Salut les sériephiles,
Oups, il me faudra deux articles du jour aujourd’hui pour compenser l’absence d’article hier ! Je commence par un mea culpa avant de vous copier coller l’article qui aurait dû se publier hier soir… si je ne m’étais pas laissé embarquer par la vie et dans la soirée d’anniversaire d’une amie pas vue depuis quelques années. Pourquoi pas, hein ? C’est un bon week-end et un mois d’octobre bien meilleur que septembre pour le moment, j’en profite avant que ça ne dérape à nouveau. Eh, ça va vite.
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Et si ça dérapait de manière inattendue ? Et si je me retrouvais coincé dans une boucle temporelle qui me faisait recommencer la même journée à l’infini ? C’est la question qu’on voulait se poser à la fin du dernier 42 minutes, mais eh, le temps était limité alors on a fait le choix de se garder ça pour plus tard. Et puisque le prochain épisode sera ce lundi soir, il est temps pour moi de révéler mon plan ultime dans l’éventualité très improbable où je me retrouverais coincé dans une boucle temporelle.
Alors, pour commencer, mon premier point d’inquiétude serait de trouver les règles exactes de ma boucle temporelle. Le plan n’est pas tout à fait le même selon les configurations : si je suis dans une boucle avec la fin du monde qui se produit à chaque fois, eh, je profite de ma vie pépère, who cares ? Par contre, si je suis dans une boucle où à chacun de mes réveils, je suis un peu plus affaibli à chaque fois, ça change tout. Pareil, je vais pas me descendre une bouteille de rhum chaque jour si je me réveille le « lendemain » avec une gueule de bois, alors que si vraiment il n’y a aucune conséquence à ce que je fais dans ma journée, je peux tout à fait envisager une journée pas du tout recommandable de temps en temps.
Oui, parce que soyons honnêtes : contrairement à tous les personnages qui semblent toujours vouloir sortir de leur boucle temporelle, je ne suis pas sûr du tout de me lancer dans cette quête. Franchement, c’est quand même un avantage assez incroyable de savoir qu’on va revivre la même journée le lendemain, non ? Déjà, on n’est sûr de ne pas mourir, c’est plutôt pas mal (notons d’ailleurs que ce ne serait pas une certitude immédiate a priori ; et je n’irais pas faire quoique ce soit de dangereux tant que je n’en suis pas sûr) et ça permet de nous laisser champ libre pour faire tout ce qu’on veut.
Et tellement de câlins aux gens que j’aime, aussi.
Tout ce qu’on veut ? Eh, d’accord, j’entends, on revit la même journée, ça nous limite pour les voyages et pour certains trucs, comme la construction de relations saines. J’entends. Maintenant, on peut arrêter de faire les hypocrites aussi : je suis à un stade de ma vie où je suis plutôt content de ce que j’ai construit et de ce que je vis. J’ai assez d’argent (hum, au pire, une banque ça se braque s’il n’y a pas de conséquence le lendemain au réveil) pour me permettre un énorme caprice du genre je me lève, je vais à l’aéroport et je claque tout mon fric dans un aller simple pour n’importe où dans le monde. Bien sûr, t’en profites pas tout à fait autant si t’as genre que 3h sur place… mais tu peux recommencer autant de fois que tu veux comme t’es dans une boucle temporelle. Et aussi, tu peux bouffer absolument tout ce que tu veux, parce qu’il y a tellement de bons trucs à se préparer ou à s’acheter !
Concrètement, on vit à une époque où il n’y a plus vraiment de limites géographiques à la boucle temporelle. Et ça, ça change pas mal de perspectives. Du coup, si j’étais sur le point de mourir un peu plus chaque jour qui recommence, je profiterais du temps qu’il me reste pour voir quelques destinations de dingue – en regardant des séries dans l’avion, pas fou le type – et pour revoir ma famille ou mes amis – les plus proches comme ceux que je n’ai plus vu depuis des années et avec qui reprendre contact serait fun. J’essaierais aussi de laisser un semblant de testament et d’adieu à tout le monde à chaque fois. On ne sait jamais.
En revanche, si je suis au paradis, à savoir une boucle temporelle qui recommence sans que rien ne me mette en danger, comptez sur moi pour m’éclater aussi à regarder toutes les séries possibles. Eh, quoi, là encore, on vit à une époque où tout est accessible !
Certes, il me faudrait faire une croix sur la fin de séries que je ne verrai jamais, comme Evil, si cette journée recommençait en boucle, mais il y a un énorme paquet de séries qui ont un début et une fin. Et des films. Et des livres ! Je peux m’envisager des journées lecture complètes… quitte à squatter une bibliothèque ou me faire des aller-retours en librairie chaque jour ! Ou me faire un bon gros rewatch de Buffy avec mes DVDs ! Je peux même envisager d’essayer d’aller rencontrer des acteurs américains comme je ne suis pas si loin de l’aéroport, hein.

