Salut les sériephiles,
J’ai vu un grand total de trois Épisodes au cours de la semaine, alors ce n’était pas gagné pour trouver une performance qui vaille le coup… Et pourtant, hier soir, je comptais somnoler devant NCIS HAWAI’I jusqu’à ce qu’une actrice me tienne éveillé avec son rôle parfaitement tenu :
Madeline Zima
La série : NCIS HAWAI’I
L’épisode concerné : S01E05 – Gaijin – 16/20
Pourquoi ? Je sais bien que c’est un peu triste pour le casting de cette série qui n’a encore jamais eu d’article « performance », mais c’est normal en cinq épisodes de ne pas encore avoir eu de moments vraiment marquants, pas vrai ? Hum. C’est sûrement vrai, mais en un seul épisode, Madeline Zima leur vole la vedette avec un jeu froid de psychopathe parfaitement réussi et assumé jusqu’à la fin de l’épisode.
Oh, bien sûr, c’est le rêve de tous les acteurs d’avoir l’occasion de jouer les méchants, et ça doit être encore plus vrai quand on sait comment elle a commencé sa carrière, mais Madeline Zima est quand même dans la subtilité avec ce rôle.
Si elle incarne une psychopathe, elle n’en oublie pas d’ajouter les nuances nécessaires pour que son personnage ne soit que la coupable parfaite, pas la coupable tout court. Ainsi, elle a un jeu très froid, mais on perçoit malgré tout son amitié pour l’une des victimes malgré l’absence de sentiments. J’ai trouvé le rôle intéressant parce que justement, jouer l’absence d’émotions pour un acteur, ce n’était probablement pas si évident.
Et malgré tout, dans les yeux de l’actrice, dans certaines mimiques, on sentait que sous le côté froid et apparemment calculateur, il y avait bien une amitié. On peut être psychopathe et ne pas être un meurtrier, la leçon est retenue. En attendant, elle a géré à la perfection ce rôle. J’ai adoré le moment très attendu du regard glaçant jeté à la caméra de surveillance quand elle était interrogée. J’adore ce genre de personnage habituellement, mais l’avoir interprété par une actrice que j’aimais déjà, ça aidait beaucoup aussi.
Vue aussi dans : Une Nounou d’Enfer, bien sûr ! La petite Gracie a bien grandi depuis, mais j’avoue, je l’ai vue pas plus tard qu’hier dans un épisode sur Prime Video… et c’était tout bizarre d’enchaîner un épisode où elle devait avoir à peine dix ans et cet épisode de 2021.
Qu’on se mette d’accord tout de suite par contre, elle méritait largement d’avoir la carrière qu’elle a aujourd’hui – et je pense même qu’elle devrait avoir une carrière encore plus grande. En effet, depuis la fin de la sitcom, j’ai eu l’occasion de la revoir dans plusieurs rôles, et c’est toujours une réussite. J’avais adoré son passage express dans un épisode de la saison 4 de Grey’s Anatomy où elle jouait l’amie d’un patient qui ne se réveillait pas – et permettait à Izzie de nous rappeler qu’elle était tombée enceinte au lycée.
Je détestais son personnage dans Heroes, mais elle le jouait très bien. J’ai bien sûr tenté également Californication quand elle est arrivée en France alors que je n’étais qu’ado. J’ai franchement détesté la série…
m’enfin, Madeline Zima nous a bien fait comprendre dans ses choix de séries et d’intrigues qu’elle avait grandi, et pas qu’un peu.
Plus récemment, j’ai eu espoir de la revoir beaucoup quand elle a eu un rôle de guest dans le pilot de Perry Mason ou un rôle dans You. Elle a aussi squattée le casting de Good Girls, In treatment ou le revival de Twin Peaks… Mais je ne comprends pas du tout pourquoi elle n’est que guest-star à chaque fois alors qu’elle mérite à mes yeux de plus gros rôles. Je ne dis pas que c’est la meilleure actrice d’Hollywood, mais elle a quand même du talent, et il y a beaucoup de potentiel laissé de côté.
L’info en + : La chance va peut-être tourner pour elle et sa carrière se relancer ! On ne sait jamais, quoi… Elle a été castée il y a peu dans une série Netflix en huit épisodes, alors je vais me permettre de croiser les doigts. Bon, je n’avais pas forcément prévu de regarder Grendel quand j’ai vu passer l’annonce de la série avec en tête d’affiche un acteur de Katy Keene, mais maintenant que je sais qu’elle fait partie du casting, qui sait, peut-être que j’aurais le temps d’y jeter un œil ?
La série s’inspire de comics et racontera l’histoire d’Hunter Rose un escrimeur, écrivain à succès et… meurtrier. Pas assez engageant à vos yeux cet anti-héros ? Ne vous inquiétez pas, il se donne une mission : celui de venger son amour perdu en s’en prenant à la pègre new-yorkaise. Rien que ça.
M’enfin quand on est meurtrier, s’en prendre à la pègre, ce n’est jamais que s’en prendre à soi-même, non ? On verra bien. Je n’ai pas lu les comics, mais je souhaite à Madeline Zima d’avoir un rôle régulier qui relance vraiment sa carrière, et pour ça, Netflix est toujours une possibilité bienvenue.
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes


Oui, on va parler d’une série dont l’épisode final a été diffusé il y a plusieurs années, mais eh, je suis fan, ça ne s’oublie pas comme ça. Et puis, j’en parlais il y a quelques jours sur le blog, j’ai reçu dans les recherches menant au blog la meilleure des requêtes : comment comprendre LOST ? Ce n’est pas n’importe quelle question et elle mérite une réponse qui ne soit pas n’importe laquelle ! Avant toute chose, évacuons une partie du problème : la fin de la série a été extrêmement mal comprise et si vous êtes là pour savoir ce qu’il se passe dans le dernier épisode, je vous redirige plutôt vers un autre article du blog.
