Salut les sériephiles,
Ce fut une semaine chargée en épisode, mais il n’y a bien qu’une actrice qui pouvait remporter la performance de la semaine à mes yeux, surtout que je l’ai vue non pas une, mais deux fois, car j’ai vu deux épisodes de sa série… Et tant pis s’il s’agit de la même franchise que la performance de la semaine dernière. Vous l’aurez compris, on va parler de…
La performance de la semaine :
Jenna Elfman
La série concernée : Fear the Walking Dead
L’épisode : S06E09 – Things Left To Do – 20/20
Pourquoi ? Autant vous prévenir tout de suite, ça va spoiler sec y compris sur l’épisode qui sera diffusé cette nuit aux USA, alors attention à vous si vous n’êtes pas déjà à jour.
Dans l’épisode 8 de cette saison, Jenna Elfman, qui interprète June dans la série, n’a pas énormément à jouer, mais elle a une scène difficile malgré tout : elle est celle qui s’inquiète pour son mari dont elle est séparée par les circonstances durant tout l’épisode, tout ça pour mieux le retrouver… sous la forme d’un zombie. Autant dire qu’il y avait déjà de quoi jouer une scène marquante.
Difficile de ne pas avoir le cœur brisé quand June est forcée de tuer définitivement John, alors que l’un et l’autre formaient l’un des couples les plus cultes de la franchise, en tout cas à mes yeux. Ils se sont trouvés dès la saison 4 et leur amour les a réunis tout au long des deux saisons qui ont suivi. J’ai eu toutefois l’impression que ça avait duré beaucoup plus longtemps, parce que dans cette série survivre deux saisons, c’est survivre une éternité.
Malheureusement, ça se termine donc mal pour eux et Jenna Elfman se retrouve avec une scène poignante en fin d’épisode 8… sur laquelle on revient dès le début de l’épisode 9, où elle est en charge d’enterrer le cadavre de celui qui est devenu son mari. Le jeu de l’actrice est particulièrement marquant sur cette scène, même si pour rendre ça plus dramatique, il a été décidé (en post-prod ?) d’ajouter un filtre rendant les contours de l’image flous. C’en est presque dommage tant elle est une actrice dramatique très douée. Et si jamais on en doutait encore, elle a toutes ses autres scènes de l’épisode pour le prouver.
Elle fait une otage crédible pour Virginia, mais ensuite, elle disparaît un long moment de l’épisode. On va dire qu’elle peut entamer son travail de deuil comme ça, et surtout que les scénaristes nous font oublier celle qui sera une pièce maîtresse. Quand elle revient, démaquillée et décoiffée comme jamais auparavant, on comprend vite qu’elle est plus morte que vivante à pleurer John. Et d’ailleurs, elle semble être desséchée aussi, comme si elle avait trop pleuré pour avoir encore des larmes à verser.
En fait, elle n’a plus que de la rage, et ça se voit très bien sur son visage. Cette actrice joue vraiment bien la subtilité des émotions, et il est crédible qu’elle trompe Alicia et Morgan en fin d’épisode… même si moi, elle ne m’a pas trompé. Je connais trop ces scénaristes pour ça. Comme Maggie dans la série-mère, June devient donc une femme ne cherchant qu’une chose : se venger de celle qui a tué son mari. Contrairement à Maggie, par contre, elle ne se laisse pas berner par les bonnes paroles du leader du coin, à savoir Morgan, ou par la dernière lettre de John, qu’elle ne lit même pas. Elle n’hésite pas à tuer Ginny dans une vengeance froide parfaitement jouissive à voir, surtout que je n’aimais pas tellement Ginny, même si elle est un bon personnage.
Bref, Jenna Elfman a totalement géré ces quelques scènes dans l’épisode, au point de le voler à d’autres acteurs que l’on voit bien plus et qui proposaient de bonnes performances aussi, notamment Colby Minifie qui a eu là un rôle tellement génial qu’elle aura du mal à retrouver de quoi s’éclater ailleurs dans son boulot, je pense. Il ne faut jamais dire jamais cela dit, parce que Jenna Elfman prouve à elle toute seule qu’un acteur peut avoir plusieurs vies aussi dans ce métier.