Les trucs illégaux ? Franchement, ce n’est pas spécialement ma came. Je me connais, j’aurais quand même peur de me faire choper même s’il n’y avait pas tellement de conséquence puisque la journée recommencerait. Alors oui, voler un peu d’argent et vivre inconsidérément pour atteindre certains buts, je ne dis pas ; mais genre zéro intérêt à tuer par exemple. Je ne pense pas non plus que je m’embêterais à aller au travail les premiers temps. Un jour, ça finirait par me manquer, et hop, j’y retournerais ni vu ni connu.
En vrai, la boucle temporelle, c’est un truc de dingue : il suffirait de me faire un petit planning à l’avance et je vivrais ma meilleure vie. Le premier jour : la bonne journée romantique ou la FIESTA ou les deux, le deuxième jour : série, le troisième jour : voyage, le quatrième jour : lecture, le cinquième jour : série, etc. Et puis, de temps en temps, passer par le travail, parce que ça me manquerait quand même.
Le blog ? Promis, je continue de vous faire un article par jour, et tant pis si vous ne comprenez pas pourquoi d’un coup il y a en ligne la critique du 11e épisode de la saison 10 d’Urgences ou si je vous raconte ma folle soirée de la veille à Los Angeles. Purée, ça rendrait le blog beaucoup plus fun, ça !
Allez, on recommence cette journée, ça vous dit ?
PS : j’ai écrit ça hier matin et bordel OUI, je veux bien revivre ma journée d’hier moi, c’était trop cool !


Coup de cœur : Ce n’est pas vraiment une découverte, mais dans mes visionnages les plus récents, je crois que mon plus gros coup de cœur va à
Coup de mou : J’ai beaucoup de retard et je ne pense pas avancer encore aujourd’hui dans
Coup de poing : C’est dans
Coup de barre : Je n’ai donc pas rattrapé mes séries que voilà déjà la rentrée des séries qui pointe le bout de son nez. Bon, j’exagère un peu, mais le câble n’attend plus pour sortir ses nouveautés et la rentrée est là pour eux :
Coup de gueule : Allez c’est reparti pour parler de
Coup de tête : Ah, je ne sais pas si on peut vraiment dire que c’en est un, mais j’ai repris
Coup tordu : J’ai écrit le dernier article « coups » le lendemain du jour où je commençais le tome 3 de 
Oui, ça fait beaucoup d’épisodes d’un coup, mais je l’avais prévu depuis le départ. Par contre, non, ça ne règle toujours pas l’ensemble de mes retards. On s’en approche, comme toujours, mais c’est une tâche interminable, je le sais bien. Je n’oublie pas mes zombies préférés (et après tant d’épisodes, j’ai parfois l’impression de ressembler à Alicia ci-contre quand je vais me coucher), je n’oublie pas les conteurs de minuit (surtout que la saison commençait super bien pour de l’horreur), je n’oublie pas les séries estivales, y compris celles qui ont (re)commencé pendant ma panne de séries, mais… je ne sais pas si je les regarderai tout de suite pour autant.
Bref, avec cette saison de séries qui se termine un brin en décalé pour moi, je me rends compte que j’ai changé aussi dans mon approche des séries. Et c’est paradoxal, alors accrochez-vous.
Et les questions de représentations me tiennent de plus en plus à cœur, preuve s’il en faut encore que c’est super important (et que la vie privée doit jouer dans mes critiques). Inévitablement, ça provoque quelques déséquilibres dans mes articles, et je me sens d’un avis plus tranché et de moins en moins neutre avec le temps. Les notes restent beaucoup trop élevées par contre, on ne se refait pas.
Bien sûr, cette année, j’ai aimé les séries Marvel, et particulièrement
Et comme je n’arrive plus depuis quelques mois à me contenter uniquement de séries et d’écriture, d’où la diversité des sujets évoqués parfois sur le blog, je m’aperçois que je n’ai plus autant besoin des séries qu’avant dans mon équilibre. Promis, elles restent une partie de moi quand même. Il y en a juste une autre qui se développe.
En fait, elle est l’une des plus grosses évolutions badass du petit écran ces dernières années, et ce n’est pas pour rien que je la mentionne dans cette saga de l’été : Daisy combine l’humour, l’intelligence et la force ; sans pour autant être invincible non plus, car elle n’en reste pas moins profondément humaine. Elle a ses défauts et ses faiblesses, mais elle sait composer avec. Vraiment, ce personnage me manque.
Ce que j’ai particulièrement adoré avec ce personnage, c’est la voir endosser de plus en plus de responsabilités tout en restant égale à elle-même, fidèle à ce qu’on connaissait d’elle et efficace dans ses choix. Elle mérite largement un article, parce que je trouve que tout cela reflète bien ce qu’est la vie : on change inévitablement en grandissant (hum, en vieillissant) et il y a un véritable travail pour ne pas se perdre en route. Daisy a eu à faire à plus d’obstacles que les gens lambdas comme vous et moi (ouais, je vous insulte limite aujourd’hui, c’est gratuit), mais c’est aussi ça les séries : donner un exemple un chouilla plus dramatique que ce que nous vivons.