus entendu dans ma vie, je ne me vois pas le caser ailleurs qu’à cette position – même si mon amour pour la série a diminué puis réaugmenté malgré l’épreuve du temps qui ne lui réussit pas. J’ai beaucoup hésité avec celui de Buffy, mais soyons clair, quand j’étais très très jeune, je m’amusais même à créer de faux générique de Charmed et tout pour un forum de RPG sur lequel j’étais. La folie était totale. En plus, je le connais aussi bien en yaourt qu’avec les paroles, ce qui est toujours étrange quand je le réécoute.
Voilà pour cette semaine. Je vous assure que j’ai fait des choix, je n’ai même pas parlé du générique (version française ahaha) de Heroes, j’ai viré celui de The Affair, celui d’Orphan Black, de Smallville, de Sydney Fox… Non franchement, il y en a plein que j’aurais pu rajouter encore, mais il faut savoir s’arrêter et 25, c’est déjà beaucoup trop. Malgré tout, un dernier pour la route, celui, génialissime, de ce dessin-animé qui m’a fait découvrir les X-Men sur France 3 le dimanche matin et que j’adore beaucoup trop.
Un peu de vulgarité (et une faute d’orthographe) de bon matin envers la rentrée me paraît légitime.
Si hier je parlais de mon agenda et que demain il sera question de mon emploi du temps quotidien, aujourd’hui, c’est lundi et qui dit lundi dit statistiques. Cette semaine a terminé le mois d’août en douceur pour mieux repartir en septembre puisque mercredi soir verra débuter un nouveau Bingo. En attendant, regardons un peu ce que vous avez le plus suivi et/ou raté sur le blog !
Avant tout, on commence par les épisodes vus cette semaine :
Cela me fait donc 25 inédits, soit le double de la semaine dernière, l’air de rien (non, non, je sais bien que ça fait 26, mais j’avais déjà vu le premier épisode de Lucifer lundi dernier). Je suis plutôt content de moi.
Il faut y ajouter le premier épisode de la saison 2 de 12 Monkeys, car je compte tenter d’avancer un peu le challenge séries tant que je le peux pour avoir un résultat quand même potable à défaut d’une réussite.
Je ne regarde plus la télévision, mais dans la nuit de dimanche à lundi la semaine dernière, j’ai aussi revu les deux premiers épisodes de la saison 5 de Buffy. C’est tout pour les rewatchs, on sent bien que la rentrée approchait, j’ai repris un peu de sérieux… Ou pas, vous me direz car cela me fait finalement 28 épisodes vus cette semaine, un nombre en hausse par rapport aux deux dernières semaines. Oups.
De votre côté, vous avez sollicité quelques articles plus que d’autres, alors faisons un tour du côté du top 5 des articles les plus lus :
Oui, le Bingo Séries s’est fait détrôner au point de disparaître du top, comme vous êtes violents avec lui. Les très bons scores de FPCFPC et The Mist rétablissent l’équilibre des vues de la semaine, avec leurs diffusions respectives sur France 4 et Netflix. Je suis surpris de votre intérêt pour mon agenda, mais déçu du bilan d’août qui n’a pas réussi à se frayer un chemin ici alors qu’il était plutôt complet.
C’est un peu sans surprise que l’adapation de The Cuckoo’s Calling a attisé quelques curiosités, et franchement, elle vaut la peine d’être vue, n’hésitez pas à aller voir. Preachergagne une place par rapport à la semaine dernière et Midnight, Texas continue d’attirer beaucoup de lecteurs, au point de revenir dans le top. Ce n’est pas une surprise, après tout, c’était l’article de lancement que vous aviez le plus lu dans les nouveautés estivales.
Je suis pressé de voir ce que donneront les statistiques de la semaine prochaine, car elle sera chargée : nouveau Bingo, fin de saison pour Strike, reprises d’American Horror Story et You’re the worst… Surveillez le blog cette semaine, ça va bouger !
Bonne semaine à tous…
Et adieu mois d’août, je t’aimais bien malgré ta météo pourrie.
On se retrouve aujourd’hui avec un nouvel article explicatif des termes que j’emploie parfois à tort et à travers (et peut-être que vous aussi, allons savoir !). On passe de l’autre côté de la caméra cette fois avec un rappel de ce que c’est qu’un travelling.
Alors c’est quoi exactement un travelling ? Il s’agit d’un déplacement de la caméra pendant que celle-ci filme, ce qui permet tout un tas d’effets techniques. En effet, ça peut permettre de suivre un personnage/objet pendant qu’il se déplace, zoomer sur un élément essentiel, reculer au contraire pour dévoiler des choses encore hors plan quelques secondes plus tôt, contourner un obstacle, tout ça, tout ça. Une infinité d’utilisations sont donc possible et je ne prétends pas vous en faire une liste complète.
C’est quoi ce nom ? Je vous vois venir et me dire « Une fois de plus, t’as pris un truc anglais pour te la péter là », mais même pas ! Figurez-vous que le mot travelling est… français ! C’est un faux anglicisme, c’est-à-dire qu’en 1920, dans la critique cinéma, on fait semblant de parler anglais (travel = voyage) pour se la péter. Ce terme général n’est pas (ou très peu) utilisé en anglais, où l’on décompose ses différentes utilisations : caméra sur épaule, caméra sur chariot, caméra fixe mais zoom, etc. Tout ça à son propre nom. Pour une fois, on se simplifie la vie, donc. Incroyable.
Quelle origine ? Le premier travelling remonte à 1896 et on le doit à un français, youpi. Alexandre Promio, un opérateur des frères Lumière, est célèbre pour avoir filmé Venise depuis une gondole. C’est la « vue panoramique Lumière ». À partir de là, on a eu un peu la porte ouverte à toutes les fenêtres : la gondole est devenu bateau, voiture, avion, train… Ce dernier a inspiré la technique des rails : on place la caméra sur un chariot qui traverse le plateau de tournage. Je suis sûr que vous en avez déjà vu des rails de travelling !
Aujourd’hui ? Toutes les séries utilisent des travellings, mais certaines sont plus notables que d’autres. NCIS et Blindspot s’en amusent énormément par exemple : presque tous les plans sont en mouvement avec des zooms (pas si) légers et des mouvements de caméra destinés à… attirer le regard du téléspectateur sur l’écran (moi, ça me donne le mal de mer à force). Les feux de l’amour ne fait pas autre chose avec ses zooms interminables, d’ailleurs.
Colony ou Agents of S.H.I.E.L.D en revanche vont plutôt les utiliser astucieusement pendant les scènes de combat ou fusillade, ce qu’on retrouve aussi pour les autres séries du Marvel Universe. Ces scènes sont impressionnantes parce que tournées en une prise continue alors qu’elles sont hyper techniques.
Joss Whedon était connu pour son utilisation (parfois abusive) des travellings. La première scène post-générique du premier épisode de la saison 5 d’Angel est ainsi un plan en mouvement pendant cinq minutes non-stop, où l’ensemble des personnages principaux est réintroduit dans son environnement. La dernière scène de la série, comme pour Buffy, était d’ailleurs un travelling.
Enfin, How I Met your mother les utilisait pour des longues séquences au montage élaboré, avec changement de décors.
Bref, une infinité d’utilisation, vous voyez ! Autant retenir ce terme beaucoup trop pratique en critique 😉