Vue aussi dans : L’actrice a en effet une longue carrière derrière elle, d’abord dans des clips, puis surtout dans séries comiques. Elle fut la star de Dharma & Greg, une série qui a eu beaucoup de succès aux États-Unis et dont j’ai l’impression d’avoir peu entendu parler en France. Pourtant, c’est la série qui l’a mise sur le devant de la scène et qui l’a enfermée longtemps dans des rôles comiques, à la télévision comme au cinéma (dans Sexe entre amis par exemple).
En ce qui me concerne, je ne la connaissais pas vraiment avant 2017 où elle avait pris le rôle-titre de la sitcom Imaginary Mary, que j’adorais. Je la retrouvais avec plaisir chaque semaine il y a maintenant quatre ans déjà, et j’adorais cette série. Malheureusement, elle a été annulée rapidement, mais en inversant les deux derniers épisodes (de mémoire), elle a une bonne fin. Il n’empêche que j’étais drôlement heureux de voir l’actrice débarquer quelques mois après dans une autre série que j’adore, surtout que la saison 4 avait bien besoin de phare pour me guider dans le brouillard de déception qu’elle était devenue.
Et le changement était tel entre les deux personnages que je n’ai pas reconnu immédiatement l’actrice, preuve qu’elle est vraiment une bonne actrice capable d’un tas de choses. Et ça aussi, ça méritait d’être évoqué dans cet article, je pense.

L’info en + : Je ne vais pas faire dans le très original avec cette actrice, parce qu’on s’est tous posé la question à la lecture de son nom (enfin, j’imagine) : Elfman ? Oui, oui, elle est bien de la famille du compositeur Danny Elfman, derrière bien des bandes originales cultes, y compris en ce qui concerne les séries, avec par exemple Desperate Housewives. Bon, après quand je dis famille, il faut le prendre au sens très élargi du terme : elle est en fait mariée au neveu du compositeur.

Autant dire qu’à part à quelques grosses fêtes de famille, ils ne doivent pas se voir beaucoup… Enfin, sauf quand il y a des cérémonies et soirées Hollywoodiennes où ils sont invités l’un et l’autre j’imagine, mais on ne trouve même pas de photos d’eux ensemble. Une famille qui envoie du rêve, quoi.
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes







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L’histoire d’un casino et de ses dirigeants, grosso modo. On ne peut pas plus faire simple comme résumé, n’est-ce pas ? Et pourtant, ce film dure bien longtemps. Je l’ai vu en deux fois, ce qui ne doit pas aider mon impression, mais j’ai vraiment eu le sentiment que le film durait une éternité et j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à sa narration. En effet, tout est raconté en voix-off, ça parle non-stop et ça finit par donner la nausée et être too much.
Oh, ce titre de film me disait quelque chose alors quand je l’ai trouvé, je me suis dit pourquoi pas. Bien m’en a fait, puisque j’ai immédiatement reconnu l’acteur d’
Réalisé par Sam Mendes, ce film est également un film dont j’avais beaucoup entendu parler avant de me décider à le voir. Pour tout dire, je pensais même qu’il faisait partie de mon poster « 100 films à voir avant de mourir », mais ce n’était pas le cas ; contrairement à Casino ci-dessus. Que raconte ce film ? La vie tranquille d’une famille dans une banlieue américaine. Enfin, la vie est tranquille en apparence, mais dès qu’on gratte un tout petit peu la surface, rien ne va plus. Et rien ne va plus non plus quand le mari tombe amoureux d’une amie de sa fille.
Dans la lignée du premier film de cet article, un autre article qui nous montre les limites du système scolaire américain. C’est étouffant, ça nous plonge dans un réalisme parfois froid et ça fait méchamment écho à des problématiques qui sont très actuelles en France. Le personnage principal n’est en revanche pas si attachant… Ce qui est évidemment voulu, puisque l’on suit un remplaçant quelque peu blasé par son travail et sa pauvreté. Eh, je suis remplaçant et pauvre, moi aussi – j’attends toujours les augmentations promises pour janvier après avoir eu mon salaire, d’ailleurs, sachez-le.