Puis, renseignez-vous un peu sur les noms des personnages. Cela permet de comprendre les enjeux littéraires de la série : c’est souvent des petites subtilités, mais parfois, ça éclaire les motivations des personnages. Et quand je dis littéraire, il n’y a pas que des philosophes dans la série, hein. Daniel Faraday m’a fait découvrir la cage du même nom, merci à lui.
On ne va pas se mentir, LOST est une série qui a permis la découverte d’internet a un grand nombre d’entre nous. Il n’est pas toujours évident de naviguer sur le net sans être spoilé, mais il existe des safeplaces, comme LOSTpedia. L’encyclopédie en ligne est hyper complète, mais généralement protège bien des spoilers si vous prenez les fiches épisode par épisode. Cela vous permettra d’avoir un résumé de tout ce qu’il s’est passé, et surtout de ce qu’il s’est passé sans que vous ne le remarquiez. La série adore s’amuser de détails sur des photographies à l’arrière-plan ou de chiffres maudits un peu partout. Si vous n’avez pas un œil de lynx, profitez d’internet !
On reste sur un conseil similaire au précédent : utilisez internet pour approfondir le visionnage de la série. Bien sûr qu’avec ses six saisons, elle est longue (surtout les saisons 2 et 3, je sais), mais il n’empêche que les scénaristes n’y révèlent pas tout. Certaines réponses se trouvent dans des webisodes destinés à internet, d’autres ont été données dans des jeux interactifs en ligne (les chiffres maudits), d’autres enfin dans des bonus lors de la sortie DVD (eh, il y a carrément une vingtaine de minutes supplémentaires se déroulant APRES la dernière scène).
C’est un des points les plus importants pour comprendre ce qu’était LOST : il est impossible de la regarder seul(e) et de l’apprécier entièrement, je crois. Ce qui faisait le phénomène, c’était de pouvoir en parler à la machine à café (ou en ce qui me concerne, au collège côté élèves à l’époque) après le visionnage de l’épisode ; mais aussi la démocratisation des forums en ligne. Bref, c’est une série qui se partage, qui donne lieu à tout un tas de théories. Trouvez quelqu’un qui n’a jamais vu la série et pourra la voir en parallèle avec vous, ça peut donner de belles conversations. Trouvez un fan inconditionnel qui ne vous spoilera pas. M’enfin, si vous êtes seuls avec LOST, je vous garantie que vous passez à côté de quelque chose. Et les personnages n’arrêtent pas de vous le rappeler aussi – live together, die alone.
C’est un autre point incontournable pour comprendre la série : il faut se faire une raison dès le premier visionnage. Un premier visionnage permet d’avoir le sens général et une vague idée du message de la série, mais ce n’est qu’en replongeant dedans que vous comprendrez toutes les subtilités et qu’elle se révèlera vraiment comme l’œuvre (oui, oui, œuvre) qu’elle est. Je sais, ça demande du temps et de l’énergie, mais ça vaut le coup, c’est un puzzle fascinant ! Parfois, il faut revoir simplement une scène pendant l’épisode. Parfois, il faut revoir tout un épisode (ah, ce we have to go back !). Et parfois, c’est à l’échelle de la série que ça se joue… D’ailleurs, je pense que ça fait tellement longtemps que je ne l’ai plus regardée qu’il faudrait que je la regarde deux fois si je m’y remettais. Juste pour tout remettre en place à la bonne place !
Ce qui fait que j’aime tant LOST ? Pendant que tout le monde se concentrait sur ce qu’était l’île et d’où pouvait bien venir l’ours polaire, les scénaristes envisageaient la série comme le voyage d’un bon nombre de personnages. C’est cette odyssée là qui fait le cœur de la série et qui permet de la comprendre comme il faut : l’important n’est pas d’obtenir toutes les réponses, mais bien de savourer les personnages, les dynamiques, l’évolution que chacun a. Certains sont chiants du début à la fin (coucou Kate), certains ont des évolutions de dingue (coucou Sawyer). Dans tous les cas, on les suit d’un point A (en flashback) à un point Z (on sait tout l’important de leur vie, oui), et c’était ça qui intéressait les scénaristes. Pas le reste.
Si vous êtes en train de lire cet article, c’est probablement le point le plus irritant, celui qui vous donne envie de pleurer autant que Kate (je déconne), et pourtant : abandonnez l’idée de tout comprendre et d’avoir toutes les réponses, c’est impossible. De la même manière que nous ne savons pas vraiment ce qu’il y avait avant le big bang (et pourquoi le big bang ?) ou ce qu’il y aura après la mort, nous n’aurons pas toutes les réponses sur la mythologie de LOST. Eh, ça va faire quinze ans que j’en suis fana sans avoir toutes les réponses, ce n’est pas vous avec votre premier visionnage qui saurez tout. Bien sûr, j’ai ma compréhension de 90% de la série grâce aux réponses glanées ça et là dans les épisodes ou les bonus des DVDs. Bien sûr, j’ai complété les 10% restants par des théories très complètes qui tiennent dans le canon de la série. Bien sûr, je n’ai pas toutes les réponses… mais c’est très bien comme ça, c’est ça la vie, il faut savoir avancer. Et c’est un peu le message que tente de faire passer la série, vous verrez si vous vous laissez porter.